Joseph

« Approchez -vous de moi. » Genèse 45,4

Joseph vendu par ses frères

Genèse 37, 1-2 ; 14 ; 18-27

Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.
Jacob dit à Joseph : « Va voir comment se portent tes frères et comment va le troupeau, et rapporte-moi des nouvelles. » Joseph chercha ses frères et les trouva à Dotane.
Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »
Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau.
Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent.

Méditation

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Joseph à l'école de la fraternité

C’est l’histoire d’un homme pris dans la tourmente d’une violente inimitié entre frères. Une histoire de frères ennemis. « Frères » et « ennemis », les mots ne vont pas ensemble. Et pourtant de telles histoires sont légion. La Bible, elle-même n’en manque pas. Abel et Caïn, Jacob et Ésaü, les deux frères de la parabole du fils prodigue en saint Luc…
Mais l’histoire de Joseph ne fait pas nombre. Elle est unique. Elle montre que du sein des conflits fraternels peut s’ouvrir un chemin vers la Paix. Au début du récit, les fils de Jacob forment un groupe cimenté par la haine qu’ils vouent à l’un des leurs, le préféré du père. Des frères, ceux-là ? Non, une bande de vauriens, prêts à tout, meurtre, dissimulation, trahison, mensonge, outrage au père.
À la fin du récit, voilà les frères rassemblés, réunis désormais par des liens de solidarité mutuelle dans une attention bienveillante à leur père vieillissant. L’amour fraternel a délogé la haine. L’opérateur de ce miracle est Joseph.
Le frère exclu a su transformer une fratrie de fait en fraternité de cœur. Mais ce n’est pas sa condition de victime qui lui donne toute seule ce pouvoir. Car Joseph ne se présente pas devant ses frères comme un plaignant qui exige réparation. Non, tout ce qu’il a perdu d’inestimable par leur faute, il le convertit en générosité pour eux. Avoir été exclu, avoir souffert, l’a rendu sensible à la misère de ses frères désormais en détresse. Aussi Joseph préfigure-t-il le Christ.
L’histoire de Joseph, c’est bien en effet que « la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».

* psaume 117, 22
Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Lyon


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51 commentaires

Demandons à Dieu, par Marie,
de croire a l'oeuvre de la grâce et ainsi,de ne jamais désespère de notre capacité de pardonner,
je pense à Joseph ce soir,
Prions tout particulièrement pour les pardon difficile à donner et a recevoir, qui souvent divisent nos familles, nos groupes d'amis,nos voisinages ou encore nos communauté chrétienne.
Alors mettons-nous à l'école de saint Joseph le patriarche, tu nous offre un magnifiques exemple de pardon,il nous enseigne et nous stimule,
Sachons accueillir les leçons de sagesse qu'il nous donne a travers ces récits de la Bible,
en communion avec vous dans la prière bien fraternellement

Par brig 9 juillet 2017 à 21 h 11 Répondre à ce commentaire

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Prière de Consécration au Précieux Sang de Jésus-Christ
Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, je me consacre à la toute puissance de Votre Précieux Sang. Je viens me réfugier dans Vos Saintes Plaies afin que, par Votre Passion et par Votre Croix, je vienne épouser tout de Vous et m'offrir sans retenue à Votre Sainte Volonté, afin que mes blessures se noient en Vos plaies, et que Vos souffrances, Jésus, trouvent apaisement et reconnaissance en mon cœur. Que chaque instant de mon existence et celle de mes proches soit sous la protection de Votre Sang Précieux. Que mes pas s'harmonisent à Vos pas afin que Votre Amour jaillisse de mon cœur comme il a été offert au monde du haut de la Croix. Amen

Seigneur Jésus, je Vous aime, je crois en Vous, j'ai confiance en Vous. Amen !

Par Prière 9 juillet 2017 à 19 h 03 Répondre à ce commentaire

saive

Par saive 9 juillet 2017 à 18 h 41 Répondre à ce commentaire

Jésus a été vendu pour 30 pièces , Joseph pour vingt !
Paissez le troupeau de Dieu qui est au milieu de vous, veillant sur lui, non par contrainte, mais volontairement; non pour un gain honteux, mais par affection; Non comme ayant la domination sur les héritages du Seigneur, mais en étant les modèles du troupeau...

Par Partage 9 juillet 2017 à 17 h 01 Répondre à ce commentaire

Auteur : Saint Ephrem le Syrien

Seigneur et Maître de ma vie,
l'esprit d'oisiveté, de découragement,
de domination et de parole facile,
éloigne de moi.
l'esprit d'intégrité, d'humilité,
de patience et de charité,
donne à ton serviteur.

Oui, Seigneur et Roi,
donne-moi de voir mes fautes
et de ne pas juger mon frère.
Car Tu es béni
aux siècles des siècles.
Amen

Par Prière 9 juillet 2017 à 5 h 54 Répondre à ce commentaire

Bonjour. si je peux avoir la neuvaine à St Joseph vendu par ses frères.

Par mballa embolo anicet eric 20 août 2016 à 17 h 21 Répondre à ce commentaire

Bonsoir Frère Pascal !
L'innocence de Joseph est un atout dans ce passage biblique. Il obéit à son père pour visiter ses frères alors que ceux-ci manigancent contre lui, mais Dieu agit autrement, le plan est déjoué. Alors "à qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle".
Unions de prières !

