Anne et Samuel

« Il veille sur les pas de ses fidèles. » 1 Samuel 2,9

Le cantique d'Anne

1 Samuel 2, 1-10

Et Anne fit cette prière :
« Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : oui, je me réjouis de ton salut !
Il n’est pas de Saint pareil au Seigneur. – Pas d’autre Dieu que toi ! Pas de Rocher pareil à notre Dieu !
Assez de paroles hautaines, pas d’insolence à la bouche. Le Seigneur est le Dieu qui sait, qui pèse nos actes.
L’arc des forts est brisé, mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain, et les affamés se reposent.
Quand la stérile enfante sept fois, la femme aux fils nombreux dépérit. Le Seigneur fait mourir et vivre ; il fait descendre à l’abîme et en ramène. Le Seigneur rend pauvre et riche ; il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible, il retire le malheureux de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, et reçoive un trône de gloire. Au Seigneur, les colonnes de la terre : sur elles, il a posé le monde.
Il veille sur les pas de ses fidèles, et les méchants périront dans les ténèbres. La force ne rend pas l’homme vainqueur :
les adversaires du Seigneur seront brisés. Le Très-Haut tonnera dans les cieux ; le Seigneur jugera la terre entière. Il donnera la puissance à son roi, il relèvera le front de son messie. »

Méditation

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Il n’est de parents que de parents adoptifs

Deux femmes, deux mères. Deux fils, deux prophètes et, entre eux, une relation sinon de parenté, du moins de filiation spirituelle. Anne est la mère de Samuel. Elle a prié pour avoir un enfant. Il deviendra le grand prophète et le juge d’Israël. Anne est figure de Marie. Elle est comme sa mère spirituelle. C’est pour cette raison que la tradition dit que la mère biologique de Marie s’appelle Anne. Le cantique d’Anne est une esquisse du Magnificat *.
Dans l’univers biblique, le nom désigne la vérité de la personne. Anne signifie la grâce. Elle n’est pas seulement celle qui est gracieuse au sens de charmante. Elle est celle qui transmet, qui rayonne la grâce, la vie de Dieu. Il y a plusieurs « Anne » dans la Bible : Anne, la mère de Samuel, Anne la mère de Marie. Il y a aussi Anne, la vieille dame de 84 ans qui accueille Jésus et ses parents dans le temple en chantant les louanges de Dieu **, sans oublier Anne, qui voit ses sept fils martyrisés devant ses yeux, qui trouve la force de les encourager et finit par mourir avec eux. Elle est la toute première à proclamer la foi en la résurrection de la chair ***.
Ces femmes conçoivent et portent une vie dont elles ne sont pas l’unique source. La source fondamentale, c’est Dieu. Elqana, le mari d’Anne et le père de Samuel, le reconnaît aussi. C’est Dieu qui « ouvre la matrice ». Elqana est ici figure de Joseph. Joseph aussi semble n’être pour rien dans la maternité de Marie. Mais il apporte sa généalogie, c’est-à-dire un autre type d’incarnation. Dans l’évangile de Matthieu et dans celui de Luc, les généalogies de Jésus sont celles de Joseph. C’est bien de lui que Jésus reçoit son ancrage dans la vie.
Un enfant n’est pas le pur produit de ses parents. La parentalité se joue dans l’adoption profonde d’un être, pour lui donner élan, confiance et rayonnement. Il n’est de parents que de parents adoptifs, coopérateurs de l’œuvre de Dieu.

* Lc 1, 46-56
** Lc 2, 36-38
*** 2 Maccabées, 7
Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Bruxelles.


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56 commentaires

Soeur Marie
Vous dites Joseph semble n'être pour rien dans la maternité de Marie. L'Évangile nous dit qu'il n'EST pour rien puisque Jésus est Fils de Dieu. Le verbe"semble" semble déplacé.
Le reste est bien vrai.

Par Freddy Doummar 5 septembre 2017 à 16 h 53 Répondre à ce commentaire

N'auras-tu pas pitié de Toi ?
Auteur : Pierre Fertin

Parce que Tu les aimes libres,
ils disent que Tu ne parles pas.
Parce que Tu prends visage humain,
ils disent que Tu te caches...

Parce que Tu mises sur les faibles,
ils disent que Tu es mort,
Parce que Tu es un Dieu du coeur,
ils disent que Tu endors.

Parce que
ton Esprit est insaisissable,
ils disent que tout va mal.
Parce que
Tu ne saurais être complice,
ils disent que Tu ne sers à rien.

Parce que
Tu n'es pas n'importe quel dieu
ils disent n'importe quoi.
Parce que
Tu m'as créé comme une image de Toi,
Tu es aussi tout ce qu'ils disent.

Mon Dieu, n'auras-Tu pas pitié de Toi ?

