Marie-Madeleine

« Elles coururent porter la nouvelle. » Matthieu 28,8

La mort de Jésus

Matthieu 27, 50, 61

Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.

Méditation

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Face au tombeau

Épuisées, elles se sont assises. En cette journée où tout s'effondre, leur marche s'est arrêtée. La pierre roulée, le soleil couché, le grand repos du sabbat est commencé. Bouleversées, elles regardent en se demandant si elles ont bien vu. Serait-ce la fin de l'histoire ? Le centurion, saisi d'une grande crainte, ne s'est-il pas exclamé : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » ? * Comment Dieu a-t-il pu mourir ? Combien de femmes, de mères se sont assises au bord du tombeau d'un fils, d'un mari, d'un ami ? Vraiment celui-ci était la chair de ma chair, l'os de mes os, comment Dieu a-t-il pu le laisser mourir ? Le silence de la mort se confond alors avec le sentiment de l'absence. Dieu qui se tait à cet instant, existe-t-il vraiment, m'aime-t-il vraiment ? La petite flamme de foi est alors bien fragile face au scandale de la croix. Jésus ne nous a pas promis une vie sans épreuves, il nous a promis qu'avec lui toutes les épreuves se traversent.
Pouvons-nous reprocher au Père de se taire, lui qui nous a donné sa Parole, son Fils unique, et qui ne l'a pas repris, même quand il a été cloué sur la croix ? Pouvons-nous reprocher à notre Dieu d'être absent quand il est descendu plus bas que nous ne pourrons jamais aller pour remonter des ténèbres le dernier des pécheurs ? Pouvons-nous reprocher à notre Dieu d'être impuissant lui qui a vaincu la mort au matin de la Résurrection ? “Femme, pourquoi pleures-tu ?” ** Au matin de Pâques, il sera vivant celui que tu ne perdras plus.

* Matthieu 27, 54
** Jean 20, 13
Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Tours S. Martin


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58 commentaires

"... Ne me touche pas, car je ne suis pas encore remonté à mon Père... (St Jean XX - 17)... Je remonte à mon Père et votre Père, à ..."
Que de mystère dans ces paroles ?...
... Qui en possède le déchiffrage ?... Merci d'avance...
Cordialement

Par breizh 23 novembre 2016 à 22 h 15 Répondre à ce commentaire

OUI... parfois comme Jésus sur la croix, nous nous sentons abandonné de Notre Père.....
Alors qu'il nous a donné sa parole et qu'il ne la reprendra jamais ...
OUI... nous (je suis) sommes des hommes de peu de foi...
demandons au Seigneur de faire grandir en nous la FOI !!!
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 23 novembre 2016 à 11 h 03 Répondre à ce commentaire

maintenant j'ai les larmes aux yeux (je suis une maman endeuillée) je tiens à vous dire Merci pour cette méditation qui va m'aider à encore faire davantage confiance dans le Seigneur Jésus: qui est allé jusqu'au bout de la douleur de la tristesse et du désespoir, oui il l'a fait pour chacune et chacun d'entre nous, s'il l'a accepté cette horrible souffrance c'est pour nous offrir sa Vie, la vraie Vie en abondance, ainsi Jésus et Marie sa très Sainte Mère ont vécu les douleurs les plus terribles qu'un enfant et sa maman puissent endurer ici bas, prions Marie et son Divin Fils pour les enfants qui souffrent de la maladie de la guerre de la misère et pour leur parents qui se voient impuissants à soulager leurs souffrance, que Dieu notre Père plein de tendresse accueille auprès de lui les victimes des violences et des catastrophes naturelles ou accidentelles.

Par Laurent 23 novembre 2016 à 2 h 26 Répondre à ce commentaire

C'est la première fois que je me rends compte à la lecture de ce texte, que je pensais pourtant connaître par cœur, que les tombeaux s'ouvrent, que les saints ressucitent, qu'ils sont actifs puisqu'ils entrent dans la ville sainte et qu'ils s'adressent à des gens. Cela veut dire que la même chose va arriver à "nos morts" , à ceux que nous pleurons et qui nous manquent tant. Quelle consolation que de savoir que ce sort là leur est réservé aussi !

