Jonas

« Jonas se mit en route pour fuir à Tarsis. » Jonas 1,2

La réponse de Dieu à Jonas

Jonas 4, 9-11

Dieu dit à Jonas : "As-tu raison de te fâcher pour ce ricin ?" Il répondit : "Oui, j'ai bien raison d'être fâché à mort." le Seigneur repartit : "Toi, tu as de la peine pour ce ricin, qui ne t'a coûté aucun travail et que tu n'as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit et en une nuit à péri.
Et moi, je ne serais pas en peine pour Ninive, la grande ville, où il y a plus de 120.000 êtres humains qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche, ainsi qu'une foule d'animaux !"

Méditation

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Jonas, chafouin

Pour la seconde fois, Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te fâcher ? » Jonas est parti s’asseoir à la sortie de Ninive pour voir ce qui va arriver à la ville, après que Dieu a décidé de se repentir de sa colère contre les habitants. Jonas boude. Il est irrité. Chafouin. Ronchon. Les plans de Dieu ne sont pas les siens.
Il ne comprend pas sa mansuétude envers les païens de Ninive. À l’écart de la ville, Jonas se prive de la manifestation de la bienveillance divine. Il ne partage pas la joie des habitants. Pourtant prophète, Jonas ne parvient pas à accéder à la vérité de la Parole d’un Dieu qui fait ce qu’il dit. Les Ninivites ont pris au sérieux la parole annoncée : « convertissez-vous » – c’est-à-dire « tournez-vous vers moi le Dieu créateur, afin de ne pas abîmer, de ne pas détruire votre vie ». Touché par l’incompréhension et l’aigreur de Jonas, Dieu ordonne à un arbuste, un ricin, de pousser pour donner à Jonas de l’ombre et apaiser son irritation.
Et Jonas est heureux de cet arbre, signe du soin que Dieu prend pour lui. Mais sa joie ne dure pas.
Au matin, l’arbre est mort et Jonas à nouveau s’emporte. Il souhaitait la vie pour cet arbre. Dieu, patient, explique à Jonas : « Si tu voulais voir cet arbre vivant, peux-tu comprendre que je désire voir mon peuple vivant lui aussi ? » Voilà le souci de Dieu. Que l’homme vive. Mais Jonas peine à sortir de la justice rétributive.
Comment Dieu pourrait-il être inquiet de l’homme ? Comment Dieu pourrait-il souffrir pour l’homme ? « As-tu vraiment raison de te fâcher, Jonas ? » Le prophète devra se laisser toucher par cette question pour faire réellement connaissance avec celui dont il porte la parole.

Méditation enregistrée dans les studios de Radio Notre-Dame Paris

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49 commentaires

Oh Seigneur tu nous montre une bonne leçon de vie, de conduite à travers Jonas, nous oublions vite les grâces que tu nous donnent ... Oui c'est par grâce que nous sommes sauvés ... Seigneur Dieu d'Amour ne laisse pas nos regard se détourner de ta face Amen !!! Merci pour cette belle méditation !!!

Par honoré marie-noëlle 19 octobre 2017 à 22 h 56 Répondre à ce commentaire

"As-tu raison de te fâcher" ?.. Combien de fois, Dieu pourrait nous poser cette même question quand nous faisons un drame de la moindre contrariété, de la moindre déception. Est-ce que tous ces tracas de la vie quotidienne, méritent qu'on se mette en colère, au lieu de faire confiance et d'attendre que les choses s'arrangent.
Je ressemble bien cette tête de bourrique de Jonas. Têtue et bornée. j'en ai marre de ce le manque d'énergie, de ces douleurs qu'on n'arrive pas à calmer, de ces vas et viens d'un médecin à l'autre. Oui, je râle. Je sais que j'ai tort. Alors qu'il y a tant de détresse, de souffrance autour de moi, que tant d'enfants meurent par manque de soins, de nourriture... Oui, regarde, ouvre les yeux de ton coeur. Tu as mal ? d'autres ont bien plus mal que toi, sans espoir de guérison.
Alors, oui Seigneur, que mon coeur s'ouvre sur le monde qui a besoin d'être sauvé, au lieu de pleurer sur mes propres misères; que je me réjouisse, que mon oreille se fasse attentive à tes commandements.
Tu as donné ta vie pour moi , ravive ma foi et pousse-moi pour annoncer ta Parole libératrice.
Sois béni, mon Dieu pour l'amour infini que tu nous porte; Toi qui ne veux pas la mort du pécheur; mais tu veux le ramener à toi, dans ta grande miséricorde.

