Anne et Samuel

« Il veille sur les pas de ses fidèles. » 1 Samuel 2,9

Samuel à Silo ou Samuel grandissait
avec le Seigneur

1 Samuel 2, 18-21

Samuel assurait le service en présence du Seigneur ; l’enfant portait un pagne de lin.
Sa mère lui faisait chaque année un petit manteau qu’elle lui apportait quand elle montait avec son mari pour offrir le sacrifice annuel.
Éli bénissait Elcana et sa femme en disant : « Que le Seigneur t’accorde par cette femme une descendance, en échange de l’enfant qu’elle a mis à la disposition du Seigneur ! »
Puis ils s’en retournaient chez Elcana.
Et le Seigneur intervint en faveur d’Anne : elle devint enceinte et elle enfanta trois fils et deux filles. Quant au jeune Samuel, il grandissait auprès du Seigneur.

Méditation

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Trouver la vie véritable

Eli avait des fils, des fils qui faisaient sa peine : vauriens, voleurs, méchants, à la vie dissolue. Mais il y avait Samuel. Samuel qui servait le Seigneur et priait. Samuel le fidèle. Comme un fils pour le prêtre Eli. Samuel un tout jeune homme, marqué du don. Car il fut donné. Non tel un paquet. Non tel un objet. Mais telle une grâce. Anne n’a pas perdu son fils, elle l’a trouvé pour toujours. Rien ne pourra le lui enlever, car le Dieu qu’il sert n’est pas un captateur, un possédant. Samuel le sert, non pour ne plus avoir de vie, mais bien au contraire pour trouver la vie véritable. Sa « mise à disposition » est celle de son âme, de son cœur, ouvert, offert, à la grâce de son Seigneur, au don justement. Ouvert à la nouveauté qui ne manquera pas d’advenir.
Alors oui, Samuel grandissait auprès de son Seigneur. Il grandissait, comme Jean Baptiste puis comme Jésus. En force et en sagesse. En humanité. Auprès de ce Dieu qui déjà dans son Alliance, dans son geste libérateur des terres d’esclavage, manifeste ce qu’est son engagement en faveur des hommes qui cherchent la paix et la justice, la bonté et la vérité.
Et voilà qu’Anne va enfanter à nouveau. Comme une grâce par-dessus le marché. Une pure libéralité. Comme à la fin du livre de Job quand celui-ci voit naître en ces si vieux jours, après tant de malheurs, de pourquoi et de supplications, sept fils et trois filles aux noms tous bénis, tels « Fleur-de-Laurier » ou « Ombre-du-Regard ». Un don libre et gratuit. Nul marchandage, nulle obligation. Juste la joie que la vie, décidément, l’emporte sur ce qui aurait pu faire mourir. Préfiguration d’un Dieu qui en son fils descendra dans la mort et en ressortira vivant, pour toujours et pour chacune et chacun de nous. Nous tirant, avec tout ce que nous charrions de désespoir, de questions et d’espérance, vers le souffle de la vie.

Méditation enregistrée dans les studios de Radio Notre-Dame Paris

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48 commentaires

Une très belle méditation sur la joie de servir le Seigneur

Par Lena 22 septembre 2017 à 12 h 59 Répondre à ce commentaire

Il y a qu'en Dieu que l'on retrouve la vraie vie ... Restons au service du Seigneur lui qui est la source de la vie, pour mieux aider nos frères qui sont en recherche de paix, de justice et d'amour ...Amen !!! Merci pour cette belle méditation ...

Par honoré marie-noëlle 20 septembre 2017 à 22 h 39 Répondre à ce commentaire

MERCI pour ce commentaire plein de confiance qui est allé droit à mon cœur de mere. Je Lui confie mes enfants et petits-enfants et tous les enfants du monde , "enfants du Bon Dieu", suivant cette jolie vieille expression. Cordialement Sowa

