Ruth

« Où tu iras, j’irai. » Ruth 1,16

Ton Dieu sera mon Dieu

Ruth 1, 8 ; 14-21

Alors Noémi dit à ses deux belles-filles : « Allez, retournez chacune à la maison de votre mère. Que le Seigneur vous montre le même attachement que vous avez eu envers nos morts et envers moi !
Alors les deux belles-filles élevèrent la voix et se mirent à pleurer. Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth restait attachée à ses pas.
Noémi lui dit : « Tu vois, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux. Retourne, toi aussi, comme ta belle-sœur. »
Ruth lui répondit : « Ne me force pas à t’abandonner et à m’éloigner de toi, car où tu iras, j’irai ; où tu t’arrêteras, je m’arrêterai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu.
Où tu mourras, je mourrai ; et là je serai enterrée. Que le Seigneur me traite ainsi, qu’il fasse pire encore, si ce n’est pas la mort seule qui nous sépare ! »
Voyant qu’elle était résolue à l’accompagner, Noémi cessa de lui parler de cela.
Ainsi, elles allaient leur chemin, toutes les deux, jusqu’à ce qu’elles arrivent à Bethléem. À leur arrivée à Bethléem, toute la ville fut en émoi. Les femmes disaient : « Est-ce bien là Noémi ? »
Mais elle leur dit : « Ne m’appelez plus Noémi (Ma-gracieuse), appelez-moi Mara (Amertume). Car le Puissant m’a remplie d’amertume.
J’étais partie comblée, mais le Seigneur me ramène les mains vides. Pourquoi m’appeler encore Noémi ? Le Seigneur m’a humiliée, le Puissant m’a fait du mal ! »

Méditation

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Hors de ma zone de confort

Comme tant d’autres de nos jours, Noémi avait quitté sa terre poussée par la faim. Lorsqu’elle décide de retourner dans son pays, à Bethléem, une de ses deux belles-filles choisit de la suivre : c’est Ruth qui choisit un exil volontaire, par fidélité à Noémi. Où cela va-t-il la mener ? Elle ne le sait pas. Elle fait seulement ce serment à sa belle-mère : « Où tu iras, j’irai. »
Comme un écho lointain à la parole de Rébecca quand elle choisit de suivre ce Jacob qu’elle épouse : « Oui, je partirai. » * Même si Ruth vit, elle, le deuil de son époux, son départ a le même sens que pour Rébecca : comme elle, elle s’est liée à un homme et à ses proches, et donc aussi à la terre de cette nouvelle famille qui l’accueille.
Une relation d’amitié vraie nous fait rencontrer plus qu’un ami : elle nous emmène dans son monde, dans son univers et peut-être même dans sa terre, chez lui, chez les siens. Cette aventure peut nous emmener loin de nos habitudes, en dehors de notre zone de confort, comme Ruth qui, en s’attachant aux pas de Noémi, va se retrouver loin de son pays de Moab.
Entrer en amitié avec le Seigneur, laisser cette amitié s’épanouir en amour au fil du temps, c’est aussi accepter d’être conduit par lui dans une terre inconnue, peut-être parfois celle « où nous ne voudrions pas aller » **. Terre de joie, sûrement, terre d’épreuves aussi, parfois.
Aux heures où un tel appel retentit à notre cœur, il est bon de se redire avec le psalmiste : « Le Seigneur est mon berger, avec lui je ne crains aucun mal. » ***

* Gn 24,58
** Jn 21,18
*** Ps 22
Méditation enregistrée dans les studios d'Alsace Média


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38 commentaires

Oui avec toi Seigneur, il y a toujours un appel, un départ, un détachement, pour nous montrer et nous assurer que si nous somme bien à l'écoute du bon Berger on a rien à craindre... Merci Seigneur pour ton Amour Amen !!!

Par honoré marie-noëlle 15 septembre 2017 à 18 h 27 Répondre à ce commentaire

L'Éternel est mon berger, avec lui, je ne crains aucun mal. Merci Seigneur.

