Tobie

« J’ai marché sur des chemins de vérité. » Tobie 1,3

La prière de Tobit

Tobie 3, 1-7

Tobit fit cette prière au Seigneur : «Tu es juste, Seigneur, et toutes tes œuvres sont justes. Toutes tes voies sont grâce et vérité, et tu es le Juge du monde. Et maintenant, toi, Seigneur, souviens-toi de moi, regarde-moi. Ne me punis pas pour mes péchés, ni pour mes ignorances, ni pour celles de mes pères. Car nous avons péché devant toi et violé tes commandements ; et tu nous as livrés au pillage, à la captivité et à la mort, à la fable, à la risée et au blâme de tous les peuples où tu nous as dispersés. Et maintenant, tous tes décrets sont vrais, quand tu me traites selon mes fautes et celles de mes pères. Car nous n'avons pas obéi à tes ordres, ni marché en vérité devant toi. Et maintenant, traite-moi comme il te plaira, daigne me retirer la vie je veux être délivré de la terre et redevenir terre.

Car la mort vaut mieux pour moi que la vie. J'ai subi des outrages sans raison, et j'ai une immense douleur ! Seigneur, j'attends que ta décision me délivre de cette épreuve. Laisse-moi partir au séjour éternel, ne détourne pas ta face de moi, Seigneur. Car mieux vaut mourir que passer ma vie en face d'un mal inexorable, et je ne veux plus m'entendre outrager.



Méditation

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Les lamentations de Tobit

Entrant dans la prière de Tobit, nous sommes les témoins du combat intérieur d’un homme dont la pensée est dans l’impasse. Tobit ne comprend pas ce qui lui arrive. Le malheur de sa situation lui semble absurde. Homme profondément religieux, il regarde sa vie à la lumière de ses croyances. Il sait que le Seigneur est un juste juge et qu’il châtie les fautes et récompense ce qui est bien. Il sait que son peuple est coupable de grandes injustices et il croit que là est la raison du cruel châtiment que Dieu a voulu pour eux. « Pour eux », car il est solidaire de ses frères de sang et d’infortune au point de se confesser pêcheur avec eux. Et pourtant, il est également saisi de l’intime conviction d’être un juste et de n’avoir mérité, lui, en rien ce qu’il lui faut subir : « J’ai subi des outrages sans raison et j’ai une immense douleur », dit-il. Cela ne colle pas du tout entre la vision de Dieu qu’a Tobit et sa propre expérience. La contradiction menace dès lors sa prière. Il est tourmenté, il ne sait plus où il en est. Il n’a plus qu’un souhait, il veut mourir. Mais tout cela se dit et se vit dans le cœur à cœur d’une prière, où Tobit s’adresse à son Seigneur comme à un ami.

L’image du juge, fût-il juste, n’a pas sa place ici. La croyance cède ainsi du terrain et la foi peut naître peu à peu. La foi en celui qui n’est pas l’arbitre des conflits humains, celui qui fait lever son soleil sur les justes et sur les injustes, celui qui pratique la gratuité de l’amitié et la générosité du pardon. La foi de Tobit se fortifie au sein même de ses lamentations et plus loin dans le livre, elle va éclater en Action de grâce, lorsqu’il s’écrie, en un cri de joie « pour moi, je le célèbre sur ma terre d’exil » *. Et nous ? Notre foi peut-elle naître et croître ailleurs qu’au sein de nos propres exils ?



* Tobie, 13,7
Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Lyon


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50 commentaires

Merci frère Pascal Marin, belle méditation ... La persévérance fait grandir la Foi....Rita

Par Rita Giuliani 17 octobre 2016 à 18 h 22 Répondre à ce commentaire

Seigneur Jésus fais croitre en moi ta foi
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 10 octobre 2016 à 9 h 50 Répondre à ce commentaire

Merci á Catherine ,Antoinette et Michel pour leur mot de réconfort.Je sais que beaucoup de famille vivent la souffrance d'un enfant malade quelque soit la maladie .Mais la bipolarité de nos enfants jeunes ou moins jeunes est si désarmante en manifestations ou en actes nous déstabilisent et surtout nous souffrons pour eux ,car leur vie est compliqué et difficile .
Nous ne pouvons nous mettre dans leur tête et les apaiser .C'est cela le plus difficile ,ne pas pouvoir les aider .

Par Janou 7 octobre 2016 à 12 h 47 Répondre à ce commentaire

Hier Antoinette a su très bien dire ce qu'il fallait. Je me permets aujourd'hui de préciser. Très souvent les personnes qui souffrent, mais c'est particulièrement vrai pour les bipolaires, font des transferts massifs qui brouillent les cartes. Vous écrivez : "nous ne pouvons nous mettre dans leur tête et les apaiser". Mais eux se mettent dans notre tête et nous déséquilibrent. C'est en gardant notre équilibre avec patience (et passion) que nous commençons à leur permettre une lente intériorisation de leur propre équilibre. C'est par l'acceptation de leur morcellement mis en nous que nous rejoignons leur morcellent et leur souffrance.
Pour moi à l'évidence il y a le plan thérapeutique et le plan de la foi qui ne doivent pas être confondus (attention,danger). Mais la foi permet un engagement total au service de la souffrance. (Je ne veux pas dire que l'acte de croyance doit être explicite : il y a des médecins très engagés, mais la plupart n'y comprend rien en restant à l'abri du statut médical. Est-ce très différent du clergé ou du tout venant de la messe du dimanche?)
Pardon pour ce commentaire, c'est comme un fond de soupe campagnarde : ça sent le brulé. Mais c'est dans cette soupe brulée que j'ai approfondi ma foi.