Par Sowa 11 septembre 2017 à 10 h 18 Répondre à ce commentaire

La méditation du dimanche 10/09/17, bien que liée au texte de Jérémie, éclaire sous un angle nouveau les interrogations soulevées par les textes et les méditations tout au long de la semaine passée. Elle m’amène à relire autrement les chapitres 1 à 3 du texte de 1Samuel, notamment le passage où l’homme de Dieu vint parler à Eli (27-36). Les prêtres du Temple sont bien devenus formalistes et ritualistes, davantage attachés à la rentabilité matérielle de la pratique sacrificielle qu’à porter attention à ‘’la Demeure’’ intérieure. Englués dans la seule recherche du bien-être et du pouvoir, ils sont morts à Dieu.
Néanmoins, « la lampe de Dieu n’était pas encore éteinte » (1Samuel 3,3) en raison de la présence de Samuel, l'enfant de la grâce. Ouvert et réceptif à la parole, il lui fut même donné d’ouvrir « les portes de la Maison du Seigneur » 1Samuel 3(15). Lecture après lecture, croisant les données, il est notoire que la transmission ne peut advenir que si l’homme vit dans le don de tout son être en Dieu, avec Lui et pour Lui, si ses actes et ses pensées s’accordent à la parole. Ainsi s’éclairent les versets 19 et 20 de 1Samuel 3.
En ce dimanche, le chemin d’Anne et la prière qu’elle adresse à Dieu (1S.2, 1-10) se colorent tel un arc en ciel.
Bon dimanche à nous tous, comme l’écrit si bien Paul de Belgique !

Par Martine-Marie 10 septembre 2017 à 8 h 29 Répondre à ce commentaire

Merci soeur Véronique pour votre méditation.
Nous avons un proverbe qui dit tel père, tel fils. Ce ne fut pas le cas de ce pauvre Eli, un prêtre, un homme de Dieu qui a élevé ses fils dans l'amour, le respect, mais ils n'ont pas suivi l'exemple de leur père. Ils ont fait tout ce qui est mal au yeux de Dieu.
Mais il y a Samuel qui le sert sous le regard de Dieu et lui succédera.
Que de grâce chez ce jeune garçon, don à Dieu, don de Dieu. Anne avait promis de l'offrir au Seigneur en remerciement, d'avoir exaucé ses prières, ses supplications. Donné à Dieu, mais non pas abandonné.
Son offrande est récompensée, elle aura le bonheur, la joie d'enfanter à nouveau, d'avoir un ventre fécond, elle, la stérile. Dieu lui a fait grâce. Après les opprobres, la souffrance, la joie enfin d'être une mère comblée, d'avoir une belle famille . Elle exalte, Anne, elle rend grâce au Dieu miséricordieux qui l'a relevée.
Dieu accueille toujours nos prières avec bienveillance.
Il nous écoute quand nous faisons appel à lui de tout notre coeur, avec confiance, abandon.
Seigneur, tu es le Dieu miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour.
Que nos bouches chantent ta louange; que nos coeurs s'ouvrent pour t'accueillir et que nos mains s'élèvent comme une offrande d'amour.

Je reviens d'une réunion. Bonne nuit à tous unie dans la prière.

MJ

Par Marie Jeanne 8 septembre 2017 à 0 h 20 Répondre à ce commentaire

Chers amis,

en lisant le partage d’hier de notre sœur Véronique,
j’ai pensé à tous nos frères et nos sœurs
qui se sont engagés dans une vie consacrée.

Bénis-les, Seigneur, chacun, là où ils sont.

Rappelle-moi aussi que si tu aimes Samuel,
tu aimes tous tes enfants,
y compris ceux d’Eli,
ceux qui tentent de vivre loin de Ta Présence.

Tu te tiens à la porte du cœur de chacun de nous.
C’est en cela que nous sommes tous frères et sœurs.

Bénis tous nos frères et nos sœurs consacrés,
qui ont choisi de vivre dans le Temple de Ton Amour.
C’est ainsi que je voudrais les remercier
pour leur engagement envers nous.
Que leur engagement envers Toi
ne leur fasse pas oublier de vivre avec nous.

Je Te prie également pour chacun de nous,
qui vivons dans le monde,
au milieu de toutes ses sollicitations.
C’est là que nous essayons de vivre nos rêves
et que nous construisons nos projets.
Que nos engagements dans le monde
ne nous fassent pas oublier
de revenir autour de la Table
que nos frères et sœurs consacrés
auront patiemment préparée dans Ta Lumière.

C’est au milieu de nous que se trouve le Temple de Ton Amour.


Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 7 septembre 2017 à 7 h 52 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette prière bien ancrée dans nos quotidiens
Prions avec et pour tous

Par Micheline 7 septembre 2017 à 13 h 32

Nous avions un fils qui est mort à 7 ans...
Le soir de la veillée funèbre un vicaire de notre paroisse est venu nous rendre visite...
".. Soyez satisfait, soyez dans la paix... votre fils est arrivé à son port d'attache !..."

J'avoue ne pas avoir compris cette réflexion, disons... maladroite et inopportune en ce moment....et pourtant 50 ans après... alors que sa maman l'a rejoint... ils sont là tous les deux, à me tendre la main pour m'aider à rejoindre le Seigneur dans l'eucharistie... dans la communion des saints.
(Vous comprenez Mahona ma réflexion précédente... ! )
Avec le temps... mon vicaire avait sans doute raison ?...
Cordialement à toutes et tous...

Par breizh 6 septembre 2017 à 22 h 17 Répondre à ce commentaire

Combien injuste, révoltante la mort d'un être jeune. Nous le pensons, le vivons au fond de nous sans cesse même si, avec le temps, la douleur se fait moins vive. Il en est ainsi de tout ce qui touche au plus près de nos affections. Votre réflexion Breizh se rapproche de celle entendue "Dieu vous l'avait prêté ; Dieu l'a repris" lors du décès d'un adolescent. Je préfère le silence, l'accompagnement par la présence à des paroles prononcées avec compassion, sympathie mais qui ne peuvent pas atteindre leur but sur le moment. Je ne peux pas croire à cette machination d'un Dieu qui soufflerait, suivant son humeur, le Bien ou le Mal. Dans quelques semaines, nous pourrons penser plus particulièrement à ceux qui ont quitté cette terre, Nous espérons qu'ils ont été accueillis avec tendresse et qu'ils sont en paix. Aujourd'hui, le souffle de la vie nous entraîne. Belle journée à tous/toutes.

Par mahona 7 septembre 2017 à 10 h 02

La sentence populaire dit que pour tout don...le Seigneur te le rendras au centuple...
OUI...Anne a donné son fils tant désiré, sans calcul en remerciement d'avoir pu être mère...
Et le Seigneur lui fit cadeau d'autres enfants...
Ce qui peut nous "réconforter" c'est de savoir que Eli, le saint homme n'a pas pu garder ses fils dans une voie droite de la vie, pourtant sa conduite était un exemple pour tous !
Et que dire de notre conduite pour élever et éduquer nos propres enfants....
Seigneur aides nous dans cette belle tache d'élever ses enfants dans le droit chemin
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 6 septembre 2017 à 21 h 08 Répondre à ce commentaire

On peut comprendre le chagrin d'Eli en voyant la vie dissolue de ses fils. Il pense sans doute qu'il n'a pas réussi à leur donner les enseignements nécessaires à une bonne conduite de leur vie. Mais les enfants ne suivent pas toujours les recommandations des parents. Il y a Samuel, loin du foyer, élevé par les prêtres et "qui grandit avec le Seigneur" mettant un peu de baume sur la déception. La Bible parle-t-elle de leurs deux filles ? Ce récit semblerait montrer que les prières sincères adressées à Dieu sont entendues et exaucées à la lettre. Nos pensées ne sont pas celles de Dieu. "J'ai mis mon espoir dans le Seigneur" ; je ne peux lui demander de m'épargner les douleurs inhérentes à ma condition humaine. "Je suis sûre de son amour" sans marchandage, gratuit mais non sans obligations. "Ce qui m'étonne dit Dieu, c'est l'espérance. Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout" (Péguy). Que dans le cœur de chacun, cette petite espérance aide à surmonter les désespoirs et aide à reprendre souffle.

Par mahona 6 septembre 2017 à 20 h 21 Répondre à ce commentaire

Le fruit est la paix
Auteur : Mère Teresa

Le fruit du silence est la prière.
Le fruit de la prière est la foi.
Le fruit de la foi est l'amour.
Le fruit de l'amour est le service.
Le fruit du service est la paix.

