Marie-Madeleine

« Elles coururent porter la nouvelle. » Matthieu 28,8

Le message de l'ange

Marc 16, 1-8

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?
Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Méditation

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La conversion des courtisanes

Salomé, toi qui suivis ton Seigneur jusqu'à la laideur de la croix, es-tu cette jeune fille séduisante qui dansait devant Hérode et qui lui plut ? Est-ce toi qui obtins la tête de Jean-Baptiste sur un plat pour l'offrir à ta mère et qui désire désormais prendre soin du corps de ton Seigneur pour l'offrir à son Père ? Et toi Marie-Madeleine, qui es-tu ? Es-tu cette prostituée qui par sa beauté attirait à toi tous les hommes et qui contemple maintenant cet homme sans beauté, élevé de terre, et attirant à lui tous les hommes ? Es-tu cette pécheresse qui versa parfum et larmes sur les pieds du Seigneur vivant et qui désormais désire verser parfum et larmes sur son corps mort ? Vous qui connaissez le goût amer des amours mensongères, vous qui savez que « celui qui donnerait toutes les richesses de sa maison pour acheter l'amour, ne recueillerait que mépris » *, vous qui aviez abîmé votre cœur, comme un tissu usé avant même d'avoir servi, vous qui n'espériez plus pouvoir être aimées ; pour vous Jésus a donné sa vie. Sur la croix, il a pris sur lui ce dont il vous sauve : la laideur, la dureté, la violence du péché.
Si vous aviez su combien est grand l'amour de Dieu, vous auriez compris combien le péché est un gâchis. Levez les yeux, relevez la tête : le tombeau est ouvert. « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. » ** Le corps de Jésus n'a point besoin que vous lui rendiez les derniers hommages dus à un défunt : Jésus est ressuscité. Il a vaincu la mort et vous êtes sauvées. Marie-Madeleine, Salomé, écoutez : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » ***

* Cantique 8, 7
** Marc 16, 6
*** Matthieu 5, 8
Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Tours S. Martin


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51 commentaires

En lisant cette méditation profonde jésus nous aime même avec nos faiblesses
Merci de nous aider de mieux nous préparer pour la Noël.

Par Anita Roberge 8 décembre 2016 à 16 h 47 Répondre à ce commentaire

Merci frère Nicolas Burle, belle méditation , ....Jésus Christ , Fils de Dieu le Père , envoyé du ciel , pour répandre l'Amour sur la terre, mais les hommes l'on fait mourir sur une croix et Dieu le Père l'a ressuscité pour nous sauvés et nous donnés la vie éternelle .. merci Seigneur d'être présent dans nos vies ...Rita

Par Rita Giuliani 1 décembre 2016 à 17 h 25 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette méditation.... qui me fait méditer encore plus !

Par Cl@udio 29 novembre 2016 à 20 h 50 Répondre à ce commentaire

comme c'est beau !
MERCI

Par poirel 25 novembre 2016 à 16 h 25 Répondre à ce commentaire

Jésus tu nous dis ta vie nulle ne peux la prendre c'est toi qui la donne,alors tu ne pouvais pas rester au tombeau....oui seigneur ton amour est infini, et n'a pas de prix, nous te disons merci à nouveau, tu t'est humilié jusqu'à la croix, je suis émerveillée par ton salut, merci pour la croix...Oh Jésus règne en nous pour garder nos cœur purs, car nous voulons voir Dieu !!!Amen !!! Merci pour cette méditation si riche !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 25 novembre 2016 à 16 h 08 Répondre à ce commentaire

JESUS RESSUSCITE A VAINCU LA MORT
&
NOUS SOMMES SAUVES .
Merci frère Nicolas de nous rappeler ( combien est grand l'amour de Dieu ) & qu'il ne faut jamais avoir peur .
Aide nous seigneur à continuer à reconnaître ce don de Dieu pour nous , LE DON DE SON FILS , LE DON DE SA VIE & DE SON AMOUR !!!
L'AMOUR DU CHRIST NOUS PARFUME , PARFUME NOTRE VIE & PARFUME LE MONDE ENTIER !
Belle soirée à nous tous !!