Par Yvanne 22 novembre 2016 à 19 h 59 Répondre à ce commentaire

Le Christ sur sa croix , a tellement souffert ….
Le christ ( en sa nature Humaine ) a souffert en silence … sans aucune plainte …. Sans aucun doute ….
Le Christ a succombé sous la croix …..
& a poussé cet émouvant cri :
« Mon Dieu , Mon Dieu ,pourquoi m’as –Tu abandonné . »
Le Christ CONFIANT en la présence de son père , Lui demande de L’aide …..
Nous aussi pendant nos périodes de souffrance , lors de nos épreuves ,nous avons toujours besoin de la présence du Seigneur pour nous aider à traverser ces moments difficiles .
Seigneur ne nous abandonne pas ,
Notre monde manque d’amour ,
Notre monde a besoin de Paix
SEIGNEUR , NE NOUS ABANDONNE PAS !
Belle soirée à nous tous !!!

Par Najoi 22 novembre 2016 à 19 h 57 Répondre à ce commentaire

Jésus a appelé son pere parce qu'il souffrait infiniment... Pourquoi m'as tu abandonné ?
Quelle horreur ! Quel sens peut on donner à cette souffrance et à toutes celles des innocents ? Je ne comprends pas bien et je n'ai pas non plus envie d'accepter.
Je trouve cela parfaitement injuste et particulièrement révoltant.
Pourquoi ?

Par Blandine 22 novembre 2016 à 14 h 45 Répondre à ce commentaire

Seigneur merci pour la marche dans la bible qui permet à la parole d'être dans nos maisons, dans nos murs et surtout dans nos coeurs. Tout en étant seul devant l'ordinateur d'être avec des frères, des soeurs qui partagent des points communs, l'amour de la parole, avancer en eaux profondes, aimer Dieu, se construire sur la parole s'édifier. Au matin de pâques, il est vivant celui que tu ne perdras plus. Merci Jésus, je ne veux pas te perdre du tout ni au matin de paques ni un autre matin d'un autres évênements (noel, pentecote......). Tu es ma seule raison de vivre Je vais sur les sites de prières de mon ile, car j'ai besoin de toi. J'ai besoin de toi dans les incompréhensions, dans l' aujourd’hui . Tu me retiens, tu sais que je ne suis rien, les difficultés me collent à la peau à ne pouvoir les dénombrer (professionnelles, familiales, affectives...).. J'accepte de faire ce grand pas dans ma vie (marche dans la parole) je fais ce grand pas, car la parole est vie et je vis de l'espérance que tu me façonnes et qu'avec toi, je suis vainqueur.

Par LONGCHAMPS 22 novembre 2016 à 10 h 47 Répondre à ce commentaire

Les femmes sont assises, silencieuses et face au tombeau.
Qu'attendent-elles?
Ne vaudrait-il pas mieux qu"elles se secouent et retournent avec fatalité à la vie quotidienne. ...
J'aime leur réaction qui est de s'assoir dans le silence.Leur silence n'est pas vide. Il est rempli d'effroi, de confusion, d'incompréhension, de colère, de tristesse et est-ce qu'il ne flotte pas dans l'air comme une espèce "d'inaccompli, d'inachevé" comme une grande attente ..."non, ce n'est pas possible se disent-elles peut-être, c'est ça la finale de cet homme exceptionnel : Jésus?
C'est la grande question du sens de la vie pour tout homme, croyant ou incroyant, me semble-t-il.
Elles ne peuvent pas se résoudre à l'inacceptable et elles sont présentes dans la mort comme elles étaient présentes dans la vie de Jésus.Même si on a l'impression que Dieu se tait, il faut tâcher de rester en sa présence, car c'est lui qui nous tient.Mais quand quelqu'un est dans l'épreuve, nous pouvons adopter la même attitude de silence, les paroles sont inutiles et blessantes si elles arrivent trop tôt .

Par Béatrice S. 22 novembre 2016 à 8 h 58 Répondre à ce commentaire

Merci de votre commentaire qui tombe à point... un de ces "petits" signes de tous les jours que parfois nous ne reconnaissons même pas.
Que le Seigneur vous bénissent ainsi que les quelques 100 000 internautes.

Par Lyonyx 23 novembre 2016 à 16 h 51

Merci frère Nicolas de nous rappeler que Jésus est toujours avec nous dans l'épreuve.

Il est bien là au cœur de nos vies. Accueillons le de tout notre être dans notre vie. Merci Jésus pour ta présence.

Par Marilou 22 novembre 2016 à 8 h 17 Répondre à ce commentaire

Seigneur je te rends grâce,pour être pèsent lors des épreuves de ma vie.

