Marie

« Marie se mit en route. » Luc 1,39

La visite des mages

Matthieu 2, 1-15

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.

Méditation

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Moment favorable

La ville de Bethléem, aujourd’hui, est le lieu le plus improbable pour la naissance du Sauveur. Entourée d’un immense mur, cette ville de Judas est le lieu inattendu par excellence pour accueillir le libérateur et pourtant, c’est bien là que Jésus est né. À son époque, il en allait différemment : tout le monde savait que Bethléem accueillerait le Messie, car elle était la ville de naissance du roi David : son descendant devait naître là-bas. Hérode et tous les scribes, les spécialistes de la religion, savaient que de Bethléem sortirait un berger, mais le seul problème était de savoir quand. À l’inverse, les rois mages ont su lire les astres, les signes des temps : ils savaient quand le roi du monde devait naître, mais ils ignoraient où. Bien souvent, nous sommes un peu comme Hérode.
Nous connaissons la Bible et nous savons où attendre Dieu : dans les sacrements, le prochain, la lecture de la Bible. Pour autant, nous ne le voyons pas toujours et nous risquons de rater le moment favorable, car nous ne sommes pas assez attentifs aux signes des temps. J’ai eu la joie de rencontrer un jeune homme en recherche de Dieu : il ne savait presque rien de la théologie, était loin de la vie de l’Église mais il a vu, à Lourdes, dans le geste de tendresse d’un hospitalier pour un malade, un signe donné par Dieu et a éprouvé le besoin d’être guidé et de comprendre.
Que nous manque-t-il pour que nous sachions reconnaître où et quand le Seigneur se donne à voir ? Ouvrons nos yeux et notre cœur pour le reconnaître et la lumière de son étoile, pour sûr, éclairera nos routes.

Méditation enregistrée dans un studio du Christian Media Center

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38 commentaires

Vraiment bravo aux lecteurs !!!!
Grâce à la lecture audio, les passages de la bible me paraissent plus compréhensibles et plus vivants????????????

Par Sarah J-L 8 février 2019 à 1 h 43 Répondre à ce commentaire

Merci merci Vous me donnez du courage ! Mon mari dort encore ..et moi je décide -avec la grâce de Dieu - d'être vaillante Je suis paralysée Je vais écrire aux petits -enfants et faire la feuille pour demain à Hotelia où je porte l'Eucharistie Je pense beaucoup à Jésus à Gethsémani "délivre moi de cette heure -mais que ta volonté soit faite " Je pense aussi à tous les Réfugiés de part le monde !Merci merci Unie à vous dans l'offrande

Par desmichelle colette 18 novembre 2017 à 10 h 25 Répondre à ce commentaire

La parole notre trésor seigneur, la prière pour ouvrir nos yeux afin que nous puissions voir les merveilles de sa parole et que nous soyons transformée,
"Ouvre mes yeux pour que je contemplé les merveilles de ta loi"
Que Dieu nous ouvre les yeux afin que le visible m' empiète pas sur l'invible,sur la foi que nous avons placée dans la parole de notre bien aimé sauveur et seigneur.
Seigneur je viens devant toi,renouvelle ma vision afin que je puisse voir comme toi,.
Lâchez prise à fin que vos yeux puissent s'ouvriront à un meilleur lendemain.....

Par Brig 16 novembre 2017 à 20 h 48 Répondre à ce commentaire

donner des exemples concrets :où reconnaître Dieu....
MAis quand ma voisine vient me voir impromptu, quand mon SDF me fait la bise, quand on m'APPORTE UNE PART DE TARTE,quand j'ai le courage d'éteindre la radio sur les nouvelles dramatiques, un bon coup de téléfon,Eqqs fois le silence du soir.eT PUIS la lecture d'un psaume, ou des lignes de st Jean.......