Par Michel (occitanie) 7 octobre 2016 à 16 h 32

Bonjour et MERCI pour la réponse de Michel (occitanie) et d'Audrey, vous m'avez bien éclairé.
Belle journée à vous.

Par sabrina 7 octobre 2016 à 8 h 31 Répondre à ce commentaire

Dans la maison de mon Père , il y a beaucoup de demeures .
JEAN : 14

Par T 6 octobre 2016 à 17 h 22 Répondre à ce commentaire

Que votre cœur ne se trouble pas :
vous croyez en Dieu , croyez aussi
en moi .Dans la maison de mon Père ,
il y a plusieurs :sinon vous aurais-je dit que j'allais vous préparer
un lieu où vous serez JEAN 14.

Par T 6 octobre 2016 à 17 h 19 Répondre à ce commentaire

Je suis certainement une âme simple mais je n'ai jamais tenu Dieu pour responsable des ennuis/épreuves vécus. Certaines grandes épreuves arrivent "de l'extérieur" : guerres - licenciements - pertes d'un enfant...... D'autres ennuis peuvent être la conséquence de négligences, erreurs d'appréciation, de comportements de notre part. Nous sommes (relativement) libres dans nos choix mais nous ne maîtrisons pas tout. Qui est prêt à écouter notre détresse sinon Dieu ? Vers qui se tourner sans lasser ? C'est un monologue intérieur car Dieu ne répond pas mais cela peut-être un soulagement d'exprimer nos sentiments et notre colère qui sont encore une manifestation de cette foi que l'on voudrait radieuse mais malmenée par l'adversité. "Mieux vaut mourir que passer ma vie en face d'un mal inexorable" : vraie douleur de ceux/celles confrontés à la maladie d'un être cher, du remords éprouvé après un acte odieux. Tobit a pu pratiquer sa religion et prier son Dieu en terre d'exil. Dans nos épreuves, garde notre main dans la tienne Seigneur et conduis-nous vers l'apaisement.

Par mahona 6 octobre 2016 à 9 h 59 Répondre à ce commentaire

Antoinette,
Merci de votre sincérité. Ça fait du bien. je passe moi aussi mon chemin souvent.
Dois je m'en culpabiliser ? On est pris dans nos propres soucis, nos douleurs et on essaie de tenir debout malgré bien des tourments. Et puis quand la sérénité est la, on profite de son premier cercle, on observe ses enfants, ses petits enfants en espérant pour eux une vie pleine de joies. On déplore cette misère contre laquelle on lutte, en paroles souvent, en actes parfois. On fait à notre mesure, difficile de donner de sa personne ! Bravo à ceux qui savent et peuvent.
Je suis bien incapable de "louer" Dieu comme le font certains internautes sur le forum, je ne suis pas certaine de savoir prier. Je n'ai pas le sourire angélique et j'ai du mal face à des bienséances de pensee. Je ne sais pas si j'ai la foi, mais si Dieu est, n'attend il pas de nous que nous soyons simplement nous mêmes, avec nos défauts, nos qualités, et ne veut il pas que nous sortions de cette idée de pêché mortifère... Je ne vois pas le péché dans le bébé naissant, mais plutot du sacré... A nous de l'élever dans le sens le plus "noble" qui soit.
Je vois aussi beaucoup de gens genereux autour de moi, de cette vraie générosité qui ne juge pas, qui ne se gratifie pas, qui ne moralise pas, discrète, sincère et efficace.
Je hais la souffrance, celle des enfants et je voudrais avoir des bras à l'infini pour les enlacer, les faire grandir, les aimer... Mais je ne peux pas.... et là, je hurle vers Dieu car je ne comprends pas et je voudrais tant comprendre !

Par Blandine 6 octobre 2016 à 9 h 30 Répondre à ce commentaire

Comme vous, Blandine, la souffrance des enfants me révolte et aucune pensée charitable ne m'anime en pensant à ceux/celles qui en sont les auteurs. Que le Ciel me pardonne et qu'il change les cœurs humains, comme nous le chantons.

Par mahona 6 octobre 2016 à 14 h 23

Oui changer les cœurs humains...
Mais que peut Dieu face à l'inconscience, l'orgueil, il essaie certes mais il ne réussit pas toujours !
Alors les cris de détresse n'en finissent pas...
Ou donc est la solution ?

Par Blandine 6 octobre 2016 à 19 h 18

La gratuité de l'amitié et la générosité du pardon .....Que le Seigneur nous aide à vivre tout cela au quotidien .....AMEN

Par Ninine 6 octobre 2016 à 9 h 24 Répondre à ce commentaire

En réponse à IL : le riche a bien le droit d'être heureux, mais son péché est d'omission : le pauvre Lazare est couché en travers de son portail, il doit donc l'enjamber pour rentrer chez lui, et pourtant il ne le voit pas. L'abbé Pierre disait "Le pouvoir est aveugle et la misère est muette". Si nous sommes heureux dans la vie, nous avons le devoir d'essayer de soulager un peu de la souffrance de nos frères moins chanceux ou moins doués, à commencer par nos plus proches. Le riche ne voit pas que le pauvre Lazare est son frère en humanité, c'est pourquoi il est éliminé de son paysage mental. Si, de son vivant, il n'a pas été capable d'aider quelqu'un si proche géographiquement, une fois mort, il pourra encore moins aider ses frères de sang.
C'est encore une fois la morale de clan qui est mise en cause (ne vouloir de relations qu'avec ceux qui me ressemblent, comme si nous n'appartenions pas tous au même monde). Dieu nous demandera compte aussi de ce que nous n'avons PAS fait, alors que nous le pouvions.

