Pierre

« Avance au large. » Luc 5,4

Pierre entre dans le tombeau

Jean 20, 1-10

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Ensuite, les disciples retournèrent chez eux.

Méditation

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Relèvement

Pierre et l’autre disciple, « celui que Jésus aimait », entrent dans le tombeau. À peine seront-ils repartis que Marie de Magdala s’y penchera. Elle y découvrira deux anges vêtus de blanc*, puis se retournant dehors, c’est Jésus qui se fera reconnaître d’elle. En ce jour après le sabbat, il nous est dit que la Résurrection n’est pas un vide, une absence, mais bien au contraire une présence paradoxale. Là où la mort devrait être, dans le tombeau, va se dire que le regard doit se porter ailleurs, dehors. Là où l’aimé allait être pleuré, vénéré par des femmes, se raconte qu’il faut porter son cœur plus loin : vers l’impensable d’une vie qui resurgit. Le récit commence par la venue de Marie-Madeleine au tombeau. Et c’est parce qu’elle ne trouve pas le corps du Seigneur qu’elle fait venir les deux disciples. Ils entrent et sortent. Comme le mouvement d’une vie, de toute vie. Leurs corps épousent ce qui est advenu au corps de Jésus qui est entré, mort, en ce tombeau.
Mais en est aussi ressorti, vivant. Métaphore de la foi. Métaphore du sens de l’existence. Le cœur de nos histoires se tient dans ce geste : consentir à passer de la mort à la vie, avec celui qui était mort et qui est le vivant. Ces deux hommes qui sortent du tombeau sont nos précurseurs. Ils préfigurent ce qu’il advient pour chacun de nous, comme ce qui nous est promis. Leurs corps passent du lieu de la mort, du silence, du scandale de la souffrance et de l’injustice, au grand espace de la vie. Elle qui ne peut s’enfermer, y compris quand nos corps sont contraints. Croire qu’avec lui nous pouvons déjà traverser ce qui est du côté de la mort. C’est à nous que la question se pose aujourd’hui : désirons-nous sortir de nos enfermements avec le Christ ? Pouvons-nous le croire ? À la suite des deux disciples des commencements des temps nouveaux, car si l’un est Pierre, unique, l’autre apparaît telle une silhouette. Et si c’était, là, chacun de nous ?

*Jn 20, 12
Méditation enregistrée dans les studios de Radio Notre-Dame Paris


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33 commentaires

J'ai suivi avec le plus grand intérêt l'ensemble de Marche dans la Bible, beaucoup apprécié le choix des différents extraits de la Bible avec des commentaires le plus souvent de haute tenue nous guidant dans la réflexion et la prière. Cette expérience réussie est à renouveler avec d'autres textes de la Bible à nous faire découvrir ! Par ailleurs serait-il imaginable d'avoir un lien nous permettant de télécharger l'ensemble des textes et des commentaires de Marche dans la Bible Ghislain

Par Ghislain 10 décembre 2017 à 22 h 48 Répondre à ce commentaire

Marie se rend au tombeau tout de suite après la fin du sabbat. Très tôt le matin, alors qu’il faisait encore noir, elle vainc ses craintes et fonce seule vers le tombeau.
Pourquoi cette hâte, ce besoin d'aller au sépulcre, alors qu'elle, comme les autres disciples n'avaient pas compris ce que les écriture avaient annoncé : "qu'il ressusciterai le troisième jour".Ce récit de Jean est vraiment plein de vie, de mouvements, d'allers et venues; on bouge, on entre, on sort. Pierre entre, voit le sépulcre vide, sans plus. Mais l'autre , celui que le Seigneur aimait, voit le tombeau vide : il vit et il crût. Il croit l'incroyable. Jésus est bien ressuscité, Il est vivant. Marie ne le reconnait pas, elle pleure son bien-aimé.
C'est seulement quand il l'appelle : Marie ! qu'elle reconnait son Rabbouni !
Reconnaître le Christ quelque soit son apparence, être les témoins de sa résurrection, c'est notre mission de baptisés. S'ouvrir aux autres, être à l'écoute, sortir de nos égoïsmes, de nos préjugés. Ouvrir nos yeux, voir le monde, comme Dieu le voit, l'aimer comme Dieu l'aime.