Je te prie pour tous les isolés autour de moi, qu'ils te trouvent a travers moi ou d autres
Gérard

Par Legrand 22 novembre 2016 à 6 h 35 Répondre à ce commentaire

Gardons foi en Christ, il nous a bien montré le chemin, mort ou est ta victoire ce passage est obligatoire pour nous ....mourir à nos péchés, pour renaître à la vie nouvelle...Rendons gloire au Père de nous avoir donné un tel Sauveur, Merci Jésus pour l'amour suprême que tu as pour les pécheurs ...aide nous à mettre en pratique tes commandement d'Amour nous ne voulons pas te perdre...Amen !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 22 novembre 2016 à 3 h 06 Répondre à ce commentaire

Oui c'est vrai que Jésus nous aide à traverser les épreuves. J'ai l'impression d'avoir toujours besoin de lui pour vivre.

Par Carmen 22 novembre 2016 à 2 h 38 Répondre à ce commentaire

"Femme pourquoi pleures-tu " Jésus n'habite pas un tombeau. il est la Vie. Beaucoup de situations aujourd'hui tirent les larmes de nos yeux: enfants non baptisés, baptisés non confirmés, familles disloquées, unions de fait sans le sacrement du mariage, recherche de son petit bonheur, véritables tombeaux de la vraie joie.. Que Jésus toujours vivant vienne à notre secours ! Écoutons Jésus nous interpeller et nous dira où il est. Il peut nous rejoindre là où nous sommes. Prêtons l'oreille, il dira notre nom. Nous entendrons sa voix. Il nous indiquera la route du retour à lui.

Par Carignan Marguerite 22 novembre 2016 à 1 h 33 Répondre à ce commentaire

que c'est beau, ce que vous écrivez!!! merci frère Nicolas

Par Claudemarie 21 novembre 2016 à 22 h 58 Répondre à ce commentaire

merci, notre flamme, c'est vraie, il y a de fois qu'elle est fragile. Seigneur augmente notre foi...

Par zelaya 21 novembre 2016 à 22 h 18 Répondre à ce commentaire

Je rends grâce à Dieu de pouvoir vous lire et de méditer ces textes.

Par Marie-Paule 21 novembre 2016 à 21 h 50 Répondre à ce commentaire

Que cherchez -vous au soir tombant
Avec des coeurs aussi brûlants ?
où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
A ceux qui auront accueilli
cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres .
N'étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour apparut
Lors de la Pâque de Jésus ,
Il monte ;
où irions - nous si ce n'est là ?
Quand notre lumière , décroit ;
Nous savons bien qu'il est déjà
Le jour du monde .
Et vous aussi , venez le voir ,
Mais hâtez-vous , car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous , s'il prend l'esprit ;
Et l'esprit vous mène à sa nuit ,
Verra surgir ce jour promis :
C'est Dieu qui passe .
Voici pourquoi nous accourons
A sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l'homme .
Il le découvre peu à peu ,
Doucement il ouvre nos yeux ;
Car rien n'est impossible à Dieu ,
Puisqu'il se donne .

Par hymne du soir 21 novembre 2016 à 18 h 51 Répondre à ce commentaire

" CHACUN DE NOUS AURA SA PART DE GRÂCE ."

Merci & belle soirée à nous tous !!!

Par Najoi 21 novembre 2016 à 21 h 46

Jésus ne nous a pas promis une vie sans épreuves, il nous a promis qu'avec lui toutes les épreuves se traversent... Cette phrase de Frère Nicolas me fait réfléchir, non pas que je ne sois pas d'accord, mais je pense que c'est facile à dire quand on n'est pas dans l'épreuve! Je ne vois pas dire cela à quelqu'un qui vient de perdre brutalement un être cher. On a beau savoir que ce n'est pas Dieu qui nous envoie cette épreuve, on ne peut s'empêcher de lui faire des reproches: Pourquoi ça m'arrive à moi? Pourquoi tu l'as permis? Où es-tu?.... A la douleur de la perte de l'être aimé se greffe le sentiment d'abandon de la part de Dieu. Mais pourtant Dieu est toujours là, n'ayons pas peur de nous accrocher à lui, comme à une bouée de sauvetage, et à lui demander son aide pour sortir de cette épreuve.
J'ai envie de parler d'un personnage troublant et attachant: Marie-Madeleine (Marie de Magdala dans les évangiles). C'est une femme que Jésus avait guérie de 7 esprits mauvais et qui le suivait, tout comme les apôtres. Et elle le suivra jusqu'à la croix, jusqu'au tombeau, et c'est à elle que Jésus apparaîtra en premier. En cela, on peut l'appeler "apôtre", au même titre que les hommes. Jésus a transgressé les tabous de son temps en n'ayant pas peur de choisir une femme, ancienne pécheresse de surcroit. Le fait de s'afficher avec des femmes devait sans doute paraître scandaleux aux gens de son époque!