Par ronze françoise 16 novembre 2017 à 17 h 52 Répondre à ce commentaire

contente de vous revoir
Merci des bons exemples

Par Micheline 16 novembre 2017 à 20 h 11

Une très belle méditation qui a touché mon cœur je demande à Jésus de m'aider sur ce chemin Maryse

Par Guy 16 novembre 2017 à 14 h 50 Répondre à ce commentaire

Très belle méditation qui me touche beaucoup. Que le Seigneur m'aide à le reconnaître susr ma route et autour de moi. Amen

Par Magali Gibbins 16 novembre 2017 à 7 h 56 Répondre à ce commentaire

Amen, que la lumière du. Seigneur èclaire ma toute et m'aide à vivre avec la maladie de Parkinson.

Par Carmen 16 novembre 2017 à 2 h 54 Répondre à ce commentaire

"Nous connaissons la Bible et nous savons où attendre Dieu : dans les sacrements, le prochain, la lecture de la Bible. Pour autant, nous ne le voyons pas toujours et nous risquons de rater le moment favorable, car nous ne sommes pas assez attentifs aux signes des temps."
Et chaque année à cette époque de l'année précisément, c'est le découragement. A quoi bon, me dis-je chercher à nouveau cette espérance de Noël, croire en cette bonne nouvelle?
Ils sont des centaines, des femmes, des couples avec des enfants dans les gares de Paris, dans les banlieues à la sortie des autoroutes, pauvres parmi les pauvres.
Et à côté de cela, on s'active à commander du foie gras, des chocolats, des cadeaux luxueux plus ou moins inutiles, mais puisque cela fait partie des rites sociaux... Désespérant!
Et chaque année, je vis le même scénario dans la solitude de ces pensées... C'est peut-être un passage extrêmement ténu vers la lumière, tout comme la résurrection, cette naissance de Dieu, fils de l'Homme, cette incarnation. Je ne crois pas au père Noël et je ne pense pas qu'aujourd'hui Noël soit une fête de partage .Quel sens y mettre dans nos vies d'individualistes ? essayant néanmoins d'être chrétiens ? Désolée pour ce commentaire assez abrupt. Pardonnez-moi s'il est un peu choquant.

Par Sonia 15 novembre 2017 à 22 h 50 Répondre à ce commentaire

Chère Sonia, ça ne me choque pas et j’espere que vous ne serez pas non plus choquée et offensée par ce que je vais dire.
Ces rites sociaux, comme vous dites, qu’est-ce qui vous oblige à les suivre? Que faites-vous de votre liberté? Mais peut-être ne l’avez vous pas encore trouvée? Ou alors une certaine pauvreté vous empêche d’en profiter pleinement...
Pour ma part, cette période reste difficile pour moi, ces « orgies » m’ont parfois été pénibles parce que je n’y voyais que des orgies alors qu’elles peuvent être empreintes de quelque chose d’autre, beaucoup plus profond (mais qui reste caché derrière nos blessures, qui elles-mêmes sont cachées derrière notre amertume, nos rancœurs, nos égoïsmes, nos préjugés...) qui réunit beaucoup de monde autour d’une bonne table...
Et offrir des cadeaux plus ou moins inutiles à des personnes qui ne sont pas dans le besoin, quel intérêt? Et puis qu’offrir? Est-ce que ça fait vraiment plaisir?...

Et puis ces pauvres parmi les pauvres comme vous dites, peut-être qu’eux mangeraient bien de ce pain-là s’ils pouvaient? Alors est-ce que cracher sur une soupe que d’autres aimeraient peut-être partagée s’ils en avaient les moyens ça les aide?!... je ne le pense pas. Cracher sur les riches n’a jamais fait mieux vivre les pauvres il me semble... qu’elles que soient les richesses et les pauvretés, matérielles, mentales, psychiques, psychologiques, physiques ou spirituelles...

Par & 16 novembre 2017 à 10 h 24

Le propos n'était pas de cracher sur les riches. L'expérience m'a appris qu'il ne sert pas à grand chose de scier la branche sur laquelle on est assis.
J'évoquais plutôt la violence sociale et la pauvreté de solitude auxquelles ces festivités me renvoient. Pour ma part, je trouve la joie de ces fêtes est quelquefois surfaite pu forcée, ce qui me les rends quelque peu pénible. D'ailleurs excusez moi de m'être un peu lâchée. Heureusement qu'il y a matière à approfondir autrement avec avent dans la Ville.