Par Colette 29 juillet 2016 à 21 h 13 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette belle méditation , ce texte me fait comprendre bien des choses concernant ma famille, depuis notre enfance , notre mère nous a enseigné la foi en Jésus Christ, nous sommes cinq, un frère et quatre soeurs , mais deux de nos soeurs , pour qui nous avons toujours été là , pour les aider , et qu'elles puissent avancer dans la vie, nous avons été rejetés tous les trois, malgré notre aide, notre patience et notre soutien , impossible de vivre en paix, depuis quarante ans et pourtant nos portes seront toujours ouvertes pour les accueillir, "le problème elles font des séjours en psychiatrie ", . comment les aider, ? la seule solution en priant pour elles. et qu'elles se tournent vers Dieu ... Rita

Par Rita Giuliani 28 juin 2016 à 15 h 16 Répondre à ce commentaire

Vous avez une tres belle voix Marilyne ! j'aime vous entendre

Par Francoise K 23 juin 2016 à 17 h 44 Répondre à ce commentaire

Je ne vais pas commenter particulièrement ce soir : Je voudrai vous faire part de la joie qui m'a été donnée lorsque j'ai découvert les deux livres de signe dans la bible ... 1er) tome le guide de lecture de signe dans la bible ; 2ème) tome savourer la parole. depuis 6 années je suis près de mon mari handicapé, je passe donc mes soirées avec vous tous , MERCIS MERCIS à tous. j'avais du mal avec les psaumes : cela à été une découverte ; l'ancien testament me faisais un peu peur mais avec vous tous et la grâce du Seigneur je vois que je vais avancer. Merci aux sœurs et frères qui nous font réfléchir chaque jours et pour les livres de méditations ...... union de prière ( j'ai aussi de gros soucis avec des enfants et petits enfants) ... pourquoi ? Dieu seul sais, j'ai une grande confiance et une espérance et me met dans les bras de MARIE

Par millette 22 juin 2016 à 23 h 46 Répondre à ce commentaire

Joseph nous donne une belle leçon. Il doit être un exemple pour nous. Oublier tout ce que ses frères lui ont fait! il les pardonne! C'est formidable! Ce n'est pas facile;
"Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés."
Si nous n'appliquons pas ce commandement, comment vivre heureux en ce monde?
Prions pour que la haine, les injustices, les violences etc disparaissent et que nous vivions comme des frères en J-C.

Par Gabrielle 22 juin 2016 à 19 h 52 Répondre à ce commentaire

Apprendre à s'aimer, se respecter les uns les autres, s'écouter, s'aider on à tout à y gagner.
Tant qu'il y aura de la haine et des injustices il n'y aura pas de paix dans ce monde. Alors prions n'arrêtons pas de prier pour être entendu.
Seigneur tu es bon et Miséricordieux, que ma prière parvienne jusqu'à toi.

Par JOSIANE BOUSQUET 22 juin 2016 à 1 h 28 Répondre à ce commentaire

Merci frère Pascal pour votre méditation. Elle laisse une porte ouverte à la réconciliation.Au pardon.
Mais malheureusement ce n'est pas toujours le cas. Mon mari était l'aîné d'une fratrie de six, cinq garçons, une fille. Il prenait son rôle d'aîné avec beaucoup de sérieux, il aidait la maman, fatiguée par ses grossesses, s'occupait des plus petits. Ses parents se reposaient beaucoup sur lui. C'était un garçon qu'on citait souvent en exemple pour ses bons résultats scolaires, sa gentillesse, sa débrouillardise. Il était très doué dans tout ce qu'il entreprenait. Le troisième frère était tout à fait le contraire et se montrait jaloux de la réussite de son frère. Ils ont grandi côte à côte, mais il n'y a jamais eu de complicité entre eux.Puis chacun a fait des choix; mon mari était enseignant, ce qui ne l'empêchait pas d'être très manuel, habile de ses mains. Il avait retapé une vieille ferme, puis acheté un appartement, ensuite construit en partie une maison, sauf le gros oeuvre. C'est à partir de ce moment qu'il ne nous a plus adressé la parole. Nous prenions souvent les parents à la maison et à la mort du papa, la maman aurait aimé vivre avec nous. Nous l'avons gardé quelques mois, mais il a tout fait pour la ramener chez elle et nous interdisait de la voir.Un jour, il lui a fait signer des papiers, à la suite de quoi, mon mari avait été convoqué au tribunal pour abandon de famille. Cela a duré des années de tribunal en tribunal. Je ne peux pas raconter en détail, j'ai déjà fait long, mais nous avons beaucoup souffert.Mon mari est tombé malade et quand son état s'est aggravé, je lui ai demandé s'il voulait que je le prévienne. Il m'a dit oui, je lui pardonne.
Il est mort dans la paix du Christ entouré de ses enfants, petits-enfants, des autres frères et soeur. Cela fait maintenant plus de dix ans. La soeur, à son tour nous a quittés, juste deux ans aujourd'hui. Et lui, ne parle toujours pas à personne.
C'est vrai Mahona que même en coupant les ponts, la haine avait été tenace, elle s'était bien installée.
J'ai eu du mal avec ce commentaire, pardon, frères et soeurs de sa longueur, mais j'avais besoin de me libérer de la rancune que j'ai eu pour toute cette souffrance qu'il avait fait subir à toute une famille.
Bonne nuit à tous dans la paix du Seigneur. Vraiment, comme dit Paul.

