Anne et Samuel

« Il veille sur les pas de ses fidèles. » 1 Samuel 2,9

La consécration de Samuel

1 Samuel 1, 24-28

Lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »
Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Méditation

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Un Dieu qui exauce, une femme qui tient parole.

Anne et Elkana étaient des priants. Des suppliants. Il faut faire face, pour Anne la stérile, à la femme rivale, Pennina, jalouse de l’amour qu’Elkana porte à Anne. Alors elle prie, supplie. Tant, au point que le prêtre Eli finit par être touché par sa tristesse autant que par sa foi et implore son Dieu de l’exaucer. Alors Anne va enfanter un fils, Samuel. C’est sa confiance malgré la tristesse, malgré le désespoir qui aura « raison » du Seigneur. Oui le « Seigneur exauce », tel sera le nom de son enfant : Samuel, Dieu exauce.
Mais Anne aussi tient parole. Car elle avait promis, lors de sa supplique à son Dieu * qu’elle confierait ce fils au Seigneur, « pour toute sa vie ». Elle ne le veut donc pas pour elle et pour ses vieux jours, ou pour ceux d’Elkana. Non elle le désire ardemment comme le fruit de la grâce. La grâce de son amour avec Elkana. La grâce de sa foi en son Dieu de tendresse et de miséricorde. Pourtant, quand elle a fait cette promesse, rien ne l’assure du fruit de ses entrailles. Elle ne sait rien non plus de la douleur de ne pas garder son fils auprès d’elle. Elle ne sait pas. Mais elle croit.
De tout son cœur et de toute sa volonté. Elle croit que là est ce qui sera juste. Un fils alors pour toute sa vie. Sans rien savoir de ce qu’il deviendra, mais sûre pourtant que là sera la meilleure part pour lui. Le confier. Elle qui aura tant confié sa douleur et son humiliation à son Dieu.
Anne, la croyante. Suppliante, debout, fidèle à sa parole.
Anne, notre aînée dans la foi à tous. Visage de Marie dans sa confiance et son abandon, visage de chacune des femmes de ce monde qui laisse partir leurs fils – et leurs filles – advenir à leur propre vie, sans jamais les délaisser. Visage de tous les croyants que nous sommes, qui malhabilement, chaotiquement souvent, supplions et essayons de remettre le meilleur de nous –même à celui-là seul qui peut lui faire porter du fruit.

* 1 Samuel chapitre 1, verset 11
Méditation enregistrée dans les studios de Radio Notre-Dame Paris


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55 commentaires

Cher Bof Il y a des prières pour demander ; des prières pour remercier. La devise de Ste Zita était "Les mains au travail ; le cœur à Dieu". Il y a des textes qui expliquent comment prier le matin, le soir ; comment s'isoler pour prier ; les moments consacrés à l'adoration........ Rien n'est inutile mais chacun s'adresse à Dieu avec ses mots. On peut prier là où l'on est. La qualité de notre prière serait-elle différente selon le lieu où l'on se trouve ? Jésus ne veut peser sur personne mais Il a dit "Suis moi" et cette implication peut paraître inaccessible. Je suis souvent admirative des phrases que je lis dans d'autres commentaires sur ce site qui disent simplement, avec des mots choisis, sensibles, de très belles choses de Dieu, à Dieu. A chacun de faire sa part selon ses possibilités : cela peut-être une écoute, un sourire, un mot aimable. Il est vrai que la place de l'aîné n'est pas toujours enviable ; on a tendance à lui demander beaucoup. Je souhaite que vous receviez, gratuitement, des manifestations d'amitié pour ce que vous êtes et non pour ce que vous pouvez faire.

Par mahona 5 septembre 2017 à 21 h 25 Répondre à ce commentaire

Je voulais des enfants.. j'en ai eu 3... 3 beaux garçons ... à qui j'ai donné les moyens de faire des longues et grandes études...ils ont un bon métier, un conjoint, des enfants ...et une vie si remplie (?) ... qu'ils ne pensent plus à moi ...
Pourquoi cet amour filial n'est qu'à sens unique ???
Je prie Dieu pour que les liens se ressoudent...
Aidez moi aussi à prier pour cela
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 5 septembre 2017 à 14 h 14 Répondre à ce commentaire

Nous prions aussi avec vous à cette intention, Claudio.

Pour le rapprochement entre les membres des familles, parents, grands parents, enfants petits enfants, oncles, tantes, cousins, cousines, neveux et nièces... les liens familiaux intergénérationnels sont très précieux: Seigneur, aide chacun à les maintenir, garde-nous unis dans Ton AMOUR infini.
Jésus, Marie, Joseph nous avons confiance en vous, veillez sur nos familles!

Par MARIE 5 septembre 2017 à 14 h 37

Je me joint a votre prière Cl@udio, difficile parfois avec nos enfants, vous avez donné le meilleur,que le seigneur entend vos prières, bien fraternellement

Par brig 5 septembre 2017 à 19 h 21

Chère soeur Véronique, j'aime votre méditation, elle éclaire ce passage de la Bible
Avec l'Ancien Testament, il faut savoir faire la part des choses.
Comment Dieu, créateur, qui avait dit : "Soyez féconds, multipliez-vous", avait-il rendu Anne stérile ?La stérilité, à cette époque était une honte, une grande souffrance, une malédiction.
C'est vrai que c'est une souffrance encore de nos jours, pour une femme de ne pouvoir avoir d'enfants.
Mais-est-une malédiction ? que sait-on des mystères d'un corps humain ?
La Bible nous dit : "Sa rivale lui prodiguait les mortifications pour la porter à s'irriter de ce que l'Eternel l'avait rendue stérile. Elle la poussait à bout, car bien qu'elle fût stérile, Elkana aimait Anne,
Tous deux étaient des priants, des suppliants, c'est beau, c'est bien dit. Leur foi en Dieu était grande.
Anne priait, suppliait ce Dieu miséricordieux qui ne reste pas insensible aux cris de ceux qui souffrent qui appellent de tout leur coeur.
Anne, désire un fils pour effacer l'opprobre qui la mortifie aux yeux de tous, surtout de sa rivale.
Avoir un fils, l'offrir à Dieu en action de grâce. Ses prières ont été exaucées. Elle a crû en ce Dieu qui fait grâce.
Seigneur, donne-moi la persévérance, la foi d'Anne; que mon âme t'exalte, te bénisse. Que mes prières te soient agréables.
Bénis Seigneur, tous tes enfants; apporte joie et réconfort à ceux qui souffrent; écoute leurs prières avec bienveillance. Avec Marie ta mère, nous te prions. Amen !