Par Najoi 24 novembre 2016 à 19 h 29 Répondre à ce commentaire

merci pour cette merveilleuse méditation rafraichissante ! elle m'a fait du bien par sa justesse , sa simplicité, son authenticité !
merci encore !

Par Monique Briki 24 novembre 2016 à 9 h 12 Répondre à ce commentaire

Merci ANTOINETTE G et MAHONA
Vous avez raison, qui donc ne faute pas? Mais il y a des jours ainsi, je me sens"dépassée", puis la confiance et l'espérance reviennent.
Comme vous le dites si bien Antoinette, c'est chaque jour à recommencer!
Douce nuit à tous, union de prière!!

Par monette 23 novembre 2016 à 22 h 59 Répondre à ce commentaire

Moi ça me fait une belle jambe ce soir que Jésus soit ressuscité... si seulement ça pouvait suffire à calmer les angoisses de ma sœur, à lui faire accepter sa vie et les décisions qu'on a dû prendre pour le bien des parents, pas de gaieté de cœur, mais à un moment il faut admettre quand on n'a plus les capacités de subvenir aux besoins d'un parent dépendant, accepter de passer le relais à des personnes plus compétentes sans pour autant avoir le sentiment de les abandonner parce que ce qui compte c'est le lien créé... et c'est parfois à ce moment-là qu'on comprend ce qu'est vraiment ce lien "détaché des choses du monde."

Par I 23 novembre 2016 à 22 h 46 Répondre à ce commentaire

" Si vous saviez........"

MERCI!

Par mic 23 novembre 2016 à 21 h 55 Répondre à ce commentaire

À nouveau un grand merci. Votre méditation mon frère m'a fait monter les larmes aux yeux. J'ai envie de chanter "Il à vaincu la mort, Il est ressuscité, et Il revient encore, pour nous sauver.

Oui la conversion de ses femmes les ont sauvé. Oui " heureux les cœur purs" car ils seront sauvés "ils verront Dieu ". Tournons nous vers le Seigneur, Il est l'Alfa et l'Oméga.

Merci pour tout cet amour que tu nous donnes Père Éternel.

Par Marilou 23 novembre 2016 à 21 h 50 Répondre à ce commentaire

Merci de faire découvrir l'immensité de la Miséricorde de Notre Seigneur, en me faisant découvrir qui est Salomé.

Par AATBA 23 novembre 2016 à 21 h 26 Répondre à ce commentaire

j'ai aimé cette méditation,mais je viens de découvrir l'existence de salomé au tombeau de jésus,la route de salomé entre la décapitation et la mort de jésus?pouvez-vous me donner qq textes, merci

Par bellet 23 novembre 2016 à 20 h 55 Répondre à ce commentaire

O Nuit , de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique .
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité!
Mais c'est en secret ;
Dieu seul connaît
L'instant
où triomphe la vie .
Quelqu'un prés de la croix , n'a pas douté ;
La femme jusqu'au jour a porter seule
L'espoir du monde .
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !
Mais c'est un secret ,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie .
Jésus lumière et vie , demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du coeur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est un secret ,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s'éveille aujourd ' hui .

Par Hymne 23 novembre 2016 à 20 h 23 Répondre à ce commentaire

Quelle merveille cet hymne. !!!
" Dieu seul connait le secret
Où triomphe la vie , la joie, le feu."

Belle soirée à nous tous !!!

Par Najoi 23 novembre 2016 à 21 h 06

"Ne soyez pas effayées, vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié?
Il est ressuscité /.../Il vous précède en Galilée"

Oui, Jésus a vaincu la mort, pour chacun de nous il a donné sa vie. Amen.

UDP avec vous tous et merci encore, frère Nicolas.

Par MARIE 23 novembre 2016 à 20 h 05 Répondre à ce commentaire

Que cette méditation est belle et émouvante ,Nous sommes des Salonné et des Marie Madeleine que Jesus aiment ,il est Amour et pardonne .Il a donné sa vie pour nous.Ne soyons pas triste ,il faut rayonner de sa lumiere ,dans la joie .Oui même quand j'ai de la peine ,lorsque je suis blessée ,accidentée je reste dans la joie du Chist ressusité .
Merci Frere Nicolas pour cette méditation dite avec douceur ,elle apaise mon coeur.