Par Marie Jeanne 1 décembre 2017 à 22 h 10 Répondre à ce commentaire

M'ouvrir au seigneur à l'amour à la vie,ne suis je pas parfois comme cette ville forte avec c'est remparts où l'on ne peut entrer et d'où l'on ne peut sortir
Seigneur j'ai remis ce si ceux la entre tes mains j'ai détruit les murs de la séparation pour renaître de la mort à la vie c'est mûr qui m'enferme n'ont pas été bâtis en un jour lente accumulation des année forteresses hostile de moi-même qu'une oreille devient sourde et je n'oublie pas que dans le début de notre histoire il nous faut porter l'arche de l'alliance avec amour,la vie l'intérieur de nous même ceux que nous avons de plus sacré, mes rempart ne seront pas démolis de main de l'homme mais par toi seigneur qui ma donné la vie il a fallut en moi un bouleversement profond qui libère, ce tremblements de terre pour rouler les pierre qui s'enfermer dans le tombeau
Merci seigneur t'avoir donné ta vie avec amour,pour me faire renaître à la vie à ta vie,car la percussion d'une pierre contre l'autre pierre fait jaillir l'étincelle de ma vie,allumé en moi ce feu de la vie,le Christ ressuscité des morts
Vivons dans une vie nouvelle
"Que t'on esprit fasse de nous des hommes nouveau pour que nous ressucition avec le Christ dans la lumière de la vie"
Petit serviteur de la miséricorde

Par Brig 1 décembre 2017 à 21 h 56 Répondre à ce commentaire

grand Merci pour votre sincérité. Merci pour votre confiance.
prions ensemble

Par Micheline 2 décembre 2017 à 8 h 54

Un grand merci ma chère Micheline
Oui prions ensemble vers les chemin de l'avent,bien fraternellement

Par Brig 3 décembre 2017 à 21 h 22

Quelle espérance ! le coeur de nos histoires se tient dans ce geste, consentir à passer de la mort à la vie, avec celui qui était mort et qui est vivant, et si c'était là chacun de nous ?
OUI ,après un départ d'un être cher, qui est mort, et après le dépassement de l'épreuve, la résurrection,
puis en donnant un sens à sa vie par le service, famille et EGLISE, nous revivons pour sortir de nos enfermements

Par suzanne K. 1 décembre 2017 à 20 h 36 Répondre à ce commentaire

La Prière du Pape François « Ô Christ, ton Regard ne cherche pas nos yeux mais notre cœur » devant le Saint Suaire :

« Ô Christ, ton Regard ne cherche pas nos yeux mais notre cœur. Donne-nous d'écouter ce qu'il veut nous dire, dans le silence, en passant au-delà de la mort-même. À travers le Saint Suaire nous parvient la Parole unique et ultime de Dieu : l'Amour fait homme, incarné dans notre histoire ; l'Amour miséricordieux de Dieu qui a pris sur Lui tout le mal du monde pour nous libérer de sa domination. Ce Visage défiguré ressemble à tant de visages d'hommes et de femmes blessés par une vie qui ne respecte pas leur dignité, par des guerres et des violences qui frappent les plus faibles ... Pourtant le Visage du Saint Suaire communique une grande paix ; ce Corps torturé exprime une souveraine majesté. C'est comme s'il laissait transparaître une énergie contenue mais puissante, c'est comme s'il nous disait : aie confiance, ne perds pas l'espérance ; la force de l'Amour de Dieu, la force du Ressuscité vainc tout. Pour cela, contemplant l'Homme du Suaire, je fais mienne, la prière que Saint François d'Assise prononça devant le Crucifié : « Dieu Très-Haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cœur ; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ; donne-moi de sentir et de connaître, Seigneur, afin que je puisse accomplir Ta volonté sainte qui ne saurait m'égarer. Amen. »

Pape François - le 30/03/2013

Par Partage 1 décembre 2017 à 19 h 35 Répondre à ce commentaire

Je reprends à nouveau votre belle phrase de l'an dernier, Audrey:

"Maintenant Pierre peut voir, la vie de Jésus déjà l'éclaire."

Seigneur, fais-nous discerner TA PRÉSENCE, TA VIE parmi nous, lorsque nous "traversons les ravins de la mort", donne-nous force et courage.

"Rien ne saurait manquer où TU NOUS CONDUIS!"