Par Marie Jeanne 5 septembre 2017 à 0 h 43 Répondre à ce commentaire

Chère Marie Jeanne,
Petit bonjour à toi, en me réjouissant que le bon acheminement de tes messages fonctionne à nouveau, et en m'associant à toute cette bienveillance que tu exprimes.

Par Bernard (Bruxelles) 6 septembre 2017 à 9 h 49

Bonjour Mahona - Votre message du 4:09-18h33
Je ne sais comment comprendre ce message ... sur "l'amour humain a une durée limitée..."dites-vous !
... c'est vrai comparativement à celle de Dieu.... mais... devons-nous effacer à tout jamais celui qui a uni un époux à une épouse ?... lorsque nous serons sur "l'autre rive" ...!
... oui.... il sera d'une autre nature , il sera transcendé... mais il ne sera pas effacé, à tout jamais. C'est pour moi, ce que je crois... dans mon raisonnement humain...
Cordialement

Par breizh 4 septembre 2017 à 21 h 57 Répondre à ce commentaire

Bonjour Breizh Lorsque j'écris "l'amour humain a une durée limitée" je fais allusion à notre vie terrestre. La disparition de l'être aimé met un terme a la manifestation matérielle de l'amour que nous lui portons. Elle n'enlève rien à la poursuite de cet amour dans une communion spirituelle, intemporelle. Il ne s'agit pas d'effacer quoi que ce soit mais de continuer, par la pensée, par la prière cette union avec celui/celle, compagnon/compagne des jours passés. C'est une démarche personnelle. Je vous rejoins quand vous pensez qu'il sera transcendé et ne sera pas effacé. Un Président a dit "je crois aux forces de l'esprit". Je crois à la force de la pensée, de la prière. C'est peut-être un leurre pour certains mais tant que je penserais et évoquerais ceux/celles qui ne sont plus, ils/elles continueront à vivre dans mon cœur. Bonne journée à vous.

Par mahona 5 septembre 2017 à 11 h 01

"devenu enfant de Dieu par le baptême" et comment prier?
Pour moi Aujourd'hui, si le Dieu miséricordieux et amour que prêche l'Eglise catholique existe, alors le baptême n'est pas nécessaire pour être enfant de ce Dieu, Père, mais chaque homme naît enfant de ce Dieu, et chacun est libre de le croire ou pas...
Mais que de souffrances et combats pour accepter cette vie, avec toutes les questions-réponses de &...
"Jésus n'est pas un enfant pansement." Mais à force d'entendre dans l'Eglise qu'il faut s'occuper des autres, je n'ai plus entendu le "tu es mon fils bien-aimé" et j'ai eu le sentiment que seuls les autres étaient aimés mais pas moi, trop riche, je devais juste servir, comme le fils aîné de la parabole. Je n'étais pas aimé gratuitement mais seulement pour le service rendu à l'autre.
Et pardon, mais c'est comme cela que je ressens les propos du pape François, si appréciés, mais pas par moi... Et ça a commencé avec ces premiers mots demandant de prier pour lui: encore une charge sur mes épaules! Son humilité, sa simplicité et son humanité pour certains, sont pour moi une faiblesse et une charge trop lourde à porter..
Il me semble que Jésus, lui, ne pèse et ne veut peser sur personne, ni sur ses disciples ni sur les autres. Marie me semble pareil. Anne aussi finalement dans sa prière silencieuse.
Qu'en est-il des disciples incapables d'expulser des démons,
Quelle utilité d'une prière pour demander ce que l'on a déjà reçu? Ou sinon c'est que la prière est mauvaise?!...

Par Bof 4 septembre 2017 à 20 h 43 Répondre à ce commentaire

Nous naissons TOUS enfants de Dieu.
Mais par le baptême, nous nous engageons à être cet enfant aimé par Dieu.
Nous avons cette liberté d'accepter cet amour.
C'est cet amour de Dieu - que nous recevons ou rejetons - qui nous fait agir dans le quotidien.
La prière est un dialogue avec Dieu, comme les psaumes.
Alors prions ensemble.

Par Micheline 5 septembre 2017 à 7 h 58

HYMNE : FRAPPE À MA PORTE
P. Griolet — Fleurus

Frappe à ma porte,
Toi qui viens me déranger.
Frappe à ma porte,
Tu viens me ressusciter.

R/ Je ne sais ni le jour ni l’heure,
Mais je sais que c’est toi, Seigneur.

Frappe à ma porte
Tout le vent de ton Esprit.
Frappe à ma porte
Le cri de tous mes frères.

Frappe à ma porte
Le cri de tes affamés.
Frappe à ma porte
La chaîne du prisonnier.

Frappe à ma porte,
Toi, la misère du monde.
Frappe à ma porte
Le Dieu de toute ma joie.