Par Marjeanne 22 juin 2016 à 0 h 07 Répondre à ce commentaire

A travers ce récit, le seigneur nous montre comment que le pardon est une puissance qui libère, et c'est la paix qui s’installe....Seigneur banni en nous toute jalousie qui nous étouffe et nous empêche de voir le bien en nos frères...Oui nous sommes tous frères et sœurs aux yeux de Dieu...Merci pour cette profonde méditation !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 21 juin 2016 à 22 h 48 Répondre à ce commentaire

Merci aux personnes qui participent avec vous, pour nous aider à se rappeler des principaux passages
de l'Ancien Testament.

Merci pour les bons commentaires qui m'aident à prier la Parole de Dieu.

Continuer à faire du bien.

Par Germaine Allard 21 juin 2016 à 20 h 39 Répondre à ce commentaire

Que d'enseignements et de découvertes dans cette histoire de Joseph ! Dieu fait surgir le bien de la turpitude. "Heureuse faute qui nous a valu un tel sauveur" chante la liturgie. J'entends par "faute" notre complicité avec le mal, la liturgie y voyait sans doute ce qu'il est convenu d'appeler le "péché originel" ? Joseph, préfigure du Christ comme vous le dites, frère Pascal. qui nous fait découvrir la magnanimité du pardon inconditionnel auquel nous avons peine à croire parfois tout comme les frères de Joseph. (Il est vrai qu'ils avaient été soumis à rude épreuve !) : suite à la mort de Jacob, les frères de Joseph prirent peur et se dirent "si Joseph allait nous traiter en ennemi et nous rendre tout le mal que nous lui avons fait ?" (Gn, 50, 15 et suivants).
La jalousie des frères, comme je la comprends ! Joseph le chouchou tire bien parti de sa position privilégiée. Il "racuse" ses frères, se voit dominant, recevant leurs hommages. Pas étonnant qu'il se soit attiré leur animosité ! Heureusement, il a eu le temps de mûrir, de se convertir et ses frères aussi, touchés par le pouvoir régénérateur du pardon.

Audrey, vous savez combien j'apprécie vos interventions, mais je me sens incapable de partager votre regard sur le comportement de Joseph. En toute fraternité avec vous et avec la communauté que nous formons.

Par Marie-Thérèse 21 juin 2016 à 17 h 44 Répondre à ce commentaire

Merci, frère Pascal, de cette belle méditation qui montre qu'on peut toujours, avec le grâce de Dieu, tirer du bien du mal. Il faut donc espérer en cette grâce.

Rose-Alma

Par Rose-Alma Lemire 21 juin 2016 à 12 h 46 Répondre à ce commentaire

Chers amis … ce n’est pas tout de dire : « Il n'est plus tant question de survivre, mais de vivre, ensemble. »
Ce matin, une menace terroriste vient d’être déjouée à Bruxelles, annonce-t-on.
Bravo aux services de sécurité de police. J’ai travaillé avec eux pendant deux ans dans les années 90.
Ils sont si facilement critiqués. Je retrouve leur efficacité et leur engagement généreux au service de la population.

Mais ces événements me (nous) plongent un peu plus dans l’inquiétude. Quand cela finira-t-il ?
Seigneur Jésus, parfois l’espérance dont j’ai besoin dépasse mes pauvres moyens humains.
J’aurais envie de me replier, de stigmatiser des ennemis, de soutenir des idées radicales.

Seigneur Jésus, Tu n’es pas venu nous dire d’abandonner la nécessité d’une élémentaire prudence.
Mais viens, viens parmi nous.
Donne-nous ne fût-ce qu’une bougie à partager entre nous, entre chacun de nous, dans cette obscurité.

Bonne journée à tous, la main dans la main, vraiment.

Par Paul (Belgique) 21 juin 2016 à 8 h 59 Répondre à ce commentaire

De tout cœur avec vous, Paul. Ces actes de terrorisme, de barbarie nous plongent dans le désarroi et la crainte. Peur de voir des êtres chers touchés. La méfiance s'installe et cela ramène à d'autres temps troublés connus. Mais l'histoire de l'humanité n'est-elle pas une longue suite de révoltes et de guerres entrecoupée de temps de paix ? La prière semble bien impuissante à lutter contre le fanatisme, la folie humaine. Qui réapprendra à respecter la vie ? Continuons à prier pour que les tensions s'apaisent et que l'esprit de tolérance s'impose à tous. Facile à écrire mais plus difficile à réaliser tant il y a de facteurs en jeu. Je souhaite que le calme revienne dans votre belle ville de Bruxelles et que vous trouviez, en dépit des évènements, matière à espérer.

Par mahona 21 juin 2016 à 9 h 54

Bonjour Paul, j'ai lu votre commentaire hier, c'est vrai, cela ressemble à du Pagnol par cette beauté, et vous savez partager, merci.
Mais, quel contraste avec vos propos de ce jour, quelle tristesse. Oui, comment se comporter devant ce qui est si horrible?
Tout remettre à Dieu et prier, pas facile lorsque nous sommes révoltés par tant de violence et de fanatisme.
Ce jour, dans mon petit "coin prière", j'allumerai une petite bougie et je prierai en union.
Bonne journée à tous unis par nos prières.