Par Mamie Ed 21 novembre 2016 à 18 h 40 Répondre à ce commentaire

Oui, les femmes sont là, dans le silence ....... devant le tombeau où repose Celui qui les guidait, .qui les aimait ! Et pourtant, ce silence, n’est-il pas plus expressif que des mots ? Sans doute devant ce tombeau fermé sont-elles encore muettes de stupeur de solitude, elles ne parlent plus parce qu’elles ne sont pas encore parvenues jusqu’au « silence de leurs cœurs», là où l’Amour de Jésus les attend. Elles comprendront bientôt et elles continueront à l’entendre dans « le Silence ».......
Le Seigneur m’a fait la grâce de m’accorder la force de partager la maladie et la mort de mon Epoux. Ses derniers moments sur terre restent gravés en moi à tout jamais. C’est les yeux dans les yeux, les mains dans les mains que nous sommes morts. C’est ainsi qu’il s’est éteint, un 8 septembre ! C’est dans les bras de la Vierge Marie qu’il est monté vers le Seigneur. J’ai prié..... J’ai retiré l’alliance que j’avais glissée à son doigt 48 ans auparavant, j’ai retiré la mienne et les ai fait fondre ensemble pour faire celle que je porte toujours à mon doigt depuis 18 années. Ce fut notre seconde union. Je le sens toujours à mes côtés, et peut-être que mes 92 ans me permettront de vivre bientôt la même vie que la sienne.
Seigneur je te rends grâce !

Par Marie-Madeleine 21 novembre 2016 à 18 h 39 Répondre à ce commentaire

Merci, Marie-Madeleine, notre sœur en Jésus- Christ, pour votre témoignage qui nous touche et qui nous fait réfléchir et prier avec vous.
L'Amour triomphe de la mort, votre mari est toujours près de vous et de nous tous dans la communion des saints.
Nous rendons grâce nous aussi d'avoir le bonheur de vous lire, je me permets de vous embrasser très fraternellement. Union de prières.

Par MARIE 21 novembre 2016 à 21 h 03

Seigneur tu es mort pour que nous ayons la Vie Éternelle. Merci.
Je te demande pardon pour mes fautes et celles de ma famille.
Guide nos pas, aide nous a ne pas tomber dans les tentations et délivre nous du mal.
Amen.

Par Augustine Latey 21 novembre 2016 à 18 h 17 Répondre à ce commentaire

À &, 5 h 43 : Que j’aime votre commentaire ! Bien sûr que Dieu, le Père, ne rejette pas, ne s’offusque pas de nos gris de souffrance. Comme il l’a fait, pour le cri de son Fils, sur la crois, : » Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? « Le père souffre avec nous, et c’est pourquoi nous pouvons nous relever, éventuellement. C’est aussi, dans le relèvement que je peu entendre sa voix qui nous parle de diverses façons. & continué à nous partager vos réflexions, elles sont très appréciées et aidantes.

Par Micheline (Canada) 21 novembre 2016 à 17 h 51 Répondre à ce commentaire

Nous le savons Christ est ressuscité

Pour les apôtres lors de sa mort que de questionnements devaient-ils avoir ?

Avec ce récit, comme le mystère est grand a savoir qu'a travers la mort , la vie se fait toute présente

Je m'accroche a Celui qui, sorti du tombeau, ne nous quitte plus.

Superbe commentaire encore une fois. Merci a vous

Par Cécile Breton 21 novembre 2016 à 17 h 14 Répondre à ce commentaire

Seigneur, pardon chaque fois que nous doutons de ta présence, de ta Parole, de ta puissance à satisfaire nos désirs. Que ton Esprit-Saint nous donne de persévérer dans la Foi et dans la confiance en ton Amour infini pour tout homme et femme pécheurs. En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 21 novembre 2016 à 17 h 02 Répondre à ce commentaire

Je vois deux tableaux dans ce texte :
Le premier : la mort du Christ déchire le rideau du sanctuaire. Noce nuptiale. « L'hymen » qui enfermait Dieu dans le Saint des Saints est maintenant accessible à tous, sans l'intermédiaire du clergé. Cette ouverture joue dans les deux sens : la résurrection des morts est déjà là : les Saints peuvent aller à la rencontre des hommes. L'impossible est possible : les incroyants reconnaissent Dieu dans ses actes.