Par Sonia 16 novembre 2017 à 18 h 58

Chère Sonia,

Merci : vous avez mis l'accent sur les à-côtés de la fête de Noël, lesquels sont loin du vrai sens de cette fête et cette déviation doit être dénoncée. Vos propos ne sont nullement abrupts ou choquants.

Il m'apparaît que beaucoup de chrétiens ont cependant à cœur de faire de Noël une fête du partage. - et certains non-chrétiens aussi par solidarité. Non ?

A vous toutes et tous, bonne entrée dans l'Avent.

Par Esperanza 16 novembre 2017 à 20 h 03

Bonsoir Sonia,
Votre commentaire reflète bien les pieuses considérations qui fleurissent à cette époque de l'année.
Ce que vous évoquez : cadeaux, chocolats, etc ne sont que des reflets de joie de personnes qui se réunissent lors de cette fête de Noël.. peut être ignorent-ils le sens de cette fête, mais reconnaissons que c'est beau de constater cette joie, cet amour ou affection échangés..
Mais que faisons nous concrètement pour partager et actualiser, échanger cette joie de Noël en dehors du cercle de nos familles, de nos amis ?
Je pense qu'il nous incombe personnellement de rendre à cette fête l'éclat que nous souhaitons.
Qu'en pensez-vous ?

Par biniou 17 novembre 2017 à 0 h 19

Bonjour,
J'interrogeais? le fait que l'on fasse une fête somptueuse de la commémoration de la naissance d'un enfant sur la paille. J'en vois tous les jours des enfants sur la paille et c'est loin d'être festif. Je voulais souligner ce paradoxe de la période de Noël. Merci à chacun pour avoir répondu.

Par Sonia 17 novembre 2017 à 8 h 02

Après la Visitation, aujourd'hui, c'est la visite des mages partis d'Orient pour aller adorer le roi des juifs. Encore une visite, une rencontre.
Pour faire des rencontres, il faut sortir, quitter son confort, ses habitudes, ce qui n'est pas toujours chose facile, douloureux même parfois; ça demande du courage.
Ces hommes qui ne n'appartenaient pas au peuple élu, ont su, eux, interprêter, reconnaître les signes des temps. Ils ont quitté leurs pays, ils se sont mis en route ils ont suivi l'étoile. Ils sont allés à la rencontre des autres, des petits, ceux qui n'avaient même pas eu de place à l'hôtellerie. Ils sont sortis, ils ont tout quitté pour aller adorer le Roi des Juifs. S'attendaient-ils à le trouver dans une étable ? on ne sait pas. Mais, ils le reconnurent et s'agenouillant, ils l'adorèrent.
Reconnaître Dieu dans notre vie, il faut déjà en avoir le désir, ouvrir tout grands les yeux de notre coeur, être attentif à celui qui vient vers nous, celui qui est seul, qui a besoin, d'un geste fraternel, d'un sourire...
Mille occasions se présentent à nous chaque jour, encore faut-il le vouloir.
Cet après-midi, j'ai reçu un coup de fil d'une amie; en la reconnaissant j'avais le choix, soit de ne pas décrocher, soit de répondre sachant que j'en aurai bien pour une heure. C'est ce qui s'est passé, plus d'une heure !
Seigneur, je savais que tu avais besoin de te confier; alors, une heure ? c'est comme une étincelle, une petite étoile. Je te l'offre, mon Dieu.
Bonne nuit à tous

Par Marie Jeanne 15 novembre 2017 à 22 h 32 Répondre à ce commentaire

Oui ... vous avez raison ...je suis allé à Bethléem et j'ai vu le mur haut de 8 m et les ouvertures gardées militairement !!!
Oui... souvent il nous manque quelque chose pour reconnaître Dieu ...
Parfois aussi nous sommes submergés de choses diverses et inutiles qui nous mettent des oeillères...
Alors le soir ou dans la nuit, dans le silence revenu, voici la lumière du Seigneur qui arrive pendant que nos lèvres récitent une prière qui monte de notre coeur, et alors son étoile brille pour nous...
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 15 novembre 2017 à 20 h 52 Répondre à ce commentaire

