Moïse

« Dieu vit qu’il avait fait un détour. » Exode 3,3

La mission de Moïse

Exode 3, 7, 9-12

Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances.
Maintenant, le cri des fils d’Israël est parvenu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens.
Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »
Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d’Égypte les fils d’Israël ? »
Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et tel est le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras fait sortir d’Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »

Méditation

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Un Dieu qui se fait proche de l’homme

Moïse rentre chez son père, mais pas comme un fils prodigue : à la bouche il n’a pas une demande de pardon, mais une exigence. Que reste-t-il de son crime passé, pour lequel il encourait le courroux tant de son père que de ses frères Hébreux ?
Rien, c’est oublié. Et c’est vers l’un et vers les autres qu’il est envoyé. Vers Pharaon pour demander la liberté de son peuple. Vers ses frères pour se faire reconnaître d’eux comme envoyé de leur Seigneur.
C’est un peu osé, et on comprend le doute et les prévenances de Moïse : « Qui suis-je pour faire cela ? » Moïse a fait au désert un chemin de paix avec lui-même et avec son histoire ; il va lui falloir maintenant accepter que celui qui en tout cela était à l’œuvre dans son cœur le préparait en fait à aller plus loin, à ce que cette paix retrouvée pour lui serve aussi les autres. « Je suis avec toi » : après avoir entendu le nom de Dieu « je suis celui qui suis » *, Moïse est le premier à qui est révélé ce grand mystère : « Je suis avec toi. »
Des siècles avant que le peuple élu ne reçoive par la voix d’Isaïe la promesse d’un sauveur au nom d’Emmanuel, Dieu avec nous **, Moïse bénéficie déjà de cette heureuse annonce. « Qui suis-je pour aller vers Pharaon ? » : il se demande qui il est, et Dieu lui répond de curieuse manière : « Je suis avec toi. »
Dieu oblige Moïse à un décentrement, à ne pas regarder ses propres inquiétudes, mais à le regarder lui, le Dieu qui se fait proche de l’homme, qui nous accompagne sur les chemins où Il nous envoie.

* Ex 3,14
** Is 7,14
Méditation enregistrée dans les studios d'Alsace Média


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46 commentaires

Oui Dieu tu te fais proche de l'homme car tu veux notre bonheur; Seigneur montre moi ta volonté, alors je t'obéirai fidèlement. Que mon cœur cherche seulement à respecter ton nom ! Seigneur mon Dieu, je veux te remercier de tout mon cœur, je rendrai gloire à ton nom pour toujours. Oui ton amour pour moi est grand, et tu m'as arraché au monde des morts....Merci mon Dieu pour ta fidélité !!! Merci pour tous ces riche commentaires !!!Amen !!!

Par honoré marie-noëlle 13 septembre 2017 à 2 h 59 Répondre à ce commentaire

Merci beaucoup pour ce beau commentaire.
Dieu en effet est celui-là même qui m'accompagne toujours; celui qui me suit; celui qui est avec moi parce qu'il m'aime et brûle d'amour pour moi.
Il est celui que mon ivraie ne dérangera jamais vu qu'il est Tout-Puissant et que son amour à l'oeuvre en moi est capable de transformer en bon blé, et me faire devenir pain de vie avec lui et comme lui.
Il est là pour m'apprendre à me connaître, à me reconnaître moi-même, à accepter que je compte pour lui et qu'il compte sur moi pour la mission de salut du monde et me mettre en mouvement comme Moïse.
Malgré mes bégaiements, mes craintes , mes fébrilités, je veux me mettre en chemin avec toi Seigneur, parce que j'ai foi et confiance en toi; tu es mon rocher.

Par dago marie 24 juillet 2017 à 13 h 09 Répondre à ce commentaire

"Dieu oblige Moïse à ne pas regarder ses propres inquiétudes, mais à le regarder lui, le Dieu qui se fait proche de l'homme, qui nous accompagne sur les chemins où il nous envoie"
Cette phrase me parle, les voies du Seigneur sont impénétrables, je l'ai expérimenté vraiment
Etant d'un caractère très introverti, lorsque le prêtre un jour m'a demandé de faire la lecture de la messe en semaine.....
Cela ne se refuse pas, mais je peux vous dire que j'en avais les jambes coupées et la gorge nouée!!
Mais au fil du temps, je me suis aperçue que finalement, j'attendais avec joie de refaire ces lectures.
Puis, j'ai aussi accepté de me joindre aux musiciens et une chanteuse (parfois nous avions du renfort!) pour chanter également aux veillées Musique et Prière, une fois par mois.
Jamais, je n'aurais imaginé pouvoir faire cela avec ma pauvre petite voix stressée, mais les paroissiens aimaient tant leur veillées qu'ils passaient outre les "couacs". Chanter est prier deux fois, n'est ce pas?
Oui, lorsque l'on est centré sur le Seigneur, Il nous donne des ailes et nous accompagne vraiment.
Ces souvenirs me remettent en joie!! Belle soirée à tous.