Par Antoinette G 6 octobre 2016 à 8 h 27 Répondre à ce commentaire

Ceci dit, ce n'est pas évident de voir son frère en humanité dans le mendiant sur le trottoir. J'avoue que moi aussi, je passe souvent mon chemin en faisant mine de ne pas le voir, parce qu'il est dérangeant. Même si je donne à des associations caritatives, je ne paie pas de ma personne. J'admire ceux qui le font, et avec l'aide de Dieu, j'espère en être capable avant ma mort.

Par Antoinette G 6 octobre 2016 à 8 h 41

Oui Nathalie c'est sûr que c'est dur moi aussi j'attends l'éternité avec impatience. Quand je prie et que je vois toutes les douleurs et les souffrances qui sont les miennes à cause de mes propres péchés parce que Jésus m'aime il a pris sur Lui tous les fardeaux passés présents et futurs je souffre intérieurement de voir ce que moi je lui ai fait endurer. Lui Jésus à souffert bien plus que moi, car pour moi quand cela me paraît insurmontable ou insupportable c'est quand-même jamais au dessus de mes limites. On a jamais plus que ce que l'on peut supporter. Je ne peux que Lui dire que je l'aime un peu plus que la fois d'avant le louer pour cet Amour qu'il a pour, sa tendresse, sa Divine Miséricorde ainsi que Sa Divine Providence au fil du temps je comprends que quoiqu'il se passe dans ma vie ou autour de moi pour mes proches rien n'ai dû au hasard ; mais à sa Divine Providence car tout contour au bien de Dieu c'est ainsi qu'un pas après l'autre j'essaie d'avancer sur le chemin que je dois suivre bien humblement bien timidement souvent dans l'incompréhension totale et plus souvent encore dans la nuit.

Par Fred 5 octobre 2016 à 23 h 56 Répondre à ce commentaire

Oh comme j'attends l'éternité et la paix de Dieu avec impatience. Qu'il est douloureux le chemin quotidien quand on vit comme Job, Tobit et tous ceux qui souffrent, dans le désarroi...
J'attends le retour de ma fille, mon enfant, ma merveille, qui grandit et qui sort, ce soir elle a promis qu'elle rentrerait pour 22h30. Je jui fais confiance, j'ai confiance en Dieu, je prie Marie d'accompagner mon enfant à chaque pas. Alors pourquoi ai-je peur? Pourquoi les larmes me viennent-elles si vite? Quelle est cette immense douleur dans mon coeur?
Le répit, le repos du juste ne vient pas aisément, c'est dans le chaos de nos coeurs agités que Dieu se montre grand, plus fort que tout ce qui nous anéantit.
"In this short Life that only Lasts an hour
How much - how little - is within our power"
"Dans cette Vie brève qui ne dure qu'une heure
Tant de choses - si peu - sont en notre pouvoir"
Emily Dickinson, Quatrains et autres poèmes brefs
Mon enfant arrive, je peux trouver le repos, un ami appelle en détresse, il n'y a pas de repos...
Communion de prière
Emily Dickinson

Par Nathalie Henry 5 octobre 2016 à 22 h 23 Répondre à ce commentaire

On voit que Tobie à la même patience que Job , il loue le seigneur dans ses difficultés,et c'est un homme juste, humble et auquel sa foi est fondée sur un Dieu qu'il considère comme un ami, qui fait lever son soleil sur les justes et les injustes;...oh Seigneur faits que nous gardions les yeux fixés sur toi le juste des justes !!!Amen !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 5 octobre 2016 à 21 h 42 Répondre à ce commentaire

Merci Paul , Micheline , et Michel ,
Il y a du vrai , du bon , quand on écoute bien..
Je pense à Janou , ainsi qu'aux autre parents
en détresse , par rapport à des enfants souffrants
de diverses "maladie" , il faut absolument suivre , les
conseils , qui sont un soutien , les thérapies sont là
pour les deux , les enfants et les parents . Car dans
l' impuissance de savoir quoi faire , on se fragilise , et
l'on parfois s'isole , ne faisant que se mettre en cause ...
avec le risque de vivre la dépression .Il y a des gens qui sont
formidables , des professionnels , des associations , courage
vous n'êtes pas seule , laissez -vous aider .En UDP.
Micheline , votre commentaire est super , ce sont en effet
nos différences , qui dans l'amour et le respect , de tout un
chacun , quel que soit sa religion , sont là pour nous
montrer , que la foi , des uns et des autres , est sacrée , et mérite
un respect total , puis plus on en sait mieux c'est , car cela nous
montre la sagesse de Dieu , et Toi que dis - tu que Je Suis ?
demandera Jésus !
Oui beaucoup diront Il est Là , non Il est Là , beh , moi je pense
qu'IL est là où les coeurs sont de chair et non de pierre .C'est
faire l'aumône sans calculer , être vrai sans être conditionner ....
Il Y a une houlette , et un bâton , qui sont quand même ; rassurant .

Par fred 5 octobre 2016 à 21 h 09 Répondre à ce commentaire

Dans le Notre Père nous disons "que ta volonté soit faite". Et c'est cette phrase que nous répétons lorsqu'un malheur nous frappe. Dieu est bon et nous aime. Il ne nous envoie pas le malheur, mais lorsque celui-ci arrive, il nous demande de continuer à faire sa volonté, c'est-à-dire à l'aimer, Lui, et notre prochain, même nos ennemis. C'est peut-être lorsque nous sommes exilés du bonheur que notre Foi grandit.