« Que nous manque-t-il pour que nous sachions reconnaître où et quand le Seigneur se donne à voir ? »
Est-ce qu’il nous manque quelque chose ou est-ce qu’au contraire on est trop plein de formatage, d’idées préconçues et de fausses images?!...
« Ouvrons nos yeux et notre cœur pour le reconnaître et la lumière de son étoile, pour sûr, éclairera nos routes. » Et peut-être retrouvera-t-on alors une façon plus simple et plus naturelle de parler et d’agir...
Chère Antoinette, vous écrivez: « Que ce merveilleux ait été rajouté après coup pour souligner la divinité de Jésus n'empêche nullement de croire... »
Je pense au contraire que ça peut dénaturer totalement le message et faire d’une vérité un mensonge...
La Vérité n’a pas besoin d’être « amplifiée », elle se suffit, elle suffit... Sinon c’est que c’est un mensonge et une supercherie!!! Et que toutes les religions le fassent me pousse plutôt à penser qu’elles sont « à côté de la plaque »...

Par Isa 15 novembre 2017 à 20 h 32 Répondre à ce commentaire

Chère Antoinette,
Je partage entièrement votre intervention.
Oui, quelle importance qu'il soit né à Bethléem ou ailleurs qu'il soit né un 25 Décembre ou un autre jour. Il fallait bien se donner quelques repères pour perpétuer l'événement et se réjouir chaque année de l'arrivée du Messie. Croire que ce Dieu, qui dans son amour pour nous, humblement, simplement, s'est fait chair, qu'il a habité parmi nous.
Je le crois, c'est ma foi, c'est l'essentiel pour moi. Merci Antoinette

Marie Jeanne

Par Marie Jeanne 15 novembre 2017 à 19 h 42 Répondre à ce commentaire

Une étoile a brillé, un soir d'hiver, répandant sa clarté sur notre terre.

Celle-ci annonçait la naissance de Jésus, aujourd'hui, revisitée, la lumière de l'étoile, pourrait annoncer "La Paix, sur cette terre entre tous les hommes de bonne volonté."

Prière de ce jour, bonne journée.

Par Florine. 15 novembre 2017 à 17 h 20 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette réflexion ! Mon état n'est pas à son meilleur et il est bon de constater que la parole fait un baume sur le cœur et adoucit notre regard sur les évènements qui nous entourent.

Il me presse de dire que vous avez là une tribune qui sème le bien et qu'aujourd'hui particulièrement je l'apprécie grandement. Bonne journée

Par Cécile Breton 15 novembre 2017 à 16 h 42 Répondre à ce commentaire

Dieu nous touche ,des que nous ouvrons nos yeux ,c'est innatendu fugace au point que on ne voyons pas ces signes ,aussi la vigilance est de mise ,car des signes nous en sommes comblés ,mais nos yeux sont aveugles trop souvent
merci

Par jnc 15 novembre 2017 à 16 h 41 Répondre à ce commentaire

Merci, frère Olivier, pour votre belle méditation, je reprends comme prière votre phrase:

Ouvrons nos yeux et notre cœur pour TE RECONNAÎTRE, SEIGNEUR, et la LUMIÈRE de TON ÉTOILE, pour sûr, ÉCLAIRERA nos ROUTES.

Seigneur, Tu viens nous rejoindre dans notre humanité, Tu chemines avec nous, fais-nous Te rencontrer, t'accueillir, Te partager, à tout instant de notre vie! Amen

Par MARIE 15 novembre 2017 à 12 h 08 Répondre à ce commentaire

oui,Dieu peut se manifester de différentes façons, il suffit d'être prêt quand le moment arrive; il en est d'autres, élevées dans notre religion, ayant reçus tous les sacrements du baptême à la confirmation, et qui pourtant ne reconnaissent pas le pourquoi et reprocherait presque aux parents la façon dont ils les ont piégés, selon eux; oui,les voix du Seigneur sont impénétrables.

