David

« Va et que le Seigneur soit avec toi. » 1 Samuel 17,37

Le partage équitable du butin

1 Samuel 30, 21-25

David arriva près des deux cents hommes, trop fatigués pour le suivre et qui étaient restés au torrent de Besor. Ils se portèrent à la rencontre de David et de sa troupe. David s’avança avec sa troupe et les salua.
Mais parmi les hommes qui avaient accompagné David, ce furent tous les méchants et les vauriens qui prirent la parole et dirent : « Puisqu’ils ne sont pas venus avec nous, on ne leur donnera rien du butin que nous avons récupéré, si ce n’est à chacun sa femme et ses enfants. Qu’ils les emmènent et qu’ils s’en aillent ! »
Mais David déclara : « Non, vous ne ferez pas cela, mes frères, avec ce que le Seigneur nous a donné. Il nous a gardés, il a livré entre nos mains la bande qui nous avait attaqués.
Qui pourrait vous écouter sur ce point ? En effet, comme est la part de celui qui descend au combat, ainsi est la part de celui qui reste aux bagages : ils partageront entre eux. »
À partir de ce jour, David en fit pour Israël une règle, un droit, qui vaut encore aujourd’hui.

Méditation

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David, fils de Jessé, fils de Dieu

Lorsque le prophète Samuel rencontre Jessé et sept de ses fils à Bethléem, il est persuadé que c’est parmi eux qu’il va trouver un roi pour Israël. Mais les voies du Seigneur sont toujours déroutantes. L’Esprit de Dieu par sept fois empêchera Samuel de choisir l’un d’eux. Et celui qui finalement recevra l’onction, c’est l’absent, David, le petit dernier, le berger, occupé à la garde du troupeau. D’avoir été ainsi, juste au moment d’être choisi, d’abord séparé de ses frères, cela prépare David, fils de Jessé, à l’accueil d’une autre filiation, une dignité immense, bien plus haute et large que celle de roi d’Israël : la dignité de fils de Dieu.
Un fils de Dieu, originaire de Bethléem en Judée, voilà qui en évoque un autre. David préfigure Jésus. Et lorsqu’il décide de faire parts égales dans le partage du butin à ceux de ses soldats qui sont descendus au combat et à ceux qui n’y sont pas allés, restant auprès des bagages, nous voyons qu’il communie déjà à l’Évangile de la grâce, révélé par Jésus.
Comment ne pas entendre en effet dans ce jugement de David, l’écho de la parabole des ouvriers de la onzième heure, où ceux qui ont travaillé une heure et ceux qui ont travaillé tout le jour reçoivent le même salaire ? À l’un d’eux récriminant dans un vif sentiment d’injustice, le maître du domaine répondra : « Faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? » David lui aussi est habité d’une pensée généreuse, qui ne compte pas, qui aime sans compter. Tous ses soldats sont ses frères. Tous ne doivent-ils pas recevoir de quoi subsister ?

* Mt 20, 15
Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Lyon


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35 commentaires

De quoi subsister !
En parcourant les commentaires , il y a des miettes sacrées , qui sont tombées de "La Table".
non pas pour les chiens , mais pour comme des petits pains , elles puissent comme au noce de
Cana , nourrir , les coeurs , de ceux qui sont à La Maison , et qui prie pour le retour de leurs bien-aimé , aimée .
Une facon comme une autre de dire : Un pauvre crie et Dieu l'entend ...
L'onction du Seigneur est sur nous , oui , mais pour être un pain partagé ...dans la communion de l'Esprit Saint .
Que dit l'Esprit à l'église ! Elle dit ce que dit l'Esprit ; c'est dire que des actes des anciens dans les nouveaux ,
la fraction du Pain , communie aussi pour ceux qui sont à la maison ...Sur les routes , dans le monde ...
La prière universelle nos intentions , préparons nos esprits pour l'action , restons sobres , mettant toute notre
espérance dans la grâce du Christ .C'est se retrouver ...avec amour , chez Dieu .Le Corps et le Sangs du Christ
Hostie , Eucharistie ......Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur .

Par fred 20 août 2017 à 8 h 01 Répondre à ce commentaire

"[Q]ue l'esprit généreux me soutienne," prie le psaume 50, attribué à David, implorant le pardon de Dieu, après être "allé vers Bethsabée". "L'esprit de Yahvé" présent dès l'onction donnée par Samuel, à Bethléem, qui "fondit sur David à partir de ce jour-là et dans la suite" (1 S 16, 13). N'est-ce pas ce même esprit, dont David sait la générosité avec lui-même depuis son plus jeune âge, qui "[l'habite] d'une pensée généreuse", pour reprendre les mots de fr Pascal?
Pourtant les hommes qu'il vient de mener à la victoire n'ont pas été tendres avec lui, comme le dit le début du chapitre 30. "David était en grande détresse, car la troupe parlait de le lapider. En effet toute la troupe était pleine d'amertume, chacun à cause de ses fils et de ses filles" (v.6), enlevés par les Amalécites. "Mais David reprit courage en Yahvé son Dieu," poursuit le verset 6. Le courage est, littéralement, une affaire de cœur. De cœur en Dieu, pour David. L'Esprit pour guide et boussole. De cet esprit généreux, cet esclave égyptien sauvé en chemin (v.11 à 15), qui les conduira à ceux qui avaient enlevé femmes et enfants, ne peut-il déjà témoigner?
En ce dimanche matin, que l'esprit généreux nous soutienne, tous et chacun, où que mènent nos chemins.

Par Audrey 20 août 2017 à 7 h 37 Répondre à ce commentaire

Ce texte de Samuel me renvoie à bien des situations difficiles de partages, notamment dans le domaine des successions dans les familles. Samuel, et le rappel des paraboles par Frère Pascal nous engagent dans une réflexion exigeante et en même tempe réconfortante. Merci

Par sylviane 7 août 2016 à 11 h 04 Répondre à ce commentaire

Merci frère Pascal Marin, pour cette belle méditation , ..bienheureux l'homme bon et généreux ,...aimer avec le coeur,.... sans rien attendre en retour... car les bonnes actions, nous éloigne du péché...Rita

Par Rita Giuliani 5 août 2016 à 20 h 09 Répondre à ce commentaire

Merci à tous , la communauté des lecteurs de " Marche dans la Bible " ! Tous vos commentaires sont fraternels et inspirés !
Merci Seigneur, je te rends grâce pour cette retraite ...

Par Esther 3 août 2016 à 8 h 27 Répondre à ce commentaire

la miséricorde est une source de vie qui nous permet de rester toujours en relation avec Dieu, et d'être digne des fils et filles d'un même Père nous devons demeurer dans la parole...tout don viens de Dieu....Seigneur donne nous un cœur généreux sachant partager et non entasser !!!Amen!!!

Par Marie-Noëlle HONORE 2 août 2016 à 23 h 34 Répondre à ce commentaire

Je vis tout pres d'une femme jalouse qui veut m'abuser en tout sens. Je la salue et je la respecte mais elle veut que je m'interesse a ce qu'elle fait a ce qu'elle vit meme a ce qu'elle a dans sa marmite car j'ai peur d'etre envahie par elle un jour. je prends ma distance tout en la con
siderant comme une personne humaine qui merite d'etre aime pas comme elle veut mais comme Dieu veut. Merci pour votre attention. UNion de prieres.
Daniele

Par Daniele 2 août 2016 à 17 h 47 Répondre à ce commentaire

Danielle je suis pense qu’il est important d’écouter votre intuition. Ce type de personne a le don de gruger vos énergies.
J’ai vécu ce genre d’expérience. Lorsque j’ai décidé de me retirer,. je lui ai expliqué que je n’avais pas l’énergie pour l’accompagner et lui procurer le soutien dont elle a besoin. Je prierai pour elle afin qu’elle rencontre la ou les personnes qui seront plus aptes que moi,
Pour l’aider. Ce fut le drame
Dieu nous demande d’aimer notre prochain, il ne le demande pas au détriment de notre sérénité, de notre santé. Ni au-delà de nos talents et capacité. Jvous porte dans ma prière.