Par Marie Jeanne 19 octobre 2017 à 21 h 42 Répondre à ce commentaire

Merci Marie Jeanne pour ta petite méditation, elle me rejoint entièrement, je l'a ruminerai avant de dormir avec la parole de Dieu " as tu vraiment raison de te fâcher", bonne nuit et prière pour tous surtout pour ceux qui souffrent, kat

Par Kat namur 19 octobre 2017 à 22 h 59

Merci pour cette belle méditation. J'ajouterais, pour ma part, que Jonas me plaît, car j'ai les mêmes tendances: voir Dieu à ma ressemblance. Il doit aimer comme moi j'aime, il doit être juste comme je suis juste, etc... D'où mes difficultés comprendre ce Dieu qui m'invite à être à sa ressemblance, à aimer comme lui, à être juste comme lui. De temps en temps il y a de quoi à être "ronchon"... et pourtant Dieu me veut à sa ressemblance... il y a encore du chemin à faire ! Heureusement !

Par Pythoud 19 octobre 2017 à 16 h 59 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette belle méditation, sœur Véronique, je chante avec vous tous:

Ta parole est la LUMIÈRE de nos pas la lampe sur nos routes!

Par MARIE 19 octobre 2017 à 16 h 32 Répondre à ce commentaire

OUI.... je suis souvent Jonas...
OUI.... je suis aussi chafouin et ronchon et parfois je boude...
OUI.... parfois je ne peux croire à tant de bontés du Seigneur...
... pour moi pauvre pécheur !!!
Seigneur donnes moi la force d'être plus confiant et plus généreux
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 19 octobre 2017 à 13 h 45 Répondre à ce commentaire

Que ce texte est beau ! Merci Soeur Véronique de nous rappeler la bonté et le pardon de Dieu ¨
Dans nos vies aussi, nous sommes comme Jonas qui ne peut croire en une telle bonté .

Cette méditation nous invite a être miséricordieux comme le Père, a nous souvenir de son

amour-

Par Fauvette 19 octobre 2017 à 8 h 44 Répondre à ce commentaire

Ce matin,en guise de prière,je relis tous vos mails...questionnements,réponses,nous sommes tous embarqués dans le même bateau,il y a du roulis,ça tangue,mais on avance ....merci à Paul et Jonas, j,ai aimé....je vous offre tous au Seigneur,comme un gros bouquet de fleurs d,automne !!!!

Par Pénélope dijon 19 octobre 2017 à 8 h 22 Répondre à ce commentaire

oui je me fache contre le monde entier contre sa propre famille lors que vos amis tres cher vous lachent et ceci depuis 40 ans environ oui j ai longtemps cru que je tenais la verite en tant que bon chretien qui pensait etre fort d avoir ete choisit par DIENU ET J etais et je le suis encore maintenant face à l anti clericalisme, en colere ;Mais est ce le bon combat que je doit faire NON certainement pas c est un combat contre moi mene : mes propres arrieres pensees negatives mon orgueil et ma vanite et ceci jusqu à ma fin

Par harel olivier 18 octobre 2017 à 23 h 32 Répondre à ce commentaire

Je ne suis pas trés fiére de me vivre chafouine,comme Jonas
Aider l'autre oui ,si je le décide et, sans que cela me dérange .
Je me sens amené a aider ,mais au dela d'un certain cadre ,je suis énervée et encombrée .
ce n'est pas facile parfois de répondre aux desseins de Dieu

Par jnc 18 octobre 2017 à 20 h 43 Répondre à ce commentaire

Nous parlons si souvent de la miséricorde ...
Là Dieu nous montre son coeur , et les nôtres .
La bonne nouvelle , le notre Père , reste la prière par excellence pour ce "pain quotidien , qui chaque jour
nous invite au partage .
D'ailleurs Jésus dira , je suis venu pour que l'homme , aient la vie , qu'ils aient la vie en abondance , pour ce
qui est d'une remise en question , il est jamais trop tard ....Il y a le pardon que l'on accorde , et celui que l'on
s'accorde , Dieu est au milieu de nous , pour nous aider à grandir dans la foi . Oui Jonas nous ressemble tous ,
pour corriger nos défauts ...et nous amener à la perfection , en nous aimant les uns les autres ...il y a du pain
sur la planche ...Puis si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas .Il demeure seul ;mais s'il meurt il porte
beaucoup de fruit .L'offrande est alors réalisée ...