Par penelope 15 novembre 2017 à 11 h 39 Répondre à ce commentaire

Décidément,j'apprécie particulièrement les commentaires du fr.Olivier qui sait pointer et faire ressortir du texte ce qui importe de changer dans nos vies. Soyions attentifs à toute la
Parole,avec l'aide de l'Esprit-Saint pour nous éclairer dans notre réflexion et notre action.

Par Donneaud 15 novembre 2017 à 11 h 34 Répondre à ce commentaire

Votre réflexion, frère Olivier, concernant ce jeune, me fait souvenir d'un fait de vie relaté par un aumônier d'hôpital: une patiente , qu'il visitait régulièrement lui demanda un jour le baptême; un peu surpris, il lui demanda quelques explications: la jeune femme répondit: c'est la façon de prodiguer les soins de mon chirurgien qui a provoqué en moi ce désir de mieux connaître Dieu: cet homme m'a "dit" par sa façon de soigner, quelque chose de Dieu...
Cette femme prépare donc son baptême avec l'aumônier et le "hasard" fait qu'un jour le chirurgien et l'aumônier se croisent dans les couloirs de l'hôpital. L'aumônier explique à ce chirurgien ce qu'il a provoqué en cette femme: fort surpris, le chirurgien répond: j'ai provoqué une demande de baptême? pourtant, je suis athée! Il semble que Dieu se soit "donné à voir" dans la manière de prodiguer les soins?

Par Emma 15 novembre 2017 à 11 h 25 Répondre à ce commentaire

C'est la preuve que des personnes non baptisés, non confirmées vivent dans l'amour, cet amour offert par Dieu à tous les hommes

Par Micheline 15 novembre 2017 à 13 h 50

Merci, Emma, pour cet exemple supplémentaire venant donner encore plus de poids à la réflexion de Frère Olivier. Je pense que nous pourrions trouver beaucoup d'exemples de ce genre dans chacune de nos vies, si, comme les Mages, nous étions très attentifs aux signes des temps. Dieu agit parfois de façon bien étrange, comme sur le chemin d'Emmaüs, ou comme le seul lépreux, samaritain, païen et mal-aimé des juifs, qui revient en arrière pour dire merci. Mais en fait, il ne revient pas en arrière: il fait un bond en avant pour rejoindre le Christ qui n'est pas dans le temple mais sur le chemin, le chemin de la vie. Là où il y a la vie, là où il y a les soins, là où s'exprime la tendresse, Dieu fait signe, Dieu est présent. Cela ne fait pas toujours "tilt", mais ça peut faire "toc" à la porte.

Par pepitou 15 novembre 2017 à 16 h 04

J'ai participé au pèlerinage du Rosaire et j'ai envoyé un petit compte-rendu à mes 8 petits-enfants. Hier, lors d'une rencontre familiale, c'est le mari, athée, de l'une d'elle qui m'a longuement interrogée sur Lourdes. Il ne savait pas ce qui s'y était passé. Il était intrigué...

Par jacqueline 15 novembre 2017 à 10 h 45 Répondre à ce commentaire

je suis surprise par le commentaire qui laisse entendre que Jésus est bien né à Bethléem. Bibliquement et théologiquement oui bien sûr, comme Messie descendant de David; mais historiquement on ne sait rien de son lieu de naissance, (probablement Nazareth). Je ne suis pas sûre qu'il faille continuer à mélanger les genres et vos commentaires devraient être aussi une aide pour permettre à tous d'arriver à être au clair avec ces différents niveaux de lecture. Ceci dit en toute amitié et merci pour la deuxième partie de la méditation.
marie-françoise

Par marie-françoise Faisandier 15 novembre 2017 à 10 h 00 Répondre à ce commentaire

Je suis bien d'accord avec vous. Il faudrait commencer à trier ce qui est historique de ce qui est "parabole" Les méditations (très belles) seraient ainsi plus "paisibles" Plus encore que la naissance à Bethléem, c'est la visite des mages qui est trop souvent prise pour une réalité historique et qui choque beaucoup de personnes. Chocs après chocs, ces personnes ensuite ne veulent plus entendre parler de la bible.