Par Partage 5 septembre 2017 à 14 h 55 Répondre à ce commentaire

Les textes présentés depuis le début de la retraite m’apportent un éclairage sur ce que signifie « aimer Dieu ». Peu à peu, les hommes et les femmes évoqués dans les récits bibliques, bien qu’ils aient vécu en des temps lointains et selon des cultures différentes des nôtres, me semblent de plus en plus proches de nous. Face aux événements de la vie, aux tourments suscités par les relations humaines, face aux doutes, ces personnes se posent les mêmes interrogations que nous ou commettent des erreurs dans lesquelles nous pouvons nous reconnaître. Malgré les obstacles rencontrés sur un chemin plus ou moins épineux, ils ont ouvert une voie d’espérance intacte depuis des siècles. Dans ces parcours, existent donc des éléments constants et universels qui nous touchent au-delà des différences.
Le texte et la méditation d’hier font résonner en moi deux verbes: « consacrer» et « confier ». Anne montre une grande confiance en son Seigneur au point d'établir avec lui une relation féconde et de lui «consacrer» son fils Samuel en retour de la grâce obtenue, comme le rappelle le Cantique de ce jour. Par ailleurs, prendre conscience que « La force ne rend pas l’homme vainqueur », amène les êtres, mus par un désir vif, à se tourner vers Dieu avec humilité. Nous aussi, nous sommes à la recherche d’une parole par laquelle Dieu se révèle dans nos vies en une relation féconde et inépuisable. De plus, l’accomplissement atteint en la personne de Jésus, verbe incarné, nous sauve de la stérilité.

Par Martine-Marie 5 septembre 2017 à 14 h 22 Répondre à ce commentaire

C'est bien vrai soeur Marie ;
Jésus dans le temple , dira à ces parents :
Ne savez -vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père!
Ainsi déjà Il parle de cette Nourriture que sera sa vie , pour la multitude .
Toute sa vie "terrestre "Jésus nous montre par ces enseignements , ce qu'est l'amour vraiment , non pas comme une définition , mais bien comme Une Source Sacrée .La simplicité d'Anne , sa condition , semble dépourvue si je m'appuie
sur ce temps présent , qui désacralise , industrialise toute La Création .Trouver Un rayonnement libre , qui autorise La
Volonté de Dieu , Oui Marie la bien-aimée de Dieu , si jeune et pourtant , dira : Je suis la servante du Seigneur , qu'il me soit
fait selon Ta Parole .Et Le Verbe est né , donnant ainsi à tous la capacité de devenir enfant de Dieu , dans Un Seul Esprit
Saint .Laissons donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu: C'est dire d'un coté l'imperfection du monde ,
et de l'autre La Perfection de toute La création qui gémit encore dans l'enfantement des douleurs .L'ancrage , profond du
Christ vers un monde où toute chose est consacrée et précieux aux yeux de Dieu , pour rendre visible les oeuvres de Dieu.
Lui le charpentier ...n'a laissé aucun écrit , pour nous confier encore d'écrire une lettre aux orphelin(e)s de la part de Dieu.

Par fred 5 septembre 2017 à 8 h 32 Répondre à ce commentaire

"Face à mes ennemis s'ouvre ma bouche," et pourtant elle est bien cette même Anne dont, autrefois, les "lèvres remuaient mais on n'entendait pas [la] voix" (1S1,13). Elle parle aujourd'hui, exalte ce Dieu qui l'a relevée. Le "Très-Haut" élève, lui qui est avec "le faible", "le malheureux", dans la poussière et la cendre où la vie les a faits tomber. Ses mots résonnent de sa vie, elle qui implorait Dieu de "voir la misère de [sa] servante". Ils ont la force des mots incarnés, des mots vivants car vécus. "Le Seigneur est le Dieu qui sait," et Anne la femme qui sait Dieu, par sa chair.
La poussière de la honte qui fait courber le front, qui couvre ce sol que l'on voudrait parfois voir s'ouvrir, pour s'y terrer, s'y enterrer, ne plus souffrir, la cendre du deuil, ne sont-elles pas cet "abîme", ce shéol, dont Dieu "ramène"? Cette mort banale, inaudible, invisible, ou alors incomprise - comme par Eli - la fosse du quotidien. Sables mouvants qui enlisent, qui voudraient étouffer toute vie. C'est là pourtant, dans la nudité d'un être devant Dieu, que se révèle sous les pieds le Rocher. La puissance infinie de Dieu, à qui sont "les colonnes de la terre", qui "tonnera dans les cieux", et qui est là, révèle sa puissance de vie au faible, au malheureux : au singulier, avec chacun d'eux. Sa puissance de vie dont il "revêt" comme une seconde peau l'être à nu devant lui.
Anne, dont on n'entendait pas la voix parle aujourd'hui. Dieu lui a rendu la parole en lui donnant sa vie.

Par Audrey 5 septembre 2017 à 7 h 01 Répondre à ce commentaire

HYMNE : POUR QUE L'HOMME SOIT UN FILS
D. Rimaud — CNPL

Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :
Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,
Son amour nous voyait libres comme lui.

Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,
Nous l'avons tenue captive du péché :
Haine et mort se sont liguées pour l'injustice
Et la loi de tout amour fut délaissée.

Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,
Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :
L'arbre de la croix indique le passage
Vers un monde où toute chose est consacrée.

Qui prendra la route vers ces grands espaces ?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?
L'humble serviteur a la plus belle place !
Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.

Par Hymne 5 septembre 2017 à 5 h 47 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette méditation qui approfondit chez moi le mystére de la maternité, en lien avec mon mari depuis cinquante années. Merci de me rappeler que Dieu est la source, que Dieu ouvre la matrice. En plus mon prénom est Annie, et je découvre toutes les Anne de la Bible. Merci.

Par Lemaire Annie 29 août 2016 à 8 h 43 Répondre à ce commentaire

Oui, la maternité et la paternité, pour être vécues pleinement, nécessitent d'"adopter" son enfant.

Mais par les temps qui courent, votre expression "il n'est de parents que de parents adoptifs" évidemment provoque.

Il me semble que, de façon regrettable, cela pourrait amener à penser qu'on peut tenir pour rien le lien de la chair.

Vous écrivez "Un enfant n’est pas le pur produit de ses parents. La parentalité se joue dans l’adoption profonde d’un être, pour lui donner élan, confiance et rayonnement. Il n’est de parents que de parents adoptifs, coopérateurs de l’œuvre de Dieu."

Oui, les parents sont coopérateurs de l'oeuvre de Dieu. Oui, Dieu leur "confie" (ses) leurs enfants. Oui, ils doivent, pour être pleinement parents, se reconnaître "parents adoptifs"...
Mais enfin, Dieu s'est incarné en Jésus et chaque enfant est chair, né de la chair de ses parents.
Arrêtons l'usage d'expressions telle que "mère biologique" ou de néologismes tel que "parentalité" qui ne font qu'installer la confusion.

On appelle à juste titre "parents adoptifs" les parents qui accueillent un enfant orphelin de ses "parents".
Qu'on ne puisse être parent pleinement sans reconnaître la filiation divine de son enfant ne peut se dire comme "il n'est de parent que de parent adoptif". Votre raccourci certes, va dans le sens actuel que certains aimeraient voir "adopter" vis-à-vis de la filiation mais n'est pas fidèle à notre essence d'êtres incarnés, fils et fille de... sur terre, tout en étant enfant de Dieu. La chair, le corps désirant sont le lieu même de notre relation à Dieu, de notre identité, et notre lien corporel à nos parents, à nos ascendants ne peut être tenu pour rien !

Par Christine MERLIN 26 août 2016 à 16 h 24 Répondre à ce commentaire

Bonjour Christine Merlin
Vous passez un peu à côté du commentaire.
Relisez la généalogie de Jesus : c'est celle de Joseph, le père adoptif de Jesus.
Il y a donc un mystère à découvrir et à vivre dans la foi chrétienne, qui ne dénie pas les liens naturels mais qui conduit au delà. ...
C'est cet au delà qui est l'horizon.
Je ne parlerai donc pas de raccourci mais de quelque chose qui va à l'essentiel.
Un enfant n'est pas le pur produit de ses parents. Il l'est pour beaucoup mais pas seulement...
François

Par Francois Fort 27 août 2016 à 13 h 51

Les enfants sont les enfants de Dieu, les parents quelles qu'ils soient se doivent de les protéger quand il le peuvent. Le texte biblique parle des parents adoptifs, et comme nous sommes fils et fille de Dieu on doit se protéger mutuellement et particulièrement les enfants en montrant le bon exemple.

Par PEINGNEZ 20 août 2016 à 12 h 38 Répondre à ce commentaire

Je suis tout simplement contente d'avoir reconnu lors de ce texte biblique: "Le cantique d'Anne",( que je ne connaissais pas, et oui je ne connais pas toute la bible et je suis convertie depuis 2002 seulement)(J'ai 68 ans), le MAGNIFICAT de Marie que j'aime tant. ça paraît tout simple, tout bête ma réaction mais je suis contente.
MERCI à JESUS d'être venu à ma rencontre, sans lui je ne pourrais vivre aujourd'hui. AMEN. Marie-Claire

Par Marie-Claire NOLLEAU 19 août 2016 à 17 h 28 Répondre à ce commentaire

Je connais quelques femmes qui portent ce beau prénom, Anne, Annie, Annette...
Dans la vie quotidienne, elles montrent bien la signification de leur prénom "la Grâce" et cela se voit, cela se sent dans leurs gestes et dans leurs paroles...
Oui, quoi qu'en disent certains le prénom est pour beaucoup dans la vie de chacun de nous..;
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 19 août 2016 à 16 h 18 Répondre à ce commentaire

Aujourd'hui,anniversaire de ma fille Anne,47 ans...
Je suis émerveillée devant sa foi et sa confiance en Dieu,moi,dont la foi s'amenuise ,me semble t,il ....heureusement que les enfants sont là pour nous forcer à avancer...

