Jérémie

« Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai. » Jérémie 1,6

Jérémie dans la citerne

Jérémie 38, 4-13

Les princes dirent au roi Sédécias à propos de Jérémie : « Que cet homme soit mis à mort : en parlant comme il le fait, il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville, et toute la population. Ce n’est pas le bonheur du peuple qu’il cherche, mais son malheur. »
Le roi Sédécias répondit : « Il est entre vos mains, et le roi ne peut rien contre vous ! »
Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue, et Jérémie enfonça dans la boue.
Ébed-Mélek l’Éthiopien, dignitaire de la maison du roi, apprit qu’on avait mis Jérémie dans la citerne. Comme le roi siégeait à la porte de Benjamin, Ébed-Mélek sortit de la maison du roi et vint lui dire :
« Monseigneur le roi, ce que ces gens-là ont fait au prophète Jérémie, c’est mal ! Ils l’ont jeté dans la citerne, il va y mourir de faim car on n’a plus de pain dans la ville ! »
Alors le roi donna cet ordre à Ébed-Mélek l’Éthiopien : « Prends trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne le prophète Jérémie avant qu’il ne meure. »
Ébed-Mélek prit les hommes avec lui et entra dans la maison du roi, au sous-sol de la réserve. Il s’y procura de vieux chiffons usés et déchirés qu’il fit passer à Jérémie, dans la citerne, au moyen de cordes.
Ébed-Mélek l’Éthiopien dit à Jérémie : « Mets donc ces vieux chiffons sous tes aisselles, par-dessous les cordes ! » C’est ce que fit Jérémie.
Alors, ils tirèrent Jérémie avec les cordes et le firent remonter de la citerne. Et Jérémie demeura dans la cour de garde.

Méditation

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Prophète de mauvais augure

Dans la Bible, les prophètes meurent, les prophètes sont persécutés et Jésus a subi finalement le même sort que ses prédécesseurs. Aurai-je à mon tour le courage d’être un prophète, de porter cette Parole de vérité, d’être mis hors d’état de nuire par les puissants de ce monde ? Ce message du Christ bouscule en effet ce petit monde bien installé sur des principes de prospérité économique, d’épanouissement personnel et de vie privée bien protégée.
Il est bien difficile de se faire la voix des sans-voix, de ces enfants morts avant d’être nés, de ces pauvres qui dérangent, qui sentent mauvais, qui nous font peur parfois. Et pourtant, cette Parole prophétique que je peux porter, qui témoigne d’un monde à venir, du Royaume de Dieu, je me dois de la faire parvenir au monde : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! »* Dans cette tâche de vérité, de service auprès des autres, d’engagement citoyen, de témoignage, je ne suis pas seul.
Le Seigneur m’accompagne, mais aussi l’Église et, comme Jérémie, je peux compter sur « Ébed-Melek » — le « Serviteur du roi » — pour plaider ma cause et m’aider dans mon entreprise. Le monde a besoin de prophètes et notre baptême nous a donné d’être prophètes. Ici, dans ce Moyen-Orient qui se meurt dans la guerre, il manque de ces prophètes de la paix qui pourront dépasser les haines et les calculs politiques. Humblement, à notre niveau, agissons ! Nous avons reçu l’esprit en plénitude, alors sortons !

*Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 9, verset 16.
Méditation enregistrée dans un studio du Christian Media Center


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86 commentaires

J'arrive un peu tard, mais je veux réagir à ce formidable message de frère Olivier Catel.
Oui, «malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile!» L'Esprit Saint nous donner le
courage d'avancer au large.
Gisèle - Canada

Par losier Gisèle 6 octobre 2017 à 16 h 09 Répondre à ce commentaire

Un grand merci a Louison,Penelope,j'espère avoir oublié personnes, j'ai fait une petite en arrière du a mon absence, je ne veux pas faire de peine a personne par un oubli, car vous êtes tellement chèrs a mon coeur, que le seigneur vous bénisse touse,je vous et laissez un petit mot a touse bien fraternellement

Par brig 23 septembre 2017 à 13 h 57 Répondre à ce commentaire

Bonsoir, Je retiens cette phrase,
Humblement à notre niveau, agissons ! nous avons reçu l'esprit en plénitude, alors sortons !
On a un rôle à jouer pour plus de justice et protéger les faibles, c'est notre terreau
Nous devons être courageux, avoir confiance et se sentir accompagné par l'invisible

Par suzanne K. 17 septembre 2017 à 19 h 00 Répondre à ce commentaire

Ce matin, l'homelie portait sur le pardon. Entre deux phrases, le prêtre, a glissé
simplement :"il y a des choses. Impardonnables"... je crois aussi, au mieux on vide sa haine et on renonce au désir de vengeance.
Je pense à micheline, à babichou, qui ont connu les abus sexuels... l'avortement pour micheline, petite fille de 13 ans... tant d'autres, dont je suis, ont souffert, souffrent encore de ce "CA" là. Qu'elles puissent trouver la paix, la serenite malgré tout.
Priez pour celles et ceux qu ne parviennent pas à s'en sortir.

Par Blandine 17 septembre 2017 à 12 h 13 Répondre à ce commentaire

Bien sûr, il y a des choses impardonnables. Il y a un temps où il ne reste guère d'autre solution que lq prière.
Il faut à ce moment-là croire que nous pouvons aider à changer quelque chose par notre ferveur. Prier avec foi.

Par Marguerite Carignan 11 octobre 2017 à 16 h 20

Je viens de lire le livre de ABDENNOUR BIDAR " Plaidoyer pour la Fraternité" je trouve que c'est un prophète d'aujourd'hui. à lire pour se laisser rejoindre par son interpellation. Geneviève

Par dumortier Geneviève 16 septembre 2017 à 18 h 43 Répondre à ce commentaire

HYMNE : LE JOUR S’ACHÈVE
CFC — CFC

Le jour s’achève,
Mais la gloire du Christ
Illumine le soir.
Le pain rompu,
Le vin nouveau
Portent leur fruit de louange :
Béni sois-tu, ô notre Père,
En Jésus, le Vivant !

L’Esprit nous garde
Sous l’alliance du Christ
Et le signe pascal.
La vie reçue,
La vie donnée
Rythment le temps de l’Église :
Nous sommes tiens, ô notre Père,
En Jésus, le Vivant !

Le monde marche
Vers le règne du Christ,
Et sa nuit prendra fin.
Nos cœurs l’ont su,
Nos yeux verront :
L’œuvre de Dieu est lumière.
Tu nous l’as dit, ô notre Père,
En Jésus, le Vivant !

Que l’on découvre
Le visage du Christ
À la joie des sauvés !
Il est venu,
Il vient encor,
Dieu tient toujours ses promesses :
Tu nous bénis, ô notre Père,
En Jésus, ton enfant !

Par Hymne 16 septembre 2017 à 18 h 09 Répondre à ce commentaire

Brig, Dans le Cœur eucharistique de Jésus, en prière avec vous et votre amie.

Micheline du Canada,
Merci pour votre témoignage de réconciliation avec vous-même et les autres, d'où émerge un sentiment de paix. Quel geste que celui du pardon accordé bien des années après les événements blessants!
Tout en retenue, l'évocation de l'épreuve survenue tôt dans votre vie et celle des conséquences de l'acte, présentes tout au long de celle-ci, illustrent bien le processus lié aux violences sexuelles ainsi que le côté paradoxal des questions qui resteront sans réponse.