Par Michel Nozil 10 août 2017 à 21 h 53 Répondre à ce commentaire

Les raisons de s'exiler sont nombreuses, choisies ou imposées selon les circonstances : amour, amitié, guerres, famines...Pour Ruth, c'est l'amour qu'elle avait pour son mari et qu'elle reporte sur sa belle-mère qui lui fait prendre la décision de quitter sa terre natale, sa propre famille, pour suivre Noémi : "Où tu iras, j'irai, ton peuple sera mon peuple, ton Dieu sera mon Dieu".
C'est une conversion totale; l'affection qu'elle porte à Noémi, lui fait prendre le chemin de l'exil, tirant un trait sur son passé. Une belle preuve d'amour qui l'engage pour la vie, vers une terre inconnue, ne sachant pas ce qu'elle trouverait au bout du chemin.
Une relation d'amitié vraie peut nous transformer, nous donner toutes les audaces, nous faire voir la vie avec confiance.
Dans nos vies que de terres à explorer, à découvrir, à conquérir...Il y a celles où on ne voudrait pas aller :
deuils, maladie, chômage...
Merci à tous, frères et soeurs pour vos commentaires, une pensée pour les absents, peut-être souffrants ?
moi-même, ne suis pas en grande forme.
Merci frère Marie-Augustin et bonne fête à tous les dominicains "es" !
Que Dieu vous garde et vous bénisse !

Par Marie Jeanne 8 août 2017 à 22 h 18 Répondre à ce commentaire

Chère Marie Jeanne,
Merci pour cette attention que tu portes aux autres. Je me suis senti soutenu, dans l'étrange état de santé (fièvre, fatigue généralisée) qui requiert d'autres analyses.
Pour la première fois depuis de longues années,toujours en pleine forme, je dois voir en face ma fragilité physique et suis d'autant plus en empathie avec celles et ceux qui se débattent dans leur souffrance.
Après le phase de découragement et de révolte qui me faisait parfois adopter des réactions d'impatience, que ne méritaient nullement mes proches, j'ai décidé de tout reconsidérer dans les priorités de mon existence. Comment ne pas rendre grâces ?Je suis bien entouré, je peux compter sur mes proches, il y a parfois du soleil, les oiseaux chantent, des lectures intéressantes sont à ma disposition (même si je ne lis qu'au compte-gouttes). Et la lecture et la méditation du jour sont une bénédiction, avec ou sans Victor Hugo.
Je me suis libéré de toutes mes obligations paroissiales, je fuis les sollicitations d'Internet pour désencombrer mon cerveau et tenter de retrouver l'essentiel.
Je ne désire donc pas non plus m'appesantir sur mon état, chaque jour est un autre jour.Mais je voulais que vous sachiez pourquoi votre frère toujours sur la brèche des mises au point a décidé de remiser sa fronde au vestiaire.
Je vous embrasse toutes et tous,

Par Bernard (Bruxelles) 9 août 2017 à 19 h 43

Quelle richesse ce partage ! Merci à tous et au frère Marie-Augustin de l'avoir initié.

Que le Seigneur guide nos pas comme le berger ses brebis. " Tu es mon berger Ô Seigneur, rien ne saurait manqué où tu me conduis...". Où tu iras j'irai, donne-moi de saisir ta main, donne-nous la force Ô Seigneur.

Par Marilou 8 août 2017 à 21 h 45 Répondre à ce commentaire

Belle occasion de me plonger dans la lecture du livre de Ruth qui a éclairé et m'a permis de comprendre le passage du texte biblique.
Je vous avoue que plusieurs des textes bibliques sont souvent obscurs pour moi.... Et que se replonger dans la lecture de la Bible est apaisant et enrichissant
Merci à vous les prédicateurs pour vos temps de meditation et merci à la grande famille des internautes
Dont les interventions sont sources de réflexions diverses et parfois ardues . . . UDP Anne duv

Par Anneduv 8 août 2017 à 18 h 20 Répondre à ce commentaire

Ce texte me touche profondément en cette période de ma vie, les années sont là veuve à 78 ans , sans enfants, encore valide, je me sens appelée à orienter ma vie différemment,
près d'une communauté priante pour devenir utile au Seigneur et aux autres

Par Hamon 8 août 2017 à 15 h 16 Répondre à ce commentaire

Il n'est jamais trop tard pour prendre le chemin que nous devons prendre et qui nous rendra heureux surtout si nous invitons Celui qui nous fait signe... Je prie pour vous. JFL

Par JFL 8 août 2017 à 16 h 19

La vie n'est faite que de choix
Certains sont indolores, quand d'autres sont lourds de conséquences
Que Dieu nous aide à faire le bon choix