Par Micheline (Canada) 2 août 2016 à 23 h 48

Chère Marjeanne,
Comme vous y faisiez allusion ici, j'ai été consulter les commentaires du forum précédent pour y découvrir votre message.
Merci de tout cœur pour les profondes marques de foi, d'espérance et d'amour présentes dans vos réflexions et vos encouragements.
Oui, à travers nos sensibilités si diverses, nous marchons ensemble vers le Royaume, qui n'est pas celui de l'argent, du succès social, de la réussite professionnelle, de la tyrannie des performances. Éloge de la fragilité...
J'ai dû apprendre à mes dépens que la certitude de faire les bons choix pédagogiques à l'égard de mon fils prodigue était une illusion, vu l'échec retentissant qui s'impose à moi.
Aujourd'hui, j'accepte avec une relative sérénité de devoir déposer les armes de la relance épistolaire ou téléphonique, de l'insistance auprès de mes autres enfants pour qu'ils agissent auprès de leur frère, et même de toute forme apparemment généreuse d'intrusion dans la vie que mon deuxième fils qui a choisi de vivre loin de nous.
C'est sa liberté à lui que je dois respecter, même s'il m'en coûte cruellement.
C'est d'ailleurs la liberté de tous les enfants de Dieu qui s'étonnent que le Père aimant de toute l'humanité nous ait confié le monde sans retenue, sinon celle de notre conscience. Le Dieu trinitaire qui nous a été révélé par Jésus, après bien des incohérences bibliques, nous aime au risque de la violence aveugle, de la guerre larvée, de l'exploitation des plus faibles, du saccage écologique, toutes dérives que l'on voit se dérouler dans l'Ancien Testament et pour lesquelles la caution divine est usurpée sans vergogne, à hue et à dia, par les manipulations les plus sordides et les plus étrangères au plan divin.
Je considère, comme je l'ai maintes fois exprimé, que ces récits peuvent avoir leur place dans les bibliothèques, les exégèses et les forums, mais non dans nos liturgies, où des textes imbuvables nous sont imposés comme s'ils étaient d'inspiration divine, alors qu'il interprètent les événements et la présence de Dieu avec le filtre culturel de leur époque qui acceptait sans état d'âme la violence et les sacrifices sanglants.
C'est là le combat de libre examen des écritures dites saintes que j'entends assumer, en gardant humblement à l'esprit que je peux faire erreur, moi aussi, en situant Dieu où il n'est pas. Mais tout comme je comprends, si je veux faire une vraie marche de rencontre, le désir de distanciation de mon deuxième enfant si cher à mon cœur, je revendique de la même manière la liberté de préserver ma conscience critique, sachant qu'au bout du compte l'Esprit Saint viendra éclairer toutes choses et guérir définitivement nos questionnements et nos souffrances.

Par Bernard (Bruxelles) 2 août 2016 à 12 h 03 Répondre à ce commentaire

Cher Bernard,

Quels parents peuvent dire qu'ils ont la certitude d'avoir fait le bon choix pédagogique à l'égard de leurs enfants ? Hélas, nos enfants "ne sont pas nos enfants" dirait Khalil Gibran, bien qu'ils soient nés de notre chair, qu'ils portent nos gènes, que le même sang coulent dans leurs veines, nous croyons les connaître, mais nous ne savons rien de leur âme, de leurs pensées.
Nous avons du mal à les comprendre, à les suivre. Ils restent un mystère, une énigme. Combien de pourquoi ? devant leurs réactions, leurs choix, leur entêtement ? Pourquoi ? qu'est-ce que j'ai pu faire ou dire ?
Cher ami, ne vous culpabilisez pas, ne voyez pas cette rupture comme une faute de votre part. Je comprends votre souffrance, vos doutes, vos questionnements.
Vous avez pris la bonne décision, de lui laisser vivre sa liberté loin de vous; c'est dur, mais qui sait ? ça peut-être bénéfique.
Ne désespérez surtout pas, priez et sachez que des frères et soeurs vivent des situations analogues, de parents à enfants ou dans les fratries.
Pour ma part, j'ai beaucoup souffert dans ma petite enfance d'avoir à faire le choix entre deux "mères". celle qui m'a mise au monde et celle qui me gardait qui faisait la nounou, ma grand-mère.Trop long à raconter, trop douloureux encore malgré les années; rendez-vous compte, je n'avais pas trois ans. Ca fait 80 ans passés. Nous avons tous nos croix à porter, mais nous ne sommes pas seuls; Jésus l'a portée avant nous. Confiance, Dieu n'a pas dit son dernier mot.
Bien fraternellement
Marie Jeanne

Par Marjeanne 2 août 2016 à 20 h 22

Re-bonjour Bernard,

Lorsque je m'introduis dans une situation de souffrance, j'ai souvent l'impression d'entrer dans un magasin de porcelaine, d'où la crainte d'une maladresse avec les meilleures intentions du monde. Mais votre commentaire à Marjeanne m'enhardit à intervenir une 2ième fois pour vous transmettre ce poème qui me paraît bien de circonstance : Il est extrait de "Comme un chant d'oiseau : choix de poèmes mystiques" d'Antony de Mello.