Par monette 20 juillet 2017 à 19 h 06 Répondre à ce commentaire

bravo, Monette; tu me donnes l'exemple: me bouger, sortir,
si on te l'a demendé, c'est k l'Esprit Saint est tout proche de toi, en toi, et qu'il a montré aux autres et à toi m^eme tes capacités.
Tu dois aller mieux , bien;
Je t'admire, moi la flageolante.
En, route, ma belle. Françoise

Par ronze 22 juillet 2017 à 18 h 52

Très émue par votre message Camille. Vous écrivez : "J'ai mis 50 ans à me pardonner". Ma nièce a mis 50 ans à pouvoir pardonner à son père de les avoir abandonnés en se donnant la mort. Vous "avez les mains marquées" dites-vous et nous, nous avons l'esprit et le cœur marqués à jamais par ce que nous n'avons pas su voir, pas su deviner. C'est l'effroyable secret de ceux qui ont choisi de quitter ce monde. La vanité, ou l'orgueil, ce n'est pas seulement ce qui nous fait croire meilleur ou plus fort ; c'est aussi ce qui permet de tenir debout, d'affronter la réalité et tout ce qu'il y à faire pour continuer à avancer et aider les autres à vivre aussi. Quand un tel drame survient, il y a des portes qui se ferment ; d'autres qui restent ouvertes. Vous avez raison, la porte des églises, de l'Eglise est maintenant toujours ouverte. Dans ce lieu de recueillement, on peut trouver la paix de l'âme et renoncer à poser les questions sans réponse. Je souhaite que la paix retrouvée vous accompagne chaque jour de votre vie. Avoir le sourire, malgré tout, contre tout. C'est une belle revanche sur l'adversité. C'est également ce que j'espère pour vous.

Par mahona 20 juillet 2017 à 15 h 14 Répondre à ce commentaire

Oui, parfois nous nous posons la question que se pose Moïse : "Qui suis-je pour faire telle ou telle chose," Et Dieu répond "Je suis avec toi" C'est tout de même réconfortant de se savoir soutenue quand on a conscience que la mission est d'importance !

Par Elisabeth 20 juillet 2017 à 9 h 13 Répondre à ce commentaire

Merci Frère Marie-Augustin, pour toutes vos paroles de méditation, qui expliquent très bien le personnage de Moïse! Faisons confiance.
Je tiens aussi à féliciter votre dessinateur qui illustre si bien les figures bibliques. Merci à vous les Dominicains et les Dominicaines: vous êtes à la portée du monde.

Par Richard 20 juillet 2017 à 5 h 03 Répondre à ce commentaire

J'ai fait un grand commentaire; au moment où j'allais l'envoyer, il s'est volatilisé ! ça me l'a déjà fait. Désolée.
Tant pis, je repasse un de l'an dernier.

Comme nous ressemblons à Moïse parfois; comme nous sommes frileux, pleins de complexes, la crainte de ne pas savoir faire aussi bien qu'un tel ou tel autre qui nous empêche d'avancer, de croire que le Seigneur ne nous laissera jamais seuls quelque soit la mission qu'il nous confie. Je me souviens du jour où le curé de ma paroisse m'avait demandé de suivre une formation pour célébrer les funérailles, ma première réaction a été de dire, je n'en serai pas capable. J'ai fini par accepter et j'ai pu avec l'aide du Seigneur, jusqu'en fin d'année dernière, assurer ma mission pendant vingt trois ans.
Les années, passant, on se rend compte que quoiqu'on fasse, quoiqu'on entreprenne, c'est Dieu qui aura le dernier mot.
Le Seigneur nous envoie, comme il envoya Moïse, tout bègue qu'il était, Aaron disant à sa place, les paroles du Seigneur.
Jésus envoya ses disciples deux par deux; à deux, on se sent plus sûr, plus fort; si l'un tombe, l'autre le relève. Nous sommes souvent tentés de penser que nous n'avons pas assez de connaissance, de formation , de capacité pour nous lancer. Nous ne sommes jamais seuls, Dieu marche toujours avec nous. Sa grâce, seule nous suffit.