Par SYLVESTRE14 8 août 2017 à 9 h 59 Répondre à ce commentaire

Que c'est difficile parfois de dire : OUI...j'irai...
J'irai vers l'inconnu,.... vers un chemin qui mène vers où ?.... ou même vers l'Autre...
Prudence ? Indifférence ? Peur ? oui ce que l'on ne connait pas fait peur...
Manque de foi ? semence tombée dans les cailloux ou au bord du chemin....
Seigneur prends pitié
Seigneur rends nous courageux et forts
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 7 août 2017 à 22 h 33 Répondre à ce commentaire

MERCI

Par Michelle 7 août 2017 à 20 h 31 Répondre à ce commentaire

PS: c'est sans nul doute pour cela que Jésus nous invite à prier les uns pour les autres .
Nos "Pasteurs , qui par la grâce de leurs vocations nous partage et enseigne , comme
des disciples , nos prières sont un échange , d'affection , c'est entrer en amitié avec le
Seigneur , c'est le peuple tout autour de Jésus qui comme au Noce de Cana , chacun attends
de recevoir son Pain de vie ...Allez de part le monde annoncer la Bonne Nouvelle .
L'attitude de Noémi , de Ruth , nous sont si proche , l'une et l'autre , par deux , vont trouver
cet homme qui dans sa descendance aura ce David , qui par ces psaumes , nous brûle le
coeur et nous transmet déjà l'avènement du Seigneur.

Par fred 7 août 2017 à 19 h 24 Répondre à ce commentaire

PSAUME 22

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.

Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles

et me fait revivre ; * il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Par Partage 7 août 2017 à 15 h 22 Répondre à ce commentaire

"Le Seigneur te renouvellera par son amour" So 3,17

Par Marcel 7 août 2017 à 14 h 51 Répondre à ce commentaire

Le psaume 22 est pour moi, un essentiel pour être ce que je suis. Le Seigneur est mon berger...
Alors que je bercais le corps inanimé de mon fils, j'ai commencé à réciter ce psaume en le bercant pour la dernière fois....

Par Nancy Renaud 7 août 2017 à 14 h 05 Répondre à ce commentaire

C'est toi seigneur qui veut que je le prépare ce chemin? Mais qu'est ce que c'est le chemin du Seigneur?

Sur ces chemin du matin et du soir,
Je n'ai pas toujours le temps de m'arrêter. ...Et portant?

Sur mon itinéraire,
Il y a le chemin de la prière, qui me tend les bras
Le face a face en confidence avec toi,mon Dieu
Il y a le chemin de l'amitié, du coup de main de l'entraide,
Car tu as permis que j'ai des amis
ou des gens qui m'aident ou que j'aide
L'ignorer, c'est du suicide!

Sur mon itinéraires
Il y a le chemin de la solidarité,
Parce qu'un Noël sans partage,ça ne sert a rien !

Sur mon itinéraire
il y a le chemin de la justice
Parce que le monde est parfois un peu bancal
Et il a besoin de mes bras pour retrouver l'équilibre. ..

Tu vois:sans toi je je verrais pas ces chemins
De la prière, de l'amitié, de la solidarité, de la justice
Aide-moi mon Dieu a les emprunter bien plus souvent!
Aide -moi à mieux les préparer. ...Car c'est encore le chemin de ma Vie. ..

Seigneur, toi,qui m'invites aujourd'hui ate suivre sans crainte,libère -moi de mes peurs et raffermis mon coeur afin que je puisse chanter*Le seigneur est mon berger rien ne saurait me manquer *
Marie mère de compassion apprenez moi la prière qui me garderajuste,pur et miséricordieux pour mon prochain

Par brig 7 août 2017 à 13 h 36 Répondre à ce commentaire

Merci Big.Votre commentaire me touche beaucoup.Vous répondez à certaines de mes questions:''Seigneur que veux-tu de moi?Que veux-tu que je fasse?Quel est ton chemin ou tes chemins?Apprends-moi à aimer,Toi,mon prochain et moi...''
''Esprit-Saint,fais-moi voir ce que tu veux,fais-moi vouloir ce que tu veux,fais-moi faire ce que tu veux''(Prière du Père Finet).
Bon cheminement à vous en ce 7 août.