NE CHANGE PAS.

J'ai été névrosé pendant plusieurs années.
J'étais plein d'angoisses, déprimé et égoïste.
Et tout le monde me répétait de changer.
Et tout le monde me répétait que j'étais névrosé.
J'en ai voulu à tout le monde, puis je suis
tombé d'accord avec tout le monde, et j'ai pris
la résolution de changer, mais je ne parvenais
pas à changer, quels que fussent mes efforts.

Ce qui me blessa le plus fut le fait
que mon meilleur ami, lui aussi,
me répétait jusqu'à quel point j'étais névrosé.
Lui aussi insistait pour que je change.
Et je tombai d'accord avec lui aussi,
tout en me sentant incapable de lui en vouloir.
Et je me sentis des plus démuni et pris au piège.

Alors, un jour, il me" dit :
"Ne change pas. Demeure ce que tu es.
En fait, peu importe que tu changes ou non :
je t'aime comme tu es ; je ne peux m'empêcher
de t'aimer."
Ces paroles résonnèrent comme une musique
à mes oreilles : "Ne change pas. Ne change pas.
Ne change pas ... Je t'aime."
Je me détendis. Je repris vie.
Puis, ô merveille, je changeai !


Aujourd'hui, je sais que je ne pouvais vraiment changer, à moins de trouver quelqu'un qui m'aimerait, que j'ai changé ou non.
M'aimez-vous comme ça, mon Dieu ?

Très fraternellement à vous, Bernard.

Par Marie-Thérèse L 2 août 2016 à 20 h 24

Quel bonheur de vous lire, chères Marie Jeanne et Marie-Thérèse !
Comme Bernanos l'écrit en clôturant son admirable "Journal d'un curé de campagne" : “Tout est grâce !”
Avec toute mon amitié.

Par Bernard (Bruxelles) 2 août 2016 à 22 h 07

Comme je l'ai dit ce soir dans mon dernier commentaire de vendredi dernier, j'ai eu des problèmes de connexion. Je voudrai souhaiter bonne retraite à Paul, s'il n'est pas encore parti. redire à Bernard, gardez l'espérance et à Fred, que Dieu vous garde, que la Sainte Vierge vous console.
Au revoir Fred, on se retrouvera chez Dieu.En union de prière avec vous tous.

Pour en revenir à la méditation de ce jour; là, encore, on assiste à la jalousie, à l'avarice. Tout garder pour soi, tant pis pour les autres, encore heureux qu'on leur permette de prendre chacun sa femme et ses enfants. Avoir et pouvoir; les choses n'ont pas changé. C'est toujours le chacun pour soi; on l'a bien vu dans les textes de ce dix-huitième dimanche,. et ça continue.
Dieu ne se fie pas aux apparences, comme nous le faisons, Lui, il nous connaît intimement. Il refusa les sept beaux et grands garçons de Jessé, il a fait appeler le petit berger. Dieu ne se trompe pas dans ses choix; il connaît le coeur de chacun de ses enfants.
David a su être un grand roi, bon et généreux. Il a su être équitable : la même part à chacun : celui qui est allé au combat et celui qui a gardé les bagages.Il agit en effet comme Jésus. Il donne à chacun, ce qu'il croit être juste.
Notre Dieu est bon et généreux, il donne toujours plus que ce que nous demandons; Il connaît nos besoins.
Dieu, notre Père que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite. Donne à chacun le pain quotidien. Dieu miséricorde et amour, pardonne notre manque de générosité. Amen !