Et les femmes sont là, en témoin, silencieuses.

Le deuxième : Un homme riche, Joseph. Il ne s'est pas encore dépouillé de ses croyances. Il veut « garder » Jésus en enfermant son corps, il le met sous scellés. Il investit dans la pierre. Tous n'ont pas encore compris l'événement de la mort de Jésus, même ses disciples.

Seules, deux femmes font face à cette mort.

Quand arriverons-nous à ne plus investir dans ce monde, qui n'est que le reflet d'un autre monde.
La porte est désormais ouverte, qu'est ce qui nous retient encore ?!!!

Par Sibille Eymery 21 novembre 2016 à 14 h 46 Répondre à ce commentaire

Vraiment, Seigneur Tu es Père, Fils et Esprit, Seigneur, que Ton règne vienne!

Fils, Tu as partagé notre condition d'hommes, jusqu'à la souffrance et à la mort sur la croix.

Nous croyons en Ta Résurrection. Tu nous fais passer de la mort à la Vie en Toi, dans Ton Amour infini. Amen

Par MARIE 21 novembre 2016 à 14 h 01 Répondre à ce commentaire

Merci Marie, dont vous portez un beau prénom, vénéré en ce jour...
Bonne journée

Par breizh 21 novembre 2016 à 12 h 01 Répondre à ce commentaire

Le silence n'est pas forcément signe d'abandon ou d'indifférence. Une main, une présence sont souvent aussi éloquentes que des paroles. L'homme Jésus a pris la dernière place ; il a été humilié, mis à mort. Comment ne pas douter ? Que savons-nous des larmes de Dieu ? Dieu laisse aux humains le choix de leurs actes, de leurs pensées, de croire en Lui ou de le rejeter.
Notre perception du silence, très personnelle, peut être vécue en effet comme un abandon ou comme un moment d'apaisement dans une trop grande épreuve. Jésus n'a pas laissé ses disciples dans le désarroi total ; IL leur est apparu à plusieurs reprises. Par les écrits des apôtres, IL a laissé témoignage de sa vie et de son enseignement. Puissions-nous y trouver non pas des formules magiques mais la force de continuer à vivre, dans l'espérance.

Par mahona 21 novembre 2016 à 11 h 19 Répondre à ce commentaire

MERCI.....

Sans LUI les épreuves seraient trop dures......
Avec LUI, on s'en grandit.....
Merci
udp
martine

Par martine Bouquin 21 novembre 2016 à 11 h 11 Répondre à ce commentaire

quand on est fatigué, épuisé, asseyons-nous!

Par francoise.ronze 21 novembre 2016 à 11 h 03 Répondre à ce commentaire

" Dieu se tait-il vraiment ou est-ce moi qui ne l'entend plus ?...Je ne sais pas ...je ne sais plus...

Par Ferri 21 novembre 2016 à 10 h 37 Répondre à ce commentaire

Merci.

Par marie 21 novembre 2016 à 10 h 30 Répondre à ce commentaire

Chère Antoinette G,
Ce besoin que vous semblez avoir qu'il reste quelque chose de votre vie m'interpelle... Pourquoi un tel besoin de laisser une trace? C'est cela qui donne du sens à la vie? A votre vie? Ou est-ce une certitude que vous avez que votre vie, quelle qu'elle soit et aie été, porte des fruits?...
Je me souviens d'un texte qui m'avait plus énervé que ce qu'il m'avait fait du bien quand une âme bien intentionnée me l'avait remis, quand j'avais 13/15 ans. Il circulait bien à l'époque : "aimes-moi tel que tu es..." ce que j'avais eu beaucoup de mal à entendre à l'époque : "j'aurais pu te destiner à de grandes choses; non, tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as."
Je crois qu'aujourd'hui c'est un atout. Je ne fais pas de grandes choses, je vis ma vie comme je suis, sachant que je suis un "serviteur inutile", quoi que je fasse, ce qui laisse finalement une grande liberté à l'amour (ou au néant...), pour s'exprimer...
Je sers,... à rien!
Sûrement, j'ai encore dû prendre des détours un peu foireux... pour en arriver là!