Par Janou 23 novembre 2016 à 19 h 45 Répondre à ce commentaire

J'ai lu ce texte de l'évangile de Marc des dizaines, peut-être des centaines de fois. Pour la première fois, il me bouleverse profondément. Merci à vous, à votre équipe.

Par Claude 23 novembre 2016 à 16 h 07 Répondre à ce commentaire

J'aime la méditation du Frère Nicolas, pleine de poésie et d'interrogations sur Salomé et Marie-Madeleine! Ces courtisanes, comme il les appelle, me font penser à ces pauvres filles, venues souvent de l'Est, et qu'on retrouve sur le trottoir en France, prisonnières de leur destin. C'est pour chacun de nous, donc pour elles aussi que Jésus a donné sa vie, et qu'il nous a sauvé de la laideur, la dureté et la violence du péché. Espérons toujours en la miséricorde infinie de Dieu: son cœur de père peut tout pardonner.

Par Mamoune 23 novembre 2016 à 15 h 50 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette méditation .

Par Guylaine 23 novembre 2016 à 15 h 15 Répondre à ce commentaire

Dieu est Amour et c'est ce que Je crois MAINTENANT. -Notre Eglise nous demande d'annoncer cette Bonne Nouvelle. Pas facile du tout quand on a la chance (????) de dormir dans un lit chaque jour. Merci pour cette merveilleuse méditation. Elle est écrite pour une partie infime de personnes que je rencontre. Mon quotidien à moi c'est le pauvre diable qui fait la manche dans la rue avec pour tout amour à côté de lui son chien et sa cannette de bière....Pardon d'écrire cela, mais dis-moi mon frère, à celui-là, comment parler de l'Amour infini de Notre Père? THOMAS

Par THOMAS 23 novembre 2016 à 15 h 01 Répondre à ce commentaire

Ce n'est pas très difficile : il suffit de lui sourire lorsque vous lui glissez une pièce, peut-être même échanger qq mots s'il parle français et si vous avez une croix autour du cou , la laisser apparaître sans l'exhiber. Un jour il se posera sans doute des questions à votre sujet. Ce sera peut-être le début de sa rencontre avec l'amour de Dieu.

Vous pouvez aussi aider certaines fondations qui aident les chrétiens d'Orient qui souffrent tant. D'autres que vous leur parleront de l'amour infini de Dieu, mai ce sera grâce à votre participation.

Par Marie DELORME 23 novembre 2016 à 17 h 22

Comme je vous comprends Thomas,oui,difficile de parler de l'Amour infini du Père,en regardant la misère autour de soi.
Ne pas en parler,mais laisser parler votre coeur,tout simplement donner une poignée de main,
aller vers la personne,les actes que nous pouvons faire à notre petit niveau,sont parfois plus efficaces que de vouloir absolument convaincre.

Par monette 23 novembre 2016 à 17 h 56

Quand Jésus faisait des miracles, il recommandait à tous les témoins de se taire. Là, l'Ange envoie les femmes en leur disant d'annoncer la bonne nouvelle du ressuscité, et elles se taisent, car elles avaient peur... La folie de Dieu nous met la tête à l'envers.

Par Sibille Eymery 23 novembre 2016 à 14 h 32 Répondre à ce commentaire

"Si vous aviez su combien est grand l'amour de Dieu, vous auriez compris combien le péché est un gâchis." Merci frère Nicolas de nous rappeler cela et aussi que Jésus en donnant sa vie a pris sur lui ce dont il nous sauve le péché. Ils nous restent à notre tour, avec l'aide de l'Esprit-Saint, à lui rendre louange et gloire pour tant d'amour et à mettre en pratique sa Parole : "Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu." En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 23 novembre 2016 à 14 h 13 Répondre à ce commentaire