Par DELORME Marie 5 octobre 2016 à 19 h 59 Répondre à ce commentaire

Pourquoi cette impression de ne rencontrer Dieu que pendant des épreuves ?
La joie, la beauté et l'amour ne devraient ils pas etre d'abord et surtout les vecteurs de la rencontre, alors que le mal devrait revolter en permanence... Ne nous trompons nous pas parfois dans notre appréhension de la foi ? Dieu serait il le dernier recours dans les ténèbres alors qu'il devrait être le premier dans la lumière ? Je suis au plus mal donc je pense à lui ?
La révolte est necessaire et permet de vider ses encombrements, quoi de plus injuste qu'un enfant malade... Pourquoi des miracles pour certains et pas d'autres ? Le joker mystère est vite brandi, trop vite ! Les voies du seigneur sont impénétrables ! Ben voyons ! mais je me demande quand même si Dieu ne nous voudrait pas autres...
Je me souviens de cette dame fortement atteinte de sclérose en plaques à qui une religieuse avait dit à la sorte d'une messe :"comme Dieu doit vois aimer" !
Elle était en colère ! Et je la comprends.
J'ai parfois l'impression qu'on se trompe de route.... Mais je ne suis qu'un petit grain de poussière dans un questionnement permanent...

Par Blandine 5 octobre 2016 à 18 h 37 Répondre à ce commentaire

Certains "rencontrent Dieu" dans leurs épreuves et leurs souffrances. Tant mieux pour eux!
D'autres, comme moi, auraient plutôt envie de gifler ceux qui pourraient nous dire une phrase telle celle de cette religieuse (mais les bougres, ils sont capables de tendre l'autre joue sans rien dire, voire de croire que si on leur en veut c'est qu'ils suivent les pas du Christ, ce qui a le don de nous mettre un peu plus en boule) ...
d'autres encore seront retournés comme une crêpe par une telle phrase et y trouveront leur salut...
Ah! Les voix/voies du Seigneur...
Dans l'Eglise, j'ai souvent l'impression, peut-être à tort?, qu'à partir du moment où vous êtes plutot bien/content/serein/en paix dans votre vie, vous prenez en permanence à la figure toutes les pauvretés du monde, devenant comme ce riche qui ne se préoccupe pas du pauvre Lazare à sa porte... pauvre riche qui n'a pas le droit d'être heureux!

Par IL 5 octobre 2016 à 19 h 23

On peut tout dire à Dieu dans la prière: nos cris de douleur, de colère, de désespoir, d' indignation devant les injustices, nos demandes de pardon (les psaumes en sont pleins!) ... sûrs qu'il nous écoute avec patience comme un père plein de tendresse, et non un juge. Même quand nous nous révoltons contre ce qui nous arrive ou ce qui se passe dans le monde, le fait de le dire à Dieu est une preuve que nous croyons en lui; c'est la foi qui se manifeste encore. Mais pensons aussi à lui dire nos joies, nos espoirs, nos mercis, nos actions de grâce, notre confiance en lui. Dieu est heureux quand nous le sommes!

Par Mamie Ed 5 octobre 2016 à 17 h 27 Répondre à ce commentaire

Et acceptons-nous de nous laisser interpeller par eux ? Ils ont, aux aussi, des mots, des rites, des croyances qui peuvent nous faire grandir. Comme vous le dites si bien, Micheline, Dieu aime tous et chacun d’un amour individuel, total. Et nous croyons, la plus part du temps, au même Dieu, avec des noms différents, des convictions différentes. « Quand vous l’avez fait aux petits, aux migrants, aux sans abris, etc., c’est à Moi que vous l’avez fait. Entrez les bénis de mon Père. »

Nous aurons des surprises en reconnaissant, au ciel, ceux que nous avions condamnés, parce que différents.

Par Micheline (Canada) 5 octobre 2016 à 15 h 39 Répondre à ce commentaire

En réponse à la dernière phrase de la méditation : laissons nous , dans l'exil des migrants, leur foi grandir et s'épanouir , car bien sûr la notre est la vraie!
Nous ne sommes pas seuls à aimer Dieu, d'autres le font avec d'autres façons , d'autres prières , d'autres noms
Dieu nous a donné la liberté de dire oui ou non, laissons nous aussi la liberté aux migrants ?
Dieu ne juge pas , ne condamne pas, Il aime et attend , guette ( comme pour le fils perdu et qui revient )

Par Micheline 5 octobre 2016 à 13 h 57 Répondre à ce commentaire

MERCI

"Il y a toujours lieu de rendre grâce à Dieu " disait..........ma grand-mère ! Et je le vis chaque jour.......