Par Hymne 4 septembre 2017 à 18 h 44 Répondre à ce commentaire

Merci soeur Véronique ;
je suis pas très habile , mais un verset me revient : De Jésus

Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.
Pour dire soeur , comment écoutons-nous ? La Parole souvent ignorée , pourtant de vie , elle nous parle de cette liberté qui
est comme dans ce fameux cantique des Cantiques , d'un dialogue qui est de Dieu envers nous . Quand nous invoquons
Dieu , à voix haute , basse , en murmure , pensées , l'amour réponds ; n'aie pas peur ..Des amis , quand j'étais malade , pauvre , paralysée , déprimée , des gestes , des paroles de réconfort , une nourriture qui donner à louer Dieu , pour dire
la main du Seigneur .Jésus aussi a connu la jalousie des autres , qui ne voyaient qu'une Parabole , sans y voir leur propre
Dieu , les autres ! ont reconnu le Messie , quelle chance , et nous ? Mieux encore Il nous donne Son corps .Eucharistie , sa vie à vivre dans l'amour des uns et des autres .Quand à ceux qui sont faible dans la foi. Prions et ne discutons pas , patience .La Parole bien semée ...porte du fruit .

Par fred 4 septembre 2017 à 18 h 36 Répondre à ce commentaire

Chère & (suite) L'amour humain a une durée limitée ; celui de Dieu n'en n'a pas.
Chaque vie est différente ; avancer un pas l'un après l'autre. Les épreuves peuvent être un obstacle à trouver de l'intérêt à la vie. Je voudrais terminer par une phrase lue récemment, qui m'a fait réfléchir "Peut-être qu'il ne faut pas chercher a être heureux mais seulement à rendre la vie supportable". Cela ouvre beaucoup de possibilités.
Et merci pour votre attention à la lecture de mes propos.

Par mahona 4 septembre 2017 à 18 h 33 Répondre à ce commentaire

Chère & Votre commentaire soulève beaucoup de points ; je ne peux y répondre que par quelques réflexions qui n'engagent que moi. Le baptême est en effet imposé à un petit enfant ; ceux qui le font pensent bien faire, agissent selon leurs convictions ou respectent une tradition. Cela va-t-il rendre l'enfant meilleur, mieux aimé de ses parents, plus respectueux des enseignements de la religion ? Je ne le pense pas. J'espère, je crois que Dieu a un amour infini pour les hommes. Cet amour peut être unilatéral s'il n'y a pas de réponse. Il s'adresse à tous : croyants, athées, gens de bien ou criminels. Nous avons la liberté d'y répondre, baptisés ou non. Je ne pense pas que Jésus, baptisé par Jean Baptiste, puise être considéré comme "un enfant pansement pour sauver les autres" (''C'est toi mon Fils bien-aimé"). Il y a parfois des paroles qui "tombent dans le vide" : cette vie est voulue par Dieu ; Dieu a un projet pour toi.... Personnellement, je n'ai jamais pensé que Dieu avait un projet pour moi. On ne choisit pas toujours la vie que l'on a ; il y a tellement de facteurs déterminants. Enfant, on me disait "si tu n'as pas ce que tu aimes, aimes ce que tu as" : difficile quand il faut renoncer aux aspirations, aux espoirs, aux projets... Difficile d'aimer la vie quand on pense que l'on n'a pas été désiré ; que l'on ne trouve pas sa place dans la famille si l'on en a une ou dans la société. Mais je ne pense pas que le baptême y soit pour quelque chose.

Par mahona 4 septembre 2017 à 18 h 21 Répondre à ce commentaire

Gracias por el comentario del texto que me ha sumergido en la experiencia de Ana y de Elcana en el Dios fiel. El modo de expresarlo me ha parecido sencillo, esencial, bien fundado y sobre todo fruto de la experiencia de quien lo ha escrito.
GRACIAS.

Par Ciriaca Hernández Martínez. Zaragoza. España 4 septembre 2017 à 18 h 19 Répondre à ce commentaire

¡Buenos días, Ciriaca Hernández Martinez !
¡soy feliz de constatar que nuestra “pequeña iglesia cibernética”
se extiende más lejos aún que la zona francófona!
¡Hablamos la misma lengua… en todas las lenguas!
Buen día, de verdad

PS : Gracias Systran traducción!... ;-)

Par Paul (Belgique) 5 septembre 2017 à 9 h 01

Penina est jalouse de l’amour d’Elkana envers Anne.
« et elle provoquait Anne à la révolte
contre le Seigneur qui l’avait rendue stérile … » (Samuel 1,6)
… Encore une histoire très humaine.
Elle essaye de pousser Anne au désespoir.
D’être raisonnable, en quelque sorte.
Et qu'en même temps, Anne cesse de vouloir - selon elle - accaparer l’amour d’Elkana.

Je pense à Jésus,
qui fut touché par les efforts des amis du paralytique.
- ils avaient même déplacé les tuiles de la maison -
pour déposer leur ami à Ses pieds.

La guérison de mon cœur se trouve parfois
dans ce silence sans mots,
et dans la tension parfois douloureuse de mon attente.

Parce que dans le silence de notre cœur,
Tu viens à chacun de nous.
Tu es là.

Tu connais, Seigneur Jésus,
tout l’amour que nous avons pour nos enfants et nos petits-enfants.
Bien des aspects de leur vie me réjouissent,
et en même temps, j’en déplore quelques autres.

Non, je ne vais pas les exhorter à s’asseoir dans un Temple.
Mais lorsqu’ils me questionneront
- directement ou indirectement - à propos de Toi,
donne-moi les mots pour leur parler de ce nécessaire silence,
dans leur monde si rempli d’images, de messages et de bruit.

Et aussi, modestement, de mon espérance.
Et peut-être même, si cela se présente,
- avec des mots tranquilles et heureux -
des joies bien réelles de cet Amour et de ces Pardons
avec lesquels Tu guéris encore aujourd’hui les désespoirs de mon cœur.