Par Marie Jeanne 20 juillet 2017 à 0 h 08 Répondre à ce commentaire

Vive l'Emmanuel...
Avons nous toujours conscience que Dieu est avec nous...
et qu'il se fait proche de nous ...
OUI, essayons de ne pas toujours regarder ses propres ennuis, mais regarder Dieu qui est près de nous
Seigneur ouvres mes yeux et mon coeur !!!
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 19 juillet 2017 à 21 h 52 Répondre à ce commentaire

Cher Frère.
Comme il devient facile de comprendre le texte avec vous. Votre langage et la façon de le raconter nous rend proche de ce qu'il veut nous dire.
Tout grand MERCI.
Fauvette

Par Fauvette 19 juillet 2017 à 21 h 43 Répondre à ce commentaire

très belle médication FRÈRE * MARIE - AUGUSTIN
DIEU est gd
GLOIRE A DIEU AUX PLUS DES CIEUX

Par guillermet claire lina maya 26 19 juillet 2017 à 21 h 22 Répondre à ce commentaire

Bonjour et merci pour votre méditation qui m'invite à penser que je reçois mon identité de Dieu, que je ne suis pas seul mais quelqu'un qui est accompagné. Je me réjouis car « Je suis » est présent.
Seigneur, je veux te dire merci d'être là car je ne peux rien sans toi.

Par Nozil 19 juillet 2017 à 21 h 14 Répondre à ce commentaire

Une réflexion tellement actuelle. Merci de réanimer notre vie de foi
Centrer sur Dieu le mieux possible
Accueillir notre Sauveur Emmanuel (Dieu avec nous)
Vivre sa Présence (Je suis avec toi )
Que ce ne soit pas des paroles mais d'une réalité concrète , palpable
Que la bénédiction du Seigneur soit le ferment de son accomplissement en vous, en nous.

Par Cécile Breton 19 juillet 2017 à 19 h 53 Répondre à ce commentaire

Merci frère Marie-Augustin pour cette méditation. Que ce temps de vacances soit propice à me décentrer de moi-même pour te regarder, Seigneur, toi qui te fais proche de moi pour m'accompagner sur les chemins de ma vie où tu m'envoies. En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 19 juillet 2017 à 18 h 28 Répondre à ce commentaire

« JE SUIS AVEC TOI » : Dieu est en Moïse,
Moïse n’est plus seul, II EST AVEC CELUI QUI EST. Celui qui croit en lui ; Il va lui confier une mission que Moïse trouve bien au-dessus de ses forces, mais. Il sait que maintenant il peut répondre à son Dieu : « Me voici » car Dieu le guidera. A chacun de nous Dieu a confié une mission et comme Moïse nous sommes bien près de dire que nous sommes incapables de la remplir. Comme Moïse, nos fautes sont là pour nous rappeler notre indignité.
Seigneur Dieu, vois ton peuple d’aujourd’hui ...... vois sa faiblesses. Combien d’entre nous sait encore que « TU ES » au fond de leur cœur, que tu habites chacun de tes enfants, que tu es allé jusqu’à nous donner ton Fils Unique Jésus, pour nous sauver ! Seigneur éclaire nos vies de ton Amour. Apprend-nous à t’aimer comme tu nous aimes, à nous aimer les uns les autres. Peut-être nous as-Tu déjà envoyé un Moïse que nous n’avons pas encore trouvé ? Dirige nos pas vers l’Amour, c’est là qu’il nous attend... avec Toi.
Marie-Madeleine

Par Madeleine AULANIER 19 juillet 2017 à 17 h 24 Répondre à ce commentaire

Très beau! très inspiré...J'aime ce décentrement de soi pour ne regarder que la bonté, la miséricorde de Dieu, un Dieu proche et la mission qu'Il veut bien nous confiée.
Oublier même son péché passé, parce que Dieu est plus grand que notre cœur... Merci!

Par Claire Brabant 19 juillet 2017 à 15 h 41 Répondre à ce commentaire

DIeu proche de l'homme un défi pour la foi. Lorsqu'on regarde toutes les guerres, les peuples opprimés violentés dans leurs droits, leur dignité, on entend dire où est il ton DIeu? Il a sauvé son peuple mais Israël est toujours en guerre...
Je me demande souvent que fais tu Seigneur. Malgré tout je garde confiance mais...

Par Jean Claude 19 juillet 2017 à 14 h 09 Répondre à ce commentaire

« Je suis avec toi ». Merci, frère Marie-Augustin
Permettez-moi de partager bien modestement sur notre site
ce que ces quatre mots m'ont inspiré.

Qui suis-je pour aller à la rencontre de mes prochains dans la cité ?
Mon Dieu, tu connais mes faiblesses.

Mon enfant, je t’ai pardonné, tu le sais.
Et je t’ai pardonné pour que tu vives à nouveau, vraiment.
Mon Fils est avec toi, et en toi.