Belle méditation du frère Nicolas. Quelles sont effectivement ces femmes ? Quel est ce jeune homme vêtu de blanc ? Ces versets 1-8 marquent normalement la fin de l'évangile de Marc . Les versets 9-20 ont été rajoutés par la suite, pourquoi ? Beaucoup de mystère entoure cet épisode. Je vous invite à consulter sur mon blog : http://www.bible-parole-et-paroles.com/2015/04/un-jeune-homme-vetu-de-blanc.html

Par Philippe 23 novembre 2016 à 13 h 39 Répondre à ce commentaire

Effectivement,Marie-Madeleine a été pécheresse mais elle s'est tellement rachetée par l'Amour,que dis-je,la Passion qu'elle a manifestée tout au long de la vie de Jésus,dans les moments heureux comme dans les moments d'humiliations pour elle
mais autant pour lui.D'ailleurs,c'est à elle qu'il s'est manifesté lors de sa résurrection...Amen

Par Jocelyne 23 novembre 2016 à 12 h 38 Répondre à ce commentaire

Effectivement,Marie-Madeleine a été pécheresse mais elle s'est tellement rachetée par l'Amour,que dis-je,la Passion qu'elle a manifestée tout au long de la vie de Jésus,dans les moments heureux comme dans les moments d'humiliations pour elle
mais autant pour lui.D'ailleurs,c'est à elle qu'il s'est manifesté lors de sa résurrection...Amen

Par CERON 23 novembre 2016 à 12 h 37 Répondre à ce commentaire

Comme j'aime votre texte de méditation!......je reste par contre intriguée....je comprends qui est Salomé et je peux me voir quand je me suis laissée avoir par d'autres et que j'ai fait mal, ...je peux être Marie-Madeleine la blessée qui a cherchée réconfort en se prostituant.......mais vous n'avez pas parlé de Marie mère de Jacques.......qui est-t-elle? Es-ce moi aujourd'hui qui, me sachant pécheresse aussi sans que j'ai eu une vie aussi boulversée qu'elles, ne craint pas de marcher avec ces femmes que je fait mes amies quand elle cherchent Jésus?

Par MarieLise 23 novembre 2016 à 11 h 33 Répondre à ce commentaire

Merci Frère Nicolas d'éveiller ainsi notre réflexion. Combien sommes-nous à demeurer devant le tombeau vide ? à essayer de trouver le nom du Christ inscrit dans nos pensées mortifères ou dans les réalités plus ou moins désolantes de nos vies...
Esprit Saint, accorde nous la grâce de lever les yeux, de lever nos corps assis au bord de nos propres chemins, de voir dans les obscurités de nos nuits les traces longues, vivantes et lumineuses comme celles des aurores boréales. Christ habite nos obscurités... et nos lumières.
La ténèbre n'est pas ténèbre devant Toi, la nuit comme le jour est lumière....

Par anne-claire 23 novembre 2016 à 11 h 04 Répondre à ce commentaire

Jésus nous a sauvé par sa mort sur la croix, et a racheté tous nos péchés.
Le péché est laideur,dureté,violence.
Aujourd'hui,peut-être est-ce à cause de ce que je vis et affronte,cette pensée me vient:
"sommes-nous sur cette terre que pour être jugés,surtout ne pas pécher,c'est mal,c'est très laid".
Exact,mais devons nous à chaque instant,ployer sous le poids de nos fautes,petites ou grandes,être à tout moment à se poser la question:est-ce bien, ce que je vais accomplir?
Dieu pardonne,Dieu peut tout,oui,mais je sens comme une chape de plomb sur moi,finalement,est-ce cela la liberté des enfants de Dieu?

Par monette 23 novembre 2016 à 10 h 43 Répondre à ce commentaire

Chère Monette, A quelques exceptions près, qui peut vraiment dire avoir une vie exemplaire et conforme en tous points à l'enseignement reçu du Christ et aux commandements donnés à Moïse ? Même de grands saint(e)s ont eu des vies compliquées et tourmentées. Nous sommes faits d'esprit et de chair. Vouloir ne pas en tenir compte n'est-ce pas déjà un péché d'orgueil ? L'accablement ressenti quand il y a trop de préoccupations fait ployer le cou et empêche de lever les yeux.
Plutôt que de se laisser gagner par des discours culpabilisants, allez vers ce qui permet de regarder le lendemain avec espoir. Ayez confiance en ceux qui soignent ; ils ne peuvent pas tout mais ils peuvent beaucoup. Chaque jour passé est un jour gagné sur le défaitisme. Et quand on agit avec son cœur, même si "on se plante", il n'y a pas de faute. Bon courage.