Bonne fin de journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 4 septembre 2017 à 17 h 36 Répondre à ce commentaire

Merci Paul pour ces mots qui illustrent si bien la position délicate des parents, grands-parents. Que l'Esprit Saint nous souffle les mots pour répondre aux enfants, petits-enfants avec sincérité ; des "mots tranquilles et heureux" pour leur dire que le silence n'est pas indifférence ; que l'on ne peut pas tout expliquer ; que l'on peut aussi aimer dans le silence.
Bonne fin de journée à vous

Par mahona 4 septembre 2017 à 18 h 44

"La guérison de mon cœur se trouve parfois
dans ce silence sans mots,
et dans la tension parfois douloureuse de mon attente."
Merci Paul, pour ces mots. C'est exactement cela. Une attente qui tend, qui nous tend vers Dieu. Qui présente sa douleur, sans mots. Et reçoit en silence un "je sais" d'une tendresse infinie.

Par Audrey 4 septembre 2017 à 19 h 00

Tout au long de son épreuve Anne a expérimenté la fidélité de Dieu à son égard, elle a connu sa bonté son amour elle est dans la joie car Dieu a comblée son désir son bonheur elle exprime dans la prière de louange en l'honneur de l'éternel,
Tout et grâce nous ne meritons rien et pourtant Dieu nous comble de ses richesses
La reconnaissance la louange doivent donc jour après jour fleurir dans notre vie au furet a mesure de notre marche avec le seigneur. C'est la puissance de la prière qui a produit ce changement chez Anne, qu'en est t'il pour nous?
Dieu veut nous transformer a l'image de son fils,mais il nous demande une communion intime avec lui.
Cette meditation d'aujourd'hui me fait réfléchir, peut -être ya t'il dans notre vie des promesses que nous n'avons pas tenues vie a vie de Dieu ou notre prochain?
A l'exemple de Anne,louons l'éternel car chaque prière qui monte vers dieu pour nos enfants sont précieuse a son coeur
parce que l'amour qui les motive vient de lui,Dieu respecte et honore le coeur des mères, elle sont des piliers essentiel de nos églises, Béni sois toutes c'est sainte femmes de prière dans la bible, un exemple pour nous touse. ....

Par brig 4 septembre 2017 à 17 h 15 Répondre à ce commentaire

Anne la croyante. C'est la force que nous avons besoin pour que la semence d'aujourd'hui donne la récolte d'un fruit à son plein épanouissement pour demain. Les parents sont les instruments que Dieu utilise pour Son enfant, leur enfant. L'amour de Dieu, notre Père est transmis et circule entre parents et l'enfant durant toute la vie. Anne est visage de tous les croyants. Je suis reconnaissante à Anne pour son exemple de foi toujours présent dans toute la vie de son enfant. Elle a soutenu en Dieu son enfant jusqu'à son dernier souffle. Merci!

Par acsaljen 4 septembre 2017 à 13 h 42 Répondre à ce commentaire

Anne à pris un engagement selon ; sa foi ,
cela nous montre aussi , que dans nos valeurs , l'amour est au dessus de tout .
Je me souviens du petit catéchisme de mon fils , de sa catéchiste maman de
trois enfants , qui rendait service en se rendant service , oui , elle entretenait
ce qui lui tenait à coeur , et à la fin de l'année en lui remettant sa Bible , elle
avait mis une note à la main :Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité.

Ne vous laissez pas égarer par toutes sortes de doctrines étrangères. Il est bon de fortifier nos cœurs par la grâce, et non par des observances alimentaires qui n’ont jamais profité à leurs adeptes. Cette catéchiste , un vrai petit prophète du Très-
Haut , puis il y a le caté des grands , qui dure toute une vie , selon l'amour , pour le pire et le meilleur , qui reste fidèle tout
simplement à cette alliance ...du coeur et de l'esprit .

Par fred 4 septembre 2017 à 12 h 29 Répondre à ce commentaire

Anne a pris un engagement et l'a tenu ; quoi de plus normal ? Si on lui reproche d'avoir aliéné la vie de l'enfant à venir, on peut penser qu'elle l'a fait en toute bonne conscience, par respect de la parole donnée. Nous réagissons avec notre sensibilité actuelle mais la situation ou la place des enfants, petits ou plus âgés, dans la famille et la société était très différente dans les siècles précédents. Les enfants sont source de joies et de soucis. Nous les chérissons, les suivons au cours de leur développement mais leur vie ne sera pas la nôtre. Nous pourrons être comblés par leur affection ou déçus par leur indifférence et leur éloignement dicté par leurs choix. "Elle ne sait rien de la douleur de ne pas garder son fils auprès d'elle". Dès la naissance, nous devons nous préparer à ne pas garder l'enfant "sans jamais le délaisser". Nous le confions à la protection de son ange gardien, aux saints, ou à sa bonne étoile, sachant qu'ils ne peuvent pas tout et ne les préserveront pas de tous les dangers. Nos prières confiantes, dans la joie ou la douleur, sont le lien entre cet enfant, devenu enfant de Dieu par le baptême, et le Père.

Par mahona 4 septembre 2017 à 11 h 26 Répondre à ce commentaire

Chère Mahona, vous venez de titiller un point sensible...
Ah! Le baptême fruit de tous les tourments pour celui qui cherche le sens profond de sa raison sur terre, et la guérison de sa souffrance la plus indicible et la plus insupportable, cette déchirure et cette absurdité insoutenable...
Tout le monde n'est pas désiré comme Samuel, mais être désiré fait-il tout? Rien n'est moins sûr...
Non baptisé un enfant n'est pas enfant de Dieu? Et il ne le devient que par le baptême... ainsi toute naissance ne serait pas désirée par Dieu? Mais pourrait le devenir par le baptême? En gros Dieu dirait: "ce n'est pas moi qui ait voulu ta conception mais je t'accepte comme enfant si tu me choisis pour Père?" Mais quel Père es-tu?suis-je donc qu'un objet fait pour te servir? Juste un "enfant pansement" pour sauver les autres?...