Par Martine-Marie 16 septembre 2017 à 16 h 44 Répondre à ce commentaire

Merci de votre présence pour moi,pour nous dans votre prière bien fraternellement

Par brig 23 septembre 2017 à 13 h 41

Non, Bernard, je n'ai pas été choquée en vous lisant. Je trouve intéressant, enrichissant les commentaires qui ouvrent des perspectives et font apparaître des points de vue, ou des questionnements, auxquels nous n'aurions pas pensé. De ces échanges peuvent naître une meilleure compréhension des textes et aussi, pourquoi pas, des personnalités qui s'expriment.
Bonne finn de semaine à tous/toutes avec une pensée spéciale pour Brig et ceux/celles dans la peine.

Par mahona 16 septembre 2017 à 16 h 02 Répondre à ce commentaire

Merci pour votre générosité du coeur dans vos prières bien fraternellement

Par brig 23 septembre 2017 à 13 h 43

L’espace historique, social et culturel dans lequel la vie de Jérémie se déroule, est traversé par des événements conflictuels nombreux et violents dont les conséquences sont insupportables pour les populations. Dans ce contexte de crises, Jérémie, homme de foi, souhaiterait que ces contemporains adoptent une vie davantage morale et ne se contentent pas d’appliquer des normes de manière formelle.
Par ses mises en garde, il essaie de les amener à reconnaître dans leurs actes ce qui conduit à la destruction de la société à court et à long terme, sur deux, trois générations. De manière parfois poétique, d’autres fois exaltée, il les appelle à rechercher les conditions favorables à une vie plus fraternelle.
Pour ce faire, il oscille entre deux façons de distinguer la conduite bonne de la pratique mauvaise. Tantôt elles sont établies sur la prise en compte des causes et des conséquences extérieures à la personne, présentées comme le résultat soit de la bonté divine soit de la vengeance de Dieu selon le cas, tantôt fondées sur l’examen de conscience individuel.
Frère Olivier Castel nous signale cette semaine que les deux perspectives, scrutées séparément, ne sont pas suffisantes et que notre vie ne se résume pas à une question de conformité à la loi. (suite)

Par Martine-Marie 16 septembre 2017 à 15 h 51 Répondre à ce commentaire

(suite)
Pris dans leur ensemble, les textes, choisis depuis la Genèse, et les méditations correspondants, publiés dans le cadre de cette retraite, montrent le long processus d’humanisation des hommes. Pour moi, ceux qui ont été abordés en dernier me rappellent qu’être chrétien, c’est s’inscrire dans ce mouvement dynamique et accepter d’être relié à d’autres personnes par un ensemble de croyances en des mystères, notamment à ceux de l’incarnation et du salut, à des dogmes et à des rituels, afin de former l’Eglise. Considérée à partir de cette perspective, l’étude de l’Ecriture éclaire l’adhésion de chacun et l’aide à développer le sens éthique dirigeant ses engagements concrets.
Bon dimanche.

Par Martine-Marie 16 septembre 2017 à 16 h 00

Je ne recevais plus rien depuis longtemps, et ,tout à coup.....vous revoilà....Merci...

Par Daniel 16 septembre 2017 à 11 h 47 Répondre à ce commentaire

ps: c'est dire : causa Nostrae Laetitia . (cause de notre joie )

Par fred 16 septembre 2017 à 7 h 47 Répondre à ce commentaire

Mes amis je voudrais juste vous partager ma pensée , en méditant le rosaire , suite aussi à la lecture de cette hymne des
heures DE CE JOUR .
Puisqu'il est important de partager : L' Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu.
Brig , est portée par l'église , dans nos prières . Vraiment DE TOUT son coeur .Bonne journée à tous.

Par fred 16 septembre 2017 à 7 h 42 Répondre à ce commentaire

HYMNE : LE SEIGNEUR PASSE
CFC — CNPL

Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?

Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.

Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?

Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.

Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?

Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.

Le Seigneur passe...

Par Hymne 16 septembre 2017 à 6 h 49 Répondre à ce commentaire

merci pour ce bel Hymne " le Seigneur passe..".il est d'une actualité éternelle
Oui, osons sortir de nos peurs qui nous emprisonnent, de nos frilosités paralysantes, mettons nous au balcon , sortons sur les places pour rencontrer le Seigneur ...
Guilou

Par Ghislaine Jousset 16 septembre 2017 à 9 h 41

Bonjour
Je me suis inscrite mais ne reçois aucun message... Que dois-je faire?
Meilleures salutations et merci pour votre travail

Par Da Silva Ana 15 septembre 2017 à 22 h 45 Répondre à ce commentaire

Mon Dieu,

je te prie pour que Brig
puisse toujours percevoir le réconfort de Ta Présence,
jusque dans le mystère de sa souffrance.

Ton Fils nous a assurés
que lorsque deux ou trois se réunissent en Son Nom,
il est Présent au milieu de nous.

Écoute, Père,
les prières de notre petite communauté,
qui s'associent à celles de tous ceux qui l'entourent au plus près.

Bonne nuit à tous.

Par Paul (Belgique) 15 septembre 2017 à 22 h 24 Répondre à ce commentaire

Écoute, Père,
les prières de notre petite communauté,
qui s'associent à celles de tous ceux qui entourent Brig au plus près.

Par Paul (Belgique) 16 septembre 2017 à 11 h 18

Blandine,
Grand merci pour votre bon mot que j'ai bien reçu. Cette expérience m'a beaucoup aidé lors d'accompagnement d'agapèthérapie. Mais j'avoue que je me serais bien passée de cette expérience, mais Dieu et la Vierge Marie ont toujours été très présent depuis ma naissance. Je rends grâce tous les jours pour cela.

Par micheline (Canada) 15 septembre 2017 à 20 h 25 Répondre à ce commentaire

Chère micheline
Oui, vous vous seriez passé de cette expérience comme babichou, comme moi... redécouverte de ce traumatisme de viol à 40 ans en psychanalyse !!!!
ai je pardonne à mon oncle et à ma mère ? je ne sais pas, j'ai vidé la haine, en passant par des cases difficiles, attendant la vérité et la demande de pardon tout simplement.... au lieu de ca, j'ai été marginalisée, exclue de la famille.
Comme vous, comme toutes celles et tous ceux qui ont souffert, et en référence à la lecture du jour, je crois que la boue est toujours la, moins tenace, mais solide car le chagrin demeure, celui qui fait dire que nous aurions aimé des parents normaux et aimants.... comme chaque enfant mérite.
Votre expérience est extrêmement douloureuse mais vous êtes quelqu'un debout, digne, et à ce titre vous engendrez l'espoir.
Merc Donc, à vous, à babichou, à toutes celles et ceux qui comprennent que derrière des personnes abîmées, se cachent des histoires de vie dont bon nombre d'humains n'ont pas la moindre idée.
Bonjour au Québec, que j'ai tant aimé quand je l'ai visité, voilà trois ans.
Blandine.

Par Blandine 16 septembre 2017 à 9 h 35

Chère Josiane Bousquet ;
je me demandais , selon la possibilité par rapport à Brig. S'il vous est possible d'imprimer les méditations ?
Vous êtes la seule qui peut la voir , donc de faire le constat , de cette éventuelle possibilité !
Ainsi faisant , celle-ci pourra suivre , les méditations ...C'est juste une idée .Tenez -nous au courant de la situation
concernant Brig , l'évolution de son état ) .Merci

Par fred 15 septembre 2017 à 19 h 36 Répondre à ce commentaire

Oui Fred, je vous tiens au courant, j'espère avoir des nouvelles de brig demain, je ne sais pas ce que les médecins ont décidé ni ce qu'ils lui ont fait aujourd'hui.
pour les méditations je vais voir si je peux les imprimer.
Merci Fred, elle a besoin de vos prières elle a toujours dit que si elle s'en était sortie jusqu'à présents c'était grâce à toutes les prières qui avaient été dites pour elle.
En union de prières

Par JOSIANE BOUSQUET 15 septembre 2017 à 20 h 48

HYMNE : ENTENDEZ-VOUS TOUS CES CŒURS BATTRE
La Tour du Pin — Le Seuil

Entendez-vous tous ces cœurs battre,
Comme s'ils n'étaient que d'un corps,
D'un glas navrant dans sa tristesse :
L'Église pleurant son Christ mort !