Par mahona 23 novembre 2016 à 11 h 47

Je suis d'accord avec Mahona : "quand on agit avec son coeur, même si on se plante, il n'y a pas de faute". Et aussi : "aller vers ce qui permet de regarder le lendemain avec espoir". Jésus n'a blâmé que les hypocrites, ceux qui savent et ne font pas. Et puis, même connaissant le bien, je ne suis pas toujours capable de le choisir . St Paul lui-même a reconnu : "Je ne fais pas le bien que je voudrais, et je fais le mal que je ne voudrais pas". La chair est faible, le mental est trompeur...C'est peut-être bien le boulot de toute une vie, pour arriver à faire l'unité en soi.

Par Antoinette G 23 novembre 2016 à 19 h 23

Merci pour ce pour ces moments de vie, car le Christ est vivant, c'est un espoir pour tout le peuple des baptisés.
Merci pour toutes ces méditations.

Par SYLVESTRE14 23 novembre 2016 à 10 h 22 Répondre à ce commentaire

Ce texte montre la joie de cette résurrection, qui nous enseigne la foi et l'espérance au delà de ce que l'on est capable de comprendre et les messagers choisis permettent l'indentication aux pêcheurs que nous sommes.

Par rolande 23 novembre 2016 à 10 h 16 Répondre à ce commentaire

Merci pour ce très beau texte.
Marie-Madeleine est ma sainte patronne, je l'aime beaucoup.
Peu importe qui elle est exactement : la soeur de Lazare, la femme adultère condamnée par les hommes hypocrites,
la pécheresse repentante.
C'est l'image de toutes les femmes à travers tous les temps. Elle fut aimée du Seigneur et rendue à la dignité par notre Christ miséricordieux.

Par Gaudillot 23 novembre 2016 à 10 h 08 Répondre à ce commentaire

Qu'est-ce qu'un cœur pur ? Est-ce celui d'un petit enfant tenu à l'abri des vicissitudes et laideurs du monde ? Combien d'enfants confrontés à la guerre, à la misère, aux turpitudes humaines ont ce cœur pur ? Celui de la personne consciente de ses erreurs avouées et pardonnées ? "Levons les yeux, relevons la tête" ; la foi dans le Christ ressuscité et la miséricorde du Père peuvent balayer nos faiblesses et rendre notre cœur pur pour accueillir son pardon et son amour.

Par mahona 23 novembre 2016 à 9 h 31 Répondre à ce commentaire

C'est peut-être très beau de "voir" Salomé, la fille qui a obtenu la tête de Jean, en cette femme qui voudrait faire hommage à son sauveur.
Mais je souffre pour la pauvre Marie-Madeleine qui est pour toujours associée à une prostituée, malgré le fait qu'elle est mentionnée comme soeur de Lazare et Marthe et qu'elle est libérée des demons. La première qui a reçu l'ordre du Seigneur de proclamer la Bonne Nouvelle! Comme elle doit souffrir de ce régard de la plupart du monde.
Le péché est un gâchi, ça s'applique à nous tous. Ouvrons notre coeur pour que l'Amour du Christ pourrait habiter en nous,
God bless, Jacqueline

Par Jacqueline 23 novembre 2016 à 9 h 19 Répondre à ce commentaire

"Heureux, les cœurs purs car ils verront" O Jésus doux et humble de cœur rend mon cœur semblable au tien!