Par fred 18 octobre 2017 à 18 h 31 Répondre à ce commentaire

PSAUME : 115
10Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert,
11moi qui ai dit dans mon trouble :
" L'homme n'est que mensonge. "

12Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu'il m'a fait ?
13J'élèverai la coupe du salut,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
14Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple !

15Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
16Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
ton serviteur, le fils de ta servante, *
moi, dont tu brisas les chaînes ?

17Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
18Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
19à l'entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

Par Partage 18 octobre 2017 à 17 h 27 Répondre à ce commentaire

Je reprends encore ce que je disais l'an dernier. Dieu est très pédagogue envers Jonas. Par la vie et la mort du ricin, il veut lui montrer que la vie est précaire, et que l'urgent est de se convertir, justement pour ne pas avoir vécu pour rien, ou ne pas faire soi-même son propre malheur. A rapprocher de plusieurs évangiles, où Jésus parle des lys des champs si beaux et si éphémères, ou bien d'un accident ayant fait plusieurs victimes (l'écroulement de la tour de Siloé).
Moi aussi, j'ai beaucoup fait la mauvaise tête, quand les choses n'allaient pas comme je voulais. Maintenant, je tâche à me rappeler : "Est ce que je veux avoir raison, ou est ce que je veux être heureuse ?" Oui c'est vrai, ce brave Jonas me ressemble tout à fait. '

Par Antoinette G 18 octobre 2017 à 16 h 21 Répondre à ce commentaire

Merci Chère Antoinette, je partage tout à fait cette manière de me comporter et c'est bien là où le Seigneur m'invite dans sa grande bonté, à me convertir . Prières fraternelles.

Par Nicole.B 19 octobre 2017 à 6 h 19

jonas obscurci par ses soucis n'est pas touché par la miséricorde que Dieu dispense à son peuple.
Donne moi Seigneur la grâce de reconnaître ta présence dans ma vie

Par fourmanoir 18 octobre 2017 à 14 h 27 Répondre à ce commentaire

Chers amis,

je suis assis dans la cour de la ferme.
Mon frère est revenu.
Et mon père a organisé une fête magnifique dans la grande salle.

Et moi, je ruminais encore le petit sourire qu’il m’avait adressé en partant,
il y a quelques mois, quand il m’a dit : « Je pars, je vais enfin vivre ma vie… moi ».

Je me suis senti pris pour une cloche,
méprisé dans mon sens du travail bien fait,
et de tout ce que j’ai fait pour que la ferme soit belle et respectée.
J’étais furieux qu’il ait gaspillé, pour une grande part, le fruit de mon travail.

Mon père est sorti de la salle des fêtes.
« Viens, viens partager notre joie.
Nous allons pouvoir recommencer à vivre ensemble.
C’est merveilleux ! ».

Je restais là, buté, jaloux.
Le Fils est venu s’asseoir sur le banc, à coté de moi.
« Tu as sans doute quelques raisons d’en vouloir à ton frère.
Je peux te comprendre.
Pardonner, cela ne veut pas dire « ce n’est rien, ce n’est rien … ».
C’est accepter de dire que tu ne lui comptes plus les tourments que tu vis.
Et cela, Ton Père l’entends. Crois-moi.
C’est ce que je suis venu vous dire il y a deux mille ans ».

Je me suis levé.
En entrant dans la salle, j’ai lancé discrètement un joyeux clin d’œil à notre père.
Mon frère n’avait plus son petit sourire.
Il est venu affectueusement m’embrasser.
Il avait l’air si heureux !

Et le vin était si bon !
Je crois même qu’il était un peu salé
par quelques larmes de joie.

Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 18 octobre 2017 à 12 h 13 Répondre à ce commentaire

Bonjour Paul,

Merci pour cette version du fils prodigue. Il me semble qu'il y a quelques modifications car on a semble-t-il le point de vue du frère du fils prodigue.
Pouvez vous nous dire d'où vous est venu l'idée de donner la parole au frère du fils prodigue ?
C'est une bonne idée en tout cas.

Par gilles renous 64160 18 octobre 2017 à 12 h 21

Cher Gilles,

tout simplement parce qu'en lisant l'aventure du bon Jonas,
je me suis senti comme lui.

Mais je trouve encore plus de sens en parcourant les textes
dans la Présence du Fils, - ceux du Nouveau Testament -.
Je me suis alors senti ... comme le frère qui n'était pas parti.
Il y a un peu de vécu, là-dedans, comme pour chacun de nous sans doute,

Et j'ai essayé de parler dans la Présence.

Bonne journée, vraiment.