Par Partage 6 septembre 2017 à 19 h 57 Répondre à ce commentaire

La dédicace de l'église ,
par Jésus devient ce qu'Elle représente pour nous .
Nous parlons souvent de la Prière , Jésus est Prière , Il est dans la célébration , Il s'est consacré pour nous .
Je ne sais ce que je vaut ! Peut -être rien , peut -être pas , comme Job , nous sommes dans cette recherche
de paix , justice , vérité .Or Jésus dit :Je suis le Chemin .
Nous charrions tant de savoir et de comprendre , de la vie à la mort , je me souviens des combats pour instaurer
l'église , des luttes où nos ancêtres ont laissés , une culture , une histoire , qui parle du Sacré .
M 'asseoir dans une église pour célébrer le Seigneur , c'est La Prière de l'église , la notre , qui nous raconte ce Dieu
a fait pour nous . Tobie mon ami , je me demande ou va l'église , si ces fidèles par l'effet de jugements , trop viellotte ,
trop ceci , et cela , oublie que Jésus a donné sa vie pour nous , afin que nous sachions , que le sacré repose en nous ,
donc en Dieu. Les codes barres , des chiffres , de l'argent , l'idole de notre temps , l'industrie humaine , alors que Dieu
nous a donnés a tous un Nom , une église , pour proclamer avec ferveur , la bonne nouvelle .Il est vivant notre Seigneur .
Il compte sur nous pour ouvrir La Porte de toutes les restaurations possible; l'amour croit tout , il espère tout .

Par fred 6 septembre 2017 à 19 h 26 Répondre à ce commentaire

C'est vrai que je sens lAmour dans ce texte .
J'aime lire le rectificatif d'Issaac Dieu avait demandé a Abraham de ne pas s'accrocher a son fils, de lui permetred'aller vers lui qu'il se donne .
qu'en est-il pour nous ?
merci

Par jnc 6 septembre 2017 à 17 h 57 Répondre à ce commentaire

Je ne savais pas qu'en plus de Samuel A nne avait eu encore 3 fils et 2 filles mais cela n'a pas d'importance par rapport au message divin apporté par Samuel en particulier "il grandissait comme Jean-Baptiste puis comme Jésus" dites-vous dans la méditation, cela donne à réfléchir sur son rôle prophétique...

Par Elisabeth 6 septembre 2017 à 15 h 55 Répondre à ce commentaire

Si, c'est important, parce que c'est une réponse de Dieu au don qu'a fait Anne de son fils si attendu, comme le dit Soeur Véronique. Plusieurs évangiles en parlent aussi : la multiplication des pains, la parabole des talents, celle du semeur...Jésus le dit souvent, que ce que nous donnons à Dieu nous sera rendu largement. En participant à l'oeuvre de Dieu, ""nous aurons la vie en abondance", comme Anne qui a finalement été comblée au-delse désolait Cela annonce

Par Antoinette G 6 septembre 2017 à 17 h 57

Je termine : comme Anne qui a finalement été comblée au-delà de ses attentes.
Peut-être que les actes posés avec l'Esprit Saint sont les seuls où nous sommes largement bénéficiaires...

Par Antoinette G 6 septembre 2017 à 18 h 02

ceci démontre bien que tous ne sont pas appelés par Dieu puisque que Dieu n'a pas agis pour rendre les fils d'Eli digne d'être bon et de le servir comme Samuel.Il faut donc avoir une foi assez forte pour lire ses méditations; les tièdes qui doutent penseraient qu'ils ont raison, ou que Dieu n'existe pas où que quoi qu'ils fassent ils n'auront pas une bonne place auprès de Dieu;tout cela me semble très sélectif venant de Dieu,je ne le conçois pas ainsi selon tout ce que j'ai appris durant ma vieil est dit"demandez et vous recevrez";cependant les choses ne changent pas vite et parfois pas du tout; nos prières semblent stériles, incomprises même quand elle n'est pas en notre faveur mais pour d'autres où le bien de tous.

Par penelope 6 septembre 2017 à 15 h 26 Répondre à ce commentaire

Je pense que la méditation devrait suivre le texte biblique et non le contraire,mais votre instruction est bénéfique.

Par FRANCOIS 6 septembre 2017 à 11 h 21 Répondre à ce commentaire

François, essayez de cliquer sur le logo marche dans la Bible avant de dérouler les textes. Vous aurez certainement le texte biblique avant la méditation. Bonne lecture.

Par Delprme 7 septembre 2017 à 8 h 54

Je rajoute : c'est terrible d'être un vaut-rien, de ne rien représenter, et d'avoir vécu pour rien. C'est l'amour (donc Dieu) qui fait la valeur de notre vie et le sens de notre mort. En croyant cela, je peux sortir de la peur : "Entre nos mains, voici ta vie qui renaît de nos cendres".