Par mic 5 octobre 2016 à 9 h 34 Répondre à ce commentaire

Belle méditation qui réveille en moi ma détresse ,oui je donnerai ma vie pour mon fils pour qu'il guérisse de sa maladie bipolaire .Je prie ,j'espère que le Seigneur écoute mes prières .
Des jours notre fils nous aime et nous respecte et d'autres où nous sommes méchants ,ignobles pour lui .Poutant nous sommes toujours pareille .Sommes- nous responsable de sa maladie? Devons nous endurer toute notre vie une faute ou l'on serait responsable?
J'aime mon fils ,je lui pardonne tout ,car je sais que c'est la maladie qui fait de lui cet homme
méchant.et désorienté .
Ma foi ne s'ébranle pas au contraire ,j'ai confiance en Dieu ,mais il y a des jours où je voudrais mourir
Janou
,

Par Janou 5 octobre 2016 à 9 h 28 Répondre à ce commentaire

Je comprends très bien ce que vous éprouvez, par expérience. Devant la maladie, en général et dans ce cas, l'attitude de prière et d'humilité sur ce seul plan ne peut qu'être encouragée et soutenue. Mais l'attitude de prière n'empêche pas les soins médicaux ou psychothérapiques (qui sans exclusive ont ma préférence).Ce n'est pas le lieu de faire un cours, disons d'un mot que c'est au moment où notre enfant nous rend fou que nous sommes le plus thérapeutique. Personnellement je ne peux dissocier l'attitude de foi et l'action thérapeutique. Est-ce que Jésus le faisait-il quand il guérissait ???

Par Michel (occitanie) 5 octobre 2016 à 10 h 17

Janou, vous avez certainement besoin d'aide : vous pourriez contacter l'UNAFAM, qui organise des sessions de formation pour les familles , vous avez aussi " Relais Lumière Espérance (antennes dans chaque région), qui organise une fois par trimestre des rencontres entre familles. On trouve aussi maintenant des livres de témoignage de personnes atteintes de la même maladie que votre fils. L'UNAFAM peut encore vous aider à organiser l'avenir pour lui, par des consultations de professionnels, et il y a un service "Ecoute Famille". Essayez de ne pas rester seuls avec cette situation douloureuse. D'autres ont connu la même et peuvent vous épauler.

Par Antoinette G 5 octobre 2016 à 11 h 14

Janou, Votre détresse m'a touchée, je prierai pour vous pour que vous trouviez la force de vous relever et saisir tout ce qui peut vous aider (association , prière, thérapeute, etc). Dieu n'est pas muet et vous mettra sur le chemin. Que la paix soit avec vous, avec Tobit, relevons la tête, il y a un chemin de vie dans nos misères et limites. Fraternellement.

Par Catherine 5 octobre 2016 à 18 h 13

La foi ne peut naître et croire qu'au sein de mon exil. Exil du " vert paradis des croyances enfantines". St Paul le dit aussi : "Quand j'étais enfant, je pensais et agissais comme un enfant, maintenant que je suis adulte, je pense et j'agis comme un adulte". Le système punition/récompense est indispensable, car je ne suis pas toujours capable d'agir par pur amour de la vertu. Mais je ne peux pas fonder ma vie sur cette croyance, souvent démentie par la vie réelle. Moi aussi, j'ai eu beaucoup de mal à sortir de cette impasse, car je me disais : "Bon, je veux bien remercier Dieu pour le bien dans ma vie, mais pour le mal, qu'est ce que je fais ?". Je crois que l'important, c'est d'avoir une foi non conditionnelle, c'est à dire qui peut m'aider dans toutes les circonstances. C'est un passage très délicat à faire, quand mes croyances d'enfant s'écroulent. Ma position existentielle vis à vis de Dieu et de la vie est alors complètement à revoir.

Par Antoinette G 5 octobre 2016 à 9 h 11 Répondre à ce commentaire

Nous, nous avons Jésus qui a subi les pires outrages et est ressuscité. Jésus qui nous aime tant qu'il ne veut pas nous traiter en enfants gâtes. Il nous demande de prendre avec lui notre part de croix pour le salut du monde.
Cependant il est des moments où nous aussi, nous nous lamentons. Mais, il est là. Il vient à notre secours. Jamais il ne nous abandonne.

Par ninon 5 octobre 2016 à 9 h 09 Répondre à ce commentaire

Je prie pour celles et ceux qui sont comme moi de pauvres TOBIT.
Seulement moi, j'attends le moment que le Seigneur choisira pour m'appeler.

Par SYLVESTRE14 5 octobre 2016 à 9 h 07 Répondre à ce commentaire

j'admire la solidarité de Tobie avec son peuple, il est sans doute un homme juste mais il accepte de souffrir pour son peuple mais il pense tout de même que la mort serait préférable à sa vie actuelle. Réaction bien humaine !

Par élisabeth 5 octobre 2016 à 8 h 59 Répondre à ce commentaire

Du fond de ma nuit tout mon être à chercher le Seigneur. Seigneur entend ma prière et soulage les maux. Où es-tu Seigneur mon corps n'est que douleur, je frappe à ta porte inlassablement et te demande de me prendre avec toi ou de m'envoyer où tu voudras ! Ô Marie conçue sans péché prend pitié de moi et serre moi fort dans tes bras. Quel mal ai-je commis pour souffrir ainsi dans mon corps et dans mon cœur. Seigneur tu me connais délivre-moi. Suis-je punis par une faute commise par mes parents.

J'ai prié ainsi inlassablement car je savais qu'Il était là et qu'il suffisait de frapper à sa porte, de demander en Lui remétant ma douleur, mon fardeau.

Il ne m'a pas exaucée en m'accueillant dans la mort, mais au contraire Il m'a redonner la force, le souffle de la vie et malgré mon désir d'en finir, j'ai parlé de nouveau. Mon premier mot à été un "maman" hésitant d'une voix méconnaissable, j'ai marché, j'ai pu écrire et remplir le quotidien de la vie : je n'étais plus ce "légume" pronostiqué par les médecins après ce comas.