Par monette 21 juin 2016 à 11 h 38

Merci pour vos commentaires, Mahona, Monette.
Ce n'était finalement qu'une fausse alerte... qui a mobilisé pendant des heures des moyens gigantesques et bloqué bien des personnes.
J'avais accumulé pas mal de fatigues, et j'ai accueilli cette nouvelle sans sérénité.
Je me suis dit : " Encore... ". Je pensais surtout, de la paisible campagne où nous vivons, à nos enfants, nos petits-enfants, et nos proches, qui vivent à Bruxelles, régulièrement inquiétés par de tels événements.
Merci encore pour vos propos fraternels, si utiles lorsque je me retrouve, comme aujourd'hui, pauvrement assis au pied d'une colonne de notre petite église cybernétique. Des mots qui m'aident à entendre le Fils près de moi, comme Il l'est, proche, de chacun de nous.
Bonne nuit à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 21 juin 2016 à 21 h 36

Bonjour Merci pour cette belle parole revisitée. Elle est nourrissante en ces temps de haine. Aidons nous à élever une fraternité de coeur. Bonne journée

Par Jos 21 juin 2016 à 8 h 26 Répondre à ce commentaire

Carmen , il est
un petit conseil , l'amertume , c'est un entretien , plus vous donnerez
à nourrir celle-ci , plus vous serez dans la désolation , parfois on est surpris
avec le temps , et à l'inverse on apprends la compassion et à prier pour ceux
qui nous font souffrir ..Quand a vous & , vous posez la question de ce que pense Joseph ?
Personnellement , ce qui est acquit , ne se confronte pas , mais se reçoit , avec le temps , on
réalise que c'est la Main de Dieu , qui agit , sans faire de bruit , , comme Jésus , doux et humble de coeur .
Il remet tout un chacun en question , sans doute est -ce pour cela que l'église est très prudente , et Elle à
raison , de laisser passer du temps , pour vérifier ...Le pardon ,oui se donne , mais il laisse des meurtrissures
qui peuvent guérir , ou créer des mauvais liens , de façon directe , indirecte , on donne ce fardeau , aux proches ?
UNE IMAGE , dans des pensées , de nos enfants , de nous -mêmes , en tant que parents , amis , relations ect ect .
Qui vous a jetés un mauvais sort ? Vaut mieux un guide spirituel , que de se confier au sein de sa propre famille ,
afin de n'être pas induit dans des "influences , ou l'ancre s'enfonce au lieu de se soulever .Brig , hélas c'est vrai , même
malade , des gens se réjouissent , sur la croix , n'oubliez pas , soigne Toi toi même ...alors que l'autre ...Jésus lui , dit
qu'il sera avec Lui au paradis ...Jean : 14, 23.Et l'époux et l'épouse disent viens , viens Seigneur Jésus .

Par fred 21 juin 2016 à 6 h 51 Répondre à ce commentaire

Je souffre de la haine de ma soeur et de ses enfants, pour des faits qui sont faux. La division de la famille est terrible. Pour l'instant je ne vois pas d'issue.J'ai pardonné mais je garde beaucoup d'amertume.

Par Carmen 20 juin 2016 à 23 h 37 Répondre à ce commentaire

Chers amis,
Quelle histoire ! Que de rebondissements!
Je suis frappé par le fait que la peur à propos de la survie a influencé bien des personnages de ce récit. Les frères ont eu peur que Joseph reçoive à nouveau plus qu'eux. Les frères, envoyés par Jacob en Egypte pour ne pas mourir de faim, me font penser au fils prodigue qui mesure sa misère à côté des porcs. Joseph, qui les asticote un peu avant de les embrasser et de les accueillir tous, avec Jacob, en Égypte, pour qu'ils survivent à la famine qui sévit en Canaan... tout en retenant ses larmes. C'est beau comme du Pagnol.
Joseph pardonne, surtout. Mais il me semble pourtant que Jésus nous invite plus loin encore. En fait il nous invite à plus de vie. Il n'est plus tant question de survivre, mais de vivre, ensemble.
Il même donné sa vie pour nous l'annoncer. Il a offert sa vie, pour nous annoncer la Vie, le projet du Père.
Il nous a montré qu'au cœur de nos soucis quotidiens, nous pouvons essayer de partager un bonheur plus grand encore que celui de la seule réponse à ce qui nous inquiète. Il est venu parmi nous, au cœur de nos difficultés. Il est venu nous parler de l'Amour de Dieu, le partager avec nous, par l'amour, le partage et le pardon entre nous.
Il est venu nous parler de la vie éternelle, me semble-t-il.
" Mes frères et sœurs sont ceux mettent en pratique l'amour du Père ".

Bonne soirée à chacun de nous, fraternellement.

Par Paul (Belgique) 20 juin 2016 à 21 h 03 Répondre à ce commentaire

"Le frère exclu a su transformer une fratrie de fait en fraternité de cœur" .....

En référence aussi aux commentaires de Paul(Belgique), voici ce commentaire de St augustin sur l' Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48. « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait »
« À ce signe nous reconnaissons que nous sommes en Dieu : si en lui nous sommes parfaits. » Jean veut dire ici : parfaits dans l'amour (1Jn 4,17). Quelle est la perfection de l'amour ? D'aimer nos ennemis et de les aimer à ce point qu'ils deviennent nos frères. Notre amour, en effet, ne doit pas être selon la chair. Aime donc tes ennemis en souhaitant qu'ils deviennent tes frères ; aime tes ennemis de sorte qu'ils soient appelés à entrer en communion avec toi.

Ainsi aima en effet celui qui, pendu sur la croix, disait : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Il voulait les arracher à la mort éternelle par une prière toute pleine de miséricorde et une puissance très forte. Nombre d'entre eux ont cru d'ailleurs, et ils ont été pardonnés d'avoir versé le sang du Christ. Ils l'avaient versé en s'acharnant contre lui ; ils l'ont bu ensuite lorsqu'ils ont cru. « À ce signe nous savons que nous sommes en lui : si en lui nous sommes parfaits. » C'est à cette perfection de l'amour des ennemis que le Seigneur nous invite lorsqu'il dit : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » copie intégrale à partir du site internet WWW.évangile au quotidien de ce mardi 14 juin 2016.