Par Paul (Belgique) 18 octobre 2017 à 12 h 54

Merci, cher Paul: magnifique récit librement inspiré de la bible pour nous faire réfléchir sur la jalousie et le pardon.

Le récit du fils prodigue figure sur des livres de classes de première et suscite des réactions très intéressantes, il permet de travailler sur les différents points de vue, comme c'est souvent le cas dans les récits de la bible: point de vue du Père, du fils resté auprès de lui, du fils prodigue, du lecteur... On ne se lasse jamais de méditer sur ces beaux textes!
Union de prières, et que le Seigneur nous guide sur le chemin de la compréhension et du pardon!

Par MARIE 19 octobre 2017 à 11 h 04

Merci Marie !

J'ai lu, chez Lytta Basset,
" Au-delà du pardon " (Renaissance du Livre, 2006). Chap 6.

J'y ai trouvé l'inspiration, en des moments où j'en avais besoin,
pour comprendre que tant que je suis en colère,
c'est que je demande encore intérieurement des comptes.
Il est nécessaire, bien sûr, d'essayer d'examiner pacifiquement avec l'autre
ce en quoi je me suis senti blessé. Sans préjuger de sa réponse.

Et puis, le reste se passe dans mon cœur,
dans ma prière. Là où seul le Père est présent.
Pour prendre une image : si mon frère m'a coupé ma jambe,
le pardon ne me rendra pas ma jambe.
Mais je pense au Fils qui disait à Son Père :
" Ne leur compte pas ce qu'ils me font ".
Ce qui signifie, pour moi, aujourd'hui :
" Je n'ai pas à savoir ce qui se passe entre mon frère et Toi, Père.
Mais en ce qui concerne le mal qu'il m'a fait,
efface-le de son ardoise ".

C'est peut-être un langage un peu comptable, mais il me parle.

Vive la fête qui nous attend !

Bonne journée !

Par Paul (Belgique) 19 octobre 2017 à 14 h 06

Je crois que Dieu pardonne toujours, quand nous nous éloignons, il nous cherche comme la brebis perdue. Quoique nous fassions, je ne crois pas que Dieu ait de colère contre nous. Jésus n'a pas eu de colère contre ceux qui l'ont mis en croix. "Père pardonne-leur" Il ne peut donc pas "se repentir de sa colère" Ce que est raconté dans le conte de Jonas est l'interprétation humaine. On s'éloigne de Dieu, on fait le mal, on en subit les conséquences naturelles. Dieu nous aime assez pour nous traiter en adultes et ne pas par miracle tout arranger à notre place. Par contre, il est toujours là pour nous aider à revenir.
Par exemple, je fais du mal à quelqu'un, ensuite cette personne me fait des ennuis. Ce n'est pas Dieu qui me punit, c'est la conséquence de mes actes. Mais Dieu peut m'aider à voir clair et à demander pardon parce que lui, tout cela lui déplait et qu'il désire avec amour que ça cesse.

Par ninon 18 octobre 2017 à 11 h 58 Répondre à ce commentaire

ben y a pas que Jonas qui est comme ça. Je dois être son double, car je me reconnais en lui. Quand ça va pas dans mon sens, je boude, je sape, j'apitoie et ou bout du compte j'obtiens pas grand chose..
le plan de Dieu n'est pas le mien, pour x raisons. Qui peut me dire que je me plante sinon Lui seulement, mais j'ai pas la volonté de l'écouter, de faire arrêter le carrousel de ce qui me préoccupe

Par perré 18 octobre 2017 à 10 h 02 Répondre à ce commentaire

Peut-être (je dis bien "peut-être" car je ne suis qu'un être humain avec ses moins et ses limites) te laisser aller à aimer et à être aimé(e) sans te prendre la tête, tranquillement, et en faisant tranquillement le silence en toi chaque fois que le carrousel se met en route. Oui, la vie est difficile, compliquée ; alors arrêtons ce petit vélo qui tourne dans notre tête et qui nous fatigue bien inutilement ! Le calme, le plus possible. Le silence, le plus possible. Et même si tu n'as pas envie d'écouter, "Il" te parlera tout au fond de ton coeur, Il comprendra ta souffrance, que je sens palpable dans ton "message", et tu ressentiras, même peut-être à ton insu au début, qu'Il t'aime, que tu es aimée. Et toi aussi tu aimeras. Tranquillement ! Sereinement !
Pardon de te donner ce conseil, Perre, que je me crois autorisée à te donner (je n'ai pas forcément raison) étant donné ma déjà très longue vie terrestre. Je suis de tout mon coeur avec toi.