Regardez-la qui le regarde :
Celui qu'elle aimait n'est-il plus ?
Avant d'avoir touché ses lèvres,
Est-elle veuve de Jésus ?

Les yeux qu'elle adorait se ferment,
Le dernier soupir est lâché !
Elle était vaine, la promesse
De ne jamais l'abandonner !

Console-toi, fille des hommes,
Dans sa mort ton Christ te rejoint :
Si tu voyais au sein du Père,
Tu verrais son Fils dans le tien.

Il reprend tout de vie nouvelle,
Il reprend tout, même la mort !
Et toi, tu vas au long des siècles
Lui former vraiment tout son corps.

Entendez-vous tant de cœurs battre,
Comme s'il n'était qu'un sonneur ?
Pour un tel chant de l'espérance :
L'Église recevant son cœur !

Par Hymne 15 septembre 2017 à 19 h 16 Répondre à ce commentaire

WoW... Comme ça fait du bien cette parole...

Comme plusieurs personnes qui travaillent plus dans l'ombre sans nécessairement avoir le fruit de leur labeur louangé (éducation, communautaire, santé, etc.), le fait de se faire rappeler que notre implication, que notre foi, humaine et spirituelle, donne des fruits, a son importance, est combien important et bon pour l'âme...

Merci de nous le rappeler et de nous relancer dans notre "missionariat"!

Par Éric 15 septembre 2017 à 16 h 28 Répondre à ce commentaire

Micheline
Beaucoup de courage et d'humilité dans votre message ; merci de nous montrer ce chemin là.
Amitié
Blandine
Et pensée pour Brig.

Par Blandine 15 septembre 2017 à 16 h 17 Répondre à ce commentaire

Merci ma chère Blandine, pour vos intentions de prière que le seigneur vous bénisse de tout son coeur

Par brig 23 septembre 2017 à 13 h 48

Micheline
Beaucoup de courage et d'humilité dans votre message ; merci de nous montrer ce chemin là.
Amitié
Blandine

Par Blandine 15 septembre 2017 à 16 h 15 Répondre à ce commentaire

Il y a un empêchement pour écouter le texte et je ne sais pas pourquoi. C'est la deuxième fois. Hier c'était très bien. RBT

Par Benoit Tremblay 15 septembre 2017 à 16 h 06 Répondre à ce commentaire

Il me revient en tête le passage de la lettre de saint Paul aux Corinthiens (1Co 9; 14)
OUI il est difficile d'être un prophète, difficile par manque de courage, dangereux car les gens n'aiment pas êtrec dérangés dans leurs affaires et leurs combines...
Seigneur donne à chaque baptisé la force et le courage d'être ton (petit) prophète autour de nous déjà...
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 15 septembre 2017 à 15 h 00 Répondre à ce commentaire

Brig nos prières vous accompagnent. Marie, Vierge d ´espérance vous tient la main dans ce moment de souffrances.

Par Binôme 15 septembre 2017 à 14 h 44 Répondre à ce commentaire

Oui , nous allons prier pour elle ,
tous . Pour notre petite soeur serviteurs la miséricorde de Dieu.
Dis te lui , je vous prie , notre tendresse , que nous sommes loin , mais prés d'elle , par la prière .

Par fred 15 septembre 2017 à 14 h 18 Répondre à ce commentaire

« Il est bien difficile de se faire la voix des sans-voix, de ces enfants morts avant d’être nés, etc. «
Frère Olivier, je veux souligner votre courage : dire la vérité n’est pas accuser ou juger qui que ce soit, mais c’est d’être droit devant le Seigneur.
Faire référence à ces petits, que ce soit par avortement ou mort naturelle, c’est reconnaître que ces situations existent et devant lesquelles, oui, nous sommes trop souvent sans voix. Je peux très bien comprendre que ce sujet peut et fait remonter des blessures difficilement guérissables.
J’ai vécu un avortement, absolument non désiré, à l’âge de 13 ans. Mais les convenances sociales ont eu prédominance. Est-ce que cet enfant aurait préféré ne pas vivre, s’il en avait eu la chance, je ne le saurai jamais ? Est-ce que, moi-même j’aurais regretté d’avoir mis au monde cet enfant ? Cela aussi je ne le saurai jamais. Mais reste que pour moi, toute vie à le droit de s’exprimer. Je sympathise énormément avec toutes les personnes qui, de différentes façons sont touchées par la mort des « enfants morts avant d’être nés ». Pardonnez-moi, chers internautes, si mon propos vous blesse. J’accueille tous les commentaires sans jugement, mais je tenais à exprimer mon ressenti.
Seigneur je te confie toutes les personnes blessées par toutes sortes de façons. Viens les rejoindre dans leur grande souffrances et guéries-les. Amen

Par micheline (Canada) 15 septembre 2017 à 14 h 17 Répondre à ce commentaire

''Est-ce que cet enfant aurait préféré ne pas vivre ,s'il en avai eu la chance,je ne la saurai jamais...Est-ce que j'aurais regretté d'avoir mis au monde cet enfant?Cela aussi je ne le saurai jamais.''Chère Micheline,renversons la vapeur.Est-ce que cet enfant aurait préféré vivre?Vous ne le saurez jamais.Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir mis cet enfant au monde?Vous ne le dites pas,mais je sens que oui,et vous ne vous êtes pas pardonné.Ai-je raison?Si vous le regrettez,si vous vous êtes confessée(le plus grand sacrement de la guérison,libération et force d'après le Père Maurice Thériault rencontré au Sanctuaire Marie Reine des Coeurs),sachez que Dieu vous a pardonnée.Par contre,c'est une souffrance que vous n'oublierez pas...comme beaucoup de nos souffrances...Cependant,votre expérience peut peut-être servir à d'autres jeunes filles(puisque c'est toujours la femme qui vit ce drame,et bien peu l'homme...)Je vous souhaite beaucoup de courage.En passant,quel âge avez-vous?Que le reste de votre vie soit une vie donnée(C'est peut-être le cas)en restant collée à Jésus.Votre petite soeur de Montreal...comme vous!