Par & 21 novembre 2016 à 10 h 24 Répondre à ce commentaire

Je crois que la traduction exacte est plutôt "serviteur quelconque" : un serviteur, par définition, ne peut pas être inutile, mais il n'a pas à se croire indispensable, il est un serviteur parmi tous les autres. Oui, je pense que le service est le sens de la vie, car il permet de s'accomplir. Cela s'appelle "trouver sa voie", apporter au monde le meilleur de soi-même (cf la parabole des talents). C'est vrai que beaucoup de gens n'ont pas cette chance, soit qu'ils meurent trop tôt, soit qu'ils soient très handicapés.Mais leur vie fait quand même une différence pour quelqu'un qui les a aimés, accompagnés...
Moi aussi, on m'avait donné ce texte, qui guérit de la fausse humilité. Dieu ne me demande que ce que je peux, ni plus, ni moins. "Tout ce que tu pourras faire sera insuffisant, mais il est essentiel que tu le fasses" (c'est le conte du colibri qui apporte de l'eau dans son bec pour contribuer à éteindre un incendie de forêt).

Par Antoinette G 21 novembre 2016 à 19 h 08

Silence de la mort? Absence de Dieu? C'est ce que nous traversons dans le deuil, en commençant par une phase où tout semble se pétrifier. Réconfort d'entendre la parole qui redonne espoir: " Jésus... nous a promis qu'avec lui toutes les épreuves se traversent.". Merci Frère Nicolas de nous guider sur ce chemin d'espérance.

Par Brigitte LN 21 novembre 2016 à 10 h 18 Répondre à ce commentaire

Bonjour, & (5h43)

Vous nous dites : " Dieu se tait-il vraiment ou est-ce moi qui ne l'entend plus ? "
L'objectif de ma " retraite " actuelle est de percevoir le pain quotidien que Dieu me propose chaque jour.
Votre interpellation m'a touché, très pratiquement, dans le quotidien.
Merci.

Bonne journée à tous.

Par Paul (Belgique) 21 novembre 2016 à 10 h 18 Répondre à ce commentaire

Magnifique et combien éclairant ! Il faut le lire et le relire ! !

Par LEMOINE Armelle 21 novembre 2016 à 9 h 57 Répondre à ce commentaire

En ce jour de naissance de ma maman qui aurait 95 ans, si la vie ne l'avait pas quittée il y a 12 ans, pour laisser partir son âme.
Maman tu nous manques mais comme le Christ, tu renaitras dans le monde que Dieu va créer.

Par SYLVESTRE14 21 novembre 2016 à 9 h 18 Répondre à ce commentaire

"Jésus ne nous a pas promis une vie sans épreuves, il nous a promis qu'avec lui toutes les épreuves se traversent."
Oui...la difficulté est de ne pas se laisser totalement submerger quand l'épreuve est là et de rester en lien avec Celui qui peut nous la faire traverser.. Avec la grâce de l'Esprit, creuser, fortifier cette relation d'amour et de confiance, veiller, quand les jours sont paisibles pour ne pas lâcher la main qui nous mène, au moment de la tempête...

Par Madeleine 21 novembre 2016 à 9 h 13 Répondre à ce commentaire

Bonjour à tous...
Je profite de l'hospitalité de ce site pour lancer un appel..
Qui peut retrouver en "replay" (je ne sais pas le faire) la "brillante"chronique de ce dernier dimanche de Michel Serre sur Franceinfo : sur la Résurrection de Jésus, qui a vaincu la mort ...
Merci de votre aide
Cordialement à tous
C'est dans la continuité du message du frère Nicolas...

Par breizh 21 novembre 2016 à 9 h 13 Répondre à ce commentaire

Bonjour, pour écouter le replay, il faut aller sur le lien:

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-sens-de-l-info/le-sens-de-l-info-les-vertus-de-l-echec_1919183.html

Je suis en train d'écouter, merci, c'est une très belle émission sur le triomphe de la vie sur la mort.
Fraternellement

Par MARIE 21 novembre 2016 à 10 h 49

Comme votre méditation de ce matin fait du bien !
Merci pour ce que vous dites .