Par Antoinette G 6 septembre 2017 à 10 h 52 Répondre à ce commentaire

Magnifique! Merci!

Par marie 6 septembre 2017 à 10 h 50 Répondre à ce commentaire

Superbe relation d'authenticité et de grâce avec Dieu, bien relayée par Sœur Véronique. On comprend mieux, à la lumière de ce passage, le prétendu "sacrifice d'Isaac" qui ne pouvait être envisagé en aucune manière. Il faut lire l'indispensable essai "Le sacrifice interdit" de Marie Balmary. Quand Abraham perçoit que Dieu lui demande de Lui sacrifier son fils unique, il entend tout de travers. Il ne comprend pas que Dieu lui propose de Lui présenter Isaac en hommage, et donc d'accepter de ne plus "posséder" son fils dans une relation égocentrique et fusionnelle. En croyant que Dieu peut exiger un sacrifice humain, Abraham fait du Créateur de la vie un dictateur sanguinaire. Et en croyant qu'au dernier moment, Dieu épargne l'enfant innocent, Abraham identifie le Dieu d'amour à un manipulateur crapuleux, guettant jusqu'à quelles extrémités la servilité des hommes peut aller pour plaire à cette sorte d'idole supérieure, qui daignera au bout du compte accorder sa grâce à la victime potentielle. La traduction fourvoyée de ce passage, comme l'explique remarquablement Marie Balmary par son analyse de l'hébreu, nous incite encore à croire que Dieu a soi-disant éprouvé Abraham dans ce qu'il avait de plus cher jusqu'à exiger de lui qu'il immole son fils pour satisfaire la divinité. Il est grand temps de proclamer que, en dépit de la violence affichée, il est toujours question de "grâce", non celle qu'un chef d'État accorde à un condamné à mort, mais celle de la profusion de l'amour.

Par Bernard (Bruxelles) 6 septembre 2017 à 9 h 40 Répondre à ce commentaire

Merci infiniment, pour ces deux "méditations" : celle de Soeur Véronique, et la vôtre, Bernard de Bruxelles, qui me font beaucoup de bien. J'aime cet éclairage qui arrive pour moi, par rapport à ce texte, juste à point. MERCI !

Par Une femme parmi tant d'autres. 6 septembre 2017 à 10 h 10

Je vous remercie pour votre témoignage. Ma petite fille suivant lors de la Vigile Pascale ce passage du sacrifice d'Isaac, était fâchée que l'on demande à un père de sacrifier son fils. Enfin, à l'aide de votre témoignage, je crois que je serai plus en mesure de lui faire découvrir la profusion d'amour de Dieu pour Isaac et Abraham. acsaljen

Par acsaljen 6 septembre 2017 à 13 h 29

Merci chèrs Bernard, par votre commentaire, je reconnais bien là, notre Dieu d'amour et la grâce de la miséricorde, bien fraternellement

Par brig 6 septembre 2017 à 13 h 50

Cher Bernard,

Merci pour ton magnifique commentaire. Tu as le don d'éclairer certains passages de l'Ancien Testament qui souvent, nous montrent un Dieu cruel, vengeur, alors qu'il est amour , tendresse, miséricorde.
Que peut-on rajouter à un tel témoignage ? c'est beau.
Merci petit frère.
Bien fraternellement, ta grande soeur,

Marie Jeanne

Par Marie Jeanne 7 septembre 2017 à 16 h 32

Merci de tout cœur pour ces réactions à mon commentaire. Je n'ai guère de mérite, sinon d'avoir répercuté une mise en perspective qui a transformé ma lecture de certains passages tellement déconcertants de la Bible. Je reste perplexe et souvent scandalisé lorsque des appels à la violence, dans maintes chroniques de l'Ancien Testament, sont présentés comme des injonctions du Tout-Puissant. Sans doute les scribes de l'époque ont-ils été durs d'oreille, comme les humains le sont à toutes les époques, face à Celui qui est le plus humble qui soit, le Très-Bas, nous ayant confié le soin de faire s'épanouir la création pour le bien-être de tous les êtres vivants et de toutes les potentialités de la nature. Notre responsabilité est grande dans le délitement qui semble s'imposer : injustices, gaspillage, addictions, quête morbide du profit et de la puissance. Mais l'Esprit Saint ne nous lâchera jamais, sa voix discrète sera toujours perceptible, à force de lâcher prise, sur le chemin des béatitudes. Confiance, courage et compassion pour toutes et tous !