Merci à chacun de vous, bon chemin de l'Avent dans la joie et l'Espérance, en union de prières.

Par MARIE 1 décembre 2017 à 15 h 01 Répondre à ce commentaire

Cette semaine nous avons eu dans notre village bien des deuils et beaucoup de peines et de tristesse ...
Même les personnes "croyantes" se posaient la question du : Pourquoi si tôt ? pourquoi si brutalement ?
Pourquoi cette disparition "définitive"....
Et personne pour nous répondre ....
Mais Seigneur accueilles ces défunts dans la maison du Père et consoles les affligés !
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 1 décembre 2017 à 14 h 11 Répondre à ce commentaire

Tu nous promets une vie en plénitude loin de tout enfermement. Aide nous Seigneur malgré tous les obstacles de cette vie à tendre vers la vie et à renoncer aux forces de la mort qui ne sont autres que celles du malin.Que ce temps de l avent nous remplisse de joie et d une profonde espérance

Par Elisa 1 décembre 2017 à 11 h 06 Répondre à ce commentaire

Certains prêtres devraient s'imprégner de cet éclairage pour leur homélie pascale et bien des fidèles pourraient alors mieux comprendre la Résurrection et la vie qui nous est offerte par cette renaissance.

Par LOUBERSAC 1 décembre 2017 à 10 h 38 Répondre à ce commentaire

c est pas simple la fin de ce que nous experimontons corporellement vers l inconnu comment on peu le structurer?

Par annie EME 1 décembre 2017 à 10 h 34 Répondre à ce commentaire

Qu'il M'est doux d'entendre avec votre voix tendre Soeur Véronique cette méditation qui me parle profondément
Marie Madeleine qui voit Deux anges vétus de blanc (j'ai pense aux personnes qui connaissent cette lumiere blanche et qui reviennent pour Témoigner ,ils entrent et re-sortent ,ils meurent ,et reviennent c'est difficile a croire avec nos oreilles bouchées
La vie ne peut s'enfermer ,sortons de nos enfermements , c'est Lui qui est LA, Dès ce Moment
Je vais laissé a gir cette méditation Essentielle ,pour moi
MERCI SOEUR VERONIQUE
bonne journée

Par jnc 1 décembre 2017 à 10 h 18 Répondre à ce commentaire

"Le cœur de nos histoires se tient dans ce geste : consentir à passer de la mort à la vie, avec celui qui était mort et qui est le vivant. Ces deux hommes qui sortent du tombeau sont nos précurseurs. Ils préfigurent ce qu’il advient pour chacun de nous, comme ce qui nous est promis. Leurs corps passent du lieu de la mort, du silence, du scandale de la souffrance et de l’injustice, au grand espace de la vie.
…car si l’un est Pierre, unique, l’autre apparaît telle une silhouette. Et si c’était, là, chacun de nous ?"
Merci, sœur Véronique !

Par Jacques Chuche 1 décembre 2017 à 10 h 12 Répondre à ce commentaire

Comme le Christ... qui ne fut pas reconnu par Marie Madeleine ..; nous revêtirons un habit "nouveau"... après notre rencontre au matin de notre vie.*
Les disciples d'Emmaüs, eux aussi ne l'ont pas reconnu... seulement à la fraction du pain !

* Le Père Michel Hubaut parle de "vêtement spirituel" dans son livre " Du corps mortel... au corps de lumière"

Par breizh 1 décembre 2017 à 9 h 07 Répondre à ce commentaire

"C'était encore les ténèbres" quand Marie-Madeleine se rend au tombeau. C'est dire si les yeux et le cœur des amis de Jésus sont encore lourds de peine, dans la nuit.
Le narrateur paraît insister sur la différence entre le fait "d'apercevoir "quelque chose et celui de "voir". Il semble que lorsque nous ne sommes plus aveugles, nous voyons plus authentiquement ce qui se passe dans nos vies. Nous pouvons, nous aussi, nous "pencher" et "apercevoir" quelque chose ou quelqu'un sans pour autant croire! Pour croire, faut-il faire l'expérience de voir avec le cœur? Jean "vit et crut" nous dit ce passage.En ce premier jour de décembre, cette expérience de Jean nous invite peut-être, à non seulement nous "pencher" vers l'Enfant qui va naître, mais surtout à Le "voir" vraiment ?pour "croire" que de cet Enfant vient la Lumière, celle qui nous éclaire au plus intime de nous-mêmes ? A l'approche de cette naissance, fêtée à Noël, donne-nous Seigneur de croire qu'il vient naître en chacun de nous , enfants, femmes, hommes du monde entier, sans condition.Habités par cette naissance, nos vies pourront sans doute témoigner de cette vie, bien réelle? nos cœurs alors, ne seront plus vides(comme ce tombeau) mais habités par une chaleur qui vivifie. En avons-nous le désir?