Par babichou 7 août 2017 à 19 h 45

Très beau texte. Quelle belle prière! Je vais la noter sur mon petit carnet pour mes prières quotidiennes. En union de prière. Amen!

Par frédéric 23 août 2017 à 20 h 47

Merci frère Marie -Augustin ,
comme le psalmiste , je me rappelle que nous avons tous un seul Berger .
La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit, ce passage se trouve dans ézéchiel 40 , 16 , c'est dire que Dieu accomplit ces projets , qui ne sont que des promesses d'amour .
Quand au mur des lamentations , il reste pour nous un témoin , ma foi bien révélateur ..Dans nos vie , nos valeurs , y a t-il
encore des bousculades , des bien portante , des épuisées ...des sans forces ....En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit: Suis-moi.Dieu est véridique , et nous ne pouvons de nous-mêmes tout faire selon nos "fantaisies " .
Puis comme vous le savez tous , le bon Pasteur n'abandonne jamais ces brebis ...Il les instruits , les cajoles , les soignes ,
c'est dire :mon âme s'attache à Toi pour Te suivre , Ta droite me soutient .C'est entrer en affection dans cet amour qui donne les ailes de l'aurore , qui surpasse tout , l'absolu , qui ranime tout ce qui respire . Gloire à Dieu.

Par fred 7 août 2017 à 13 h 32 Répondre à ce commentaire

Entrer en amitié avec le Seigneur…

Cette jolie expression m’a tout d’abord semblée
un peu trop socialement correcte,
comme dans un aimable voisinage…

Seigneur Jésus,
je pense, le plus souvent,
que c’est Toi qui vient à ma rencontre,
comme je suis,
avec mes joies et mes misères.

Et je crois aussi que c’est à moi d’ouvrir la porte.

Mais, finalement …
la porte étant ouverte,
ne serait-ce pas un peu plus joyeux entre nous,
si j’acceptais qu’il y a ensuite,
dans Ton amour pour chacun de nous,
de la compréhension,
un sourire,
de la patience,
de l’humour et des rires,
même parfois des danses
comme dans les repas
que nous partageons entre amis ?

Bonne journée à tous, chers amis.

Par Paul (Belgique) 7 août 2017 à 11 h 23 Répondre à ce commentaire

" ... laisser cette amitié s’épanouir en amour au fil du temps "

Finalement, quelle est la différence entre l'amour et l'amitié ?
L'amitié, je crois, c'est " être avec ",
" triste quand mon ami et triste, heureux quand il est heureux ".

L'amour auquel le Fils nous propose de participer,
c'est de voir en chacun de nous un enfant du Père.
Et de souhaiter qu'il reçoive la Lumière de Son Amour.

Là, il nous est demandé d'aimer tout le monde,
même nos ennemis.

Bonne soirée à tous.

Par Paul (Belgique) 7 août 2017 à 18 h 23

Ruth, fille de la campagne de Moab, c'est une Moabite. Le choix de Ruth, de demeurer fidèle à Mahlôn, en suivant avec dévouement Noémi, m'émerveille, elle annonce l'attachement et le réconfort.

..." Le Seigneur me fasse ainsi et plus encore,
Si, ce n'est la mort qui nous sépare..."

Comme cela est fort bien dit, dans la méditation de ce jour : " Entrer en amitié avec le Seigneur, ..."

Prière de ce jour, et, bonne journée.

Par Florine 7 août 2017 à 10 h 26 Répondre à ce commentaire

oui, être toujours fidèle, mais actuellement souvent à Dieu seul; on sait que lui est fidèle et que nous pouvons le suivre aveuglement, rien de mauvais ne peux nous venir de lui,le salut est en lui, faisons lui confiance et remercions le car tout nous viens de lui, malgré des épreuves parfois très dur à vivre; merci

Par penelope 7 août 2017 à 10 h 25 Répondre à ce commentaire

..même après de dures épreuves, remettons-nous en marche...où , nous ne le savons pas toujours, mais en confiance, avec le Seigneur et nos amis . Prions , prions encore et toujours.

Par Marion 7 août 2017 à 8 h 53 Répondre à ce commentaire

Oui il faut prier, toujours prier, même si nous doutons....