Par Bernard (Bruxelles) 7 septembre 2017 à 23 h 59

Comment se fait-il qu'Eli, qui est un saint homme, aient des fils qui soient des vauriens ? Ils doivent tenir de leur mère, ce qui explique qu'Eli ait traité immédiatement Anne de vaurienne. Il avait l'habitude !
Je me suis longtemps demandé de quoi nous avions besoin d'être sauvés (puisque nous sommes exposés à tout sur cette terre). Et puis je me suis dit que c'était deux dangers plus terribles : le risque de l'insignifiance et le risque de l'auto-condamnation. Le pardon de Dieu, accessible par le repentir, nous offre une protection contre l'auto-condamnation, parce que nous croyons que nous pouvons apprendre de nos erreurs et ainsi éviter de les reproduire. Pour l'insignifiance, le danger est écarté par le service, basé sur la reconnaissance, parce que nous pouvons élargir notre vie en croyant que avons toujours quelque chose à offrir aux autres. Ce que je résume par cette phrase que je trouve réconfortante : "Si j'arrive à mettre de côté mon entêtement et mon orgueil, le temps et l'espace seront de mon côté".
Autrement dit, cultiver la foi, l'espérance et la charité me libère de la peur paralysante de moi-même et des autres et me permet d'entrer dans la fécondité de la vie avec Dieu.
o

Par Antoinette G 6 septembre 2017 à 9 h 26 Répondre à ce commentaire

MERCI pour chacun dans ce qu il sait exprimer de confiance et d'abandon dans le Seigneur
Courage pour tenir car .
Tellement vrai Micheline !
"ce gouffre de la souffrance qui recouvre tout ..pendant .un temps ..
Voir la petite lueur de l Espérance ."
ACCROCHONS NOUS pour et avec tous
pour Nicole en PRIANT et en TENANT FERME LA MAIN DU SEIGNEUR .chaque instant
Merci .Vierge Marie d intercéder pour chacun et chacune pour soutenir notre Espérance

Dominique

Par Dominique 6 septembre 2017 à 9 h 04 Répondre à ce commentaire

Merci pour ce texte qui monte de l'oraison... c'est comme cela que je prie et cela me conforte dans mon enfouissement en Dieu au service de mes frères pauvres de vie, pauvres de relations à l'Essentiel. Dieu, fait de ma vie une transparence de Toi. Merci.

Par Monchalin 6 septembre 2017 à 8 h 59 Répondre à ce commentaire

Trouver la vie véritable.
Oui.et en trouvant la vie, j'ai parfois l'impression d'avoir perdu Dieu.
Comme si en trouvant le sens de Dieu, et le chemin, Dieu lui-même s'en est allé, me laissant la Paix et la joie. J'ai maintenant un autre défenseur, un esprit capable de réfléchir, des oreilles pour entendre, des yeux pour voir, des odeurs à respirer mais pas toujours respirables par mon nez fragile, des saveurs à goûter mais il me faut encore aiguiser le sens de mes papilles, une langue pour parler, pas toujours compréhensible par tous, voire parfois incompréhensible, et un cerveau qui voudrait parfois être le chef alors qu'un trou du cul fait très bien l'affaire...
Bref, un orchestre symphonique accordé pour marcher vers le salut dans la joie et la bonne humeur!!!...

Par & 6 septembre 2017 à 8 h 31 Répondre à ce commentaire

Samuel assurait le service avec un pagne de lin. Voila le serviteur, aimé du Seigneur à sa place. Voila ce que nous devons faire nous même, en tablier de service, chaque jour de notre vie. Servir le Seigneur. Amen.

Par Cristin Odile 6 septembre 2017 à 8 h 04 Répondre à ce commentaire

Comme il est beau le souffle de la vie !