Par Emma 1 décembre 2017 à 8 h 36 Répondre à ce commentaire

Merci Emma
Demain je vais installée ma petit crèche, je penserai à vos parole,à cette chaleur,cette lumière qui nous éclair, par la présence de notre enfant Jésus plein d'amour,en union de prière

Par Brig 1 décembre 2017 à 21 h 11

Bonsoir chère Brig, et merci pour votre délicatesse.
Comme vous, j'installe la crèche demain, alors je vous offre ce merci à Marie:
Merci Marie pour ton "oui" à la Vie! cette Vie en abondance, pour nous, quelle chance!
Ton "oui", c'est la grâce infinie! pour notre bonheur, pour un monde meilleur!
Merci Marie pour ton "oui" qui change nos vies! Tu nous a donné un frère, un compagnon sur notre terre. Dans ce monde en difficultés, Marie, tu nous as donné, Ton Fils à écouter.
Merci Marie pour ton "oui" à la Vie, qui transfigure ce monde, pour que la joie surabonde!
Beau premier dimanche de l'Avent, chère Brig!

Par Emma 1 décembre 2017 à 23 h 22

Voir et croire ; oui Seigneur le monde est rempli de signes qui disent Ta présence qui m'invitent à te suivre. Oui Seigneur je désir sortir de mes enfermements . Ouvre mes yeux Seigneur je veux te voir.
Merci sœur Véronique!!!

Par Boniface 1 décembre 2017 à 8 h 21 Répondre à ce commentaire

Croire qu avec lui nous pouvons déjà traverser ce qui est de l’ordre de la mort .
Oui la vie m’appelle au large , au renouveau :
Mais sans ta Grâce, Seigneur, je ne peux me relever de l’echec dramatique de ma vie, je n’arrive pas à sortir de ce tombeau de souffrance.
Consentir à passer de la mort à la vie , avec Celui qui est LE VIVANT .
Je te prie Seigneur, toi seul peux me donner la force de ce relèvement , avec la prière de tous ceux qui t’aiment .
Encore merci pour ce magnifique commentaire, Soeur Veronique.

Par Nicole.B 1 décembre 2017 à 7 h 56 Répondre à ce commentaire

"consentir à passer de la mort à la vie" dites-vous Nicole.B . Consentir, est vraiment un choix intime très fort! personnel, que nul ne peut faire à notre place. Voyez, quand quelqu'un vous confie son mal être et que vous voulez l'aider? vous pouvez donner tous les meilleurs conseils de votre boîte à outils, si la personne ne consent pas à chercher en elle ce qui se passe, pour ensuite, accueillir ce qui la rendra plus vivante, vos conseils ne seront pas entendus.Oui! préciser cette notion de consentement est très important pour nous tous.
Merci de nous l'avoir proposée pour la revisiter!

Par Emma 1 décembre 2017 à 8 h 56

Que le seigneur miséricordieux, vous donné le force de vous relevée, courage,bien fraternellement

Par Brig 1 décembre 2017 à 21 h 20

Un peu désarçonnée par la première phrase. Je ne vois pas pourquoi on inverserait le texte biblique. Marie Madeleine est peut-être descendue dans la tombe après le passage des deux disciples mais c'est bien elle qui s'est penchée la première, et elle qui était la première au tombeau.