Par Penelope 19 août 2016 à 7 h 24 Répondre à ce commentaire

Merci , soeur Marie Monnet, pour cette belle méditation , je découvre de plus en plus ,grâce à vos communautés les textes bibliques de l'ancien testament , très instructif pour moi, Anne une femme et mère admirable, et aimante, l'oeuvre de Dieu ...Rita

Par Rita Giuliani 18 août 2016 à 15 h 33 Répondre à ce commentaire

Curieuse cette similitude entre le Magnificat de Marie et le cantique d'Anne, mère de Samuel ! je la découvre grâce à vous et je constate avec vous qu'elle est "la toute première à proclamer la foi en la résurrection de la chair". Décidément on fait des découvertes tous les jours !

Par élisabeth 18 août 2016 à 14 h 02 Répondre à ce commentaire

Je suis vraiment rejointe par ce texte et cette méditation, et cela à deux niveaux, en tant que fille et en tant que mère. Je loue le Seigneur de m'avoir fait don de la foi, car sans lui, sans cette foi parfois chancelante, je ne serais pas devenue cette fille qui a pu pardonner à ses parents d'avoir été parfois "défaillant" et je n'aurais pas pu en tant que mère réussir à confier au Seigneur cette douleur de ne pas aimer ma fille comme il le faudrait, d'un amour inconditionnel. Tous les jours, le Seigneur m'aide à "adopter" mes enfants, à les aimer comme ils sont, pour qu'ils soient des adultes confiants, rayonnants et qu'ils gardent leur élan dans la vie.

Par Anne-Cécile 18 août 2016 à 12 h 16 Répondre à ce commentaire

Mon Dieu,
Mon Dieu.

Par Anne 18 août 2016 à 11 h 04 Répondre à ce commentaire

PPS : l'oraison sert à rencontrer intimement et secrètement Jésus ou le Père, la louange est autre chose qui peut quand même venir naturellement, durant l'oraison, ce n'est pas le but au départ. Mais si on loue Dieu, n'importe quand, quand ça vous chante, les voies, nos voies, la nôtre notamment intimement, s'éclairent aussi. La louange est vraiment utile, ce n'est pas ce que Dieu attendant de nous (il ne cherche pas notre idolâtrie surtout pas, il est l'être, comme nous serons et somme déjà bien qu'on l'ignore, à son image pas selon l'idée qu'on s'en fait conceptuelle-ment ou esthétique-ment) mais c'est utile pour nous pour nous libérer de ce monde mortel illusoire par rapport à la cité céleste (même si nous n'en avons pour l'instant que le concept via les explications des Saints). Vous voyez ce que j'essaie de dire ? En union de prière. MERCI.

Par Viviane 18 août 2016 à 8 h 11 Répondre à ce commentaire

PS: Pardon voilà, c'est l'invocation par l'évocation dans l'oraison qui l'amène, il me semble.

Par Viviane 18 août 2016 à 7 h 27 Répondre à ce commentaire

Les membres de l'église sont citoyens de l'oeuvre de Dieu, pas besoin d'enfanter (puisque il y a l'adoption, pas besoin de pma pour les désireux stériles) car la véritable naissance n'est pas biologique, mais issue du baptême. On s'en rend moins compte lorsque on est baptisé en couveuse (quoique, je ne me sentais pas sauvée que par le corps médical), les baptisés adultes vous le diront. J'ai vécu une deuxième naissance à la présentation directe de l'Esprit, je pense que c'est la confirmation ou ce qui la produit. Grâce à un maître érudit et réalisé rencontré après avoir prié Ste Thérèse de l'enfant Jésus (des quinzaines de son Rosaire), quelques temps plus tard quand je n'y pensais plus, cherchant une issue à ma confusion) alors que je n'y pensais plus tout fut clair et évident, j'étais à nouveau neuve, comme vierge à nouveau. Donner la Vie c'est donner la parole de verité, qui souvent se passe de mots puisque elle est non mensonge, elle n'est pas portée par des concepts, mais par le Verbe, le souffle, comment dire. C'est une expérience qui n'est pas de notre volonté. Comment dire, ? Je ne sais pas, faites oraison, sans rien attendre juste pour louer le Verbe de vie. Nous n'avons pas d'autres parents en réalité, même si Joseph à eu un rôle éducatif pour l'humanité du Sauveur, c'est Marie immaculée qui l'a porté en vérité pour lui donner vie, mais la vraie Vie bien du Père éternel. AMEN

Par Viviane 18 août 2016 à 7 h 23 Répondre à ce commentaire

Merci à vous chères Marie et Monette pour vos prières. Nous devions nous rencontrer chez moi le 29 Août pour préparer la rentrée pour les projets du CCFD. La maladie a été foudroyante. C'est dur; elle était si joyeuse, si volontaire, une belle âme. Comme vous dites soeur Marie, Anne, c'est la grâce; Elle était la grâce, la simplicité.