Par babichou 15 septembre 2017 à 19 h 11

Micheline,
J'ai posté plus haut que je vous trouvais si courageuse et si humble !
13 ans, une enfant, une petite fille encore... la vie ne vous a pas beaucoup épargnée et à ce titre, je me permets de vous dire que même si les souvenirs sont réactivés, même si le chagrin fait sans doute partie de chaque cellule de votre corps, de votre cœur, il n'en demeure pas moins vrai que vos posts sont remplis de ce bon sens, de ce sens bon et ça fait du bien. Le Bon Dieu sait bien cela, alors ne vous en faites pas !
Blandine

Par Blandine 15 septembre 2017 à 19 h 40

Petite sœur babichou, je veux bien répondre à certaines de vos questions :
- « Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir mis cet enfant au monde ? » Je regrette de ne pas avoir PU mettre cet enfant au monde. J’ai même crié mon désir de garder cet enfant. Mais comme ce fut un cas d’inceste, par mon père. Dans ces années-là le père avait toute autorité.
-« Vous ne le dites pas, mais je sens que oui, et vous ne vous êtes pas pardonné. Ai-je raison ? » Non, me pardonner quoi ? D’avoir été une enfant abusée ? d’abord je fus hypnotisée afin de tout oublier de ce qui s’était passé depuis l’âge de 2 ans. Le tout a refait surface lors d’agapèthérapie, à l’âge de 64 ans.
-« Par contre, c'est une souffrance que vous n'oublierez pas. » C’est certain, mais j’ai une grande paix en moi, car j’ai pardonné à mon père avec la grâce de Dieu et de la prière de plusieurs personnes. Et je rends grâce à Dieu crée l’âme de mon fils et ainsi lui permettre d’accéder à la gloire éternelle.
« En passant, quel âge avez-vous? » J’ai 80 ans.
Si vous saviez le nombre de femmes que j’ai rencontrées lors de mes années de bénévolat en pastorale psychiatrique, pour des séquelles d’avortement, on mentionnerait davantage de cette séquelle très courante.
Depuis près de 20 ans, je demeure à 90 Km au nord de Montréal. Ùnion de prière.

Par micheline (Canada) 15 septembre 2017 à 20 h 06

Merci beaucoup pour votre témoignage Micheline. La paix que vous y évoquez s'entend à chaque mot. La souffrance, toujours vivante, n'empêche pas la paix avec le passé. Elle se remet simplement, toute nue, entre les mains de Dieu. C'est, en tout cas, mon expérience. Chaque histoire est différente, chaque chemin de guérison chemin personnel, unique, avec Dieu. Mais cette paix est sienne, cette paix est don, cette paix est vie.
Merci.

Par Audrey 15 septembre 2017 à 21 h 08

Chère Micheline,merci de vous livrer ainsi et de me permettre de vous comprendre.Bravo d'avoir pardonné à votre père;je comprends bien sûr que vous n'aviez pas à vous pardonner,mais à lui pardonner .Moi aussi ,j'ai fait une agapèthérapie l'an dernier à 65 ans pour une affaire d'abus sexuel,mais jamais comme vous...Je vous admire et vous porte moi aussi dans mes prières,petite soeur québécoise!

Par babichou 16 septembre 2017 à 7 h 14

J'admire votre courage et votre lucidité. Grâce à des témoignages comme le votre, le mot "INFANTICIDE "" perdra, du m oins je le souhaite un peu de son mépris et de sa cruauté. Oui il y a des situations hautement condamnables, mais combien de situations de vie qui méritent une réflexion humaine et priante avant de coller un jugement sur un acte dont on ne connaît pas les tenants et aboutissements.
Il m'est arrivé dans mon service urgences de nuit d'accueillir des personnes blessées de la vie au moment de la donner. Ce ne sont pas des situations faciles à vivre...car il faut accueillir 2 personnes et le temps presse !
A la fin du service j'essayais de passer par la maternité pour murmurer des paroles apaisantes pour le bébé...Leur future vie m'a toujours préoccupée.

Par saabine 16 septembre 2017 à 14 h 59

Bien sûr que nous allons prier notre amie Brig...nous la confions en ce jour à Notre Dame des Douleurs...qu'.Elle la prenne dans ses bras pour la soulager et fortifier tous les siens ....

Par Penelope dijon 15 septembre 2017 à 13 h 31 Répondre à ce commentaire

Je m'adresse à vous tous, pour vous demander de prier pour Brig,hospitalisée depuis hier car elle faisait une hémorragie, les médecins ne savent plus trop que faire, si c'est le cancer qui est reparti ils ne peuvent plus intervenir chirurgicalement, et pourtant il faut qu'ils trouvent un moyen d'arrêter cette hémorragie car elle se vide, pouvez-vous la mettre dans vos prières s'il vous plait afin qu'ils trouvent le moyen de la soigner, je vous remercie du fond du coeur, je sais qu'elle vous aime beaucoup, là elle a besoin de vous.
En union de prière
De la part de son amie Josiane

Par JOSIANE BOUSQUET 15 septembre 2017 à 13 h 19 Répondre à ce commentaire

Ma prière du chapelet ira vers Brig douloureusement atteinte. Que notre prière puisse lui apporter un peu de réconfort dans la nouvelle épreuve qu'elle subit ainsi que son entourage.

Par mahona 15 septembre 2017 à 14 h 46

Chère Josiane Bousquet, merci d'avoir reposté votre message pour les personnes qui n'auraient pas lu celui de ce matin 0 h 26, auquel j'ai répondu à 0 h 48. J'ai eu du mal à m'endormir, j'ai pensé très fort à ma chère petite soeur Brig, si courageuse, si aimante. Que le Seigneur vienne à son secours, que nos prières lui apportent le courage de se battre une fois de plus. Que notre Dame qu'elle aime tant soit à ses côtes dans cette nouvelle épreuve.
Chère Josiane, dites lui bien que nous sommes à ses côtés par le coeur, que nos prières l'accompagnent.
Ce matin quand je me suis réveillée, j'avais mal à la paume de la main droite; je m'était endormie en serrant très fort mon chapelet. Marie a veillé à ses côtés, à nos côtés.
Une pensée à son cher mari qui a souffert avec elle, durant toutes ces années. Elle nous confiait un jour, qu'il se cachait pour pleurer. Pauvre.

Par Marie Jeannz 15 septembre 2017 à 15 h 55

Jeann(e); volà ce qui arrive quand on ne regarde pas le clavier !

Par Marie Jeanne 15 septembre 2017 à 16 h 01

Merci Josiane de nous tenir au courant.

Nous aussi, Brig, nous vous aimons beaucoup. Vous êtes un rayon de soleil qui illumine notre communauté. Par la pensée et la prière, nous sommes de tout cœur avec vous et votre mari. Que le Seigneur vous soutienne dans ces moments éprouvants.

Par Esperanza 15 septembre 2017 à 16 h 38

Merci de bien vouloir transmettre à notre chère Brig toutes nos pensées pleines d'affection, nous prions très fort pour elle, j'ai mis un mot sous votre message précédent.

Par MARIE 15 septembre 2017 à 17 h 59

Permettez-moi de reproduire simplement mon message posté sur le forum précédent :

Chère Josiane,
Que Brig sache qu'elle est entourée de l'affection de tou(te)s les internautes de ce site qu'elle a animé tant de fois par ses propos bienveillants, compatissants, vivifiants, priants, bénéfiques au plus haut point.
Courage à vous, chère Brig, dans cette épreuve !
Par Bernard (Bruxelles) 15 septembre 2017 à 11 h 15

Par Bernard (Bruxelles) 15 septembre 2017 à 18 h 21

J'essaie depuis quelques heures de vous dire toute l'affection que je porte à Brig, chaque jour je pense à elle car, comme les autres souffrants, je là porte dans mes prières et mon coeur... Chère Brig je vous lis régulièrement je me sens prise en charge par vous, vous êtes tellement près de chacune, merci, revenez nous, nous avons besoin de vous lire, permettez moi de vous donner une grosse bise, Kat

Par Kat namur 15 septembre 2017 à 19 h 46

Je me joins à toutes ces prières et pensées. Merci Josiane de nous avoir donné des nouvelles de Brig, en espérant que vous pourrez lui transmettre aussi toute notre affection.

Par Audrey 15 septembre 2017 à 20 h 54

Mon Dieu,

je te prie pour que Brig
puisse toujours percevoir le réconfort de Ta Présence,
jusque dans le mystère de sa souffrance.