Par Micheline 7 août 2017 à 13 h 45

Bon....jour,

Une phrase m'interpelle "Où nous ne voudrions pas aller" qu'elqu'un peut-il m'aider à approfondir ce passage ? frère Marie-Augustin ?
Belle journée

Par annie 7 août 2017 à 8 h 27 Répondre à ce commentaire

Annie, bonjour.
Veuillez m'excuser car il y a quelques jours vous m'avez demandé si j'avais lu votre réponse au sujet d'une personne dont je citais le fait de vie face à l'exigence de la liberté. Oui, sans doute, avez-vous raison, il y a des plaies à panser, à guérir malgré la sollicitude que parfois nous montrons face à ceux que nous rencontrons.
L'histoire dure, les difficultés aussi, prions pour lui et pour sa femme qui sont dans une souffrance réelle face à la méchanceté de leur famille et belle-famille.
Samedi dernier, nous fêtions les 70 ans de son beau-père, ils n'étaient pas là car prévenus trop tard et donc partis en vacances.. Pas une allusion de la part des convives face à leur absence, aucune photo d'eux mise par leur soeur et belle-soeur. Cela m'a fait mal, très mal, mais qu'y puis-je ? Sans doute les soutenir et leur montrer que, pour moi, ce ne sont pas des incompris et des mal-aimés, mais c'est tout ; simplement tout.

Par ccolombine 44 8 août 2017 à 14 h 47

Annie, je vous ai répondu sur le texte du 09 août, vous me direz si mon interprétation vous à aidée.

Que le Seigneur vous guide et vous protège.

Par MARIE 9 août 2017 à 23 h 18

Nous sommes à chaque pas fait, appelés à nous remettre sans cesse sur le chemin avec le Christ. Cela nous invite à nous dépouiller de tout ce qui nous encombre.... Démarche difficile lorsque l'on ne voit pas de résultat concret. Seule notre foi en Celui qui peut tout, donne force pour faire le pas suivant, persuadés que dans l'abandon et la confiance en notre Dieu, tout nous est donné !

Par Colette 7 août 2017 à 8 h 25 Répondre à ce commentaire

J'admire Ruth, sa fidélité, son choix de suivre Noémie vers l'inconnu qui nous fait parfois peur à l'image de l'avenir. Ruth suit aussi les pas de notre père Abraham. Une belle déclaration d'amour et de fidélité :" où tu iras, j’irai (...) ton Dieu sera mon Dieu (...) Où tu mourras, je mourrai" Seigneur fortifie nous dans nos choix, accorde nous la grâce de pourvoir dire qu'avec Toi nous traverserons le désert sans regretté notre vie antérieure car Tu es avec nous jusqu'à la fin des temps.

Par Gilles 7 août 2017 à 8 h 15 Répondre à ce commentaire

Il y a bien quelque chose en Ruth de Rébecca qui quitte sa terre et les siens pour aller épouser Isaac; de leur rencontre fertile naîtront Jacob et Esaü. "Le Seigneur me ramène les mains vides," dit Noémi aux femmes de Bethléem. Ruth pourrait en dire autant, dépossédée qu'elle est de ce qu'elle aurait pu dire siens : son mari, son pays, sa famille. C'est en terme d'avoirs pourtant qu'elle se met en route, liant son sort à celui de Noémi: "ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu". Le sang ne détermine pas toujours la véritable parenté. N'est-ce pas Dieu, et la relation personnelle avec Dieu - il sera [s]on Dieu - qui fait trouver à chacun "son peuple", ceux avec qui se dessine, s'affirme, une parenté, une communauté de chemin? "[L]à je serai ensevelie", dit encore Ruth à Noémi, faisant un avec cette terre vers laquelle elle est partie, la rendant fertile, d'une certaine manière, par avance et déjà, par le don d'elle-même.
Relisant ces versets, c'est l'absence d'hommes qui, ce matin, me frappe. Morts, le mari et les fils de Noémi, sans espoir pour elle d'à nouveau se marier et d'avoir "des fils", mais c'est bien aussi vers "la maison de [leur] mère" que celle-ci renvoie ses belles-filles, et non celle de leur père. Si, arrivant à Bethléem, "toute la ville fut en émoi", ce sont bien "les femmes" qui s'adressent à Noémi, à elles qu'ensuite elle répond. Où sont les hommes? Pas ces fantômes du passé, des hommes de chair et de sang qu'avec Dieu il leur faut rencontrer.