Qui suis-je pour aller à la rencontre de mes prochains dans la cité ?
Mon Dieu, tu connais leurs défauts
et tu sais le mal qu’ils m’ont fait.

Mon enfant, je sais le mal qu’ils t’ont fait.
Si c’est là tout ce que tu crois savoir sur eux,
tu oublies l’essentiel.
L’essentiel, tu ne le connais pas encore.

Qui suis-je pour aller à la rencontre de mes prochains dans la cité ?
Je n’ai pas, comme Moïse, un don spécial pour mobiliser les foules.

Mon enfant, n’essaye pas de savoir à l’avance ce dont tu es capable.
Ces prochains, comme tu les appelles, ce sont tes frères.
Parce que ce sont mes enfants.

Ce n’est pas avec tes forces que tu ouvriras leur cœur.
Mais avec l’amour que j’ai mis dans le tien.
Adresse-toi à celui que j’ai mis dans le leur.
C’est là que se trouve le Fils.
Ils ne le savent peut-être pas encore.
Et commence par ton plus proche prochain.

Bonne journée à chacun de nous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 19 juillet 2017 à 14 h 06 Répondre à ce commentaire

Merci de vos prières qui complètent la méditation
En union avec tous

Par Micheline 20 juillet 2017 à 9 h 14

merci merci de m'aider à prier ,à méditer ,à accepter le quotidien ,dans la paix dans l'espérance ,dans la JOIE avec JESUS ,et la prière ,tout le jour Colette D paralysée ,mais décidée à être vaillante grâce à vous

Par desmichelle colette 19 juillet 2017 à 13 h 37 Répondre à ce commentaire

Courage et espérance,je prie pour vous.

Par FRANCOIS 19 juillet 2017 à 16 h 05

PS : cet épisode me fait penser aux gens qui reçoivent l'appel d'une vocation impérieuse. Ils essaient souvent de résister, parce que cela va bouleverser leur vie ou leurs projets primitifs, mais ils finissent par capituler, parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement s'ils veulent vivre en paix avec eux-même. Comme c'est pour eux une question vitale, ils surmontent les obstacles, appuyés sur cette seule garantie.

Par Antoinette G 19 juillet 2017 à 11 h 29 Répondre à ce commentaire

Pourquoi Seigneur m'envoyer sur le chemin de la maladie.
J'ai suivi le chemin de préserver le cadeau de la vie que vous m'avez fait, j'ai passé les deuils en m'en remettant à vous
Aujourd'hui, j'ai le sentiment que vous me donnez une épreuve au dessus de mes moyens.
J'ai peur

Par Serrano 19 juillet 2017 à 11 h 06 Répondre à ce commentaire

Chacun de nous a peur devant la maladie, mais Dieu nous donne sa force si nous arrivons à accepter de nous en remettre à Lui.

Serrano, soyez assuré que je prie de tout mon cœur avec nos autres frères et sœurs du net pour que vous en soyez persuadé.

Seigneur, avec Marie et tous les saints et les anges soutenez Serrano, redonnez-lui confiance par la force de votre Esprit saint, vous l'AMOUR infini qui nous réunit, soutenez Serrano, nous vous en prions humblement. Amen

Par MARIE 19 juillet 2017 à 15 h 12

N'ayons pas peur, laissons-nous regarder, aimer, guider par le Christ!

Je reprends votre dernière phrase, frère Marie-Augustin, en vous remerciant:
"Dieu obligé Moïse à un décentrement, à ne pas regarder ses propres inquiétudes, mais à le regarder lui, le Dieu qui se fait proche de l'homme, qui nous accompagne sur les chemins où il nous envoie."

Seigneur, nous avons confiance en Toi.

Par MARIE 19 juillet 2017 à 10 h 57 Répondre à ce commentaire

Moïse conduit son peuple, " Marche dans la Bible ", nous guide en chemin.

La lecture, la méditation, puis lire les internautes, c'est un peu marcher vers une terre promise. Un arc-en-ciel. Dans ce monde d' images glacées.

Faire l'Eglise tous ensemble, dans l'Esprit qui nous unit.

Prière de ce jour, et, bonne journée sur le web.

Par Florine 19 juillet 2017 à 10 h 20 Répondre à ce commentaire

Seigneur, accorde moi la grâce de ne pas regarder mes propres inquiétudes, mais de porter mon regard sur Toi. Toi qui est avec moi et que j'oublie parfois, souvent dans les choses les plus banales, vaut mieux prévenir que guérir, je me tourne vers toi quand c'est déjà trop tard quand je sais que je ne peux rien avec mes forces. Seigneur mon Dieu, donne moi cette sagesse du décentrement pour mieux témoigner de ton amour auprès des hommes.