Ton Fils nous a assurés
que lorsque deux ou trois se réunissent en Son Nom,
il est Présent au milieu de nous.

Écoute, Père,
les prières de notre petite communauté,
qui s'associent à celles de tous ceux qui l'entourent au plus près.

Bonne nuit à tous.

Par Paul (Belgique) 15 septembre 2017 à 21 h 59

une pensée pour Brig. Que Dieu la soutienne dans cette nouvelle épreuve.
En communion de prières avec vous tous.

Par louison 15 septembre 2017 à 22 h 35

Honneur à ce prophète qui, malgré ses limites, annonce si bien le Christ.
Merci à Frère Olivier qui nous invite à être témoins de la sollicitude du Dieu libérateur.
Permettez-moi donc de partager avec vous, chères et chers internautes, un petit poème que j'avais composé pour tenter de me mettre en marche avec le Christ, Prophète d'entre les prophètes :

Petit message de mise en route

Tu as choisi de vivre au rythme de nos pas
Parcourant les sentiers où les humains piétinent
Et Tes frères et sœurs ont vu la Palestine
À travers un regard qui ne les jugeait pas

Oui, Tes yeux ont chéri chaque être de rencontre
Et les fleurs de la route ont cueilli Tes discours
Comme un puits de rosée empli de Ton amour
Car c’est au plus profond que Ton trésor se montre

Toi si simple et si pauvre en Ta divinité
Tu as su T’incarner dans l’élan de nos vies
Partageant nos soucis, comprenant nos envies
Mais toujours à l’affût de notre dignité

Souvent Tu pris le temps d’un chemin de traverse
Pour aller consoler des peuples ignorés
Plutôt que de jouir des cénacles dorés
Où l’attrait du pouvoir et de l’argent nous berce

Tu as vaincu la mort au détour d’une croix
Acceptant de Te perdre en vacance absolue
Pour libérer nos cœurs des passions révolues
Qui bridaient l’horizon dans leurs cadres étroits

Nous venons à Ta suite, humbles marcheurs, sans trêve
Prompts à veiller un proche au creux de sa douleur
Mains offertes pour peindre avec Toi les couleurs
D’un monde tout nouveau inspiré par Ton rêve

Par Bernard (Bruxelles) 15 septembre 2017 à 12 h 02 Répondre à ce commentaire

La force est une des vertus cardinales, avec la justice, la tempérance, la prudence. La force n'est pas la violence, c'est la capacité de vivre dans la réalité habitée par l'Esprit. Dans ce passage du livre de Jérémie, on voit la différence. Le prophète ne craint pas de déplaire, il prend des risques pour dire la vérité : ici, que le pire peut être évité par une reddition. Le roi Sédécias n'est pas capable de faire fonds sur cette parole vraie, car il est "du bois dont on fait les flûtes", c'est à dire que le dernier qui a parlé a raison. Mais il ne prend pas ses responsabilités de chef, penser avant tout à sauver son peuple. D'ailleurs il n'est vraiment roi qu'en apparence, vu que Ebed Melek doit prendre 30 hommes avec lui par crainte de l'opposition des princes à ses instructions.
Reconnaître ses limites est une force. Je suis d'accord avec Mahona. Maintenant, on nous incite trop à repousser les limites au nom de l'épanouissement individuel et de l'égalité. Pourtant les limites existent, qu'elles soient physiques, sociales, spirituelles... Je ne veux pas faire allusion à des choses précises pour ne pas créer de polémique. Les anciens grecs craignaient par dessus tout l'orgueil, qui pousse à dépasser la mesure. Ce n'est pas pas qu'une chose est possible qu'on DOIT la faire. Cela s'appelle la maîtrise de soi, qui est bien une force.

Par Antoinette G 15 septembre 2017 à 11 h 47 Répondre à ce commentaire

PS : pour ce qui est du courage, c'est vrai que je ne hurle pas avec les loups, mais j'aurais tendance à garder le silence au lieu de témoigner de l'Evangile...

Par Antoinette G 15 septembre 2017 à 12 h 02

Extraordinaire, cette méditation qui remet les chose en place! Retroussons les manches et soyons des prophètes au service de la communauté.

Par Marie-Annick 15 septembre 2017 à 11 h 11 Répondre à ce commentaire

Seigneur Jésus,
Ton message est simple.
(Je n’ai pas dit : facile).
Aimer, pardonner, partager,
et le vivre en mémoire de Toi.

Oui, tu es la Vie.
Et cette vie, Tu nous le fais comprendre,
est à vivre entre nous.

En commençant par nos plus proches,
et, de proche en proche,
pour cheminer ensuite avec les pauvres,
les malades et les blessés,
là où nous sommes.

Le monde, rempli de peurs, cherche avant tout à survivre :
Protéger, amasser, admirer,
rester aveugle et sourd aux plus petits.

Oui, je suis dans ce monde.

Mais si j’appartiens à ce monde,
dirigé par mes inquiétudes,
et par tout ce que je crois devoir faire pour survivre,
… « Malheur à moi ».

Ce ne sera pas une punition que Tu m’envoies,
mais je ne serai plus dans la Vraie Vie.
Celle que Tu es venu vivre avec nous,
vrai homme et vrai Dieu,
il y a deux mille ans et aujourd’hui encore.

Tu nous as même fait don de Ta vie d’Homme,
pour nous inviter, dans le monde où nous vivons,
mais plus loin que les images de notre monde,
à espérer et vivre dès maintenant dans la Présence de Dieu.

Et à moi qui déteste les conflits,
je Te demande, au milieu de ceux-ci,
de m’aider à garder mon pauvre esprit
ouvert à Ta Présence.

Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 15 septembre 2017 à 10 h 51 Répondre à ce commentaire

Toute vérité n'est pas bonne à dire : énoncer des faits, des réalités est souvent considéré comme un jugement, une condamnation. La maltraitance, la corruption existent ; cela secoue notre pensée et laisse parfois un sentiment de malaise en pensant à notre incapacité à y remédier. Comme Ebed-Mélek, dignitaire qui vient au secours de Jérémie en intercédant auprès du roi, comme Jérémie qui dénonce l'idolâtrie qui détourne les dirigeants et leurs peuples de Dieu, des voix s'élèvent pour dire ce qui existe ; des gens agissent pour essayer de faire passer le message du Christ, à leur manière, à leur niveau. A la suite de St Paul, Frère Hervé a choisi "d'annoncer l'évangile". Il faut de l'humilité et du courage pour remettre en cause certaines habitudes, certaines façon de penser. Pour parler et agir à contre-courant des idées présentées comme "le progrès", l'émancipation des contraintes de la nature, l'épanouissement individuel qui n'interdit plus grand chose. Je ne suis cependant pas "le sauveur du monde" ; j'ai besoin de la parole de Dieu. Besoin de me mettre à son écoute. Besoin des autres.

Par mahona 15 septembre 2017 à 10 h 32 Répondre à ce commentaire

en écoutant cet extrait sur Jérémie ,il me semble entendre parler une autre religion qui prétend que Jésus n'est qu'un prophète(qui avait pourtant mis en garde contre les faux prophètes qui viendraient après lui);mais Jésus ,'est pas que cela; il est le fils de Dieu;le bien aimé en qui le Père à mis tous son amour.Oui,de tout temps parler de Dieu pour les chrétiens à été la mort programmée par les non croyants; n'ayons pas honte de montrer et de clamer notre foi en le tout puissant.

Par penelope 15 septembre 2017 à 10 h 20 Répondre à ce commentaire

Enclin à agir en chrétien, manifester son engagement de baptisé, cela doit il amener une sanction ?