Soeur Marie, merci pour ces beaux portraits de femmes admirables, il n'y avait qu'une femme pour en parler comme vous le faites.
Toutes ces Anne de la Bible ont bien porté leur nom. Elles ont été toutes des mères admirables
Quelqu'un a cité Khalil Gibran , c'est un texte magnifique: "vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."
C'est bien vrai; nous les mères, nous sommes bien placées pour le savoir. Nous nous contentons de les aimer et acceptons leur choix de vie qui nous en coûtent parfois. Ils vivent leur vie comme ils l'entendent. Ils sont libres, créés libres, nous ne pouvons pas les enfermer, les garder pour nous; ils sont comme l'oiseau, épris de liberté.

Par Marjeanne 18 août 2016 à 0 h 58 Répondre à ce commentaire

Bonjour Marie-Jeanne
Merci pour votre beau commentaire. Je suis entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne nos enfants. Ce n'est pas toujours facile.
Je vous souhaite une très bonne journée. Bien fraternellement. Marie-Agnès.

Par Marie-Agnès 18 août 2016 à 11 h 25

Parents coopérateurs de l'oeuvre de Dieu.

OUI!!!!!!!!!! tant d'éléments nous dépassent!

Merci

Par mic 17 août 2016 à 23 h 56 Répondre à ce commentaire

Nos enfants ne sont pas nos enfants nous sommes tous créer pour Dieu et être en Dieu,nos enfants nous devons les présenter au Seigneur et les éduquer avec beaucoup d'amour et de confiance, aller à l'Eglise ensemble,c'est en Eglise, en communion avec tous les baptisés que le chrétien accomplit sa vocation...nous avons tous un seul Père Dieu,donc nous sommes tous des parents et enfants adoptifs sur cette terre...Merci pour cette belle méditation !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 17 août 2016 à 20 h 49 Répondre à ce commentaire

Pour.moi ,c'est un peu compliqué de suivre votre méditation par contre je suis en accord avec vous:nous adoptons un être ,nous ne sommes que des parents adoptif s coopérateur de l'oeuvre de dieu .

Par Ghislaine desbonnets 17 août 2016 à 20 h 12 Répondre à ce commentaire

J'ai eu la chance d'avoir de bons parents qui nous ont donné tout ce qu'ils pouvaient, alors qu'eux-même n'avaient pas reçu grand chose. Mon remords est de ne pas leur avoir rendu autant.
Il n'y a pas de parents idéals, seulement des parents acceptables. C'est vrai que parfois, pour une raison ou une autre, l'amour ne se déclenche pas. Mais c'est très rare que l'enfant ne trouve pas une figure de substitution, tellement c'est vital. Seulement, il risque de rester toute sa vie plus en demande d'amour qu'un autre qui a été beaucoup aimé. Peut-être que c'est ces enfants-là qui choisissent des voies tournées vers le don, ou à l'inverse, tournées vers la prédation ?

Par Antoinette G 17 août 2016 à 19 h 41 Répondre à ce commentaire

Toute ma reconnaissance pour ce commentaire qui m'ouvre et projette ma réflection sur la grandeur de la maternité et la place de Dieu Créateur dans la transmission de la vie! Michel V.

Par Michel Villemure 17 août 2016 à 19 h 11 Répondre à ce commentaire

Merci encore pour cette méditation très profonde, sœur Marie.
Je reprends votre dernière phrase: "coopérateurs de l'œuvre de Dieu", pour prier:

Seigneur nos enfants sont Tes enfants, aide-nous dans nos missions d'éducateurs à les faire avancer dans la confiance, à les soutenir dans les difficultés, à agir avec discernement.
Fais que nous gardions courage et patience.
UDP

Par MARIE 17 août 2016 à 17 h 40 Répondre à ce commentaire

Cette méditation est très belle et, surtout, très pertinente...On ne "fait pas un enfant", on l'accueille, on l'aide à grandir, le rôle n'est pas facile, on est - toujours -insuffisant... Dans le meilleur des cas, on l'adopte.... Pas de différence... entre les situations... Nous sommes tous des parents adoptifs!

Par Françoise 17 août 2016 à 16 h 45 Répondre à ce commentaire

Je vous remercie, toute votre équipe, de ce gros travail magnifique.

J'écoute, une fois, deux fois, et j'abandonne en cours de route sur la troisième fois, car je n'y comprends pas grand chose.
Tous ces textes sont inspirés, je n'en doute pas une seconde, mais sortis de leur contexte, cela nous complique et nous trouble encore davantage pour comprendre la Bible. Vous faîtes exactement ce que font tous les créateurs de sites de ce type.

Dieu qui ouvre la matrice ?
Samuel grand prophète et JUGE D'ISRAËL ?
une généalogie mais un autre type d'incarnation ????