Par Fauvette 21 novembre 2016 à 9 h 01 Répondre à ce commentaire

merci Frères et sœurs

je vous rejoint Christine et Antoinette

dans la Foi en Dieu notre sauveur

Par albatre 21 novembre 2016 à 8 h 43 Répondre à ce commentaire

Quelle représentation de Dieu peut-on se faire , quand on dit : " Notre Père..." ?

Par JGC 21 novembre 2016 à 8 h 39 Répondre à ce commentaire

" Dieu n'a pas repris son Fils, même quand il a été cloué sur la Croix"...
parce que c'était Lui qui était sur la Croix.

N'oublions pas que " Dieu est Amour" et non un grand père caché derrière la lune.
Jésus mourant sur la Croix, c'est Dieu qui ouvre ses bras à toutes nos douleurs...

Par Christine 21 novembre 2016 à 8 h 26 Répondre à ce commentaire

Au moment de la mort, il n'y a plus rien à attendre, mais tout à espérer. Bien sûr, comme on le dit toujours, "la vie continue" (le monde ne disparaît pas avec moi). Ma mort servira à d'autres. De toutes façons, l'amour est sacrifice. J'aime beaucoup le chant de communion : "Gloire à toi, qui était mort, gloire à toi qui est vivant, viens revivre en nous, aujourd'hui et jusqu'au jour dernier". Si j'ai participé à la vérité, à la justice, à l'amour, qui sont des principes spirituels éternels, je peux croire qu'il restera quelque chose de moi, que ma vie n'aura pas été vaine.

Par Antoinette G 21 novembre 2016 à 9 h 26

Jésus lui-même a douté, puisqu'au moment de mourir, il crie : "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (évangiles de Mathieu et Marc). Chez Jean, il dit seulement : "Tout est accompli". Nous aussi, nous avons tendance , jusqu'au bout, à espérer un miracle. C'est oublier la loi de l'impermanence : avant notre naissance, nous n'existions pas encore, après notre mort, nous n'existerons plus. Mais la conscience humaine ne peut l'accepter : il doit y avoir quelque chose qui survit à la chair. Celui qui est mort, dont l'âme a quitté le corps, n'est effectivement plus là. Mais il vit sur le plan de l' Esprit; Jésus a dit : "La vie éternelle, c'est de me connaître, moi et mon Père". De toute éternité, incarnée ou non (sur la terre comme au ciel), j'ai toujours appartenu à Dieu par mon âme immortelle.

Par Antoinette G 21 novembre 2016 à 8 h 14 Répondre à ce commentaire

Amen. Heureux celui qui croit sans avoir vu.
N'allons pas chercher Dieu dans les nuages et encore moins dans les détours. Seule la voie du Seigneur est notre force. Elle a pour nom "amour" . Celui qui triomphe de la croix.
Heureux vous les pauvres vous êtes mes amis.

Par Rapono 21 novembre 2016 à 9 h 00

Pour moi Jésus n'a pas douté quand il s'écrit crucifié " Abba, Abba, pourquoi m'as tu abandonné"
Connaissez-vous le Psaume 21que Jésus a du dire tout au long de sa vie ?
Jésus priait et priait encore au moment de mourir.
Au plus profond de la Souffrance et de l'horreur, il restait en Union avec Dieu.
Une fois encore il nous montrait le chemin, encore et toujours,
jusqu'à son dernier souffle.

" Je Suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
Si vous me connaissiez, vous connaitriez aussi mon Père.
Et maintenant vous le connaissez et vous l'avez vu..." Jean 14, 5-9.

Par Christine 21 novembre 2016 à 9 h 22

En union de priére avec toutes les personnes qui souffre de la douleur de l’absence d'un être cher.

Par sabrina 21 novembre 2016 à 8 h 08 Répondre à ce commentaire

Matin de Pâques , qui marque le seau de l'Esprit Saint !
Là je pense au cierge Pascal , du baptême à la mort !
L'église étant notre mère , qui comme Marie à été traversée par ce glaive !
Ainsi , nous manifestons dans nos rîtes , le mystère Pascal , autrement dit
dans le signe de la croix , l'illumination du Baptême , dans cette espérance
de la promesse , le voile déchirer représente cet amour vainqueur du Christ
sur LA MORT , Sa Parole étant de vie , un Chemin , qui donne de vivre
un témoignage authentique , pour les croyants et les non croyants , dans les
oeuvres de Dieu , la foi demeure cet amour , comme cette veuve donnant son
ultime pièce , c'est dire à Dieu , j'ai confiance en Toi , et je me repose en Toi !
Je te donne tout car tu est la vie , la résurrection ! C'est passer aussi par la passion
du Christ , de donner au Seigneur , ceux que l'on aime , dans un dernier ADIEU , nous
remettons au Seigneur ce qui lui appartiennent , l'amour transfiguré , l'amour qui pleure ,
l'amour qui croit et laisse un goût éternel de la miséricorde de Dieu .
jusqu 'à habiter dans Ta maison , Seigneur , pour des jours sans fin .PSAUME 23.
C'est dans cette alliance que Dieu , fait briller le soleil de justice , portant l'espérance du jour
où il n' y aura plus de nuit ........