Je l'ai appelé de tout mon être et Il m'a répondu mais SA volonté était là. J'ai survécu et aujourd'hui je cherche ma mission, celle qu'Il voudrais que je fasses; j'ai confiance et je continue à vivre comme je l'ai toujours fait depuis petite, dans la foi, l'espérance et surtout dans son amour, dans l'amour des autres. Ce n'est pas toujours facile surtout quand l'autre nous fait mal mais je continue à prier pour tous. Je suis sereine.

J'espère que mon témoignage comme celui des lamentations de Tobit vous auront apporté de l'espoir en notre Seigneur et surtout de ne jamais cesser de prier même quand tout semble être fini. En UDP.

Par Marilou 5 octobre 2016 à 8 h 06 Répondre à ce commentaire

Actes de consécration à Saint Joseph
En présence de l'adorable Trinité , de Jésus ton Fils adoptif , de Marie ta chaste épouse
et ma tendre Mère , je te consacre mon esprit , mon coeur , mes pensées , mes sentiments ;
mes sens , mes actions , tout ce qui en moi et ma vie entière .
Je te consacre ma famille , mes parents , vivants et défunts , mes bienfaiteurs et mes amis ,
les justes et les pécheurs , les consacrés et ceux qui peinent dans le monde , les pauvres
et les affligés , les malades , les agonisants .
Je promets fermement ô Mon bien - aimé Père , de ne jamais t'oublier , de t'honorer tous
les jours de ma vie , et de faire tout ce qui dépendra de moi pour propager ta dévotion .
Daigne me recevoir au nombre de tes plus dévoués serviteurs ; assiste-moi tous les jours
de ma vie , et surtout à l'heure de ma mort .Ainsi soit !

Par T. 5 octobre 2016 à 8 h 04 Répondre à ce commentaire

Chers amis,

J'ai lu les premiers textes de ce matin.
Merci Audrey, Jeanne, Jean-Michel, Fred,
et bonjour aux 55000 autres ... :-)
je vous adresse (à nouveau) un texte
qui m'a accompagné très souvent,
jusque dans mes activités en terrain militaire.
Il est de Roger Schutz, le fondateur de la communauté de Taizé.
J'aime la simplicité de ses paroles.

" Si la confiance du cœur était au commencement de tout...
si elle précédait toute démarche, petite ou grande...
tu irais loin, très loin.

Tu percevrais personnes et événements
non pas avec cette inquiétude qui t'isole et ne vient pas de Dieu,
mais à partir d'un regard intérieur de paix.
Du coup tu deviendrais un ferment de confiance et de paix
jusque dans les déserts de la communauté humaine,
là même où elle se déchire.

Toute créature humaine connaît les déserts de la peur.
Mais, où que tu sois, ce murmure du Christ en toi :
« Confiance du cœur...
Repose-toi en paix sur Dieu seul.
Tu as peur ? Je suis là. »

Mais, diras-tu,
mon milieu de travail, une ambiance de doute,
tout un passé, me tirent si loin de la foi en Dieu...

La foi n'est pas théorie.
Même quand Dieu demeure l'incompréhensible,
l'essentiel n'est pas d'abord de comprendre Dieu
mais de lui donner ta confiance.

Et un jour les mots ne manquent pas
qui expriment tel reflet de ce mystère non descriptible qu'est Dieu.
Tu en discernes les contours.
Tu le connais à travers le Christ Jésus: il est la transparence de Dieu.

La confiance du cœur, puisée à la foi, ne consiste pas à voir le merveilleux partout,
comme si elle détenait un pouvoir magique.

Souvent retenue aux profondeurs de toi-même,
une telle confiance a besoin d'escalader tout ton être,
comme si elle avait à remonter du tréfonds vers la claire conscience.

Bonne journée à tous, vraiment

Par Paul (Belgique) 5 octobre 2016 à 7 h 58 Répondre à ce commentaire

Merci

Par Micheline 5 octobre 2016 à 8 h 07

Merci Paul pour ce texte du frêre Roger et ta profonde réflexion après, j'essaierai de les faire miennes et de les méditer car la confiance est un don qui me manque et que j'ai probablement "perdu" dans ma toute petite enfance... mais je ne perds pas espoir avec l'aide du Père.

Par Kat namur 5 octobre 2016 à 18 h 01

Merci, Kat.
Mais ce texte qui m'a si souvent soutenu n'est pas de moi.
Merci, frère Roger Schutz !
Il commence à " Si la confiance ... " et va jusque " ... vers la claire conscience ".
(j'ai oublié le dernier guillemet) :-).

Je crois que la confiance grandit en nous par l'expérience de ses bienfaits.
Pas par notre entraînement ni par notre volonté.
Elle se situe dans l'expérience des bienfaits de Sa Présence,
jusque dans notre pauvreté.

amitiés à tous, bonne soirée.