Par ninon 15 novembre 2017 à 11 h 18

Je ne pense pas que ça ait une grande importance. Ce qui compte, c'est la signification symbolique, ce que l'évangéliste a voulu nous dire. En effet, c'est évidemment bien après coup que les Evangiles ont été écrits, et le but était avant tout l'édification de la communauté chrétienne naissante. Je ne pense pas que tout soit historiquement vrai (l'étoile guidant les bergers et les mages). Que ce merveilleux ait été rajouté après coup pour souligner la divinité de Jésus n'empêche nullement de croire. D'ailleurs, on trouve le même genre de choses dans toutes les religions, ce n'est pas fondamental.

Par Antoinette G 15 novembre 2017 à 15 h 54

Merci Frère Olivier, vous êtes clair, net et précis. Tout est dit, il ne nous reste plus qu'à ouvrir nos yeux et nos oreilles, être attentifs au quotidien de nos vies, et nous sentirons plus souvent la présence divine tout près de nous.

Par Gigi 15 novembre 2017 à 9 h 38 Répondre à ce commentaire

Frère Catel, Quelle représentation du Père peut-on se faire quand on dit «  Notre Père «  ?... Merci.

Par Carré 15 novembre 2017 à 9 h 15 Répondre à ce commentaire

Oui les mages venus d'Orient. Venus de loin pour adorer. Ils ont vu Dieu Lui-même. Ils sont paiens. Les premiers adorateurs ne pouvaient qu'être paiens n'est ce pas. Ils sont les premiers sauvés par notre Seigneur, avec les bergers. guidés par les anges du ciel. Mais ces paiens là avaient la grâce du Bon Dieu. Ils ont vu et compris. Merci mon Bon Seigneur. Que nous sommes tous petits devant tant de beauté. Que de mystères. Guides moi mon Bon Seigneur, guides moi. Odile

Par Odile 15 novembre 2017 à 7 h 52 Répondre à ce commentaire

"L'étoile qu'ils avaient vue les précédait" nous précise le passage d'aujourd'hui. Quelqu'un nous précède aussi ! et quand nous ne perdons pas de vue cette "étoile" qui nous précède, notre chemin se fait plus sûr. Fasse Seigneur, qu'au long de ce jour, nos yeux du cœur, nos yeux de la confiance de la foi, se fassent attentifs à la Lumière qui éclaire nos vies!
Comme ces mages confiants, fions-nous à ces lumières qui sont pour nous des guides; comme par exemple, l'écoute de Ta Parole , Seigneur...ou tout autre signe...
"Que nous manque t-il pour que nous sachions reconnaître où et quand le Seigneur se donne à voir? "questionnez-vous frère Olivier? un début de réponse peut être une meilleure vue? de cette vue qui fait dire au petit Prince" On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux"?

Par Emma 15 novembre 2017 à 7 h 33 Répondre à ce commentaire

Où et quand, oui, et pourquoi? C'est pour se "prosterner devant lui" que les mages cherchent l'enfant, "pour le faire périr" qu'Hérode fait de même. Un enfant qui, déjà, dans la bouche des mages est roi. Un Roi, à adorer, à aimer pour lui-même, à qui amener le meilleur de soi-même. Un Roi dont la lumière donne la joie. Déjà, il n'est question que de don dans cette relation-là.
Il est dit "grand", Hérode, qui règne sur la Judée, et il voit de suite une menace en ce roi tout-petit. Il sait pourtant ce que veut dire le messie. D'autres que lui l'attendent à Jérusalem tel Syméon qui attendait "la Consolation d'Israël" (Lc 2,25). Telle Anne qui, elle aussi, comprend et parle "de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem" (v38). La consolation, la délivrance, la joie, voilà ce que donne la "lumière qui se révèle aux nations", selon les mots de Syméon. Cette lumière qui est étoile et guide les pas des mages. Cette lumière dont Hérode ne veut pas, qui ne conçoit la royauté qu'en termes de pouvoir, que comme quelque chose à posséder.
Paul, bien après, rendant "témoignage du Royaume de Dieu" constate comme cette annonce est différemment reçue. Et Paul de citer Isaïe : "ils se sont bouchés les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris!" (Ac 28,27). Les mages sont bien de ces païens (v28) à qui est envoyé le salut de Dieu.
Merci!