La sanction immunise t-elle celui ou celle qui la subit, pour lui permettre de continuer son œuvre.

Peut-on admettre qu'il se façonne là un juste retour, entre le bien et le mal.

...Lavé de la boue de la citerne, Jérémie, ne craint plus l'opprobre.

Par Florine. 15 septembre 2017 à 10 h 16 Répondre à ce commentaire

De toute évidence, Frère Olivier, vous n'êtes pas seul, même si, à notre niveau nos engagements sont bien minimes.

" Marche dans la Bible ", nous tire de ce puits, avec chacune des méditations.

Prière de ce jour, bonne journée, à bientôt.

Par Florine. 15 septembre 2017 à 10 h 03 Répondre à ce commentaire

Sommes nous tous embourbés ? Sans aucun doute, plus ou moins... dire, dénoncer, agir, c'est courageux, meme si on fonce dans un mur indestructible... j'en ai un en face de moi, impossible de le fendiller... Alors, je fais avec mais j'aurais tant aimer le détruire pour le reconstruire autrement... il faut aussi savoir passer son chemin, secouer vêtements et sandales et continuer malgré tout. Il n'empêche, il reste toujours une boue dont on ne parvient pas à se débarrasser, la notre, celle des autres.
Jeremy est un bouc émissaire, comme tant d'autres... parce qu'il ose dire, comme tant d'autres...
L'allusion à l'avortement est rude... on n'est pas dans la tête de celles qui l'ont pratiqué, subi, on ne connaît pas leur histoire. Et même si je déplore cet acte contre la vie, je ne peux pas me permettre de soulever un problème qui est si intime...

Par Blandine 15 septembre 2017 à 9 h 49 Répondre à ce commentaire

Il est un âge ou "sortir"' ne peut être pris qu'au sens "sortir de soi, être ouvert aux autres" et finalement c'est bien l'essentiel de cette aventure de Jérémie.
Dieu m'a fait la grâce de me remplir de cette joie imprenable que Jésus nous a promise... Cette joie je désire là communiquer à ceux qui m'entourent dans ma "résidence avec services". Et j'ai toujours un grand sourire, ce n'est pas un sourire de convenance, c'est un sourire vrai, le sourire de quelqu'un d'heureux. Je croyais que c'était aussi un témoignage.
Mais je m'aperçois qu'il dérange certains. Ce sont des personnes qui souffrent et n'ont pas la joie de le faire avec Jésus en croix. Alors je crois que ça les agace et ils me rejettent plus ou moins. Pourtant je ne leur dis rien, du reste j'ai peu l'occasion de leur parler.
Que faire ?

Par ninon 15 septembre 2017 à 9 h 48 Répondre à ce commentaire

"Ces enfants morts avant d'être nés" : je suis choquée par cette allusion à l avortement. Qui sommes nous pour ajouter du jugement et de la souffrance à celles et ceux qui ont dû vivre cela ?

Par Anne 15 septembre 2017 à 9 h 23 Répondre à ce commentaire

Boire la dernière coupe avec Jésus, ce n'est pas si évident, et, pourtant, c'est notre tâche de vérité, en tant que chrétien, chrétienne.

Nous sommes tout un peuple rassemblé autour de la croix, dans nos églises.

Par Florine. 15 septembre 2017 à 9 h 49

Anne, Je voulais relever ce que vous croyez être des enfants de l'avortement, à mon sens, il s'agit d'enfant mort-né à l'accouchement naturel.

Il y a eu une diffusion sur le thème de ce jour, veuillez ne pas en tenir compte. Merci.

Bonne Journée.

Par Florine. 15 septembre 2017 à 9 h 56

J'ai pensé comme vous ce matin. Et puis j'ai relu le début de la phrase: "il est bien difficile de se faire la voix des sans voix", aussi je n'ai plus su quoi dire pour ces enfants morts avant d'être nés dont j'aurais voulu être...
et ce qui résonne à nos oreilles ce sont les condamnations incessantes de l'avortement, mais si on s'attache ici seulement à ce qui est dit: nulle condamnation, de personne, juste un constat: qu'il est bien difficile de se faire la voix des enfants morts avant d'être nés (qu'ils soient d'un avortement ou d'une mort naturelle) parce que pour ma part je ne sais pas ce qu'ils diraient s'ils pouvaient le faire...
Et puis on peut aussi se poser la question de la mort spirituelle dans des esprits qui ne se seraient jamais éveillés à la vie de leur vivant, mais vivraient en rêve... "La profondeur d'un homme est dans sa puissance d'accueil"... La plupart des hommes demeurent isolés en eux-mêmes, malgré les apparences... ils s'agitent désespérément à l'intérieur de leurs limites... (cf "sagesse d'un pauvre" Éloi Leclerc)

Par & 15 septembre 2017 à 10 h 01

J'avoue ne pas avoir pensé du tout à l'IVG en lisant le commentaire de frère Olivier. Mais aux enfants morts lors d'une fausse couche ou à la naissance. Ne jugeons pas celles qui ont eu recours à l'IVG, car si pour certaines cela était un acte anodin , pour d'autres cela a été une véritable tragédie.
bonne journée à toutes et tous.

Par luison 15 septembre 2017 à 13 h 55

Dans la vie, il y a des fois où on doit combattre, lutter jusqu'à la mort, parce que c'est une question vitale, et d'autres fois, où on doit capituler, se rendre, parce que c'est sans espoir, l'ennemi est plus fort, mais que justement, l'essentiel n'est pas en jeu. C'est une question de discernement. Quelqu'un a dit "Le plus puissant facteur d'immobilisme, c'est le refus de voir la réalité en face". Bien oui, quand un problème nous dépasse, nous avons tendance à le nier, ou à en diminuer l'importance, pour ne pas sombrer dans le désespoir. Pourtant, en regardant la réalité en face, nous pouvons voir qu'il y a toujours quelque chose à sauver, pas ce que nous voudrions, mais le plus important : notre vie, physique ou spirituelle. Parce que c'est ce qui est irremplaçable.
C'est bien ce qu'illustre cette histoire. Le roi Sédécias est faible, il n'est pas capable de s'opposer aux princes, ce qui causera sa perte et celle de la ville. Jérémie, lui, n'a rien à y gagner à dire la vérité. Or, au lieu d'ajouter foi à cette parole risquée qui est la voix de Dieu, il en reste aux demi-mesures inopérantes, tout paralysé par le souci de ne pas déplaire aux soutiens de son trône. S'abstenir de faire le mal n'est pas suffisant pour se sauver, il faut aussi agir, faire ce que la situation demande (et non ce qui nous arrange). Bref, il n'assume pas ses responsabilités. Et moi, est ce que je suis capable de me détourner des illusions et d'écouter la voix de la vérité, celle du salut ?

Par Antoinette G 15 septembre 2017 à 9 h 11 Répondre à ce commentaire

Bonjour frère Olivier , ma méditation est simple , et ma réponse aussi :

Stabat mater , être au pied de la croix , par ce que je le sais , je ne suis pas seul(e).
Sortir de nos citernes , pour prier , secourir , ressentir , la peine de voir toutes ces misères .
Et dire , je n'ai ni argent et ni or , mais ce que j'ai je te le donne au Nom de Jésus-Christ de Nazareth ,
Lève - Toi et marche .Nous voyons clairement les prédictions , donc nous avons aussi par notre existence , une part dans ce monde . Marie pleure ces enfants qui chaque jour traverse un glaive , transperce ...Choisir la vie , la mort !
A quoi servirait -il à un homme de gagner tout le "monde " s'il perdait son âme ?
On parle souvent de la bête et l'on en fait tout un film de science fiction , moi je pense que l'homme sans amour n'est rien qu'une bête , il ressemble a ceux qui n'ont rien fait pour secourir Jésus .Marie demeure celle qui par l'effet de l'Esprit Saint
fait de nous des petites , grandes béatitudes, des Jean voici Ta Mère.
Mon âme comme un oiseau s'est échapper du filet de l'oiseleur .Notre secours est dans le Nom du Seigneur ....