Par Paul (Belgique) 5 octobre 2016 à 18 h 15

Tobit s'adresse à Son Seigneur comme un ami :
entrer dans le souffle de la vie divine , dans la prière
or la dimension divine , est invisible ! donc la prière
est un don , qui préfigure déjà l'Esprit Saint , quel que
soient nos , invocations , elles attestent le sacrement
de la foi , au coeur de nos lamentations , un appel au Suprême .
dans la souffrance tourmentée , accablante , là où nous nous
sentons des étrangers , Dieu nous a confié Sa mère , comme Tobit
dans ces recommandations :Honore ta mère Ne l'abandonne à aucun
jour de sa vie .Fais tout ce qui lui est agréable .Ne contriste pas son esprit
Souviens -toi ,mon enfant de tous les risques qu'elle a courus pour toi , quand tu
étais dans son sein . Plus loin dans le NT , l'ange du Seigneur dira : Joseph ,
fils de David ; ne crains pas de prendre Marie , chez , toi , puis l'ange Gabriel ,
l'annonciation , ainsi quels que soient nos exil , il faut parfois faire l'expérience
d'une remise en question , dans un combat si éprouvant , qui est celui de la foi !
C'est Le Seigneur , qui alors Lui -même nous dit : ce combat est le mien . Ainsi
faisant nous confiant l'église , comme les recommandations de Tobit ; au bout du
voyage , du tunnel , trouver , retrouver une Mère , se faisant des tourments pour ces
enfants ...Elle le parfait amour , que Dieu a uni , et que l'homme ne DOIT POINT séparer .
Faites tout ce qu'il vous dira ...Sois béni Père , sois béni Jésus , Sois béni Esprit Saint ,
Tu as fait naître la vie dans le sein de Marie , afin de reconnaître Ta voix dans nos déserts, nos exils ,
rien n'est le fruit du hasard dans le coeur à coeur d'une .......Prière , vous êtes le temple de l'Esprit Saint
invisible et l'église est le signe , le sacrement visible , de ce que nous avons désirer , pour tous .Miséricorde
de Dieu.Marie conçue sans péchés priez pour nous .....Qui avons recours à vous .

Par fred 5 octobre 2016 à 7 h 08 Répondre à ce commentaire

C'était de ma faute. Je ne comprenais pas pourquoi, ni comment, mais cela l'était. Parce qu'il fallait bien une raison à ce qu'il m'arrivait. Ne pas comprendre en quoi j'étais coupable n'enlevait rien à la culpabilité, ni à la certitude que, d'une manière ou d'une autre, je devais bien l'avoir mérité. L'exil est un désert et le désert est solitude. La mort comme un repos, oui, j'y ai pensé. Ne plus souffrir, ne plus penser. S'étendre sur la terre comme si elle pouvait m'absorber. C'était il y a longtemps, trente ans, mais je n'ai pas oublié.

J'aime le désert, le vrai. Là où rien n'arrête le regard. Celui qui, comme la mer, parle de liberté. Celui dont le silence apprend à entendre et la lumière à voir. Le désert intérieur, ma terre d'exil, n'a rien de sa beauté. C'est un endroit morne et désolé. Mais c'est aussi le lieu où Dieu peut se révéler. Là où il ne semble plus rien rester. Là où plus rien ne fait sens sinon la conscience d'une présence.

"Je suis avec toi" dit Dieu à Moïse, à Jérémie, à tant d'autres. Voilà ce que dit cette présence.
Elle n'explique rien, elle est.
Avec une tendresse infinie, elle est.
C'est là, oui, que naît la foi. Là que naît l'espérance, qui n'est pas l'espoir, mais qui est la conscience qu'aussi aride que soit le désert, Dieu est là, à mes côtés, pour le traverser. Aile qui prend sous son ombre, rocher sous mes pieds.
Cette expérience-là, c'est Tobie qui va en témoigner.

Par Audrey 5 octobre 2016 à 6 h 50 Répondre à ce commentaire

Bonjour Audrey. Merci pour vos beau commentaire.
Pourriez vous m'expliqué ,la différence entre l’espérance et l’espoir.
Merci

Par sabrina 5 octobre 2016 à 7 h 35

Vous vous adressez à Audrey qui vous répondra sûrement mieux que moi. L'espoir et l'espérance sont souvent confondus, mais en réalité ne sont pas sur le même plan. On peut être désespéré et rempli d'espérance. On peut vivre sans espérance et aller d'espoir en espoir. L’ espoir est prosaïque, par exemple j'espère que mon budget va me permettre d'arriver à la fin du mois. Mon espérance se parle devant Dieu, elle me pousse à espérer sa miséricorde. Mais ne soyons pas vaniteux comme ces pharisiens qui se vantent d'accomplir à la perfection leur religion. Derrière l'espoir il y a souvent une espérance qui ne sait pas se dire : j'ai bon espoir de me convertir un jour, si Dieu le veut...

Par Michel (occitanie) 5 octobre 2016 à 9 h 44

Merci Audrey, pour ces paroles qui rejoignent la réalité du jour de l'une de nos petites filles... je les lui transmets avec toute la confiance et l'Espérance de mon coeur ! Union de prière

Par coco 5 octobre 2016 à 9 h 46

Bonjour Sabrina, et merci. Je rejoins tout à fait ce que dit Michel, c'est exactement cela. Et vous le dites magnifiquement bien, Michel. Je peux être sans espoir, ne voir aucune issue à la situation qui me fait souffrir, et pourtant connaître l'espérance. Cette certitude, ancrée au plus profondément de moi-même, que je ne suis pas seule. Que Dieu est là, et qu'il est avec moi. Oui, il s'agit bien de miséricorde. Dieu qui voit ma misère et souffre avec moi. Et, oui, il s'agit aussi d'humilité, de laisser voir sans honte toute l'étendue de cette misère, et de la lui confier. Mettre un pied devant l'autre, jour après jour, juste un pied devant l'autre, et dans la prière, dans sa Parole, s'ouvrir à sa présence. L'accueillir comme un baume sur des plaies trop vives, comme une eau.