Par Gilles 23 novembre 2016 à 9 h 05 Répondre à ce commentaire

Merci pour ce très beau texte, qui va droit à mon cœur de femme

Par Horchani 23 novembre 2016 à 8 h 48 Répondre à ce commentaire

Bon....jour,

HEUREUX LES COEURS PURS CAR ILS VERRONT DIEU

Union de prières

Par annie 23 novembre 2016 à 8 h 28 Répondre à ce commentaire

Bonjour frère Nicolas. Le péché. Rien à faire, chaque fois que je lis ou que j'entends ce mot, je vois apparaître un juge, avec sa robe, sa perruque et son maillet. Ou bien le schtroumpf à lunettes. Je songe à deux reportages diffusés il y un petit bout de temps, à quelques semaines d'intervalle. L'un parlait de ces libertins qui baisent en plein air sur les plages près de Montpellier; l'autre montrait un soldat américain semblant jouer à un jeu vidéo mais qui en réalité pilotait un drone bombardier, volant à des kilomètres au dessus de l'afghanistan. C'est quoi, le sommet de l'immoralité?
Je crois aussi qu'encore aujourd'hui, certains chrétiens présentent Jésus comme une lessive ou un antibiotique ou une potion magique. Le schéma est simple: infection (état de péché), injection d'antibiotique Jésus_ guérison/rémission, sans crainte de rechute?
Les prostitué(e)s dérangent. On les chasse, on sanctionnent leurs clients, ça fait moche dans le paysage. Mais est-ce que nous sommes vraiment secoués quand des gamins du Congo perdent la vie en allant chercher du tantal pour un beignet? Nous allons acheter le nouvel iphone à la plus proche boutique SFR ou orange. Nous achetons une chemise à 5 €uros sur le marché et nous nous rendons ainsi complices de l'éxploitation de plus faibles, malgré nous, sans le savoir, presque anesthésiés. Et moi-même j'ai peur un jour de ne plus jamais savoir m'indigner sincèrement.

Par Christophe NAUD 23 novembre 2016 à 8 h 19 Répondre à ce commentaire

J'ai lu que pécher signifiait "manquer la cible". Autrement dit, ce n'est pas une infection requérant la prise d'antibiotiques si notre système immunitaire est débordé. L'impureté n'est pas à l'extérieur de nous, mais dans notre coeur même, c'est une question de conscience et de direction de volonté. Une fois que je sais, qu'est ce que je choisis ? La vie ou la mort, pour moi ou pour les autres ? Seulement, parfois, cela coûte cher de choisir la vie ! Même, cela peut aller jusqu'à accepter la mort, au nom de la vie des autres...Je pense que c'est cela, être témoin. C'est bien plus que d'être un travailleur social, c'est engager toute sa vie (" Par Lui, avec Lui, en Lui" ).

Par Antoinette G 23 novembre 2016 à 9 h 21

Les questions que Christophe soulève, tirées d’exemples contemporains accablants, concernent le problème du mal. Or, le mal est intrinsèque à notre condition humaine comme l’indique le récit de la Genèse.
E.Kübler-Ross écrit que «le bien ne se conçoit pas sans le mal, ou la lumière sans ombre…». Elle engage chacun à développer le bien, face opposée du mal, au lieu de se laisser atteindre et abattre par un pessimisme « anesthésiant ». Et surtout, à ne pas capituler trop vite.
Cela m’amène à interpréter la méditation de Frère Nicolas Burle comme le fait que « la laideur, la dureté, la violence du péché» ne sont pas une fatalité. Frère Nicolas ne fige pas l’être humain dans une conception déterministe de la vie.
Nos erreurs (ou péchés) ne nous condamnent pas à stagner dans cet état dans la mesure où nous pouvons accepter l’invitation du Christ à le suivre sur le chemin de la conversion. A cette fin, nous disposons de rituels sur lesquels vous vous interrogez.
Ils permettent aux chrétiens de tirer des enseignements de leurs faux-pas, de prendre conscience de leur être profond et de découvrir la réalité de ce que chacun a de bon et de moins bon en soi.
Ainsi en va-t-il par exemple de l’examen de conscience et de la confession qui nous aident à repérer et à comprendre les erreurs commises, puis à évoluer malgré celles-ci.
Comme frère Nicolas Burle termine sa méditation sur cette phrase de Matthieu : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu », qui est un aphorisme difficile pour moi, j’emprunte les commentaires suivants à Joseph RATZINGER – (BENOÎT XVI, Jésus de Nazareth, Paris, Flammarion, 2007) : « Si l’homme commence à voir et à vivre à partir de Dieu, s’il marche en compagnie de Jésus, alors il vit selon de nouveaux critères et quelque chose de ce qui doit venir est déjà présent maintenant. »
« L’organe qui permet de voir Dieu, c’est le cœur. Le simple entendement ne suffit pas. Pour que l’homme puisse parvenir à percevoir Dieu, les forces de son existence doivent agir ensemble… (cette unité de l’âme et du corps, et du fait que l’homme accepte d’être à la fois corps et esprit, soumettre le corps à la discipline de l’esprit…)». « Conditions pour voir Dieu ; il faut aussi Le chercher ».
En résumé, ma pensée rejoint celle d'Antoinette.