Par Marjeanne 2 août 2016 à 0 h 05 Répondre à ce commentaire

David "grand roi bon et généreux " ? qui a pris Bethsabée et fit tuer Urite le Hitit : superbe !!!
Dieu se fait connaître aux hommes et Il a bien du mal.
voir encore de nos jours , extérieurement ils sont semblables aux autres humains et soudain c'est la catastrophe. l'homme se laisse manœuvrer par l'extérieur : journaux, télévision, conversation de comptoir, gains faciles à gagner, pouvoir ...
je crois mais pas en David, je crois que Dieu est MISÉRICORDE et que c'est sur la miséricorde que se bâtit l'avenir

Par Micheline 2 août 2016 à 8 h 17

David comme Jésus sont les témoins de l'amour et du partage qui doit habiter chacun des Fils et Filles de Dieu. En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 1 août 2016 à 21 h 51 Répondre à ce commentaire

C'est vrai, Micheline, David a commis deux crimes aux yeux de Dieu : adultère et homicide ! ce n'est pas rien. Mais cela ne lui enlève rien à son courage, à sa générosité, à ses qualités; et que faites-vous du pécheur qui se repend et de la grande miséricorde de Dieu ? David se repend et Dieu lui remet sa dette, lui pardonne ses péchés, il le relève, le restaure et de sa descendance, naîtra le Messie de Dieu. Jésus, Fils de David, prends pitié de moi !

Bonne journée à tous, union de prière.
Vous avez raison, Jean Louis, l'amour doit nous habiter, c'est la meilleure façon d'ouvrir notre coeur à la miséricorde.

Par Marjeanne 2 août 2016 à 9 h 54

L'attitude de David est un "ni ni" : Dieu ne nous demande ni de nous laisser exploiter (David se bat pour récupérer tout ce qui a été pris par l'ennemi), ni d'exploiter les plus faibles (les hommes qui ne se sont pas battus ont droit aussi à la récupération de leurs biens volés- dont ils ont besoin pour leur famille). Nous ne pouvons pas être tous tout le temps sur le front, mais notre succès doit bénéficier à tous, car tous y ont contribué, même indirectement. En sens inverse, le succès peut facilement nous monter à la tête et nous faire oublier ce que nous devons aux autres. Par exemple, dans l'Evangile, le propriétaire qui a fait une exellente récolte et qui ne songe qu'à jouir de sa sécurité matérielle.

Par Antoinette G 1 août 2016 à 15 h 33 Répondre à ce commentaire

Nous sommes dans ce monde..?
Oui Frère Pascal, pourquoi le nier, pour la plupart de nos contemporains... il y a une injustice dans ce récit (anti-syndical ?)...!!!
Il faut prendre les gens ... ou ils sont... c'est là ou se situe le (notre) problème ?...
Notre travaill est immense pour transmettre un autre message ...à la multitude ?...
PS : Question à Mahona - (Hors sujet )Je viens d'avoir un arrière-petit-fils au nom d'ISAAC, avec comme 2° prénom MANAHAU...Sinon la consonnance polynésienne, comme je pense la vôtre ?, je n'en connais pas la signification ... Pouvez-vous m'éclairer ? Merci et avec mes excusespour cet aparté.

Par breizh 1 août 2016 à 15 h 19 Répondre à ce commentaire

Je regrette de ne pouvoir vous apporter d'éclaircissements sur la signification du prénom Manahau, jolie consonance.
Le choix de mon pseudo est très terre-à-terre et sans rapport avec la Polynésie ; je désirais adopter celui de mahonia : nom d'un arbuste que j'aime beaucoup, (les espèces fleuries plutôt qu'épineuses) mais il était déjà pris. J'ai donc simplement enlevé une lettre.
Bienvenue et longue vie à Isaac dans le monde. Que sa présence remplisse de joie sa famille.

Par mahona 1 août 2016 à 16 h 42

La miséricorde qu'il nous est demandé de pratiquer n'est ni équitable ni mérité, car la miséricorde de Dieu est prodigieusement généreuse, au point que nous ne pourrons jamais la mérité. Tout est CADEAU, tout est GRÂCE,
chaque fois que nous renonçons à la part la plus grosse, nous honorons la justice, celle du règne de Dieu,
où les derniers seront les premiers et où rien de ce que nous avons ne nous sera repris.