Merci de toutes façons pour tous les efforts faits pour essayer de nous aider à CROIRE..

bien à vous chantal

Par TILLY 17 août 2016 à 13 h 36 Répondre à ce commentaire

Ah la la je me suis toujours dit qu'il fallait un permis d'enfanter et d'éduquer cela éviterait des serial killer et criminel en tout genres. Il suffit que des êtres malmenés rencontrent l'amour le vrai rencontrer de belles choses pour donner le meilleur. Car le cœur de l'homme est bon à l'image de son créateur si ses perceptions parfois sont abîmées dans sa faiblesse et médiocrité. Mais il est miséricorde espérance AMEN

Par Detchen 17 août 2016 à 12 h 07 Répondre à ce commentaire

"Un enfant n’est pas le pur produit de ses parents. La parentalité se joue dans l’adoption profonde d’un être, pour lui donner élan, confiance et rayonnement. Il n’est de parents que de parents adoptifs, coopérateurs de l’œuvre de Dieu. "
Ça serait bien qu'on lui donne aussi humilité et douceur, au moins de cœur, sinon il risque de devenir comme un rouleau compresseur ou un bulldozer qui écrase tout sur son passage, et n'a aucune pitié pour ceux qui n'ont pas sa force... avant peut être de se casser le nez contre une "machine de guerre" plus puissante que lui...
"...le Seigneur jugera la terre entière. Il donnera la puissance à son roi, il relèvera le front de son messie. "

Par Ui 17 août 2016 à 11 h 47 Répondre à ce commentaire

Ma fille chérie s'appelle Anne et c'est l'image même de la grâce. Non pas beauté quoique pas mal, mais elle cherche toujours l'équilibre dans toutes relations.....
Merci pour ce doux rappel.

Par Marie-Francoise 17 août 2016 à 11 h 10 Répondre à ce commentaire

Merci Sœur Marie d’avoir fait revivre pour moi toutes ces Sœurs "Anne", prénom biblique et toujours actuel.Votre maman ne s’appellerait-elle pas Anne par un heureux hasard? Bonne journée à vous. L.D.

Par dourte léon 17 août 2016 à 10 h 49 Répondre à ce commentaire

Magnifique méditation, soeur Marie. Que de délicatesse, de tendresse, de douceur; on se laisse bercer par vos paroles, un émerveillement !

Je vais arrêter là mon commentaire; je viens de recevoir un coup de fil m'annonçant le décès d'une amie très chère, une Anne; coïncidence;
Coup dur; je vous demande de prier pour elle, pour les siens surtout. Michel et Annie, un couple engagé à fond dans le CCFD Terre solidaire, avec lesquels j'ai apprécié de travailler pour les pays en voie de développement. Je suis bouleversée.

Marie Jeanne

Par Marjeanne 17 août 2016 à 10 h 42 Répondre à ce commentaire

Union de prière pour votre amie Anne et pour tous les siens.

Par MARIE 17 août 2016 à 13 h 31

De tout coeur avec vous Marjeanne, ainsi que la famille d'Anne. Union de prière.

Par monette 17 août 2016 à 18 h 19

"Le Seigneur est le Dieu qui sait, qui pèse nos actes". Comme cela a déjà été mentionné, Lui Seul connaît le fond de nos cœurs. Vous écrivez Sœur Marie : "ces femmes conçoivent et portent une vie dont elles ne sont pas l'unique source". Si l'on sort du contexte biblique, cette phrase paraît "décalée" transposée non seulement dans le monde actuel mais dans la façon dont on a considéré les enfants dans les siècles précédents. Et si vous me permettez Sœur Marie de poursuivre une réflexion un peu désabusée j'en conviens, lorsque vous écrivez "il n'est de parents que de parents adoptifs, coopérateurs de l'œuvre de Dieu" j'ai l'impression que cela concerne un monde idéal, "virtuel", qui n'est pas le nôtre. Je vais déposer ma prière aux pieds de Marie, mère de l'Enfant Dieu, du Christ crucifié ; qu'elle rejoigne celles de toutes les mères qui aiment leurs enfants comme ils sont. Que Marie dispensatrice de toutes grâces nous aide dans notre rôle de mères terrestres.

Par mahona 17 août 2016 à 10 h 40 Répondre à ce commentaire

Boniface,
Je crois que vous n'avez pas du tout compris.
J'ai agi, rien... Il est des mères inaffectives. La mienne est inaffective.
Dois je lui demander pardon d'avoir été victime ? Dois je lui demander pardon pour sa méchanceté ? Je l'aime malgré tout.. Sa "souffrance" ne concerne que son image et sa réputation. Elle est indifférente à sa propre fille.
Les mères indignes existent aussi, Dieu le sait. Ne nous voilons pas la face...
Cette méditation m'aide en ce sens qu'elle va plus loin que la parentalité de fait... Heureusement d'ailleurs sinon bon nombre d'enfants malmenés n'auraient aucun guide.

Par Blandine 17 août 2016 à 10 h 38 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette belle méditation. Les Parents adoptifs. me plaisent beaucoup! surtout quand ils sont très imparfaits. Après 65 ans de révolte contre mes parents, j'ai fait l'expérience du dieu père miséricordieux et infiniment bon. Maintenant je peux pardonner les manques subis . Cécilia

Par Rita 17 août 2016 à 11 h 44

Merci ma sr Marie votre méditation comme toujours interpelle nos consciences.

Avec la grâce de notre Père éternelle, nous avons conçu deux enfants que nous avons élevés avec amour et foi. Comme beaucoup de parents je ne peux que les voir évoluer aujourd'hui à leur guise. Ils sont adultes maintenant, 30/32 ans.