Par Muller 1 décembre 2017 à 7 h 42 Répondre à ce commentaire

Le Royaume de Dieu , en route par le Verbe qui par la force de la foi donnera des témoins , qui sont aussi ressuscités avec le Christ , nous invitant à chercher les choses d'en Haut et non celles qui sont sur la terre , car vous êtes morts , et votre vie paraîtra , alors vous paraîtrez aussi avec Lui dans la gloire .(COL : 3 4.)
La Parole de Dieu est vivante , elle nous habille le corps , l'âme et l'Esprit , quel que soient nos vie , un droit Unique , qui en se cherchant se laisse trouver , et ainsi donne des fruits , des bourgeons , des actes , selon la Volonté de Dieu . Ayant revêtu l'homme nouveau , qui se renouvelle , dans la Connaissance , selon l'image de celui qui l'a crée .
Or au commencement était ...La Parole ...Marie n'est-elle pas un exemple , un royaume qui croit et accueille Son Seigneur et son Dieu , qui engendre ..Le Verbe fait chair , qui vivra sa passion , pour nous donner son Corps , son âme et son Esprit .
en nourriture .La charité , la sagesse d'un Dieu , qui dans sa très grande compassion nous convies tous au repas de ces noces ...vivre en ressuscité ; exprimer Dieu , par Jésus , qui nous l'avait dit , je vous enverrai l'Esprit Saint , ainsi l'inspiration vient de cet émerveillement .Seigneur accorde-moi le "Pain qui m'est nécessaire ...et la charité pour partager .

Par fred 1 décembre 2017 à 7 h 17 Répondre à ce commentaire

Notre marche s'achève au matin de Pâques. Pâques aux portes de l'Avent. Et il est toujours question de naissance. De vie à attendre là au-delà du possible. Jean-Baptiste, l'enfant de la vieillesse. Marie, et l'enfant conçu de l'Esprit. Le tombeau vide. Et toujours ils sont deux à voir et croire, croire tout de suite, ou croire enfin, en cette vie venue du Père, cette vie impossible. Elisabeth et Zacharie, Joseph et Marie, les disciples au tombeau.
Il est beaucoup question de croire dans ces évangiles du début : Zacharie, réduit au silence parce qu'il n'a "pas cru" aux paroles de l'ange, "jusqu'au jour où cela se réalisera" (Lc 1). Elles "s'accompliront en leur temps" dit l'ange. Un jour, Zacharie sortira, lui aussi, du tombeau du silence, pour clamer la vie venue de Dieu. Il vit, et il crut.
Elisabeth sait d'où vient l'enfant qu'elle porte : "Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi", dit-elle. "Pendant cinq mois elle garda le secret" pourtant. La vie qui prend chair ne fait pas de bruit. Elle se prépare en silence, au ventre d'une femme, au ventre de la terre. Son silence aussi volera en éclats et c'est "d'une voix forte" qu'elle s'écriera à la vue de Marie: "Tu es bénie"! "Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur." Marie qui, dès le premier instant, elle, a cru. Et c'est encore de parole "accomplie" que parle l'ange à Joseph en songe, dans le silence de la nuit (Mt 1, 22).

Par Audrey 1 décembre 2017 à 6 h 50 Répondre à ce commentaire

N'est-ce pas cela, comprendre enfin? Laisser la vie de Dieu, sa Parole, prendre chair en soi. Par-delà tout silence, par-delà toute mort, naître avec elle, être vivant, par elle, enfin.

Pardonnez-moi, je n'arrive pas, ce matin, à réduire encore plus... Et puis je voulais ajouter un grand, un immense merci, pour tous ces mois à marcher ensemble depuis le printemps dernier! A toute l'équipe de RdlV, et tous les marcheurs du quotidien. Qu'elle fut belle et riche, cette marche!
L'Avent nous attend. L'Avent est là...
Avec ma prière pour toutes et tous, et un grand sourire du matin.

Par Audrey 1 décembre 2017 à 6 h 55

Prière de ce jour, bonne journée.

Par Fl@rine 1 décembre 2017 à 6 h 35 Répondre à ce commentaire

SHALOM !

Merci

Par mic 13 novembre 2016 à 23 h 03 Répondre à ce commentaire

L'autre disciple, c'est Jean, témoin oculaire dans cet Evangile. "Il vit et il crut" : comme d'autres l'ont dit avant moi, c'est paradoxal, car il voit ... une absence. Jean ne fait pas mention de vision d'anges, et il aurait dû adhérer à la seule explication logique, celle qui vient immédiatement à l'esprit : quelqu'un est venu enlever le corps du Christ. Mais il se rappelle ce que Jésus leur a enseigné : qu"il devait mourir et ressusciter. En tant qu 'homme, il était soumis à la mort terrestre, mais en tant que fils de Dieu, parce qu'il était allé jusqu'au bout de l'amour, il participait de la vie éternelle de l'Esprit. Enseigner, c'est plus qu'annoncer : il y a quelque chose à comprendre. Cela me rappelle la célèbre phrase de St Exupéry : "On ne voit bien qu'avec les yeux du coeur".