"La où tu mets ton trésor, la aussi tu mets ton coeur "
Dépossédons-nous de ce qui passe pour travailler aux choses qui ne passent pas.
Tout ce que nous offrons au seigneur nous sera rendu en valeur d'éternité.
Petite serviteurs de la miséricorde

Par brig 1 août 2016 à 15 h 11 Répondre à ce commentaire

Merci à tous les intervenants, et merci à tous mes frères et sœur internautes pour vos messages de Paix et d'Amour. Merci à toi, Seigneur, pour ta Parole et ta confiance.

Par Anne Marie 1 août 2016 à 11 h 30 Répondre à ce commentaire

"Faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ?" Cela suppose des êtres animés des meilleurs sentiments : celui qui partage est bon. Il ne connaît pas, ou il a oublié, la rancœur, le sentiment de puissance que donne le pouvoir de disposer des biens, la méchanceté. Cela paraît trop idyllique. Bon, juste, cela n'est pas pareil. J'adhère à la réflexion d'Antoinette qui assimile le comportement de David à celui d'un homme juste "soucieux du bien de tous" et à celle de Frère Pascal qui parle "d'une pensée généreuse". Nous recevons la même quantité d'amour de Dieu mais ne disposons pas tous des même talents. Ne pas être jaloux est une grâce mais n'empêche pas parfois de ressentir de l'injustice.

Par mahona 1 août 2016 à 11 h 16 Répondre à ce commentaire

"Ma parole ne vous est pas inaccessible, car elle est dans votre coeur". Les voies de Dieu sont effectivement déroutantes si nous restons au ras de nos instincts naturels. La liberté et l'égalité sont parfois bien théoriques, mais pas la fraternité. David remet ses hommes sur la voie de la solidarité, car, d'une part, les soldats restés en arrière étaient vraiment trop épuisés pour avancer, et d'autre part, ils ont été utiles quand même en gardant les bagages. Un exemple de nos jours : une mère de famille choisissant de rester au foyer pour élever ses enfants, malgré le petit salaire de son mari, a droit à ses allocations familiales (elle est utile à la société et elle a besoin d'aide), ce n'est pas de l'assistance, mais de la solidarité.

Par Antoinette G 1 août 2016 à 11 h 11 Répondre à ce commentaire

Merci Seigneur JESUS, et merci à Marche et retraite dans la ville. Holialivelo RAZAFINDRATSIMA.

Par Holy, de passage en Fce, visitant mes enfts et mes petits enfants. Je souhaite bon courage à toutes les jeunes mamans, car je vois que le travail est rude : le ménage, les repas, le bien-être de chacun dans la maison ! Mais c'est une mission que Dieu nou 1 août 2016 à 11 h 33

Le roi David partage équitablement, avec générosité.

Seigneur aide chacun de nous à suivre Ta justice.

"Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent" UDP avec chacun de vous

Par MARIE 1 août 2016 à 11 h 02 Répondre à ce commentaire

Merci à tous et merci à AUDREY qui fait un commentaire si pertinenr et profond qu'il est difficile d'y ajouter quelque chose ....il suffit d'y adherer et de croire que l'etrange et l'Etranger se rejoignent pour nous apporter le "neuf" Ne pas en avoir peur mais s'ouvrir au nouveau qui peut paraitre "deroutant " . Bonne journee à tous dans les mains de Dieu .

Par DOMINIQUE BUCHIN 1 août 2016 à 10 h 33 Répondre à ce commentaire

Le partage équitable du butin.
Encore faut-il savoir de quel butin on parle...
Pour moi, le vrai butin, celui que l'on trouve dans de laborieuses recherches, ne se partage pas, il se donne entièrement et gratuitement à tout le monde et à chacun, quelle que soit sa condition, son état de vie... Et il est parfois là où on ne l'attend pas, derrière l'arbre trompeur qui cache la forêt...

Par Isabelle 1 août 2016 à 10 h 10 Répondre à ce commentaire

Partager et ne jamais jalouser.

Par SYLVESTRE14 1 août 2016 à 9 h 37 Répondre à ce commentaire

C'est le vieux problème : à chacun selon ses besoins, ou à chacun selon ses mérites ? En retournant au texte, je vois qu'il s'agissait de butin repris aux assaillants d'une ville , donc une récupération et non un pillage. David respecte la justice, en permettant que chacun retrouve son dû. Il n'agit pas en chef de bande, mais en roi soucieux du bien de tous. Les dons de Dieu sont à partager pour en faire bénéficier tout le monde, car nous sommes ses serviteurs (je pense à la parabole des talents).