Il me semble que son commentaire rejoint ce que Jésus nous dit dans l'évangile d'aujourd'hui Matthieu 7,6.12-14.(" Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes". Jésus affirme qu'il est resserré, le chemin qui conduit à la vie»; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.

Seigneur , envoie ta grâce en abondance et aussi dans mon pays où la vengeance et la violence sont d’actualité

UDP

Par Béatrice 21 juin 2016 à 16 h 08

Seigneur donne moi la force d'aimer ceux qui sont jaloux et ceux qui veulent mais perte parce que je t'aime et que je suis à ton service dans ton eglise qui est notre lieu de prière et de recueillement.

Par Marie Angeline 20 juin 2016 à 19 h 53 Répondre à ce commentaire

Il est dommage d'avoir coupé ce ch37, mais sans doute que ça aurait été trop long et pas nécessaire pour arriver à votre conclusion, cher frère... Par contre le début que vous citez n'est pas les versets 1-2, mais le verset 3...
Dans le premier songe de Joseph il est question de gerbes, de celle de chacun des frères et de celle de Joseph. Tout dépend du sens que l'on donne à cette image...
Et dans son deuxième songe, là aussi, peut-être faut-il se méfier de l'interprétation des images...
Mais quand Joseph raconte ses rêves, lui, que pense-t-il? Tout le monde autour de lui croit qu'il se met sur un piédestal et au-dessus des autres mais est-ce vraiment le cas?
son père, cependant, même s'il pense y voir une sorte de "gloriole ou de gloire", a tort ou à raison, garde cela en mémoire (comme Marie gardait toutes ces choses en son cœur...).
Mais, Joseph, à 17 ans, rapporte à des gens extérieurs à sa famille le mal que l'on dit de ses frères, pense-t-il la même chose ou pas? En fait, ce ch37 rapporte des faits, les sentiments de ses frères, ce que disent d'autres personnes, mais ce que pense Joseph, personnellement, je trouve qu'on ne sait pas... Et ses frères étaient-ils si "mauvais" qu'on pouvait le dire ici ou là?
Qui se cache derrière Joseph et ses songes? Des "révélations divines"? Un jeune homme en manque d'amour et de reconnaissance malgré tout l'amour de son père? Un mégalomane/dominateur qui se cache ou qui s'ignore?

Par & 20 juin 2016 à 19 h 19 Répondre à ce commentaire

Antoinette, je pense comme vous ; Il est très difficile d’être parents, mais il me paraît bien impossible d’aimer plus un enfant qu’un autre, voire plus que tous les autres.
Dans notre société actuelle, je ne pense pas que nos songes puissent orienter nos vies et nos sentiments, comme au temps de Jacob Nous ne sommes pas encore prêts (bien que la science nous y mène....tout doucement). Par expérience je sais qu’il est bien difficile –d’éduquer, sans faire de faute et d’aimer de front et du fond du cœur cinq enfants, tous différents de tempéraments et d’âge sans qu’il y ait une incompréhension d’amour, sans qu’il y ait un faut pas de de part et d’autre. Pour les enfants de Jacob, je pense qu’une jalousie avait la place de s’installer, mais certes pas jusqu’à tuer ou vendre leur frère
Pour tous, jeunes et adultes, Seigneur, donne à chacun de nous, tendresse, amour, patience et tolérance envers nos frères et ne cherchons pas la paille dans l’œil de notre frère avant d’avoir enlevé la poutre du nôtre ; ainsi le dit l’Evangile de ce jour.

Par Marie-Madeleine 20 juin 2016 à 19 h 10 Répondre à ce commentaire

Cette histoire rappelle aussi la parabole des vignerons homicides, en bien plus optimiste.
La haine des frères est tout de même compréhensible (il est le plus jeune, le préféré du père et en plus il leur annonce qu'ils devront s'incliner devant lui). L'ordre des choses est bouleversé, mais c'est ce qui arrivera effectivement, car "Dieu écrit droit par des lignes courbes" (citation de mémoire). Les frères n'ont pas un si mauvais fond puisqu'ils en souffriront et se repentiront d'eux même, avant d'avoir reconnu Joseph dans le puissant seigneur qu'ils rencontrent en Egypte. Joseph rend le bien pour le mal, mais c'est une reconnaissance de leur évolution de conscience. Image de notre rapport à Dieu...

Par Antoinette G 20 juin 2016 à 16 h 50 Répondre à ce commentaire

Comme vous gilles, ceux texte me rappelle jésus, le long chemin suivi par Joseph à la recherche de ses frères, rappelle celui qu'a notre parcours le fils de Dieu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus, Dieu il s'est fait homme, chemin de son abaissement ensuite jusqu'à la mort de la croix; ils font de lâches complots pour tuer celui qui était venu les servir,ils se rassemblent contre l'âme du juste,et condamné le sang innocent, il lui arrachent son vêtement, le jette dans la fosse, (la citerne )image de la mort..La dureté de coeur des frères de joseph est presque incroyable. "Mais le péché endurcit la conscience, ôte toute sensibilité et discernement du bien et au mal.Les blessure du glaive sont moins graves et moins dangereuse que celle de l'envie, quand on voie une plaie, il est facile d'y apporter un remede,si elle n'est pas trop profonde et on peu en guérir, mais vous ne pouvez pas vous fuir vous -même, cette jalousie nous prive de bien des chose,de liberté, et nous enchaîne, comme un captif,et nous laisse aucun repos,"haïr un homme heureux est un malheur sans remède "
Seigneur garde moi contre semblable danger,que mon coeur ne ce remplis pas de jalousie ni de haine,contre un frère une soeur, tout ceux que je rencontres dans ma vie,car c'est avec la sagesse, comme joseph que tu nous élève, c'est celle qui nous rend agréable a Dieu. ..petite serviteurs de la miséricorde