Et puis un jour regarder en arrière, et voir tous ces pas. Un à un, ils ont tracé un chemin, et c'est un chemin de Vie, parce que chaque empreinte y est marquée de Sa Vie, en porte le sceau. Et savoir que quoi que me coûte le pas que je devrai faire demain, lui aussi sera marqué de sa Vie, car il le fera avec moi. "Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras", dit la bien-aimée du Cantique. Voilà, pour moi, l'espérance c'est cela. C'est tout le contraire de faire des plans sur la comète. C'est au plus réel, au plus concret, au plus profond de la chair, qu'elle se vit, chacun de manière unique avec son Seigneur, je crois.
Elle n'empêche ni la souffrance, ni les larmes parfois, mais elle est force, parce que quand bien même mes forces à moi ne suffisent pas, il y a toujours avec moi bien plus fort que moi. "[I]l y a ici plus que Jonas", "plus que Salomon", disait le Christ dans les passages qui ont clôturé notre marche avec Jonas. Il y a toujours avec moi celui qui est "plus que", et je sais que toujours il le sera.

Coco, je prierai pour votre petite fille. Que nos prières à tous vous soutiennent, vous et elle. Puisse-t-elle trouver la paix, et la joie.
Prières aussi pour vous et votre fils Janou, pour vous tous. Dans la lumière de l'espérance.

Par Audrey 5 octobre 2016 à 14 h 17

Chasse moi Seigneur de mes propres exils.Donne moi la grâce d'aller au devant de ceux que je rencontrerai aujourd'hui et ce sera alors le moment d'entrer en communion.
Merci Seigneur de tes dons

Par andre 5 octobre 2016 à 6 h 33 Répondre à ce commentaire

La foi de Tobit se fortifie au sein même de ses lamentations et plus loin dans le livre, elle va éclater en Action de grâce, lorsqu’il s’écrie, en un cri de joie « pour moi, je le célèbre sur ma terre d’exil » *.

Et nous ? Notre foi peut-elle naître et croître ailleurs qu’au sein de nos propres exils ?
MERCI Frère Pascal, pour cette méditation. Oui, il arrive qu'au cœur de l'épreuve et dans le chemin plein de nos blessures, une lumière finit par paraître et nous prenons conscience que cette épreuve nous a enrichi, cela m'est arrivé...La dernière phrase de cette méditation qui peut nous paraître "choquante" au premier abord, est au vu d'une expérience déchirante pour moi, comme une chance d'avancer... Durant ce chemin j'ai été accompagnée par plusieurs amis laïcs et religieux,
hommes et femmes de prière, sans brusquerie et avec beaucoup d'amour.

Cette blessure inévitable a été guérie par les blessures de Jésus,
nous chantons le vendredi saint : " C'est pour nous que le Christ a souffert, par ses blessures, nous sommes guéris"...
Tant que j'ai eu une vie "lisse", sans soucis majeurs, sans intériorité, je ne pouvais pas être "touchée" par Celui qui pouvait me faire guérir, ni être capable de trouver la Voie, la Vie, une renaissance...
Une guérison spirituelle où je dois prendre ma part :" Lève-toi, prends ton grabat et marche." Amen.

Par jeanne 5 octobre 2016 à 6 h 29 Répondre à ce commentaire

Qui n'est pas tourmenté ?Qui ne se pose pas de questions? Et pourquoi, alors que nous pensons avoir répondu à certaines de nos interrogations, faut-il qu'elles reviennent nous perturber?
Faut-il faire avec et continuer d'avancer sur le chemin que nous sommes en train de tracer.
Hier, nous étions inviter à ne pas nous retourner lorsque nous traçons un sillon nouveau.
Aujourd'hui, le pain quotidien nous pouvons le trouver à la table du Seigneur et s'en rassasier.

Oui, je rame, parfois, j'attaque la falaise, mais je persiste et j'avance modestement.
J'ai par contre une certitude, c'est bien moi qui met la barre trop haut;
Alors, Seigneur, viens éclairer ma journée, et rends moi capable de te voir dans ceux que je vais croiser aujourd'hui, quel travail, quel chalenge, c'est bien moi qui suis aux manettes.

Par Jean Michel 5 octobre 2016 à 5 h 20 Répondre à ce commentaire

L'article de Janou du 5 octobre 2016 engage une réaction de ma part.Je comprends sa détresse,je me suis retrouvée dans cette situation.J'ai cherché de l'aide thérapeutique et surtout je me suis agenouillée pour demander force et courage de passer à travers cet exil.
Au fil des ans,il y a eu revirement.J'adhère au commentaire que la foi ne peut naître et grandir qu'au sein d'un exil.Cette détresse s'est transformée en forteresse où se trouve l'énergie de vie.
Je n'ai jamais plus vécu cette détresse.Une étape avait été franchie dans mon existence.
Il y a eu aussi un genre de baume sur la vie de mon fils.

Par ginette alary 5 octobre 2016 à 14 h 27

Merci GINETTE ET JANOU .
Je suis en communion avec vous , maman d un fils aux comportements '.."atypiques :"j ai connu la détresse de Janou,.je connais la forteresse de Ginette .'.oui je témoigne qu un baume est possible qui conduit alors à la grande espérance .

Chaque commentaire me nourrit et m'apporte ce dont j'ai besoin pour me lever en confiance ce matin !MERCI à chacun ( e)qui sait mettre des mots sur nos...maux .

MERCI au PÈRE qui nous aime au FILS qui nous aide et au SAINT ESPRIT .qui nous inspire et nous guérit et à Notre maman du ciel . La douce et sainte VIERGE MARIE.qui nous entoure de sa divine tendresse .

Je suis toute émue , je me sens tellement "rejointe"...faire partie d une grande assemblée de croyants qui témoignent en vérité et simplicité, de leur humble parcours sur le chemin de la foi !

Par Dominique 6 octobre 2016 à 7 h 00
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