Par Antoinette G 1 août 2016 à 9 h 27 Répondre à ce commentaire

Le texte d'aujourd'hui me rassure. J'ai vraiment rencontré le Seigneur cette année et j'ai...77 ans.

Par Thomas 1 août 2016 à 9 h 26 Répondre à ce commentaire

Partager et le monde changera

faire moins d'heures et partager j'y crois encore

qui va rebondir ???? a la suite de notre Pape

nos Jeunes ! notre espoir
le monde vie , bouge les J M J nous ont enthousiasmer

Par albatre 1 août 2016 à 8 h 40 Répondre à ce commentaire

Faut-il que tu sois jaloux parce-que je suis bon ? La jalousie n’est pas toujours facile à gérer dans une famille entre frères et sœurs par exemple ....quand certain se sente défavorisé , alors que nous essayons de faire le maximum pour chacun selon leur besoin , leur infinité , les besoins ne sont pas les même pour tous .....Que le Seigneur nous aide à être présent pour chacun d'entre eux et qu'un bon esprit de tolérance, d'amour , de partage règne dans toutes les familles ......
AMEN..

Par Ninine 1 août 2016 à 8 h 31 Répondre à ce commentaire

David partage le butin entre tous. les ouvriers vignerons seront payés en partage : nous sommes loin, en ce temps, de cette rétribution, au contraire, gagner plus car plus diplômés, toujours plus compétitif. Car toujours plus d'envies et nous voyons où cela nous mène : revoir où réentendre l'evangile de dimanche . prier pour la paix oui, mais avant prier pour changer nos cœurs
Que l'Esprit Saint renouvelle en nous notre amour pour Dieu et pour nos Prochains.

Par Micheline 1 août 2016 à 8 h 25 Répondre à ce commentaire

"Il nous a gardés", "le Seigneur nous a donné". Ce qu'il reçoit, sa victoire, sa vie même, c'est à Dieu qu'il le doit, David. A lui, toujours, qu'il se réfère. Dès lors, plaçant Dieu au centre de sa vie, c'est selon la logique de Dieu qu'il peut juger. C'est là qu'il se révèle fils de Dieu, par ses actes et par ses mots.

"Déroutantes" les voies de Dieu? J'aime ce mot, fr. Pascal! Il est tellement plus parlant que cet "impénétrables" qu'on leur associe souvent. Déroutantes au sens propre: se laisser conduire par Dieu, c'est faire des détours, comme Moïse attiré par le buisson ardent. C'est oser sortir de la route que l'on s'était tracée, avancer en terre inconnue. Et là que, loin de se perdre, on se trouve peu à peu. Là que l'on apprend, jour après jour, la logique de Dieu. En marchant, en donnant, avec Dieu. En tombant, en étant relevé, par Dieu.

"God works in strange ways," dit-on en anglais. "Etranges" ces voies, aussi, comme ce même buisson aux yeux de Moïse. Etranges, c'est-à-dire étrangères à ce que le monde attend de moi. A ce que j'en viens à attendre de moi, désespérant de moi-même de ne pas rentrer dans ce moule auquel il faudrait se conformer. Voilà bien le piège dans lequel tomba Saül, qui se mit à laisser le peuple guider son bras. Ces voies 'étrangères' sont voies de la rencontre. Hors des sentiers battus, j'apparais alors bien étrange aux yeux de ce monde qui accepte mal qu'on ne suive pas sa loi, et le fait savoir, durement, parfois. Mais c'est bien là qu'est la vraie vie. Là que ma vie fructifie. Là où elle se donne et reçoit tout de Dieu. Là où aujourd'hui, comme chaque jour, il me faut rendre grâce à Dieu.

Par Audrey 1 août 2016 à 6 h 46 Répondre à ce commentaire

Merci, chère Audrey, pour ce merveilleux commentaire qui complète merveilleusement la méditation de frère Pascal. Il est d'une lumineuse ouverture qui apporte force, espoir et courage.

Lise.

Par Lise 1 août 2016 à 14 h 06
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