Par brig 20 juin 2016 à 13 h 25 Répondre à ce commentaire

Oui, ma propre souffrance me permet de mieux saisir la souffrance de l'autre et accueillir la souffrance de l'autre permet de recréer du lien; il est difficile d'aimer de manière "équitable" chaque enfant, chacun étant différent; ma belle-fille me disait récemment: en ayant moi-même 2 enfants aujourd'hui, rivalité entre eux, je deviens plus humble car je me rends compte qu'il est difficile d'être parent, de répondre aux attentes de chacun.
Merci Seigneur de nous montrer ce dont chacun a besoin et de permettre des chemins de réconciliation lorsque la rivalité a creusé des fossés dans les fratries.
Merci pour ce bel enseignement

Par Antoinette 20 juin 2016 à 13 h 00 Répondre à ce commentaire

Seigneur donne moi la force d'aimer au dessus de toute haine.

Par Laurie 20 juin 2016 à 12 h 59 Répondre à ce commentaire

En écoutant la lecture, le prénom de Juda et sa proposition de vendre leur frère (Joseph) ont retenu mon attention. Ce Juda préfigure-t-il le Juda qui a trahi le Christ. En tout cas, les deux ont en commun le désir du profit. On connait la suite de l'histoire de Joseph et celle du Christ. On pourrait dire que Joseph préfigure le Christ puisque dans les deux cas la trahison de l'un a permis de sauver sa famille de la famine et celle de l'autre a permis de racheter le péché de la multitude. Même si Joseph n'est pas comparable à Jésus, il a en commun avec le Christ un profond amour pour ses frères malgré leur haine. C'est une belle histoire qui nous invite au pardon. En cette année du jubilé de la miséricorde que Dieu nous aide à dépasser nos rancœurs pour placer le pardon au cœur de nos relations. "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde!" (Matthieu 5, 7).

Par Gilles 20 juin 2016 à 12 h 21 Répondre à ce commentaire

Je ne trouve pas les mots justes pour m'exprimer sur ce sujet...Profondément touchée car cette lecture (comme si elle avait été écrite pour notre famille en ce moment même de notre existence...).

Par THomas 20 juin 2016 à 11 h 05 Répondre à ce commentaire

Fratrie : mini société où chacun fait ses premières armes. Le comportement sera différent envers celui/celle qui paraît être préféré par les parents. Ces rancoeurs pourront aller jusqu'à l'âge adulte et rompre l'unité familiale. On peut s'interroger sur le comportement du père qui a manifesté sa préférence pour l'un de ses enfants. Les autres avaient-ils démérité ? Ce texte chargé de symboles tendrait à montrer, entre autres, que les mentalités peuvent se transformer sous l'effet de la générosité, de l'amour fraternel. La générosité de Joseph (la pitié ?) envers ses frères n'a pas été sans leur faire subir, à leur tour, le poids de sa puissance. Les rapports de force s'étaient inversés. Cette affection qui s'est manifestée est-elle suffisante pour rétablir des rapports apaisés et fraternels ? Les 2 parties doivent être favorables à ce changement. J'aime voir dans le personnage de Joseph la préfiguration de la personne de Jésus Sauveur et de la tendresse de Dieu pour l'humanité en détresse.

Par mahona 20 juin 2016 à 10 h 32 Répondre à ce commentaire

La Fratrie ,
de Joseph à Saint Joseph , protecteur de la famille ,
qui est l'église , dans un sens Matériel , dans l'autre
je pense au sens spirituel , qui est du psaume 117
et du Psaume 110 .Nous n'appartenons pas au monde ,
mais nous faisons du monde , un monde meilleur .Il y a la jalousie , dans
nos familles , mais aussi dans un sens spirituel , parfois nous frappons ceux qui
sont très spirituel , juste par ce que , on ne le comprends pas ! le fameux langage
de la croix , peut être violent pour ceux qui ont des "pesanteurs matérielles .L'autre
jour , nous parlions de fuite , là on parle d'une forme d'exclusion , celle de l'amour ..
Jésus aussi à eu des soucis avec ces frères , de plus je rappelle que le coq , sur le sommet
de nos églises , fait écho à celui qui par trois fois à chanté lorsque Pierre à nié connaître le Christ .
Ainsi nous sommes vraiment tous pécheurs , mais avec la puissance de l'Esprit Saint (La Parole )
simplement reçue , elle nous donne , de nous fortifier , par la puissance de son Esprit , (lien spirituel )
non pas dans un devoir , mais bien dans l'amour vrai , on pardonne tant ceux qu'on aime , on condamne
autant ceux qu'on aime pas , avoir conscience , que tous nous sommes frères , est un long chemin , avec
ou sans songes .Faut sans doute , aller au désert 77 fois , qui sait on y rencontrera le bon Samaritain , mieux
encore Le Père recevant les bras ouverts , des enfants PRO...ou Jean le Batiste ! Le langage de l'amour , lui n'a pas
besoin de traducteurs , comme Marie , Il dit oui , et Elle nous pousse à entrer au Sacré coeur de Jésus .Psaume 121 .