Par Gilles 19 juillet 2017 à 10 h 12 Répondre à ce commentaire

Bertrand Cantat:ces jours de Moise ,je les place a coté l'un et l'autre ont tués . Moise dans le temps tres ancien ou il a fui son crime ,Bertrand maintenant ,ou il a ete pris et mis en prison face aux caméras du monde entier.
Dieu est-t-il avec lui ?
il porte a jamais ce crime Est-t-il poussé par cette force divine a ce mettre sur scéne et hurler sa douleur aux yeux de tts personnes et camera qui peuvent soit le tuer soit l'encenser, Dieu est-il avec lui?
et nous qui l'écoutons,sommes nous avec lui,?, ou sa douleur avec l'écho nous aide-t-elle a entendre la notre ?Sa charge de sa culpabilité, nous aide t-elle a amoindrir la notre,?Es't'il un Phare dans notre nuit ?
je confie cela a Dieu et je rend Grace
bonne journée

Par jnc 19 juillet 2017 à 9 h 15 Répondre à ce commentaire

Il y a sans doute dans votre message des raisons particulières à citer le nom de Bertrand Cantat. Malheureusement, comme d'autres personnes, il a été reconnu coupable d'un homicide très médiatisé de par la notoriété des protagonistes. Il n'est pas possible de connaître les motivations de cet homme qui le poussent à reprendre ses activités de chanteur/compositeur. Selon l'enseignement reçu du Christ, Dieu est avec quiconque se repent sincèrement des fautes commises. Vous demandez si Dieu est avec lui : mais B Cantat est-il concerné par Dieu ? C'est le mystère de l'être humain. Jésus a dit "celui qui écoute ma parole est avec moi". Nous ne pouvons que prier pour la conversion des pécheurs, la disparition de la violence qui pousse les humains à s'entretuer depuis leur origine. Je crois, j'espère que le Dieu miséricordieux entend la demande de celui/celle qui se tourne vers Lui

Par mahona 19 juillet 2017 à 10 h 22

À chacun son chemin de repentance.
Bertrand Cantat a tué une maman et une fille...quid des parents et des enfants ?
C'est à eux de pardonner, nous pouvons nous contenter de prendre du recul et de juger un acte répréhensible et condamnable. Nous ne savons rien des circonstances de cette violence.
Nous ne savons rien de la douleur des proches et n' avons pas le droit de pardonner pour eux ni de leur donner des leçons.

Par blandine 19 juillet 2017 à 10 h 58

P.s.
Si Dieu est, il est avec tous... "entende qui veut", elle est la notre liberté.

Par Blandine 19 juillet 2017 à 14 h 07

Merci Blandine, merci mahona, merci jnc, merci vous tous... je vous entends.
Mon père nous a quittés, il y a deux ans (97 ans) en remerciant d'avoir « traversé » deux guerres et, d'avoir « les mains propres ». Il a dit aussi « cent ans de guerres toujours les mêmes ». Il est parti avec le sourire...
J'entends aussi la méditation de frère Marie-Augustin. Le mot « oblige » je l'ai gommé de mon vocabulaire. Aujourd'hui, j'entends (encore) « qui suis-je ». Il me semble pouvoir répondre « je suis la vaniteuse qui, par souffrance, a dit : JE me donne la mort, la Terre tournera mieux sans MOI ». C'était le 26 mars 1967, dimanche de Pâques. Je m'imaginais pouvoir choisir la « fin ». J'ai mis cinquante ans à Me pardonner. Dans les pas de Dieu, j'ai marché, marché, marché en priant lui et moi, moi et lui, pour que je puisse prier pour les autres comme ils l'ont fait pour moi.
Depuis Pâques 2017, j'ai un « petit bout de Paix ». Je peux l'offrir en disant, simplement, « La Paix vous accompagne ». Je suis libre de partager « un petit bout de Paix » sans me poser la question pourquoi moi...
J'aime le mot « peuple ». La porte de l'Église est toujours ouverte au peuple de Dieu. Nous pouvons entrer dans cette maison du Peuple non par obligation, mais en pensant : que Ta volonté soit faite... juste pour entendre rire ceux qui étaient avant nous, pour nous monter le chemin.
Rien ne m'oblige à m'assoir sur la place public pour parler à l'inconnu et dire simplement « La Paix vous accompagne ».
Rien ne m'oblige à penser à mon Père qui avait le sourire pour partir. Il avait le mains propres et moi, sa fille j'ai les mains « marquées ».
Encore merci de pouvoir marcher avec vous et de nous dire : que la Paix nous accompagne.