Après toutes les grace que nous avons reçu du Seigneur, lorsque ma fille aînée me dit qu'elle est cartésienne et ne croît pas, j'ai mal et me demande ce que j'ai manqué à don éducation. Je me sens fautive comme beaucoup de parents peuvent l'être.

Je continue à mettre mon espoir dans le Seigneur pour qu'il montre son chemin à sa fille égarée.

En union de prière avec toutes les mamans et parents.

Par Marilou 17 août 2016 à 10 h 05 Répondre à ce commentaire

Marilou, je voulais simplement vous dire de ne pas culpabiliser mais de continuer avec confiance et persévérance à prier notre Seigneur; et lui dans sa bonté infinie et son amour pour chacun de nous se manifestera à votre fille au moment favorable et de la façon qu'il jugera adaptée car le Seigneur n'abandonne aucun de ses enfants; En UDP avec vous et tous les parents qui vivent des situations semblables avec leurs enfants.

Par Jean-Louis 17 août 2016 à 18 h 43

Merci pour ce commentaire !
Mais pourquoi tant de parents "adoptifs" indignes ? Croyez vous que l'enfant malmené comprenne ce qui lui arrive ? Croyez vous que les sacrifices d'enfants aient du sens ?
Je reste profondément persuadée que la vie est œuvre de Dieu et il n'est rien de plus qui m'agace que cette phrase " faire un enfant"., arrogance et orgueil de notre monde !
Nous ne sommes certes pas toujours à la hauteur de ce que nous devrions être par rapport à nos enfants, que d'erreurs, de bêtise, de méchanceté... Mais si l'amour est, alors tout va mieux... J'attends depuis des années que ma propre mere manifeste envers moi une minuscule attention... Elle a 91 ans et rien ! Et elle est catholique pratiquante ! Dois je comprendre ? Pardonner ? Je n'ai aucune à haine, simplement j'attends. Tout cela parce que j'ai dit une vilaine vérité qu'elle savait mais qu'elle ne voulait pas entendre ! Alors, je fus bannie, abandonnée, trahie etc... Mais j'attends !
Blandine

Par Blandine 17 août 2016 à 9 h 31 Répondre à ce commentaire

Bonjour Blandine,
Ton attente est elle passive ou active? Ta mère t'aime et elle souffre autant que toi de cette situation. Toi aussi tu l'aime alors brise cette glace et manifeste ta tendresse. Va, demande pardon à ta mère. Confiez vous à Dieu dans la prière par l'intercession de la Saint Vierge Marie

Par Boniface 17 août 2016 à 10 h 23

Bonjour, Blandine,
Une amie a connu le même problème que vous avec sa mère, pour une révélation douloureuse que la mère ne voulait pas accepter.
Elle en souffrait beaucoup. Nous avons beaucoup prié; la réconciliation s'est faite pleinement, grâce à Dieu!
Patience, nous allons confier cette intention au Seigneur et à l'intercession de Marie.
UDP.

Par MARIE 17 août 2016 à 13 h 42

Bonjour Rde Soeur Marie Monnet!

Je suis régulièrement les méditations bibliques que propose Retraite dans la Ville et auxquelles vous participez très efficacement. Je vous remercie particulièrement pour la méditation de ce matin. Je l'ai beaucoup appréciée. Je vous félicite pour cette oeuvre missionnaire, en fait de l'évangélisation.
Bonne journée et à prochaine.

Par ANIUWE DENGBANDA Frère de l'Instruction Chrétienne 17 août 2016 à 9 h 09 Répondre à ce commentaire

Bon.......jour,

Sainte-Anne, ma "patronne" la grand mère de Jésus
@Anne-Claire , vous portez aussi ce doux prénom , merci pour votre commentaire "vos enfants ne sont pas nos enfants" de Khalil Gilbran , je vais essayer d'en savoir un peu plus car je ne connaissais pas son auteur et cela m'intéresse . Face à cette absence les mots sont impuissants , je voullais juste vous écrire ce petit mot

Union de prières

Par annie 17 août 2016 à 9 h 00 Répondre à ce commentaire

Annie... Khalil Gibran est l.auteur du livre "le Prophète"... c.est un livre poétique et merveilleux... il rassemble tout ce que l.homme peut vivre... une approche calme et authentique..

Par anne-claire 17 août 2016 à 21 h 38

Bonjour On parle bien du cantique d'Anne ? C'est aussi en rapport avec l'humilité. Agir avec humilité et servir avec audace. Harmonie des deux jusqu'au bout du chemin. ultreïa!

Par Detchen 17 août 2016 à 8 h 53 Répondre à ce commentaire

" Il n’est de parents que de parents adoptifs, coopérateurs de l’œuvre de Dieu"
Cette affirmation est biblique et uniquement biblique, vous le rapportez " Dans l’évangile de Matthieu et dans celui de Luc, les généalogies de Jésus sont celles de Joseph. C’est bien de lui que Jésus reçoit son ancrage dans la vie."
Ce que je suis, je le dois à mes parents et à eux seuls, puis à l'éducation reçue, me montrant le chemin du Christ..
Je me sens fils de Dieu, fils adoptif, puisque j'ai choisi de le suivre, sans réserve, sans limite,..... Je me sens adopté par le Christ et la communauté et j'en suis fier.