Par Martine-Marie 23 novembre 2016 à 13 h 58

J'ai aimé votre mail parce qu'il est sincère... La révolte, l'indignation sont pour moi des qualités face aux horreurs du monde. Nous qui sommes chrétiens, nous devons continuer à nous indigner... Le péché est la rupture d'avec Dieu, le désintérêt, l'inconscience, l'indifférence... Et Dieu sait que nous avons tous ces défauts la.... Et notre pêche n'est il pas aussi, de ne pas comprendre ou intégrer ce qui pousse l'homme à faire du mal, pour mieux le combattre, pour mieux lui faire réaliser que c'est mal. Et je rejoins Antoinette également quand elle parle du don de sa vie pour en sauver d'autres.
Je suis en train de lire les dépossédés, et demeure confondue devant les turpitudes et monstruosités des hommes, et tant pis si je suis excessive mais je juge effroyablement ces barbares. Seul Dieu sait ce qu'il a à faire, en l'occurrence dans ces horreurs, les prières ne semblent pas l'atteindre... Que se passe T il donc ?
Nous oublions souvent ce qui se passe dans le monde et les misères qui le composent.
Nous sommes petits et avons aussi à faire avec notre premier cercle et avec nous mêmes.
Le Christ somme toute, a agi dans un premier cercle, au fil des siècles son message s'est élargi. Mais il n'a pas guéri tout le monde et n'a donné aucune explication sur le mal.
Je crois que la prière, la vraie, porte, ainsi que les colères qui enragent les cœurs simples et demunis. En revanche, je crois que le salut vient à celles et ceux qui se réveillent, et peu importe leurs fautes. Pour les autres, les arrogants, les sales types, Dieu est seul détenteur des âmes et je pense que meme lui peut avoir fort à faire avec les vrais salauds.
Le mal existe et l'amour à beau s'inonder, il ne vient certainement pas à bout de ce fléau ni des hommes qui ont choisi ce chemin la.
Pour nous, pauvres humains si désolés, rien ne peut ni ne doit justifier le mal fait aux innocents, quand leurs bourreaux continuent d'agir et ne regrettent rien.

Par Blandine 23 novembre 2016 à 14 h 03

"Levant les yeux"... N'est-ce pas toujours un poids qui les fait baisser? Qui courbe la tête et fait se replier. Poids de honte, de douleur, ou de chagrin. Fatigue qui saisit tout le corps, trop lourd du quotidien. Blessure que l'on voudrait cacher. Les yeux sont les miroirs de l'âme, ne pas montrer que l'on saigne, ne pas montrer qu'on a mal.

Mais la pierre est roulée, et avec elle tout poids qui pesait sur ces femmes. Quel était le leur? Le mystère n'appartient qu'à elles et à celui qui sait leur cœur. Marie-Madeleine, Marie, Salomé. Elles ne sont pas « des femmes ». Elles ont un nom que Dieu connaît. Unique, chacune, à ses yeux. Mais pour Jésus, avec lui, elles ont levé les yeux, et cela elles nous le disent. Et "[e]lles virent" dit Marc. Elles virent l'ange qui d'abord les rassure, puis les invite à voir encore. Voir celui qui n'est plus là, qui s'est levé de la mort et qui, avec lui, a levé toute mort. Lui qui déjà a repris la route et qu'il faut suivre au chemin de la liberté. "Là vous le verrez," est le message de l'ange aux disciples. Debout, en vie, et vous avec lui.