Par Camille 20 juillet 2017 à 12 h 43

Autrement dit, quand on est en paix avec soi-même, on peut prendre des risques, et c'est même le but. C'est la première grande épreuve pour Moïse : va-t-il faire confiance à Dieu, oui ou non ? Ce n'est pas rien d'affronter Pharaon, et on comprend bien que Moïse ne se sente pas à la hauteur et cherche des raisons pour décliner la mission. D'ailleurs, la suite est assez drôle, parce que Dieu finit par se fâcher devant les atermoiements de son élu ! Effectivement, ce ne sera pas facile du tout de faire plier Pharaon, et même après, Moïse aura bien du mal avec son peuple récalcitrant . Bref, Dieu ne promet pas le bonheur, mais la réalisation : Moïse a les qualités d'un chef, la situation des Hébreux demande un libérateur qui ait un pied dans chaque camp, il est donc "the right man in the right place", et basta ! Pas d'objection qui tienne ! Il est appelé à dépasser ses peurs au nom de sa mission. "Je suis avec toi" signifie "Tu es mon envoyé, ma parole ne me reviendra pas sans avoir porté ses fruits".
De même pour moi : ayant traversé le désert pour être en paix avec moi-même, suis -je prête à affronter mon passé pour m'en libérer et libérer ceux avec qui je suis liée ? Il paraît qu'un acte de libération individuel peut déclencher de très grands changements extérieurs.

Par Antoinette G 19 juillet 2017 à 8 h 04 Répondre à ce commentaire

Seigneur, puisque " Tu vois la misère de ton peuple" , vois aussi la misère du peuple Palestinien! depuis 1948, leur terre leur est refusée! ce peuple Palestinien est méprisé, des murs de rejet sont construits, de enfants, de femmes, des hommes meurent ...
Quand cela va t-il cesser?
Seigneur, en ce jour, vois et entends les "cris" de ce peuple Palestinien!

Par Emma 19 juillet 2017 à 7 h 33 Répondre à ce commentaire

"Qui suis-je?"
"Je suis avec toi"
L'identité de Moïse ne peut se penser sans celle de Dieu. Elle ne le peut plus. "Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob," avait dit Dieu à Moïse (v.6). "Ne craint rien, car je suis avec toi." (Gn 26, 24). Ces mots Isaac en son temps les a entendus, de même Jacob, en songe : "Je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras" (Gn 28, 15). Chacun s'est révélé dans cette relation personnelle avec Dieu qui fait que l'homme ne peut se comprendre, s'appréhender, sans Dieu avec lui. Non pas que Dieu n'était pas de toujours avec lui mais arrive le jour où sa présence se révèle et éclaire toute sa vie. N'en est-il pas de même en la nôtre?
C'est un chemin. Un chemin qui s'ouvre, où l'on avance pas à pas, où l'on trébuche souvent. Il ne va pas de soi, pour Moïse, ce chemin. Des doutes, il en a. "Et s'ils ne me croient pas et n'écoutent pas ma voix [...]?" (Ex 4, 1), des peurs aussi : "je ne suis pas doué pour la parole" (Ex 4, 10), "envoie, je t'en prie, qui tu voudras" (v.13). Et pourtant, il ira. Avec Dieu, pas à pas.
"Je suis avec toi." Au présent, chaque instant.

Merci fr. Augustin! Prières et pensées pour tous, en ce beau matin.

Par Audrey 19 juillet 2017 à 7 h 28 Répondre à ce commentaire

Le Seigneur dit "Je connais les souffrances de mon Peuple"
Merci Seigneur! Tu vois nos misères! Tu entends nos cris! Ti connais nos souffrances!
Moise,comme nous, a dû bien souvent désespéré de la Bonté de Dieu, de la Justice de Dieu.Moise , qui a même tué pour rendre justice à un hébreu mal traité et qui par la suite a été rejeté par ces mêmes hébreux qui craignaient tant le feu de sa colère.Exilé, rejeté, exclu pendant 40 ans Il a vu l'absence de Dieu, Il a entendu le silence de Dieu, Il a touché la brûlure des roches sur le chemin.Il a vécu cette misère du manque de sens à sa vie, cette douleur au fond du Coeur, ce vide, ce rien."Où est-tu Seigneur, Pourquoi m'as tu abandonné, Pourquoi Moi ? Mais un jour, âgé de 80 ans espérant contre toute espérance, accompagné de son troupeau, au-delà du désert,il parvint à la Montagne de Dieu, au Mont Horeb et là la vie ordinaire devint extraordinaire : la grande Rencontre, la vision d'un Dieu éblouissant sous la forme d'un buisson en feu. Ragaillardit, rajeunit, rafraichit malgré le feu il partit à nouveau en pèlerinage pour répondre à la mission donné par Dieu pour suivre les aspirations de son Coeur qui pleurait depuis tant de temps la misère de son Peuple.
Jour béni que ce Jour du Buisson ardent !
Jour béni de la conversion et de la réconciliation ! Jour Béni !
Merci à Toi Moise Sauvé des eaux et touché par le feu divin ! Merci à Tous