Par Une femme parmi tant d'autres 18 octobre 2017 à 10 h 46

"Mais sa JOIE ne dure pas " dites-vous Sœur Véronique. Cette constatation peut nous interpeller et faire écho au "Jésus, que ma joie DEMEURE"...
Fasse Seigneur qu'au long de ce jour nous sachions nous réjouir de Tes bienfaits , en sachant les reconnaître, tels cette joie de l'amie qui va mieux, la générosité d'un groupe qui se mobilise autour du chagrin d'une famille, des paroles réconfortantes à celui qui est dans la peine, la patience les uns envers les autres, surtout envers ceux qui nous irritent, comme l'irritation de Jonas! ...
Oui, aide-nous, Seigneur à savoir discerner le plus de vie de la Parole de Dieu, à l'œuvre au cœur de nos jours. Au cœur des païens comme des croyants!

Par Emma 18 octobre 2017 à 9 h 49 Répondre à ce commentaire

Le plus difficile n'est-il pas d'admettre l'action de l'Esprit dans celles et ceux qui paraissent loin ou qui sont loin de Dieu, tout en faisant des choses merveilleuses ? Il faut, pour cela, convertir l'image que trop souvent nous avons de Dieu: d'un Dieu que j'imagine à ma ressemblance (il aime comme moi, il est juste comme moi...), il faut que je passe à un Dieu qui m'appelle à lui ressembler (aimer comme lui, être juste comme lui..). Renversement, bouleversement, de quoi être "ronchon" pendant un moment ! Oui, que Dieu nous donne de reconnaître sa présence là où, souvent, nous nous y attendons le moins !

Par pepitou 19 octobre 2017 à 17 h 17

Merci Jonas de tes doutes, de tes questionnements, de tes incompréhensions qui sont aussi les nôtres.
Merci Jonas de nous faire comprendre que "nos" soucis ne sont pas "justes" dans le plan de Dieu et que l'Homme a plus de valeur aux yeux de Dieu que nos inquiétudes et nos angoisses "matérielles".

Par FONTIMPE Marie-Edith 18 octobre 2017 à 9 h 24 Répondre à ce commentaire

« As-tu vraiment raison de te fâcher, Jonas ? »
Et toi, Seigneur, as-tu vraiment raison de me créer avec la capacité de le faire?
Un partout! Balle au centre.

Par Jonas 18 octobre 2017 à 9 h 17 Répondre à ce commentaire

Je ne comprends pas tout à fait la conclusion "comment Dieu pourrait-il être inquiet pour l'homme ? Comment Dieu pourrait-il souffrir pour l'homme ?
Pardon, Soeur Véronique, mais merci de bien vouloir m'éclairer à ce sujet.

Par Une femme parmi tant d'autres 18 octobre 2017 à 8 h 37 Répondre à ce commentaire

Prière de ce jour, bonne journée.

Par Florine. 18 octobre 2017 à 8 h 35 Répondre à ce commentaire

Mon Jonas, combien nous ressembles-tu !! A moi en tout cas. Pourquoi est ce que je me mets en colère. Pourquoi est ce que je ne vois et comprends rien. Tu es la Seigneur, Tu veilles sur nous, moi je ne tiens pas les rennes, c'est Toi Seigneur qui es la parole. Cest Toi Seigneur. Pardon de ne rien comprendre. Odile

Par odile 18 octobre 2017 à 8 h 27 Répondre à ce commentaire

"Toi, tu as de la peine"... "Et moi, je ne serais pas en peine"... ? La peine aux dimensions de Dieu. Question posée, appel à voir plus loin. 120 000 êtres humains, ce multiple de 12 touche à l'universel. 12, 120 000, chacun. Toute la tendresse de Dieu en cette peine pour son peuple qui ne sait pas. Ces hommes "qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche", ce qui est droit, le bien véritable, ce bon que vit Dieu en sa création au premier jour, et ce qui ne l'est pas.
Ce bon qu'ils ne peuvent voir, seul Dieu peut le révéler à leurs yeux. "Personne n'est bon, sinon Dieu seul," répond Jésus à l'homme riche (Mc 10,18). Cette bonté est tendresse et pitié, elle est vie donnée. Il faut, pour la voir, l'avoir expérimentée, vécue en sa chair. Avoir entendu Dieu dire, me dire, te dire, à moi, à toi, personnellement, un parmi cette multitude que lui seul peut compter pourtant, "tu as du prix à mes yeux [... et] je t'aime" (Is 43, 4). Au plus caché, au plus intime, en ce lieu qui n'appartient qu'à soi et à Dieu.
Les fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal se cueillent avec Dieu, au terme du chemin fait avec lui. Donnés, comme le ricin, gratuitement. Fruits de vie. Donnés au prophète aussi bien qu'à ceux vers qui il est envoyé. N'est-ce pas pour "le délivrer ainsi de son mal" que Dieu l'a fait pousser? Il est arbre de vie pour Jonas, ce ricin mort. Il ouvre son cœur aux dimensions de Dieu.
Merci Sr Véronique! Et prières pour toutes et tous.