Par CLAVIER 6 septembre 2017 à 8 h 00 Répondre à ce commentaire

Que le Seigneur me garde dans la Foi , à l'heure où , tout dans ma vie , bascule dans l'instabilité de l'inconnu . Comme Anne , et comme Job je crois . Mais mon humanité résistera-elle à l'angoisse et ses effets ? Le malheur qui m'atteint venant de celui en qui j'avais toute ma confiance :
L'époux que j'avais choisi il y a 40 ans !
MERCI de vos prières , le chemin est rude , à quand la Joie de la renaissance....?
MERCI pour cette marche avec vous tous .

Par Nicole.B 6 septembre 2017 à 7 h 51 Répondre à ce commentaire

Oui, Nicole B? Nous prions pour toi...avec toi

Par ninon 6 septembre 2017 à 8 h 53

Votre témoignage me touche,Nicole,je vous accompagne par ma prière, que le seigneur vous bénis par sa paix,courage, en union avec vous

Par brig 6 septembre 2017 à 9 h 12

Moi aussi, je suis de tout coeur avec vous. essayez de ne pas rester seule dans cette épreuve. Françoise Chandernagor qui a vécu la même chose a écrit "La première femme", livre que je pourrais vous envoyer si vous le souhaitez.

Par Antoinette G 6 septembre 2017 à 9 h 33

Vraiment Merci à vous toutes et vous Dominique
Le réconfort de cette union de prière est tellement bon pour continuer à avancer !!!

Par Nicole.B 6 septembre 2017 à 18 h 17

Samuel "grandissait auprès du Seigneur," "avec Yahvé," traduit ma Bible. Et pourtant, lorsque Dieu l'appellera, au ch3, il est dit: "Samuel ne connaissait pas encore Yahvé et la parole de Yahvé ne lui avait pas encore été révélée."(1S3,7) Grandir auprès de Dieu, avec Dieu, n'est donc pas affaire d'explicite, pas en premier lieu. Elle est affaire d'attitude, d'ouverture, d'attente diffuse, sachant déjà, confusément, Dieu là. David ne sera-t-il pas de ceux-là qui, bien avant que l'esprit de Dieu ne 'fonde sur lui' lors de son onction a déjà fait l'expérience de Dieu qui l'a "arraché aux griffes du lion et de l'ours"(1S17).
Cette attitude d'ouverture n'est-elle pas dite dans ce "service en présence du Seigneur" que Samuel assurait, "servant revêtu de l'éphod de lin," traduit ensuite ma Bible, redoublant le mot? Service véritable, voie de "vie véritable", comme vous le dites si bien Sr Véronique. Disponible est le mot qui me vient, pensant à cette ouverture. "Me voici!" seront les premiers mots de Samuel, à l'appel de celui qu'il ne sait pas encore être Dieu lui-même.
A l'opposé des fils d'Eli, "des vauriens" qui, bien que prêtres, "ne connaissaient pas Yahvé" (1S2,12), ne cherchant qu'à prendre pour eux-mêmes, pour leur plaisir, biens et femmes dédiés à Dieu, et non servir. Anne reprendra ce mot devant Eli : "Ne juge pas ta servante comme une vaurienne" (1S1,16). Elle, sait le sens véritable du mot servir. Cette ouverture, cette attente. Elle que Dieu "visita". Féconde visite.

Par Audrey 6 septembre 2017 à 7 h 27 Répondre à ce commentaire

Merci pour ces belles méditations pleine d'Espérance et de Vie rappelant que, quelque soit la souffrance subie, l'Amour et la Joie nous attendent. Comment peut-on oublier ça de manière aussi récurrente ! Elle est quand même incroyable cette Bonne Nouvelle portée par les Ecritures ! Belle journée !

Par Pascale 6 septembre 2017 à 7 h 18 Répondre à ce commentaire

Avez-vous connu le gouffre de la souffrance, de l'abandon ?
Il recouvre tout et il faut du temps, et de l'abandon, pour percevoir la petite lueur de la petite vertu : espérance et s'accrocher à elle et se laisser guider
Prions ensemble

Par Micheline 6 septembre 2017 à 8 h 07

la distinction de Samuel malgré la dépravation des fils d'Eli.

Par Apologiste 19 août 2016 à 22 h 09 Répondre à ce commentaire

Anne a confié son fils au Seigneur, mais ce n'est pas un abandon: elle garde un lien fort avec lui et chaque année lui fait et lui apporte un petit manteau.

Ce texte très sobre nous confirme le souci de la mère pour son enfant, elle est mère et reste mère malgré la distance.

