De son côté, Sarra pria ainsi : « Tu es béni, Dieu de miséricorde ! Que ton Nom soit béni dans les siècles, et que toutes tes œuvres te bénissent dans l'éternité ! Et maintenant, je lève mon visage et je tourne les yeux vers toi. Que ta parole me délivre de la terre, je ne veux plus m'entendre outrager ! Tu le sais, toi, Seigneur, je suis restée pure, aucun homme ne m'a touchée, je n'ai pas déshonoré mon nom, ni celui de mon père, sur ma terre d'exil.

Je suis la fille unique de mon père, il n'a pas d'autre enfant pour héritier, il n'a pas de frère auprès de lui, il ne lui reste aucun parent, à qui je doive me réserver. J'ai perdu déjà sept maris, pourquoi devrai-je vivre encore ? S'il te déplaît de me faire mourir, regarde-moi avec pitié, je ne veux plus m'entendre outrager !