Et un enfant baptisé qui se rebelle plus tard contre cette "foutu" vie, lui qui n'aurait jamais voulu naitre, qu'on lui rabâche les oreilles qu'elle est voulu par Dieu, que Dieu a un projet pour lui, etc, etc,... et que finalement il n'y a pas de "grands" projets, pas de grand don de sa vie pour les autres ou pour Dieu, juste la vie, simple, "bête et méchante" parfois, à vivre, au jour le jour...

Par & 4 septembre 2017 à 12 h 19

Nous sommes tous enfants de Dieu, baptisés, pas baptisés. Si Dieu est, il n'impose pas les enfants à naître mais il les accueille, tous, sans distinction. C'est ca l'amour. Sauf que...
On ne choisit pas l'endroit où l'on naît, c'est sans doute la première injustice, parce que pour les uns ou les autres, il sera plus difficile d'être un être libre.
Je ne sais pas si Dieu à un projet pour chacun d'entre nous, ce que je crois, c'est que notre liberté peut être sérieusement lésée par des conditions de vie dont il faut se sortir et d'aucuns auront beaucoup plus de mal que d'autres.

Par Blandine 4 septembre 2017 à 20 h 26

ma réponse est pour la personne qui répond à Mahona. Je crois que Dieu nous aime tous infiniment. Je crois que Jésus est mort et ressuscité pour tous les hommes. Je crois à ce que dis Jésus lorsqu'il parle du jugement dernier: "venez les bénis de mon père vous qui... " suit un certains nombre de choses qu'ils ont faites en faveur des plus petits d'entre les siens. Jésus n'a jamais dit "venez vous les baptisés" ou "venez vous qui pratiquez un culte"
Alors, le baptéme ? selon moi, il nous rend fils et filles de Dieu d'adoption afin de partager la mission de Jésus son fils unique. Mission par sa croix et sa résurrection de sauver tous les hommes ses enfants aussi. Ainsi les grâces que nous recevons ne sont pas pour nous "perso" mais pour l'ensemble de l'humanité ce peuple créé à son image et dont Dieu est fou d'amour.

Par ninon 4 septembre 2017 à 20 h 38

Ce qui me soulage énormément, ce sont les moments d'adoration.
je n'ai plus qu'à cueillir les fruits après des actions parfois fatigantes!
je supplie Dieu de m'aider et Il le fait toujours!
Merci mon Dieu pour Tes bontés et merci à Soeur Véronique pour toute sa peine.
Ma soeur vous apportez bien des encouragements dans nos misères. BRAVO!

Par monique jobin 4 septembre 2017 à 11 h 05 Répondre à ce commentaire

Chacun de nous exprimons ce que le cœur ressent .
Acceptons en La lecture avec respect.

Heureuse de vous retrouver cette semaine sœur Véronique dans vos méditations.Merci .

Bonne rentrée à tous et à toutes .

Par marie Be 4 septembre 2017 à 10 h 48 Répondre à ce commentaire

Dans ce temps ,dans les ecrits on nous parle que d'un coté des histoires .Jamais le coté de celui qui est sacrifié selon le voeu de l'adulte.
Samuel ,a grandi hors de sa famille ,a été sacrifié et est devenu,par sa Gràce L'envoyé de Dieu .
le sacrifice radical de l'innocence a ouvert les portes de L'Amour
Je rend Gràce
Merci

Par jnc 4 septembre 2017 à 10 h 46 Répondre à ce commentaire

Merci pour tous vos textes et vos échanges que je lis tous les jours et qui m'aident dans la priére et dans la vie de tous les jours même si Je ne sais pas m'exprimer aussi bien que la plupart d'entre vous.
Je me joins á vous tous dans la priére.

Par Françoise. 4 septembre 2017 à 10 h 37 Répondre à ce commentaire

j'apprécie les différents textes que je reçois si régulièrement et pour lesquels je vous remercie bien sincèrement.

Ils m'accompagnent dans ma prière . Leurs applications à la vie de tous les jours me soutiennent dans les moments plus difficiles. Merci à chacun de vous.

Andrée weynandt
S.ND de Namur

Par weynandt andrée 4 septembre 2017 à 10 h 12 Répondre à ce commentaire

bonjour mes freres et soeurs du monde entier et en jesus notre seule sauveur je croire que anne es un modele a suivre dans la priere son courage sa bonne volonté son grand t 'amour pour son Dieu et Dieu qui fait grâce il es le meme jesus hier aujourd 'hui eternelement et obeir a sa promesse faites devant Dieu si insiston devant Dieu pour un problème d 'un coeur remplir d 'amour pour lui il va nous samuel esauxe des cieux merci que Dieu vous benises amen

Par tofeu pascal 4 septembre 2017 à 8 h 46 Répondre à ce commentaire

Bon...jour,

Seigneur ,
Même si je suis mère, je reste encore ton enfant,
Je t'ouvre mon coeur bien simplement.
Donne à ma voix un peu de ta douceur,
Donne à mon regard et à mes gestes un peu de ta tendresse
Donne à mon écoute la couleur de ta Paix
Et à ma compréhension la chaleur de ton amitié.
Ainsi, je pourrai écouter sans juger,
Conseiller sans reprocher,
Aimer sans m'imposer.
Donne-moi la sagesse de laisser mes enfants être eux-mêmes,
Le détachement pour leur permettre de ne pas toujours penser comme moi,
L'indulgence de fermer les yeux sur leurs erreurs en pensant aux miennes.
Savoir accepter les différences sans être froissée,
C'est peut-être cela l'Amour!