Par fred 15 septembre 2017 à 8 h 51 Répondre à ce commentaire

Mais, c'est tous les jours que je sors: pour aller au travail, acheter mon pain, faire des courses, faire un détour par ce site...
Pas de sorties extraordinaires pour moi, c'est dans le quotidien de ce petit monde installé sur des principes de prospérité économique que je vis la Paix, la justice et la joie, à mon niveau...

Par & 15 septembre 2017 à 7 h 56 Répondre à ce commentaire

Bravo frère Olivier
Ce texte est un beau texte que je trouve rarement dit dans les églises de France. Dommage car frère tu parles comme un prophète. Merci.
Jean-pierre

Par salignat jean-pierre 15 septembre 2017 à 7 h 54 Répondre à ce commentaire

Sortir... C'est bien ce que dit Jérémie à Sédécias, une fois sorti de son tombeau de boue, tiré vers la vie, la lumière du jour. "Si tu sors pour te rendre [...] tu auras la vie sauve" (v.17), et encore: "Ecoute donc la voix de Yahvé [...] alors tu t'en trouveras bien et tu auras la vie sauve. Mais si tu refuses de sortir [...]" (v.21), la captivité attend le roi, et le feu, la ville. Comment ne pas penser à Jésus disant à ses disciples : "Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera" (Mt 16, 25)?
Car quel est ce roi dont Ebed-Melek est serviteur, serviteur au point que son service devient son nom même, son nom propre? Sédécias, qui a au moins la lucidité de reconnaître qu'il ne peut rien, puis envoie chercher Jérémie, sorti de la citerne, pour entendre sa parole, mais qui, par peur des princes de ce monde, ne la suit pas? En un sens, oui, Ebed-Melek est bien serviteur de ce roi car il lui fait entendre une parole de vérité, et le conduit à vouloir écouter Jérémie, à entendre une parole de vie. Mais il est, avant tout, serviteur du Roi, par son geste et sa voix. Il aura sa "vie comme butin, car en moi tu as mis ta confiance," lui dira Dieu, par Jérémie (39,17).
Jérusalem est prise, Sédécias aussi. Les yeux crevés par le roi de Babylone, il est emmené prisonnier. Est-ce pour traduire dans les faits l'aveuglement qui l'a retenu de suivre la parole de Jérémie? Mais peut-être devait-il perdre la vue pour voir enfin.
Merci fr Olivier

Par Audrey 15 septembre 2017 à 6 h 58 Répondre à ce commentaire

Se rendre pour vivre. Marcher, forts de la parole de Dieu, vers ce qui nous fait peur, nous tient enfermés comme en Jérusalem assiégée. Ils sont de son propre sang, ceux que Sédécias redoute par-dessus tout. Il fuira devant eux, et finira dans les fers. Mais la peur ne faisait-il déjà pas de lui leur prisonnier? Ne l'aveuglait-elle pas bien avant qu'ils ne lui crèvent les yeux?
Le "serviteur du roi" aussi a peur, et Dieu ne lui reproche pas d'avoir peur : "Mais je te délivrerai ce jour-là - oracle de Yahvé - et tu ne seras pas livré aux mains des gens qui te font trembler. Oui, assurément je te ferai échapper : tu ne tomberas pas sous l'épée, tu auras ta vie comme butin, car en moi tu as mis ta confiance, oracle de Yahvé." (Jr 39, 17-18) Sa peur, Dieu la voit, et c'est dans sa relation avec lui qu'elle s'appréhende.
"[J]e t'accorde ta vie pour butin, partout où tu iras", c'est aussi la parole que, par Jérémie, Dieu adresse à Baruch, dans sa souffrance (Jr 45, 5). Le butin n'est-il pas le prix gagné au combat, qui ne nous appartient pas? S'avancer avec Dieu en confiance, malgré la peur, malgré la souffrance, là est le combat, et recevoir ce que seul Dieu peut donner, la vie, la vie en abondance.
Seuls "ceux du peuple qui étaient pauvres et ne possédaient rien" furent laissés au pays de Juda. (Jr 39, 10). Il est dépouillement aussi ce chemin-là.
(Si riches versets, ceux qui suivent ceux proposés ici. J'ai simplement eu envie d'y revenir, ce matin.)

Par Audrey 16 septembre 2017 à 8 h 14

Formidable signes d'Espérance et de Force .
Seigneur donne moi ta force pour t'aider à réaliser ton plan pour moi et mes frères .Amen !

Par Carmèle 15 septembre 2017 à 6 h 36 Répondre à ce commentaire

HYMNE : ENTENDEZ-VOUS TOUS CES CŒURS BATTRE
La Tour du Pin — Le Seuil

Entendez-vous tous ces cœurs battre,
Comme s'ils n'étaient que d'un corps,
D'un glas navrant dans sa tristesse :
L'Église pleurant son Christ mort !

Regardez-la qui le regarde :
Celui qu'elle aimait n'est-il plus ?
Avant d'avoir touché ses lèvres,
Est-elle veuve de Jésus ?

Les yeux qu'elle adorait se ferment,
Le dernier soupir est lâché !
Elle était vaine, la promesse
De ne jamais l'abandonner !

Console-toi, fille des hommes,
Dans sa mort ton Christ te rejoint :
Si tu voyais au sein du Père,
Tu verrais son Fils dans le tien.

Il reprend tout de vie nouvelle,
Il reprend tout, même la mort !
Et toi, tu vas au long des siècles
Lui former vraiment tout son corps.

Entendez-vous tant de cœurs battre,
Comme s'il n'était qu'un sonneur ?
Pour un tel chant de l'espérance :
L'Église recevant son cœur !

Par Hymne 15 septembre 2017 à 6 h 35 Répondre à ce commentaire

On peut voir dans cet épisode, la préfiguration de la parabole du Bon Samaritain.
Jérémie est ici, l'homme attaqué, abandonné blessé et condamné à une mort certaine que le bon Samaritain va sauver. Et Ebed-Melek, l'étranger qui le sauve et prend soin de ne pas le blesser en prévoyant ces vieux chiffons à mettre sous ses aisselles, apparaît ici comme le bon Samaritain.
Même choix de l'Ancien Testament et du Nouveau qui prennent pour sauveur, un étranger; même tendresse qui se penche sur la douleur de l'autre et la prévient.

Par marie 29 août 2016 à 15 h 32 Répondre à ce commentaire

Seigneur , je ne les trouve pas les mots … je ne sais si c’est seulement de l’amour , du désir , de l’adoration ou bien un sentiment qui n’envahit grâce à ma FOI ????
Ce qui nous unit dépasse tous les mots , les paroles & les expressions ….
.Seigneur c’est à travers cet AUTRE que je Te confesse mon Amour …..
Je Te vois en LUI , en ELLE je te vois en cet AUTRE .
Mon frère , ma sœur , mes enfants , mon conjoint & aussi en TOUS , TOUS LES AUTRES ( les petits & les grands ,les pauvres & les riches ,les malades , les handicapés , les heureux & les malheureux ) Mon Dieu je ne Te vois pas seul , je Te vois en EUX , en MOI , en NOUS ……
Seigneur , Tu m’as donné la vie , & je te dois cette vie …
Je méritais peu & Tu m’as bcp trop donné & tu me donne encore ….
Seigneur Tu T’es montré aussi dans les fragilités de ma vie , Tu es présent dans mes souffrances , dans mes épreuves , dans mes choix ,parfois si difficiles .
Aide nous Seigneur à Te voir avec les yeux de notre cœur !
Soutiens notre force , guérit nos faiblesses & garde –nous la joie de notre foi . !
Bon dimanche à NOUS TOUS !!