Par fred 21 novembre 2016 à 7 h 51 Répondre à ce commentaire

Bon......jour,

La présence dans l'absence , absence de corps mais pas d'esprit , plusieurs fois j'ai senti , reçu des grâces , oui tu étais là et tu es toujours là , merci

Union de prières

Par annie 21 novembre 2016 à 7 h 37 Répondre à ce commentaire

A l'heure où tout s'effondre, le cœur de ces femmes aussi se fend. Mais elles sont là. Elles n'ont pas fui. Elles ne détournent pas le regard. Elles ne peuvent rien pour Jésus sinon, justement, être là, avec lui, pour lui. Etre là, debout, avec la seule force de leur amour.

Votre méditation m'a ramenée bien des années en arrière, fr. Nicolas, dans une petite chambre d'hôpital où une de mes tantes, bien trop jeune, vivait ses derniers instants. Nous étions plusieurs femmes de ma famille à être là, autour de ce lit dans lequel reposait son corps torturé, déformé par la maladie. Nous ne pouvions rien pour elle, et c'était une déchirure. Nous ne pouvions rien, sinon être là, avec elle, l'entourant de la force de notre amour. C'est cet amour qui nous faisait tenir debout, aussi. Elle ne pouvait pas nous voir, mais peut-être pouvait-elle nous entendre. Quand tout fut fini, nous avons prié, ensemble. Elle nous avait quittées, et pourtant elle était toujours là.

Rien n'apaise jamais vraiment la douleur de l'absence, mais cette absence ne brise pas les liens. En Christ - en Christ Vivant - nous sommes un.

Par Audrey 21 novembre 2016 à 6 h 48 Répondre à ce commentaire

Merci Audrey pour votre témoignage. Entourer les malades en fin de vie, c'est très important.
Votre tante sentait votre présence et votre amour. Elle vous renvoyait les grâces reçues.
Prions

Par Ricardo 21 novembre 2016 à 7 h 31

"Pouvons-nous reprocher au..."
Oui, nous le pouvons. Et c'est parfois un grand cri à pousser pour pouvoir aller plus loin, faire un pas de plus dans la vie, voire dans la foi. Le moment de se poser cette question: "moi, en quoi je crois vraiment?" Peut-être le moment, non pas de discuter la foi de l'Eglise mais d'oser avoir son propre regard...
Et faire des reproches à DIEU c'est encore lui parler, et donc finalement croire encore. Mais est-ce l'aimer? Plus que tout?
DIEU, un DIEU Père, peut-il, lui, reprocher à son enfant qui ne comprend pas et souffre terriblement de ne pas savoir comment calmer sa douleur, coment la supporter?!... bien avant de se demander pourquoi la supporter...
Quant au(x) silence(s) de DIEU... Dieu se tait-il vraiment ou est-ce moi qui ne l'entend plus? Et face à une douleur immense, y a-t-il des mots qui peuvent être entendus?
Pour pouvoir entendre et accueillir ce "pourquoi pleures-tu", il faut déjà pleurer. C'est une invitation à chercher la réponse en profondeur, et pas d'abord une question qui voudrait dire "tu n'as aucune raison de pleurer." Même si finalement, tout bien réfléchi, il n'y a peut-être plus aucune raison de pleurer depuis le matin de Pâques... mais la chair est faible...

Par & 21 novembre 2016 à 5 h 43 Répondre à ce commentaire

Il faut une grande foi pour ne pas se révolter à la mort de son enfant Marie aussi était une maman comme elle a du souffrir ! et c'est vers elle qu'il faut se tourner lorsque son enfant nous quitte , Elle peut comprendre et apaiser notre chagrin

Par baccarne 21 novembre 2016 à 5 h 35 Répondre à ce commentaire
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