Belle journée

Par annie 4 septembre 2017 à 8 h 44 Répondre à ce commentaire

Merci Annie pour cette belle prière que je fais mienne. Belle et bonne journée à tous

Par Alice S 4 septembre 2017 à 9 h 26

J'aime beaucoup cette prière Annie, pour la maman que je suis,je la relirai bien souvent, bien fraternellement

Par brig 4 septembre 2017 à 16 h 05

Je suis désolée mais moi, ma "foi" a pris un tournant tel que je trouve qu'on accorde beaucoup trop de places et d'importance à un Dieu qui exauce des prières... Quand on dit que Dieu à "accordé" telle ou telle chose demandée dans la prière je me demande toujours: est-ce que ce ne serait pas advenu quand même, même sans tout ce "cirque"? Et rien ne permet de le dire... de même quand l'Eglise accorde tel ou tel "miracle" à un homme pour le sanctifier...

Pardon si les mots choquent mais c'est ce que je ressens de toutes ces prières..
.
et du coup "la femme qui tient parole" n'est pas quelqu'un qui laisse partir son enfant, mais au contraire quelqu'un qui décide de sa vie pour lui, qui lui accroche un boulet au pied, plus psychologique qu'autre chose, mais il est parfois bien difficile de briser ces barrières, pour être soi, accomplir sa vie, et pas celle rêvée par des parents ou des proches...

Par Bof 4 septembre 2017 à 8 h 40 Répondre à ce commentaire

Moi aussi, Bof, quand ma prière est exaucée je ne sais jamais si Dieu y est pour quelque chose ou pas ? Comme je n'en sais rien, et parce que Jésus a dit "vos cheveux même son comptés" Alors je lui dit "Merci" pour le cas où car je pense que de toutes manières rien de ce qui nous arrive ne lui est indifférent.
Pour Samuel je me suis souvent demandé comment il avait vécu cette séparation d'avec sa maman aussi jeune ? Le texte nous dit que, chaque année lors de son pélé, Anne lui apportait une petite robe et je crois qu'on peut ajouter "et beaucoup de bisous" Mais que devait penser Samuel de la voir repartir ainsi tous les ans avec probablement les 5 autres enbfants qu'elle eut ensuite ?
Je crois qu'il faut se resituer à l'époque de Samuel, avec aussi l' histoire d' Abraham qui a cru que Dieu lui demandait de lui sacrifier son fils car ses voisins le faisaient. Dieu intervient au dernier moment. Depuis les juifs ne sacrifient plus des
humains, mais des animaux.
Ainsi Dieu peu à peu nous apprends à respecter la vie. Depuis le sacrifice de Jésus on ne sacrifie plus non plus d'animaux
dans le christianisme.
Ansi Anne a cru bien faire et Elie a accepté ce "sacrifice". Il est clair qu'aujourd'hui les mentalités ont eu le temps d'évoluer
et que Dieu ne demande plus (l'a-t-il jamais demandé ?) d'abandonner son enfant dans un lieu saint.

Dans cette histoire j'aime beaucoup le cantique d'Anne, Marie devait le connaître car il semble qu'elle s'en soit inspirée pour son magnificat.

Par ninon 4 septembre 2017 à 10 h 33

Merci ninon de votre réponse.
Elle me conforte dans ce que je pense et ressens au plus profond de moi.
Je m'éloigne de plus en plus du Dieu des religions quelles qu'elles soient, tout du moins de leurs façons d'en parler, de le prier, et de le "mettre à toutes les sauces", si vous me permettez l'expression. Et en même temps je reste plus ou moins "accro à ce site", a la religion catholique qui m'a élevée( ou abaissée?!...) attendant, espérant sans espérer, trouver des propos qui se rapprochent un peu plus de ma main pour les saisir... mon esprit têtu mais non moins joyeux étant sans doute trop sourd aux autres appels...

Par Bof 4 septembre 2017 à 10 h 49

A Bof et/ou & ?
Si nous ne pouvions pas bénéficier de ce patrimoine culturel et spirituel, que serions-nous aujourd'hui devenus, vers quel horizon regarderions-nous?
Votre éducation spirituelle a-t-elle été néfaste au point d'y lier vos souffrances existentielles et de vous protéger derrière un esprit frondeur?
J’émets l’hypothèse que si vous revenez avec régularité vers ce site, c’est parce que les textes présentés suscitent en vous des interrogations qui aiguillonnent votre désir de connaître Dieu et qu'ils vous font aller de l'avant.
En tout cas, je lis vos messages avec une sympathie réelle, car derrière votre humour piquant j’entends battre un cœur plein de générosité.
Merci de prier pour notre communauté d'ami(e)s.

Par Martine-Marie 4 septembre 2017 à 16 h 05

Confier son enfant au Seigneur, le prier de veiller sur sa vie, toute mère demande à Dieu d'être entendu.

Anne tint sa promesse, mais aussi, elle s'impose un sacrifice, se séparer de son enfant.
Sa croyance et sa reconnaissance lui font tenir sa promesse au Seigneur.

Prière de ce jour, bonne journée.

Par Florine. 4 septembre 2017 à 8 h 28 Répondre à ce commentaire

Dur.. dur votre commentaire/réponse Marie-Jeanne envers Bof: *** esprit frondeur *** écrivez-vous . Avez-vous songé à ce qui se cache derrière les mots ?
Je croyais que l'on pouvait exposer librement son point de vue sur ce blog ??
Ah je n'aime pas ces commentaires qui peuvent blesser.

Par sabine 5 septembre 2017 à 2 h 30

MERCI pour ce commentaire, Soeur Véronique, commentaire si "plein" et pourtant si compréhensible !
Oui, Anne a promis, et a tenu sa promesse , par Amour et Foi . Qu'elle soit notre modèle. Quelquefois nous quémendons, promettons, et offrons ; et.. . OBTENONS. Mais au bout de quelques mois, quelques années peut-être, quand le temps nous fait seulement "souvenir" de notre promesse ? Pardon, Jésus, pour les promesses que je n'ai pas tenues. Merci de me donner Ta Force et Ta grâce miséricordieuses pour être digne de ma Parole, de Ta Parole.