Par fred 20 juin 2016 à 10 h 11 Répondre à ce commentaire

Chez tous ceux qui subissent l'incompréhension, la discorde, la jalousie, Seigneur, tu es présent.
Accorde à chacun Ton secours! UDP

Par MARIE 20 juin 2016 à 10 h 01 Répondre à ce commentaire

Magnifique. Merci !

Par LEMOINE 20 juin 2016 à 9 h 51 Répondre à ce commentaire

Comme quoi la JALOUSIE, à quelque niveau que ce soit peut conduire à commettre l'irréparable.

Elle existe partout, souvent dès l'enfance pour un jouet, à l'adolescence pour un téléphone mobile, à l'âge adulte mais là, la liste est très, trop longue, pour énumérer les situations : fratrie, collègues, voisins, .........

Qui n'a pas souffert de la jalousie de quelqu'un ? Moi, non pas le premier, mais aussi mon épouse, parce que j'avais une situation sociale qui faisait "bêtement" des envieux devenir jaloux : cadre bancaire.

C'est bien connu, les banquiers ont beaucoup d'argent, non c'est celui des clients de la banque. C'est la profession la plus décriée par les français, mon épouse en a souffert car elle travaillait et "prenait la place de quelqu'un". Ce que tous ignorent, c'est qu'avant d'atteindre le statut de cadre il y a celui d'employé, c'est à dire salarié de base comme tout un chacun.

Alors la jalousie dont Joseph fait l'objet, c'est l'incompréhension malveillante des autres qui se transforme en haine.

Ne jalousons pas les autres sans savoir pourquoi, comment ils sont ce qu'ils sont, cherchons à vivre notre vie en se satisfaisant de ce que l'on mérite, car ce que l'on a c'est ce qu'on mérite.

Par SYLVESTRE14 20 juin 2016 à 9 h 26 Répondre à ce commentaire

Je suis d'accord que la jalousie fait beaucoup de mal. Mais je réagis à cette phrase: "ce que l'on a, c'est ce que l'on mérite". C'est méconnaitre la souffrance de beaucoup de personnes qui pour plein de raisons n'ont pas accès à une évolution de carrière. (ce peut être des raisons psychologique ou sociales...)
La meilleure réponse à cette jalousie est peut-être la compassion pour les personnes elles-mêmes. C'est la réponse qu'a eu Joseph.

Par marie-odile 20 juin 2016 à 10 h 01

Mais si, "frères" et "ennemis" vont très bien ensemble : amour et haine ne sont-ils pas l'avers et l'envers de la même pièce ? On ne peut bien haïr ou bien aimer que ses proches. Jacob a quand même une responsabilité dans l'histoire : il le préfère ostensiblement à ses frères, puis inconscient l'envoie dans la gueule du loup. Heureusement le phénomène de masse ne joue pas à plein, puisque un ne se laisse pas entrainer (il suffit d'un seul...) et les ramène à la raison. L'irrémédiable est donc évité et une solution de compromis se présente, qui laisse ouvert l'avenir.
De fait, Joseph va être capable de dépasser son sort injuste (là, son don pour les songes va être bénéfique pour lui). Il devient le conseiller favori de Pharaon L'histoire est assez longue, mais l'essentiel est que Joseph a su convertir le mal en bien, non seulement pour lui, mais pour ses frères. En les testant avec un subterfuge (la fausse accusation de vol), il leur donne l'occasion de se racheter (ils sont prêts à se sacrifier pour sauver Benjamin). La roue tourne, et personne n'est condamné à vie.

Par Antoinette G 20 juin 2016 à 9 h 06 Répondre à ce commentaire

Bonjour
Dans la tourmente d'une fratrie qui ne m'appre cie pas, je suis mefiante aux aguets avec eux...et poutant en m'eloignant je me suis plus rapproché de dieu de jesus
J'ai moins la haine grace a dieu a jesus a marie mais je me mefie toujours d'eux
Quand je dis fratrie ce sont des freres car avec ma soeur ca va..dieu merci
C'est difficile de suivre l'ecriture la parole de dieu quand rien qu'avec des proches biologiques ca se passe ainsi
J'ai frequenté une église dominicaine pendant des mois qui m'a beaucoup aidée mais que j'ai quitté suite a un demenagement
Merci de m'avoir lue

Par Jasmine 20 juin 2016 à 8 h 51 Répondre à ce commentaire

Merci Frère
situation de beaucoup de Famille noué durement pour de pts conflits
difficile mais possible ce cheminement
j’ai les larmes au Yeux
Seigneur éclaire nos routes

Par albatre 20 juin 2016 à 8 h 43 Répondre à ce commentaire

Frères et ennemis ces mots ne vont pas ensemble .... mais pourtant malheureusement dans le quotidien de la vie ça existe de trop ..... Que le Seigneur donne à tous les frères et sœurs de rester toujours en parfaite harmonie dans l'amour de la famille .... Pour des parents c'est important !!!!!!!! AMEN

Par Ninine 20 juin 2016 à 8 h 43 Répondre à ce commentaire

"Ce qu'il a perdu d'inestimable par leur faute, il le convertit en générosité pour eux "
Voici probablement le chemin de Vie le plus difficile à gravir . Comment trouver la force d' accomplir ce cheminement dans mon humanité blessée ? Qui va me permettre de tourner mon regard vers l'extérieur, alors même que la souffrance me plie sur moi-même ? Tout en moi crie de douleur , alors quel Amour va me tendre la main afin que je puisse saisir fermement le Désir de vivre , apaisée , enfin ?
D'avoir traversé cette épreuve, me parle de l'incontournable nécessité d'accueillir chacun , pour vivre ... Simplement Vivre ... Humainement et pleinement.
Il est un chemin , celui de me laisser aimer par le Christ, celui de m'ouvrir à son Amour guérissant
alors que tout en moi s'est verrouillé sur la douleur , qui me semble être une Grâce donnée, par Celui-là même que nous avons crucifié.
Merci JESUS, tu es le Vivant qui vit en nous Tous, reconnu où non . Et nous avons cette possibilité de te faire connaître, par notre adhésion à ce beau chemin de VIE .