Par Audrey 7 août 2017 à 7 h 39 Répondre à ce commentaire

Mara, amertume... La première amertume que Noémi évoque, v 13, ne la concerne pas elle, mais ses brus. Elle n'a d'autres fils à leur donner qui pourraient devenir leurs maris. Sans descendance, sans espoir d'en avoir, là est l'humiliation de Noémi. Cette impression d'avoir failli à sa mission de femme de propager la vie.

Partie comblée, Noémi revient "les mains vides", dépossédée de ce que le Seigneur lui avait donné, des fils, un mari. "Nu, je suis sorti du sein maternel, nu j'y retournerai, Yahvé avait donné, Yahvé a repris" (Jb, 1, 21). Les mots de la dépossession de Job semblent faire écho à ceux de Noémi. Comme lui, elle sait d'où vient la vie et qui la donne, et c'est bien ainsi que son humiliation, son malheur, elle l'impute au Seigneur. "[L]a main de Yahvé s'est levée contre moi" dit-elle à ses brus v. 13. "Yahvé a témoigné contre moi", traduit en ma Bible "Le Seigneur m'a humiliée". Des propos qui résonnent de ces 'pourquoi', 'quelle est ma faute' que Job mettra en mots. Racines à vif, racines à nu.

Pourtant c'est bien parce qu'elle avait appris "que Dieu avait visité son peuple pour lui donner du pain" (v. 6) que Noémi se remet en chemin. Déjà, ses pas la guident vers le lieu où le Seigneur donne la vie. Les paroles si fortes de Ruth qui épousent le peuple et la terre de Noémi, qui épousent son Dieu, déjà sont porteuses de cette vie à venir. De cette vie qui, par elle, viendra.

Par Audrey 4 février 2017 à 7 h 27 Répondre à ce commentaire

Merci Audrey pour tes explications, car ce passage d'humiliation et le fait d'en vouloir au Seigneur n'était pas clair pour moi.

Par Marion 7 août 2017 à 8 h 46

C'est bien connu, c'est dans l'épreuve qu'on découvre ses véritables amis, car naturellement, le bonheur attire et le malheur repousse. Mais justement, c'est quand on aime vraiment qu'on est capable, comme le dit Marie, de renoncer à son confort, de prendre des risques, pour aider l'autre. Cela me rappelle la parabole de la brebis égarée, que serait-elle devenue si le berger l'avait laissée tomber ?

Par Antoinette G 19 juillet 2016 à 18 h 32 Répondre à ce commentaire

Ton Dieu sera mon Dieu
Ta vie sera ma vie
Partout où tu iras
j'irais avec toi
Heureux qui craint le Seigneur
Et qui marche sur sa route
Du labeur de tes main tu mangeras
Heureux es tu à toi le bonheur.

L'ami aime en tout temps et dans le malheur il se montre un frère. pv 17:17

Que la grâce de Dieu repose sur nous et nous donne un nouveau souffle, dans la marche avec christ.
Par la grâce de Dieu tout est possible. ..petite serviteurs de la miséricorde

Par brig 19 juillet 2016 à 16 h 28 Répondre à ce commentaire

Ruth ne veut pas abandonner Noémie, "où tu iras j'irai", elle renonce à regagner son pays par fidélité et assistance à sa belle mère.
Ce récit nous interpelle: sommes-nous capables de renoncer à notre confort, à nos habitudes pour aider autrui?

Seigneur, aide-nous à trouver la bonne attitude pour nous rendre utiles auprès de ceux qui ont besoin de nous!
UDP avec chacun de vous

Par MARIE 19 juillet 2016 à 15 h 26 Répondre à ce commentaire

Evidemment, c'est la question éternelle de l'origine du mal (cf Job). Noémi n'a plus de protecteur, mari ou fils, mais grâce au dévouement de sa belle-fille, elle sera sauvée de la misère, puisque celle-ci épousera Booz et aura un fils. C'était très inhabituel, et Ruth devait normalement retourner vers son peuple d'origine. Encore une fois, le salut vient d'une femme étrangère, donc doublement inattendu. Les épreuves ne sont pas la fin de tout, si on garde la foi.

Par Antoinette G 19 juillet 2016 à 15 h 11 Répondre à ce commentaire

Seigneur,
Tu demeures auprès de nous même dans nos amertumes.

Par Célestine 19 juillet 2016 à 12 h 40 Répondre à ce commentaire
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