Par une femme parmi tant d'autres 4 septembre 2017 à 8 h 01 Répondre à ce commentaire

C'est Jésus qui fait porter du fruit , le bon pasteur , confier nos enfants , les laisser vivre leurs vie , sachant que Dieu
à donner son Fils Unique pour nous ! L'amour et la confiance d'un Père témoigne de ce qui est Sacré .
Nous qui sommes si malhabiles , pour demander , Jésus à dit : tout ce que vous demanderez à Mon Père en mon Nom
Il vous l'accordera .Le signe de la croix , visible et invisible , oints , de cette onction sacrée , qui de l'Arche conduite par
David , d'une tente , à la construction d'un Temple , pour prier .Dieu fait de nous ce Temple par Jésus , né pour annoncer
La Bonne Nouvelle .Quels projet magnifique , quel partage incroyable , qui se renouvelle sans cesse dans la foi .
Laissez venir à moi , les petits enfants !
Seigneur Tu nous as offert Jésus , comme Pain de vie , nous t'offrons nos enfants , petits et grands , dans le renouvellement de cette Bonne Nouvelle .L'église qui prie , et nous qui disons /;Marie conçue sans péchés , le
fruit de tes entrailles est béni .La divine Providence , de La Vie et Du Chemin .L'ange de Dieu se chargera de tout
Il l'a annoncer à Marie ...

Par fred 4 septembre 2017 à 6 h 58 Répondre à ce commentaire

Confier son malheur, confier les fruits de sa rencontre avec le Seigneur pour qu'ils fructifient encore, pour qu'ils nourrissent bien plus que soi, en un mouvement qui nous dépasse qui nous lie et nous relie, nous unit. Il y a de la "circulation" entre Anne et Dieu. Cette circulation, n'est-elle pas l'Esprit, à l'œuvre en Anne et, par Anne, plus loin qu'elle, en Samuel et tous ceux dont il touchera la vie? En cela aussi, en cette grande circulation de la vie venue de Dieu, Anne est bien, je crois, "visage de Marie".
"Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube", ainsi commence le Ps 62, attribué à David, à qui Samuel donnera un jour l'onction royale, et dont les mots semblent tant résonner de la vie d'Anne. Ce Dieu, qui, à Moïse, se nomme lui-même "le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob" n'est-il pas aussi 'le Dieu d'Anne', comme il sera le Dieu de David, le Dieu de tous ceux qui entrent en cette relation personnelle, intime avec lui? "Tu es mon Dieu," oui, je le crois, ces mots Anne aurait pu les dire. Sa vie nous les dit. Eli, qui la voit enfin, ne s'en fait-il pas alors l'écho? "[Q]ue le Dieu d'Israël t'accorde ce que tu lui as demandé" (v 17) avait-il répondu à Anne qui lui disait qu'elle épanchait son âme devant Dieu, Anne qui lui ouvrait les yeux. Le "Dieu d'Israël", Israël, un peuple, mais un homme avant tout, Jacob, qui devient "Israël" au bout d'un long chemin, intime, personnel, avec Dieu, au plus près de sa chair, jusqu'au corps à corps.

Par Audrey 4 septembre 2017 à 6 h 52 Répondre à ce commentaire

Merci sœur Véronique! Et merci Brig, Marie Jeanne, pour vos prières et mots d'encouragement postés hier. Que cette rentrée soit belle pour tous et chacun!
Avec ma prière.

Par Audrey 4 septembre 2017 à 6 h 55

Je connais bien une amie, Anne, qui, il y a 23 ans, après de nombreuses et cruelles difficultés dans sa famille (mort de sa maman, suicide de sa sœur, son papa et finalement son frère âgé de 20 ans) a finalement eu un fils, Samuel, avec son mari Rainer...et ensuite deux filles, Annabelle et Natacha...
Je confie au Seigneur cette famille tant éprouvé, mais qui a refait surface...

Par CONJARD Monique et Jean-Claude 4 septembre 2017 à 6 h 47 Répondre à ce commentaire

Bonjour, je ne parviens pas à l'écouter...

Par Nathalie de Brugada 4 septembre 2017 à 6 h 43 Répondre à ce commentaire

La Prière de Saint Éphrem « Seigneur, fais-moi revenir à Tes enseignements : véritable Trésor ! » :

« Fais-moi revenir à Tes enseignements, Seigneur. Je voulais m'en détourner mais je me suis aperçu de mon appauvrissement. Mon âme ne tire aucun bénéfice, en effet, en dehors du temps que je passe avec Toi. Chaque fois que j'ai porté sur Toi ma méditation, c'est un véritable trésor que j'ai reçu de Toi. Quel que fût l'objet de ma contemplation de Toi, Seigneur, un fleuve jaillissait de Ton sein, pas moyen pour moi de le contenir. Ta Source est cachée aux yeux de celui qui de Toi n'est pas assoiffé, ton trésor semble vide pour celui qui Te repousse. Amour est le trésor de tes Réserves célestes. Amen. »

Saint Éphrem le Syrien (306-373)

Par Prière 4 septembre 2017 à 5 h 49 Répondre à ce commentaire

Je me rappelle aussi ce conte (que je résume à peu près). Un mendiant voit passer un riche seigneur en carrosse. Il lui demande l'aumône. Le seigneur lui dit "Que peux-tu me donner en échange ?". Le mendiant est interloqué, mais comme il avait justement un peu de blé dans sa besace, il lui en tend trois grains. Le soir au refuge, il ouvre son sac et il voit parmi les grains de blé trois grains d'or. Alors il comprend qui était le seigneur et il se dit : "Que n'ai-je donner plus !".