Par Antoinette G 13 novembre 2016 à 7 h 47 Répondre à ce commentaire

Bonsoir Agathe,
Merci de votre message ça me porte à plonger vraiment dans a foi en la résurrection et de savoir que nous aussi nous allons de notre tombeau pour une vie immortelle.
Demeurons dans la joie du Dieu Eucharistie.
Thérèse

Par Thérèse Pelchat, s.s.s. 13 novembre 2016 à 3 h 19 Répondre à ce commentaire

"Maintenant Pierre peut voir, la vie de Jésus déjà l'éclaire", merci, Audrey, et nous aussi nous pouvons demander:

Seigneur, Toi qui ouvres les yeux des aveugles, qui guéris les malade, qui indiques le chemin de la résurrection à Pierre et à tous ses proches, fais que chacun de nous Te rencontre en Vérité! Amen.

Merci, Antoinette G, tous, nous sommes dans l'Amour infini du Seigneur, avec ceux qui nous ont précédés, dans la communion des saints, nous pouvons prier avec eux; à la messe il y a un moment consacré à cette prière. Pour ma part je crois très fort à cette communion, et j'en remercie, je vous souhaite beaucoup d'espérance et de paix, très fraternellement à tous.

Par MARIE 12 novembre 2016 à 11 h 28 Répondre à ce commentaire

J'ai toujours eu du mal à croire à la résurrection, et les enquêtes révèlent que beaucoup de chrétiens sont comme moi. Je ne veux choquer personne, mais en tout cas, ce n'est pas une résurrection du corps physique (Jésus apparaît et disparaît mystérieusement). Ce qui m'interpelle, c'est le verbe "il fallait" : il fallait que Jésus accepte d'être rejeté et supplicié, et il fallait qu'il ressuscite, afin que les prédictions anciennes soient accomplies. Il le fallait pour que le mal soit vaincu. Sur la croix, il n'a pas prié Dieu pour que ses bourreaux soient punis, mais pour qu'ils soient pardonnés.
Jésus est Dieu incarné, c'est à dire l'homme sans ego (comme m'a dit une amie). A notre mort, c'est notre corps, support de l'ego, qui disparaît . Mais celui qui, à l'exemple de Jésus, s'est efforcé d'être un témoin et un serviteur, c'est à dire qui est né d'en haut, continue à participer à l'Esprit. On le voit pour les saints dont la mémoire ou l'oeuvre se perpétue, mais aussi pour nos proches, dont il subsiste en nous le meilleur côté, et qui peut-être nous aident de là où ils sont, délivrés des chaînes terrestres.

Par Antoinette G 12 novembre 2016 à 8 h 33 Répondre à ce commentaire

Ils "n'avaient pas compris"... Pourtant, Jésus le leur avait dit. Pourtant, ils avaient bien vu Jésus ressusciter des morts, le fils de la veuve de Naïm, la fille de Jaïre, Lazare. N'avait-il pas dit à Marthe: "Moi, je suis la résurrection" (Jn 11, 25)? Marthe non plus n'avait pas compris, pas cru. Mais comment Pierre qui s'insurgeait contre l'idée que Jésus doive souffrir et mourir aurait-il pu entendre qu'il devait ressusciter? Refuser de penser que Jésus marchait inéluctablement vers cette mort l'avait rendu sourd à cette parole.

Et puis l'arrestation, son propre reniement. Le supplice et la mort. Qu'a vécu Pierre pendant ces trois jours, entre la mort de son ami et ses remords, entre la tristesse et la peur? Et puis Marie, au matin, qui court vers lui. Et Pierre qui court vers le tombeau aussi vite que ses pieds peuvent le porter, le cœur rempli de cette espérance qui donne des ailes. Il entre, et il voit. Et peut-être bien que le suaire qui recouvrait le visage de Jésus, c'est du sien qu'il est tombé lorsqu'il est ressorti à la lumière. Maintenant Pierre peut voir. La Vie de Jésus déjà l'éclaire.

Par Audrey 12 novembre 2016 à 7 h 10 Répondre à ce commentaire
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