Par Najoi 28 août 2016 à 18 h 00 Répondre à ce commentaire

Najoi, quel beau témoignage ! Si vous voyez Dieu dans toutes les personnes et tous les évènements de la vie : heureux ou souffrants, c’est parce qu’il est très présent dans votre propre vie.
« … je ne sais si c’est seulement de l’amour, du désir, de l’adoration ou bien un sentiment qui m’envahit grâce à ma FOI ???? » dites-vous ! Je pense que c’est un bon amalgame de tout cela : l’esprit d’enfance spirituelle, la pureté du cœur.
Très souvent, je n’ose pas commenter à l’heure tardive à laquelle je peux répondre. Aussi parce que tout a déjà été dit. Mais je me nourris de tous ces commentaires. S.V.P. ne cesser pas de les partager, peut-être qu’un jour je pourrai être un peu plus active sur ce site. Mais vous êtes tous et toutes dans ma prière et ma reconnaissance. Que le Christ, par la Vierge Marie, Notre Mère, vous bénisse et vous comble de grâces.
Par Micheline (Canada) 28 août 2016 à 20 h 13

Par erreur j'ai d'abord posté ce commentaire sur le thème précédent.

Par Micheline (Canada) 28 août 2016 à 20 h 17

Quel beau témoignage en effet! Inattendu comme l'inattendu de Dieu, une explosion qui vient du cœur et ne peut être retenue. C'est magnifique.
Quelle belle prière d'action de grâce!
"Seigneur , Tu m’as donné la vie , & je te dois cette vie …
Je méritais peu & Tu m’as bcp trop donné & tu me donne encore ….
Seigneur Tu T’es montré aussi dans les fragilités de ma vie , Tu es présent dans mes souffrances , dans mes épreuves , dans mes choix ,parfois si difficiles .
Aide nous Seigneur à Te voir avec les yeux de notre cœur !
Soutiens notre force , guérit nos faiblesses & garde –nous la joie de notre foi!"
Je vais la faire mienne, merci Najoi.

Par marie 29 août 2016 à 15 h 11

Seigneur ta parole est la vérité, elle est certaine.
Même si je vois l'inverse de ce que j'attends, se produire autour de moi,je sais que ce qui est écrit s'accomplira .
Ne pas me laisser entraîner dans la boue, dans la poussière de mais blessures, de ma faiblesse, du fond de ma citerne qui m'enferme, vient me relevé, a ta vérité

Par Brig 28 août 2016 à 11 h 46 Répondre à ce commentaire

La Parole de Jérémie déplaît aux princes: "il démoralise tout ce qui reste de combattant dans la ville", on peut en conclure qu'il prêche la PAIX au nom du Seigneur.

Le roi, convaincu par son dignitaire revient sur sa décision, il accepte qu'on délivre Jérémie.
La paix et la miséricorde ont triomphé.

La réaction salvatrice de l'Éthiopien est courageuse, puisque contraire à la volonté du roi: il s'expose à une sanction, il n'hésite pas à parler, même devant l'adversité.

Seigneur, parfois nous hésitons à exprimer les points de vue qui "fâchent", pourtant nous devrions avoir le courage de parler pour défendre ce qui nous paraît juste et vrai, sans craindre les jugements.

Seigneur fais de nous des témoins justes et courageux de Ta Parole.
UDP avec chacun de vous.

Par MARIE 27 août 2016 à 13 h 27 Répondre à ce commentaire

Autre remarque : celui qui intervient pour Jérémie est un Ethiopien de haut rang auprès du roi, seul capable, en sa qualité d'étranger, de s'opposer aux chefs de la communauté (un Hébreu n'aurait pas pu le faire). Dans la Bible, les étrangers ont un rôle important : ils mettent souvent, avec les prophètes, "les pieds dans le plat".
Les voix discordantes de ceux qui sont en dehors de la communauté sont très utiles contre le mensonge collectif. Par exemple, dans le conte "Les habits du roi", c'est un enfant qui crie "Mais le roi est nu!"
Enfin, cette opposition entre la fidélité à Dieu et la fidélité au clan reste, même de nos jours, très problématique.

Par Antoinette G 27 août 2016 à 10 h 07 Répondre à ce commentaire

La vérité est notre lien avec la réalité. Témoigner de la vérité QUAND C'EST NECESSAIRE, ce n'est pas la même chose qu'asséner à tout bout de champs. ses propres convictions. Dans le 1er cas, c'est parler contre le mensonge, l'injustice... pour défendre des hommes, et c'est toujours prendre un risque. Dans le second, c'est simplement chercher à se faire plaisir, à se rassurer...Je pense par exemple à ZOLA, qui a payé de sa vie son engagement pour DREYFUS.
Il y a plusieurs années, j'ai vu un film indien, qui montrait l'opposition entre un brahmane et son fils, à propos, je crois, de la défense des intouchables. Le brahmane disait à son fils : "C'est un ordre social voulu par Dieu, et Dieu est la vérité". Le jeune homme lui a répondu : "Non, c'est la vérité qui est Dieu". Je suis tout à fait d'accord.
Maintenant, moi aussi, j'ai du mal à regarder la réalité en face, qui va me faire sortir de mon confort paralysant. J'ai beaucoup fui l'angoisse, mais ce qui est en jeu est le sens de ma vie. Merci Audrey pour votre commentaire, en plein dans le mille.

Par Antoinette G 27 août 2016 à 9 h 10 Répondre à ce commentaire

Toute vérité est-elle bonne à dire? Ce n'est pas la vérité qui menace la vie du prophète, ce sont les hommes qui refusent de l'écouter. La vérité dérange, la vérité réveille, fait sortir de la torpeur où il est si facile de s'enfermer.
"Je vais bien, tout va bien"... La méthode Coué rassure, ne montrant de la réalité que ce que l'on veut en voir. Elle emprisonne bien plus que la citerne dans laquelle est précipité le pauvre Jérémie. Elle englue, elle étouffe, bien plus que la boue qui l'enserre. Petit à petit, elle tue bien plus sûrement aussi que cette dernière.

Mais Jérémie est bien vivant dans son tombeau de fortune. De cette mort programmée, ce sont des paroles de vérité qui vont le sauver. "La vérité vous rendra libres," dira Jésus. La vérité a pour nom ce serviteur qui plaide la cause du prisonnier. La vérité a pour nom Dieu qui lui a ouvert les yeux, lui a donné la force de se lever et sortir, la force de parler.

La vérité a pour nom Jésus à chaque fois que, poussée par l'Esprit, et avec lui, je la regarde en face. Plongée dans le noir qui ouvre les yeux. Elle a pour nom tout serviteur de Dieu qui l'incarne. Elles sont corde, alors, ses paroles de vérité qui me tirent du bourbier où je m'enfonçais.
Elle a pour nom miséricorde. Tendresse du Père qui, au bout de l'angoisse, ouvre à la paix. Avec lui, il n'est de tombeau d'où l'on ne sort. En lui est la liberté, en lui est la vie.

Par Audrey 27 août 2016 à 6 h 54 Répondre à ce commentaire
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