Par IDA 17 septembre 2016 à 13 h 43 Répondre à ce commentaire

Toujours du même livre de Dumas' (p; 78) et ce à quoi me renvoie le parcours de Moïse :
" Pourrais-tu avoir l'obligeance de nous accepter tels que nous sommes, comme tu as ouvert les bras à l'enfant prodigue, sans l'obliger d'abord à se repentir, à proclamer sa foi et à chanter ta grandeur ? Pourrais-tu avoir l'obligeance et la gentillesse, la bonté et la générosité de préférer notre visage réel à tout masque, trop sérieux, trop serein, trop assuré, qu'il faudrait revêtir pour te plaire ? Et pourrions-nous croire que tu n'es pas venu pour les surdoués de la religion, mais pour les maldoués de l'existence, quand ils viennent à toi le cœur aussi simple, démuni et confiant qu'une feuille de platane entre deux vents, qu'une flamme de bougie entre deux souffles, qu'une voix d'homme entre deux tremblements..."

Par Célestine 30 juin 2016 à 19 h 35 Répondre à ce commentaire

"Quand nous te prions, je ne pense plus à cesser de dire je pour tenter de dire nous, ni à dire nous pour faire oublier que je dis je. Je passe sans le savoir de l'un à l'autre et je m'oublie en te livrant l'extrême de moi-même.
Car tu es le seul qui puisse vraiment dire je, le seul qui sait ce qu'il veut et qui veut ce qu'il sait, le seul qui commence et qui achève, le seul qui se nomme dans la multitude des masques et des incertitudes, le seul qui est tout autre que le destin, sans regard, tout autre que la nature, sans message, tout autre que l'histoire, sans dessein. Toi seul tu es Dieu. C'est-à-dire la parole advenue au monde pour éclairer tout homme. Tu es l'unique qui oriente notre écoute".
dans André Dumas, "Cent prières possible", ed. Albin Michel, 2000, coll. Espaces libres, p.171-172

Par Célestines 30 juin 2016 à 18 h 06 Répondre à ce commentaire

La mission de moise, "je suis descendu pour le délivrer,"c'est en jésus que Dieu est descendu, c'est par lui qu'il nous a délivré, s'est t'il arrêté là? Non il a voulu encore faire de nous son peuple, nous établir dans une relation avec lui,et nous enrichir, Dieu révèle son non a moise "il est"je suis,celui qui remplit l'éternité de sa presence,il exsiste,il est tout le reste en découle, il est
et ilsera un Dieu avec nous.Dieu entend notre appel de son peuple et qui libère, il est celui qui sauve."
Oui,nourris-toi de cette lumière qu'est la parole divine pour devenir à ton tour ce que tu es:
Un enfant, une femme, un homme, aimé de Dieu, guidé par sa lumière Envoyé dans le monde avec Dieu, vivant, l'Emmanuel,ce
Dieu avec toi,avec nous,avec vous........excusé moi d'avoir pris un peu de place aujourd'hui je tiens a dire merci,petite serviteurs de la miséricorde

Par Brig 30 juin 2016 à 15 h 26 Répondre à ce commentaire

Brig, Dans ce passage de la Bible, ( Ex 3,7) Le Seigneur semble vous dire :

Oui mon enfant, j’ai vu tes souffrances et j’ai entendu tes cris de douleur ; je suis avec toi, en toi. Tu as fait jaillir du cœur de tes amis du blog, tant d’appels, tant de prières tant de cris qui viennent rejoindre les tiens !......... Ils disent combien ils sont près de toi dans le désert que tu traverses.

Brig, Tu es présente au milieu de nous sur ce blog, et nous aimerions tant te serrer dans nos bras, ceux qui te le disent, ceux qui n’osent pas t’écrire et tous ceux prient en silence en te lisant. Nous remercions le Seigneur pour la force et le courage qu’Il te donne. Soyons dans l’Amour et l’Esperance !