Dans le Cantique d'Anne j'ai relevé : "Le Seigneur fait mourir et vivre " s'en suit une énumération de situations qui sont les idées fortes de la volonté de Dieu. Mais cette phrase est difficile à admettre.

Par SYLVESTRE14 17 août 2016 à 8 h 46 Répondre à ce commentaire

la perfection n'est pas de ce monde. Par contre Seigneur combien de fois me suis je reposer , réconforter sur ton épaule .
Combien de fois ma tu tenue en vie dans la tempête de mon enfance et si je suis là aujourd'hui c'est grâce à toi!
Merci SEIGNEUR.
Je te confie tous les parents pour qui le rôle est difficile et quelques fois ingrat. Donne nous le courage et la volontée de donner l'éducation pour repére, dans le dialogue ,le partage, et la différence. Merci

Par sabrina 17 août 2016 à 8 h 44 Répondre à ce commentaire

Merci chère petite Soeur Marie... vos méditations trouvent toujours résonnance dans mon coeur. Ce que vous nous partagez me rappelle le texte de Khalil Gilbran.....
"Vos enfants ne sont pas vos enfants..."
ce texte est celui qui a accompagné notre fils.... nous l.avions choisi avec notre ami prêtre qui devait célébrer cette messe.offrande d.une jeune vie.
j.avais alors oublié la chair... celle qui souffre... se souvient et attend désespérement le retour de l.enfant.
Alors oui, je le confesse encore aujourd.hui, ces femmes comme Anne comme Sara... Marie sont venues du fond des âges et m.ont conduites sur ce long et douloureux chemin de l.absence.
Ne soyons pas téméraires ni triomphantes ..

Par anne.claire 17 août 2016 à 8 h 28 Répondre à ce commentaire

Merci, Soeur Marie, pour ce texte clair qui nous fait voyager de l'Ancien au Nouveau Testament, sans avoir peur de balayer certaines traditions qui l'on prend souvent au pied de la lettre et non symboliquement.
Noëlla

Par Noëlla BINON 17 août 2016 à 8 h 18 Répondre à ce commentaire

"On ne choisit pas ses parents…" dit la chanson. Et tout parent n'est pas ce coopérateur de l'œuvre de Dieu dont un enfant a tant besoin. Est-ce à dire que l'enfant qui ne reçoit pas cela de ses parents, ou de tout autre adulte, est condamné à ne jamais trouver cet élan, ce rayonnement? Je ne le crois pas.

Cet enfant n'est pas condamné, parce qu’il a un Père. C'est de ce Père dont nous parle Anne. Un Père rocher, qui enlève toute honte ("mon front s'est relevé"), qui fait dépasser toute honte. Cette force que ses parents n'ont pu lui transmettre, c'est Dieu qui la lui donnera ("le faible se revêt de vigueur"). Il est cet affamé, ce pauvre que le Seigneur comble de biens. Elle est cette femme sans enfants qui, par la grâce du Seigneur, saura rayonner de Sa Vie et la transmettre aux affamés que son chemin croisera. Tous sont ces faibles qui dans la poussière de la vie qui colle à leurs corps, à travers toutes les situations de mort qui semblent réduire leur vie en cendres, trouvent en eux cette lumière, cette source qui jamais ne tarira parce qu'elle est la source de leur vie même. Dieu.

Anne, comblée de grâce, Anne qui transmet la vie du Père est, comme Marie, mère de ces enfants-là. Ces abîmes de honte, elle les a traversés. Son humiliation, sa souffrance, son corps qui la trahissait, c'est à Dieu qu'elle les a présentés, offerts. Et Dieu l'a comblée. Son cœur exulte et ce cœur qui déborde de la joie de la grâce, de la honte effacée, résonne à travers les siècles. 'Ecoutez, tous les pauvres!' dit-elle, et cherchez en vous, toujours, ce Père qui vous donne sa force, qui vous donne sa vie. Il est avec vous, à chaque pas. Et cette vie, cette joie-là, nul ne vous l'enlèvera.

Par Audrey 17 août 2016 à 7 h 14 Répondre à ce commentaire

"Je ne le crois pas" et je ne crois pas non plus que c'est ce que vous suggérez, Sr Marie. Votre méditation m'a seulement incitée à réfléchir plus loin, et je vous en remercie.
Belle journée à tous!
Prières pour tous, avec tous.

Par Audrey 17 août 2016 à 7 h 18

" Il n'est de parents que de parents adoptifs , coopérateurs de l'oeuvre de Dieu " Je garde cette phrase dans mon coeur et prie pour tous les parents .

Par Marie-Françoise 17 août 2016 à 6 h 11 Répondre à ce commentaire
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