Par Audrey 15 novembre 2017 à 7 h 24 Répondre à ce commentaire

Les mages ont longtemps marché en suivant l'étoile, ils sont confiants, ils auraient pu révéler leur découverte à Hérode, heureusement après leur prosternation et leurs offrandes, ils sont "avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode.
De même Joseph est averti en songe de l'intention criminelle d'Hérode, il écoute l'ange et part en Égypte.

Les Pères de l’Église, comme Irénée de Lyon (IIe siècle), voyaient dans l’or la reconnaissance de la royauté de Jésus, dans l’encens celle de sa divinité, dans la myrrhe sa mort sur la croix, donc son humanité. L’or, l’encens et la myrrhe disaient donc la véritable iden- tité et la grandeur encore cachée de l’enfant nouveau-né, Fils de Dieu.
"Ce berger du peuple d'Israël" que viennent avec respect rencontrer les mages, qu'annoncent les anges et le bergers, c'est le Fils de Dieu!

Nous aussi nous venons nous prosterner devant Toi, Seigneur, Tu viens nous rejoindre dans notre humanité, tu chemines avec nous, "tu es là présent livré pour nous", fais-nous Te rencontrer, à t'accueillir, à te partager à tout instants de notre vie!
Jésus, Marie, Joseph, nous vous aimons, nous avons confiance en vous! UDP

Par MARIE 27 octobre 2016 à 16 h 13 Répondre à ce commentaire

En marche... Jésus n'est pas né que déjà nombre sont en marche. Marie, Joseph, tout un peuple, mis en mouvement par le recensement. Les mages aussi peut-être bien déjà sont en chemin, partis de leur lointain Orient, appelés par l'étoile, menés vers celui qui est la lumière, "l'astre d'en haut".
Jésus naît et d'autres aussitôt se mettent en marche, les bergers, dans la nuit, et c'est tout le ciel, "la troupe nombreuse de l'armée céleste", qui, avec eux, louant Dieu, est en mouvement. Les mages arrivent à Jérusalem et c'est le branle-bas de combat à la cour du roi, mais, suivant l’étoile, ils sont repartis, déjà. Jésus naît et plus rien n'est fixe, les frontières bougent, même celles qui régissent les cieux...

Et Joseph et Marie de reprendre la route, vers cette Egypte qui se fait refuge. Roi en exil, Jésus? N'est-il pas plutôt partout chez lui? Son royaume n'est pas de ceux qu'on inscrit sur une carte, traçant en rouge des barrières. Il est fait de ceux qui le recherchent, et qui, comme les mages, voyant l'étoile, voyant Dieu dans leur vie, Dieu illuminer leur vie, "se réjoui[ssent] d'une très grande joie". Son royaume est fait de ceux qui l'accueillent, ceux-là même à qui "il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jn 1, 12). Il est fait d'hommes et de femmes, ces petits, ces étrangers, ces exclus, ceux à qui toujours il a été dit, montré, durement enseigné, qu'ils n'avaient pas leur place. Leur place, leur vie, est avec lui, en lui, par lui. Elle est en ce royaume que ne peuvent voir ceux dont la soif de pouvoir aveugle les yeux. Des hommes, des femmes, en marche, avec lui, vers lui.
"Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné." (Is 9, 5).

Par Audrey 27 octobre 2016 à 7 h 09 Répondre à ce commentaire
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