Par Antoinette G 16 août 2016 à 17 h 08 Répondre à ce commentaire

De nos jours, cela paraît choquant qu'Anne dispose ainsi de la vie de son fils. Mais il était fréquent autrefois qu'un des enfants soit destiné à l'état religieux. Par ailleurs, Anne fait un vrai sacrifice, puisque c'est son fils unique qu'elle a eu tant de mal à avoir, et dont elle se prive pour sa vieillesse. Les dons de Dieu ne sont pas faits pour être gardés pour nous, mais pour être mis au service de Dieu, pour le bien de tous. Vivre, c'est porter du fruit, pas seulement exister et se reproduire .
Prendre, demander, recevoir, donner, c'est être dans le courant de la vie : Anne a pris le temps d'exprimer à Dieu sa souffrance du manque d'enfant, elle a demandé à être comblée, elle a reçu ce qu'elle désirait, elle donne à son tour, et Eli prend Samuel avec lui dans le temple. On dit souvent qu'on ne peut donner que ce qu'on a reçu, mais pourtant on voit des gens qui n'ont pas reçu grand chose être capables de donner beaucoup ? Je pense par exemple à la pauvre veuve qui apporte son offrande de deux piécettes, et celles-ci ont plus de valeur pour Dieu que les dons conséquents des riches.

Par Antoinette G 16 août 2016 à 15 h 42 Répondre à ce commentaire

Oui, cela paraît choquant qu'Anne dispose ainsi de la vie de son fils. Mais bien plus proche de nous, St Séraphin de Sarov qui incite une jeune novice à offrir sa vie à Dieu pour obtenir la guérison d'un homme pieux, bien utile pour la bonne marche d'un communauté monastique naissante. Et la grande mystique Adrienne von Speyr qui avait offert son propre fils pour obtenir la guérison du fils d'un de ses amis. La novice fut "exaucée", Adrienne non. Comment des "référents" en spiritualité peuvent-ils avoir une telle idée d'un Dieu qui demanderait le sacrifice d'une vie pour accorder une guérison. ?
Dans certaines région de France, notamment au Pays basque, la propriété familiale était léguée à un seul enfant ; cela se pratique encore dans certaines familles avec des accommodements. Les autres devaient se débrouiller. Aussi des familles pieuses envoyaient volontiers leurs filles ou garçons dans des juvénats où leur pain était assuré ! Je connais particulièrement une famille de six enfants où tous (octogénaires à l'heure actuelle) sauf l'héritier ont été engagés dans la vie religieuse dès l'adolescence. Un seul est encore dans l'état ecclésiastique.

Par Marie-Thérèse L. 16 août 2016 à 20 h 23

Nous aussi confions nos enfants au Seigneur:

Seigneur, nous Te demandons de veiller sur nos enfants, qui sont Tes enfants, Tu les connais, tu sais ce qui leur convient, guide leurs chemins, nous nous faisons beaucoup de souci pour eux: beaucoup parmi nous ont des enfants qui cherchent un emploi, qui ont des problèmes de santé, des problèmes dans leurs foyers, vivent des séparations douloureuses; certains d'entre nous ont aussi du mal à communiquer avec eux, et sont confrontés à l'incompréhension et parfois au rejet...

Aide-nous à trouver des réponses à tous ces problèmes.
Comme nous aimerions que tout s'apaise, que tout s'arrange, nous comptons sur Toi, nous mettons toutes nos intentions entre Tes mains avec une entière confiance, tous ces fardeaux sont allégés par Ta main puissante.

Merci, Seigneur, d'écouter chacune de nos demandes!
UDP avec tous

Par MARIE 16 août 2016 à 14 h 30 Répondre à ce commentaire

Merci Marie, pour cette prière pour nos enfants et merci à tous.

Par I.Virginie 4 septembre 2017 à 17 h 43

"A mon tour je le donne au Seigneur pour qu'il en dispose..... tous les jours de sa vie"
Croyons-nous vraiment que nos enfants sont à Dieu ? Que de soucis et d'angoisse si nous ne sommes pas dans la confiance en ce Dieu qui nous aime infiniment ey nous conduit pa qu'il les conduira

Par BRIANO 16 août 2016 à 8 h 26 Répondre à ce commentaire

Dans sa prière au temple, Anne s'est engagée à donner à Dieu ce fils qu'elle lui demande, ce qu'elle accomplit ici fidèlement. "Donner est le maître-mot de sa prière : elle ne réclame pas un fils pour elle, mais c'est pour Dieu qu'elle le veut. Si Dieu donne, elle donnera: ils sont, Dieu et elle, sur le même registre, celui du don, pas de l'accaparement," écrivent si justement fr. Philippe Lefebvre et Viviane de Montalembert (Un homme, une femme et Dieu, p.330).
"[L]e Seigneur me l'a donné, en réponse à ma demande. A mon tour je le donne au Seigneur," dit Anne. En remettant Samuel à Eli, ces mêmes mots, ces mots du don réciproque, se font entendre.

Anne a reçu la vie dans sa prière. La vie qui s'épanouit en elle, par sa rencontre avec Dieu dans sa prière, la vie qu'elle peut alors donner à Samuel. La vie qui maintenant son don, par Samuel, par Dieu avec Samuel, va se propager. Et peut-être est-ce là le cœur de la prière: s'ouvrir à Dieu pour accueillir son Esprit, pour accueillir sa Vie. En être transformé, au plus profond de soi, mais pas que pour soi, pour que cet Esprit agisse à travers soi et répande cette vie autour de soi.
Demander et recevoir, pour pouvoir donner, pour apprendre à donner, avec Dieu, donner la vie, porter du fruit. Anne, me semble-t-il, nous en ouvre la voie.

Par Audrey 16 août 2016 à 7 h 03 Répondre à ce commentaire
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