Par Nicole.B 20 juin 2016 à 7 h 51 Répondre à ce commentaire

Amour et grandeur d'âme, la figure de Joseph est celle d'un très grand Gracieux qui sait pardonner à ses frères pour les rassembler et former une union devant leur père veillissant. Tant d'histoires de familles sont des déchirements, il est particulièrement magnifique d'entendre cette méditation quand on vient d'une histoire douloureuse.
Être batard aujourd'hui ne se dit plus et pourtant ils existent ces hommes et femmes avec des familles invisibles. En plus de ma famille officielle et de ma soeur magnifique et plus qu'aimante, j'ai une autre famille, cachée, invisible et dissimulée par la honte et la division. Cette autre fratrie n'est pas encore une fratrie de coeur mais je peux avancer dans l'amour et la réconciliation en affirmant simplement ce lien: "je suis votre soeur". Seule je ne peux pas forcer l'amour et transformer les coeurs; en Dieu, avec le Christ et les exemples fabuleux que nous révèlent cette Marche dans la Bible nous pouvons être plus qu'aimants et vraiment gracieux.
Merci de nous inciter à toujours aller plus loin et plus profond dans cet A M O U R si pur.

Par Nathalie Henry 20 juin 2016 à 7 h 46 Répondre à ce commentaire

Un endroit dangereux la fratrie? Oui. C'est là qu'en premier on essaie son cœur. Sans gants, sans retenue, mais pas sans pleurs.
Dangereuse, la vérité? Oui, non pas en elle-même mais pour celui qui ose l'énoncer. Car quel était le crime de Joseph sinon de dire la vérité nue des songes qui l'ont visité? Ses frères ne l'ont pas supporté. Pas plus que ne la supporteront nombre de ceux que rencontrera Jésus. La vérité dérange. C'est à la mort qu'il leur faut livrer ces gêneurs.

Joseph est différent. Son père l'a bien compris qui le distingue par le vêtement. Mais la différence est rarement gage de bonheur. Se couler dans un moule, se fondre dans la masse, voilà ce qu'on attend de chacun dans la 'fratrie' - quelle qu'elle soit. Et malheur à celui qui n'y rentre pas, à qui l'on ne reproche finalement que d'être là. De mille morts, il faudra bien qu'il meure, celui-là. Sa simple présence, son existence, est une offense. Une menace contre l'ordre établi, contre cet ordre des choses que par sa vie même, et sans s'en rendre compte, il remet en question.

Il y a de l'inimitié dans la fratrie mais Joseph n'est pas hostile à ses frères. Il ne se vante pas. Il dit ses songes et son cœur. Sa tunique, il ne l'a pas demandée. Il la porte puisqu'on la lui a donnée. Mis à nu, dépouillé, Joseph le sera de bien des façons avant que ne vienne le temps de se faire reconnaître par ses frères. Mais déjà il est roi, Joseph, d'une manière qui ne pourra lui être enlevée. Ni vêtement, ni statut n'attestent de cette royauté-là. C'est celle du Christ mis en croix. Il vit, Joseph, et sa Vie triomphera.

Merci, fr. Pascal. Belle et bonne semaine à tous!

Par Audrey 20 juin 2016 à 6 h 24 Répondre à ce commentaire

Chère Audrey,
Avec quelle façon poétique vous nous parlez des balbutiements du peuple à qui le message de Dieu s'est adressé en toute clarté !
Merci, vraiment.
Bonne nuit, comme à tous.

Par Paul (Belgique) 20 juin 2016 à 21 h 46

Et bon jour! :-) Merci à vous, cher Paul! Comme toujours, j'ai beaucoup aimé votre commentaire. Jésus qui "nous invite à plus de vie. Il n'est plus tant question de survivre, mais de vivre, ensemble." C'est tellement vrai!
L'histoire de Joseph, "C'est beau comme du Pagnol." Magnifique!
Pagnol avait ce talent rare de voir ce qui fait la vie, la vraie vie, dans les petites choses et l'humilité du quotidien, et d'en faire un opéra. Au son des cigales, n'a-t-il fait autre chose que de chanter la vie?
Belle journée à tous!

Par Audrey 21 juin 2016 à 7 h 09

Transformer une fratrie de fait en une fratrie de cœur, votre beau texte m’a fait prendre conscience, de l’écart qui existe entre les deux. Les échanges entre frères et sœurs sont parfois conflictuels, des blessures qui peuvent remonter à la petite enfance peuvent empoisonner les dialogues. Jésus, seul peut métamorphoser notre cœur pour que notre regard change et ainsi convertir en générosité ce que l’on peut (ou ce que l’on croit) avoir perdu. Merci, frère Pascal, pour votre texte si juste, il nous aide ce matin à nous interroger sur la nature de nos relations fraternelles.

Par Sophie 20 juin 2016 à 5 h 56 Répondre à ce commentaire
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