Par Audrey 18 octobre 2017 à 7 h 20 Répondre à ce commentaire

Sortir de la justice rétributive , dépasser l'ancien :
" Œil pour œil , dent pour dent " , voilà une conversion à demander chaque jour , tellement ces réactions sont inscrites dans notre pâte humaine. Ce magnifique livre de Jonas , vient travailler notre terre , afin d'accueillir JÉSUS qu'il préfigure.
Mais garde moi Seigneur dans ton Amour , dans cet esprit de miséricorde, qui est source de Vie et qui m'appelle chaque jour à une nouvelle naissance.
Merci des prières de chacun .

Par Nicole.B 18 octobre 2017 à 7 h 18 Répondre à ce commentaire

Jonas est très fâché de la mort du ricin, il souhaitait qu'il vive car il lui apportait de l'ombre, il avait besoin de lui .

Peut-on dire que Dieu, dans on amour de la vie, dans son amour pour nous a "besoin" de nous que nous faisons sa joie du

seul fait de notre existence? Qu'en pensez-vous?

Par vissac marie-claire 18 octobre 2017 à 7 h 08 Répondre à ce commentaire

HYMNE : LES VOICI RASSEMBLÉS
CFC — CNPL

Les voici rassemblés
Dans la maison du Père,
Les compagnons d'épreuve
Qui t'ont vu crucifié.
Tu ouvrais le passage,
Ils marchaient sur tes traces,
O Seigneur des Vivants.

Ils portaient dans leur coeur
Pour éclairer le monde
La mystérieuse image
De ta gloire humiliée.
Messagers d'espérance,
Ils semaient ta parole
Et c'est toi leur moisson.

Ils ont place au festin
Dans le Royaume en fête,
Pour avoir bu la coupe
De l'amour partagé.
Tu leur montres le Père
Et ta joie les habite,
O Jésus, Fils de Dieu !

Par Hymne 18 octobre 2017 à 6 h 15 Répondre à ce commentaire

Il a dit :" ma vie nul ne l'a prend mais c'est moi qui la donne "...

Au delà de tout, c'est lui qui est avec moi quand je souffre, c'est cet enfant au coin de la rue qui a faim, qui a froid.

Seigneur fait en moi ta demeure, ne lâche pas main car j'ai tendance à l'oublier. Fait que ma méditation me rapproche de plus en plus de toi, que je puisse comprendre la mission que tu m'as confiée.

Seigneur ouvre mes lèvres et ma bouche publiera tes louanges.

Par Marilou 29 septembre 2016 à 22 h 34 Répondre à ce commentaire

Merci, Marie, (15h13) pour ce lien que vous m'avez proposé.

http://croire.la-croix.com/Definitions/Mots-de-la-foi/Redemption/La-croix-est-elle-necessaire-a-notre-rachat

J'ai été heureux de trouver dans cette page quelqu'un qui se pose la même question que moi. ;-)
J'ai également apprécié la réponse du père Souchon, s.j.
« … La mort du Christ, un rachat, un paiement? À qui? Au Père pour en "apaiser le courroux"?
Au diable qui aurait des droits à faire valoir? Vous avez raison, tout cela est incroyable… »
Et, à la fin de son texte :
« …Pour cette révélation, Jésus a mis en jeu sa propre vie. Il nous a libérés du péché au prix de sa vie… »

Alors, pourquoi empruntons toujours l'expression de « racheter ».
Il appartient à l'Ancien Testament, sans doute.

En fait, je suis un peu dérangé, parfois, à propos de la teneur de nos partages sur les textes de l'Ancien Testament.
Je me dis que s’ils se font trop souvent en dehors de la Présence du Christ,
en dehors de cette Vérité qui s'incarne dans notre vie d’aujourd’hui,
nos échanges ne resteront sans doute que des échanges intellectuels et humains.
Intéressants, certainement, mais parfois très éloignés de l'essentiel.