Elles sont "hors d'elles-mêmes" au sortir du tombeau, sorties de la mort. Bouleversées par la rencontre avec celui qui n'est plus là et qui pourtant, plus que jamais, est là, avec elles. Hors d'elles-mêmes, ne sont-elles pas avec lui? Cela ne se dit pas, cela se vit.

Par Audrey 23 novembre 2016 à 6 h 52 Répondre à ce commentaire

" Sur la croix, il a pris sur lui ce dont il vous sauve : la laideur, la dureté, la violence du péché."
"Je cherche le visage, le visage du Seigneur..."
J'ai toujours eu, et j'ai toujours encore aujourd'hui du mal à comprendre cette image du Christ qui prend sur lui le péché des hommes pour les en sauver.
Pour moi il aime, ou plutôt jusqu'au bout de sa "vie d'homme", il apprend et montre comment il aime le prochain qu'il croise sur les tours et les détours de son chemin.
Et sur La Croix, peut-être bien qu'il montre enfin, ou un peu plus, son amour pour les scribes, les pharisiens, les hypocrites, les durs d'oreille, les repris de justice, et tous ceux qui l'ont conduit à être condamné, c'est-à-dire finalement peut-être tous ceux qu'il a pu rencontrer...
Et il me semble que tout au long de sa vie ses paroles et ses gestes ne mettent pas l'accent sur la "laideur, la dureté, la violence du péché", mais sur la douceur de l'amour.
Et quand il fait claquer le fouet devant les marchands du temple, c'est pour parler de la maison de son Père, qui n'est pas un repère de bandits... donc aucune raison d'y être depouillé, maltraité, condamné, tué...

Par & 23 novembre 2016 à 6 h 37 Répondre à ce commentaire

merci

Par Micheline 23 novembre 2016 à 8 h 10

Nous sommes toutes et tous Salome, Marie Madeleine....par son sacrifice, il a transformé notre laideur en beauté d'âme .Laissons nous imprégnés par Sa résurrection qui nous sauve et nous appelle à son amour irrésistiblement.... asseyons nous à sa table avec humilité et soyons dans le silence de ce moment de partage sacré avec confiance car il nous rempli de sa douceur et de sa grande miséricorde.....N'ayons pas peur ,cheminons vers lui qui nous ouvre tout grand ses bras dans lesquels on prend plaisir à s'y jeter!

Par Sophie 23 novembre 2016 à 6 h 23 Répondre à ce commentaire

Tous les chemins du Dieu vivant
Mènent à Pâques ;
Tous ceux de l'homme à son impasse :
Ne manquez pas au croisement
L 'auberge avec sa table basse ;
Car le Seigneur vous y attend.
N'attendez pas que votre chair
Soit déjà morte ,
N'hésitez pas , ouvrez la porte ,
Demandez Dieu , c'est Lui qui sert ,
Demandez tout , il vous l"apporte :
Il est le vivre et le couvert .
Mangez ici à votre faim ,
Buvez de même
A votre soif , la coupe est pleine ;
Ne courez pas sur les chemins
Allant à Dieu sans que Dieu ne vienne :
Soyez des hommes de demain .
Prenez son corps dés maintenant ,
Il vous convie
A devenir Eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend ,
Qu'il héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang .

Par Hymne 23 novembre 2016 à 5 h 29 Répondre à ce commentaire

Beau poème de Patrice de la Tour du Pin qui fait résonner le texte et la méditation tout en les amplifiant.
Merci de nous l'offrir dès le début du jour.
Sophie, il y a bien quelque chose de Marie (mère de Jacques), de Madeleine et de Salomé en nous.
Je souhaite toutefois que la porte de mon tombeau ne soit pas trop lourde à rouler, car c'est là ce qui m'effraye le plus.
Il m'importe qu'un ange vienne à passer pour l'ouvrir et que sa parole libératrice oriente mon cœur vers la beauté de la vie.
Alors, je sais que je pourrai me lever et sortir des ténèbres pour marcher à la suite du Seigneur.

Par Martine-Marie 23 novembre 2016 à 8 h 25
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