Merci aux Frères et aux Sœurs qui nous rassemblent et nous guident sur ce blog

Par Marie-Madeleine 30 juin 2016 à 11 h 37 Répondre à ce commentaire

Oh oui Marie Madeleine vous dite juste,vous me comprenez, il y a temps de souffrance dans le monde,grâce a nos soeur et frères dominicains, ce blog et très précieux pour nous touse,aprofondir la parole de Dieu, la mettre surtout en pratique, (pas toujours facile tout les jours car je suis pécheresse )comme le seigneur, nous laisse libres dans nos parole,sens nous jugé, pour crier nos joies, nos peine, notre partage en union de prière sur le site avec les internaute, quel beau CADEAU, ce soutenir, ne pas être dans l'indifférence, et accepté toujours une main tendue "L'AMOUR ET LE COEUR DE LA MISÉRICORDE, ..Merci

Par Brig 30 juin 2016 à 14 h 16

Dieu ne doute pas de nous.
UDP dans la confiance

Par MARIE 30 juin 2016 à 11 h 20 Répondre à ce commentaire

Bonjour Brig, heureux de pouvoir de nouveau te lire. En tant que membre de la famille 'Marche dans la Bible', mes pensées et mes prières t'accompagnent et montent vers le Seigneur pour lui demander de porter tes souffrances, de tenir ta main et de prendre soin de toi comme le Bon Samaritain :

Cet homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho et qui s'écroula, c'est moi.
J'étais plein de vie, je devins un malade.
...
Je t'en prie, bande les plaies de mes péchés, rends-moi la confiance de recouvrer la santé,
car le mal s'aggrave quand on désespère.
Je t'en prie, applique-moi l'huile du pardon
et verse-moi le vin du désir de Dieu.
...
Si tu me conduis dans l'hôtellerie de ton Eglise,
tu me réconforteras
par la nourriture de ton corps et de ton sang.
Je ne laisserai pas tes préceptes de côté.
J'ai besoin que tu me gardes
tout au long de cette vie.
Ecoute-moi donc, toi le bon Samaritain
(Prière de Saint Grégoire le Grand)

Par Jean-Louis 30 juin 2016 à 10 h 21 Répondre à ce commentaire

Pour vous Jean-louis,que puis je dire de plus, avec cette très belle prière de st Grégoire, c'est mots si profond, je ne connais pas sa vie,mais il connaît la souffrance, pour ecrire ce si que je retiens "je t'en prie, applique-moi l'huile du pardon,et verse-moi,
le vin du désir de Dieu "fait moi reconnaître que le seigneur et toujours la dans les joie et dans les peines, lui qui a tant prie de souffrance pour nous.je vous remercie, je vous envoie mon sourire, je tiens à le gardé mais surtout a le partagé, en union de prière fraternellement

Par brig 30 juin 2016 à 12 h 15

Moi? Il doit y avoir erreur sur la personne... Il faudrait quelqu'un de puissant, qui saura trouver les mots et les dire avec autorité.
"Je suis avec toi."
Quand j'ai essayé d'aider, non seulement je n'ai rien accompli, mais j'y ai tout perdu. La peur au ventre, j'ai fui.
"Je suis avec toi."
Pharaon n'aura pas oublié. Il veut ma peau, comment m'écouterait-il?
"Je suis avec toi."
Quant aux fils d'Israël, ils m'ont rejeté, accusé de vouloir les faire périr.
"Je suis avec toi."
Je ne suis rien, Seigneur. Je n'ai rien, pas même la laine des moutons que je mène à grand peine. Et tu me voudrais libérateur, sauveur d'hommes?
"Je suis avec toi."
Tu es avec moi...
"Je suis avec toi." Avec moi, tu es. Tu peux.
Tu es avec moi.
"Va."

"Je suis avec toi" résonne dans la vie de Moïse, l'imprègne toute entière. Il résonne en la mienne, en la vie de chacun. Il l'imprègne, la rend prégnante au sens premier du terme: pleine, enceinte, féconde - porteur de vie, porteur de fruits.
Si je doute de moi, si je ne sais que trop bien mes limites, mon peu de forces, de courage, Dieu, lui, ne doute pas de moi. Il sait tout ce que je peux apprendre, tout ce qu'il va m'apprendre, pour peu que je lui dise oui, que je le laisse pétrir, faire lever ma vie, qu'elle serve à nourrir.

Il n'y a pas de "mais" qui tienne, il n'y a qu'un "m'es" - tu m'es. Tu es à moi - avec moi, tu es.
Je veux bien Seigneur, mais je ne sais pas où je vais. Un dernier 'mais'. Angoissante question à laquelle seule peut répondre la foi. Le Seigneur est avec moi. Il n'est plus de "où" qui vaille - il est là, avec moi. Je ne le savais pas que je marchais déjà.

Par Audrey 30 juin 2016 à 6 h 31 Répondre à ce commentaire

Le Seigneur est avec moi. Il n'est plus de "où" qui vaille . Oui mais... !
Dur-dur en cette période.

Par Sonia 30 juin 2016 à 13 h 49
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