Hier soir, tout cela me pesait un peu, et j'ai ouvert au hasard ma bible.
sur cette phrase de Jean 5.39-40 :

« Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle:
ce sont elles qui rendent témoignage de moi.
Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!… »

Je vous le partage modestement et avec force :
si nos échanges, au sein de notre chère communauté cybernétique,
ne se font pas dans la Lumière de sa Présence,
ils risquent de ne rester que d'aimables conversations religieuses.

L'essentiel, le plus vivant,
est de sans cesse rechercher - et annoncer - sa Présence,
Sa Présence réelle parmi nous, aujourd’hui, maintenant.

Bonne soirée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 29 septembre 2016 à 18 h 22 Répondre à ce commentaire

Merci, Paul, tout à fait d'accord: recherchons et annonçons sa Présence réelle parmi nous aujourd'hui, maintenant!

Je cherche le visage, le visage du Seigneur,
Je cherche son image tout au fond de vos cœurs.

/.../ Qu'avez-vous fait de Lui?

Par MARIE 29 septembre 2016 à 20 h 07

Bonsoir Paul, et merci, il est bon de pouvoir vous lire à nouveau!
Je suis trop fatiguée ce soir pour tenter de reprendre ce qui m'était venu en pensant à l'idée de rachat lorsque nous marchions avec Isaïe, mais je puis vous indiquer les passages qui m'y ont menée. Les petites méditations que j'avais alors postées s'en font l'écho. Il s'agit d'Isaïe 43, 1-7 (Tu as du prix à mes yeux) et 48, 17-21 (Le destin d'Israël). Ce ne sont que quelques réflexions, juste quelques chemins que j'ai suivis, mais peut-être rejoindront-ils les vôtres.
Belle soirée à tous, dans la Lumière de sa Présence!

Par Audrey 29 septembre 2016 à 21 h 26

Je ne comprends pas, je n'arrive pas à avoir le commentaire sur le texte d'aujourd'hui concernant Jonas, le ricin, la réponse de Dieu à Jonas. Jai cherché dans les figures bibliques et je n'ai rien obtenu. Que faut-il faire dans un tel cas, merci de me répondre. Fraternellement vôtre Cla

Par claudette maurin 29 septembre 2016 à 16 h 49 Répondre à ce commentaire

Claudette, il n'y a pas de méditation chaque jour, seulement un jour sur deux (sans doute pour que nous réfléchissions aussi par nous même).

Par antoinette 29 septembre 2016 à 17 h 49

Quelque question qu'il faut que je me pose,a réfléchir sur le sujet d'aujourd'hui :

Quel sont nos "ricins"sur les quels nous comptons, inconscients de leur fragilité?
De quelle bénédiction pouvon6-nous réjouir dans l'église?
Les estimons -nous acquise une fois pour toutes?
Comment éviter d'en faire des sujets de glorification de nous - même?
Quelle sont nos priorités personnelle ou en Église? Assurer notre confort spirituel, moral, et matériel sur cette terre?

Seigneur éclaire mon esprit, par ta bonté, que je puisse reconnaître que je me suis trompé, dans ma vision de voir certaines choses,dans ma vie,de rester toujours petite a tes yeux dans l'humilité, que ta volonté soit toujours faites seigneur,
car en nous attachant aux grâces matérielles et éphémères, nous passons à côté de l'essentiel,
L'amour de Dieu et la vie éternelle .... petite serviteurs de la miséricorde

Par Brig 29 septembre 2016 à 16 h 11 Répondre à ce commentaire

Dieu montre à Jonas son souci de la création toute entière: une grande ville ainsi qu'une foule d'animaux.

Jonas qui persévère dans son attitude colérique reçoit un enseignement basé sur la comparaison, lui, Jonas est confronté à Dieu.

Se mettre à la place de Dieu est pourtant considéré comme la faute la plus grave, l'hybris chez les grecs, faute d'orgueil; ici, c'est Dieu lui-même qui utilise cette comparaison pour faire réaliser à Jonas le danger de son comportement, la démesure de sa réaction!

Cette comparaison étonnante a pour but de lui faire retrouver sa juste place: peut-il "jalouser" tout un peuple (même récemment revenu à la raison) qui bénéficie de la clémence de Dieu?

Nous sommes tout petits devant Toi, Seigneur, Toi le tout puissant près de nous Tu t'abaisses, Tu fais Ta demeure en nous, Seigneur! UDP

Paul, je vous ai mis un lien hier, l'avez-vous vu? Vous a-t-il été utile?