Seigneur, nos enfants sont tes enfants, nous Te les avons confiés, nous savons que Tu nous aides à veiller sur eux. Merci!

Par MARIE 18 août 2016 à 14 h 32 Répondre à ce commentaire

Ce que nous donnons à Dieu nous est rendu amplement. C'est le conte des trois grains de blé dont je parlais avant hier. C'est aussi le miracle de la multiplication des pains. La puissance de Dieu agit en notre faveur quand nous nous situons dans le courant de la vie . J'ai lu quelque part que nous faisons les premiers 10%, ensuite Dieu fait les 90% restants. Autrement dit, nous sommes largement bénéficiaires. De quoi avoir confiance...

Par Antoinette G 18 août 2016 à 11 h 00 Répondre à ce commentaire

"Et moi, je vous dis: demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira. [...] Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient!" dira Jésus (Lc 11, 9).

Anne en est bien la preuve vivante. Sa vie, infusée de la vie de Dieu, donne vie au-delà de ses espérances. Ses nombreux enfants ne sont qu'une facette de cette vie donnée. Sans être tous les jours aux côtés de Samuel, elle y est pourtant présente. Ce manteau, fait chaque année de ses mains, le dit bien. Mettre au monde ce fils n'était pas un aboutissement en soi. Sa prière au temple l'avait faite entrer dans l'intimité de la rencontre avec Dieu qui, déjà, l'avait transformée. Samuel "grandissait auprès du Seigneur", mais Anne, avec Elcana, avait depuis longtemps sa demeure auprès du Seigneur. Sa demeure vivante, à chaque jour de sa vie.

"Anne pria et dit", c'est ainsi que commence son cantique. Ses mots sont habités de l'Esprit. Sa vie est habitée de l'Esprit. Elle porte fruits.

Par Audrey 18 août 2016 à 7 h 20 Répondre à ce commentaire

En lisant votre commentaire, chère Audrey, ce qui m'a le plus frappé, (de là à ce que la porte se soit ouverte...) c'est ce rappel que vous faites de ces quelques mots: "frappez et l'on vous ouvrira".
On dit bien qu'on frappe à la porte, n'empêche que concrètement on frappe la porte, doucement au début, et puis parfois de plus en plus fort pour être sûr que s'il y a quelqu'un il entende et vienne ouvrir! Enfin, s'il le veut....
Et finalement je me disais, avec Dieu, quand tu frappes lui il ouvre. Et plus tu frappes, plus il ouvre, mais on ne voit parfois rien. Alors on frappe plus fort, comme un sourd... Et on ne voit toujours rien, on n'entend rien, on ne sent rien. Et puis parfois, un jour, on finit par comprendre, chacun à sa façon: qu'on essaye de tirer la porte alors qu'il faut la pousser, que ce qui se donne gratuitement ne se voit pas, ne s'entend pas, ne se sent pas, et pourtant, c'est toujours là,...

Par & 18 août 2016 à 18 h 58

Merci, chère &, pour cette belle... ouverture!
Difficile à voir et entendre cette ouverture... Peut-être parce que cette porte est en moi, et que le bruit que j'y fais est trop souvent assourdissant. Peut-être aussi parce c'est trop souvent moi-même que je frappe et que la douleur m'empêche alors d'entendre. Vous avez raison, elle est très certainement déjà ouverte, sans que je le voie, et peut-être que tout est là: apprendre à voir enfin en soi cette porte que Dieu a ouverte en moi, et qui mène à lui. Ou plutôt, le laisser m'apprendre à la voir.

Et si cet "on vous ouvrira" n'impliquait pas le fait d'entrer quelque part - puisque Dieu est en moi - mais signifiait nous ouvrir pleinement à lui, à sa Vie? Pour qu'elle coule en moi, cette Vie, eau et sang du Christ. "On vous ouvrira": seul Dieu peut m'aider à m'ouvrir à lui, si je le lui demande. Alors peut-être bien qu'à cette porte ouverte-là c'est à moi de parler, et de dire, à mon tour: "viens!".

"L'Esprit et l'Epouse disent: "Viens!" Que celui qui entend dise "Viens!" Et que l'homme assoiffé s'approche, que l'homme de désir reçoive l'eau de la vie, gratuitement." (Ap 22, 17).

Par Audrey 18 août 2016 à 20 h 12
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