Par MARIE 29 septembre 2016 à 15 h 13 Répondre à ce commentaire

Je suis tout à fait d'accord, Jonas est un (tout petit) Job. Dieu veut lui enseigner à aimer la vie et les autres, autrement dit à être à son image. Dieu aime sa création (il a travaillé pour) et il continue à s'en occuper, cette fois en association avec l'homme. C'est un thème constant dans l'Ancien Testament : Dieu aurait bien des raisons de détruire sa création , mais il préfère garder espoir en l'homme, en sa capacité, avec son aide, de se détourner des mauvais chemins.
Nous aussi, nous avons à penser au coût de notre vie (notre empreinte sociale et écologique), et que nous avons la responsabilité de prendre soin de la création.

Par Antoinette G 29 septembre 2016 à 8 h 17 Répondre à ce commentaire

merci Antoinette pour votre commentaire, je suis d'accord

Par marie françoise 29 septembre 2016 à 15 h 47

Chers amis,

hier soir, lors du partage à propos de " l' ombre de la croix " préfigurée par le ricin de Jonas.
J'ai demandé si quelqu'un pouvait m'aider en me citant un verset de l'Evangile
où Jésus nous annonce qu'Il est venu " pour le rachat des fautes des hommes".

En cliquant sur "Réagir", je vois qu'un nouveau partage nous est proposé.
Il ne s'agit sans doute que d'un petit "bug" informatique.

Aurai-je la réponse à ma question ?

Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 29 septembre 2016 à 7 h 58 Répondre à ce commentaire

Merci, Fred.

J'ai pu lire votre réponse en retrouvant " le ricin de Jonas "autre part sur le site. (Figures bibliques).

"... Car le fils de l'homme est venu non pour être servi
mais pour servir et donner sa vie comme rançon
de plusieurs ". (Marc 10:45)

Je vais méditer, prier et laisser percoler le discernement, s'il doit venir.
Mais je me demande toujours à qui le Fils de l'Homme donne sa vie en rançon ...

Bonne journée, vraiment.

Par Paul (Belgique) 29 septembre 2016 à 12 h 35

Bonjour Paul,
Marche dans la bible nous donne tout les jour un texte depuis le début, mais un jour c'est avec une méditation, et l'autre sens,
voilà je c'est pas si je réponds bien a votre question Paul, mais nous somme pas nombreux le 2 eme jours a répondre ,dommage, fraternellement brig

Par Brig 29 septembre 2016 à 15 h 01

Dieu interroge, Dieu enseigne. Jonas pense qu'il sait. Empêtré dans ses certitudes, il ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Pour la 3ème fois, la mort imprègne sa réponse. Mais il parle. Il parle à Dieu et, s'il ne lui demande rien, laisse voir sa souffrance. Et Dieu va ouvrir son horizon, l'amener à, lui, s'interroger, et à la mort, de nouveau, répondre la vie.

Tous les sens du mot "peine" semblent ici se croiser. A la peine/chagrin de Jonas, Dieu répond que le ricin ne lui a coûté aucun travail, aucune peine. Mais Dieu, lui, est "en peine pour Ninive". A la pitié qu'il éprouve pour ses habitants ignorants, se mêle l'idée de ce qu'il accomplit pour eux, comme pour chacun. Aux Ninivites qui ne le connaissent pas, il envoie son prophète. A son prophète qui croit le connaître, qui, lui croit savoir sa droite - ce qui est droit et juste - il ouvre les yeux, lui montre ce qu'est la "droite de Dieu" : la place du défenseur.

Patience infinie de Dieu pour les hommes qu'il protège et enseigne inlassablement. Tendresse infinie de Dieu pour ces hommes à la vue courte qui ne savent se réjouir des dons qu'il leur faits. Merveille que ce ricin, merveille chaque homme, chaque bête qu'il a créés. 120 000, multiple de 12, nombre de la plénitude tout autant que de la multitude. L'écho de la Jérusalem Céleste, qui "dessine un carré" de 12 000 stades de côté (Ap. 21, 16), semble presque planer sur la "grande ville" peuplée de ces hommes que Dieu ne cessera jamais d'aller chercher. A qui toujours est proposé de dire "viens!" avec l'Esprit et l'Epouse, de recevoir "l’eau de la vie, gratuitement" (Ap. 22, 17). Le ricin n’est-il pas une magnifique illustration de cette gratuité ?

Par Audrey 29 septembre 2016 à 6 h 59 Répondre à ce commentaire

Je vous remercie pour vos méditations qui sont riches et intelligentes

Par Fraysse 29 septembre 2016 à 4 h 54 Répondre à ce commentaire
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