Ezéchiel

« Mon troupeau erre sur les Montagnes. » Ezéquiel 34,7

Le sac d'exilé d'Ézéchiel

Ézéchiel 12, 4-11

La parole du Seigneur fut adressée à moi, Ézéchiel :
« Tu arrangeras tes affaires comme un bagage d'exilé, de jour, à leurs yeux. Et toi, tu sortiras le soir, à leurs yeux, comme sortent les exilés. A leurs yeux, fais un trou dans le mur, par où tu sortiras. A leurs yeux, tu chargeras ton ballot sur l'épaule et tu sortiras dans l'obscurité ; tu te couvriras le visage pour ne pas voir le pays, car j'ai fait de toi un présage pour la maison d'Israël. »
J'agis donc selon l'ordre que j'avais reçu : j'arrangeai mes affaires comme un bagage d'exilé, de jour, et le soir je fis un trou dans le mur avec la main ; puis je sortis dans l'obscurité et je chargeai mon ballot sur l'épaule, à leurs yeux.
Alors la parole du Seigneur me fut adressée, le matin, en ces termes : « Fils d'homme, la maison d'Israël, cette engeance de rebelles, ne t'a-t-elle pas dit : "Que fais-tu là ?" Dis-leur : Ainsi parle le Seigneur. Cet oracle est prononcé à Jérusalem et dans toute la maison d'Israël où ils résident. Dis : Je suis votre présage ; comme j'ai fait, il leur sera fait ; ils iront en déportation, en exil. »

Méditation

précédente suivante

Le baluchon de notre cœur

Dieu enjoint à un homme de plier bagage et de quitter sa terre et son quotidien, et ce dernier s’exécute. Est-ce Abraham ? Non, c’est Ézéchiel qui doit jouer la comédie de l’exil. Et contrairement à Abraham, il ne part pas avec la totalité de ses biens et de ses proches, mais avec un « bagage d’exilé ». Qu’y a-t-il dans un bagage d’exilé ? Les migrants qui arrivent sur nos côtes n’ont souvent sur eux que leurs vêtements, dans le meilleur des cas. Ils sont partis pour sauver leur vie, et c’est avec la vie sauve (tout juste !) qu’ils sont repêchés et recueillis.
Que prendrais-je comme bagage s’il me fallait partir en exil ? Quel est mon strict nécessaire, ramassé en un petit baluchon jeté sur l’épaule ? Avoir déménagé de nombreuses fois m’a appris à ne pas trop m’attacher aux biens, mais malgré tout, il est bon, tous les 6 mois, de faire du ménage dans sa chambre, car les objets et papiers inutiles ne cessent de s’y accumuler.
La condition nomade est une caractéristique du peuple des Hébreux, invités à chaque génération à redire pour eux-mêmes : « Mon père était un Araméen errant. »* Et nous-mêmes, dans la foi, nous sommes toujours en chemin. Avec des temps de pause, mais aussi des éloignements, où plus grand-chose ne semble nous retenir à Dieu.
Quel bagage (spirituel) est alors notre seul lien à Dieu ? À quoi se réduit-il ? Et si je préparais mon bagage d’exilé ? Quel est le « strict nécessaire » de ma foi, ce petit baluchon qui m’accompagnera quand je paraîtrai devant Dieu ? Ne faudrait-il pas faire un peu de ménage à l’intérieur pour retrouver la force de mon lien au Seigneur ?

* Dt 26,5
Méditation enregistrée dans les studios d'Alsace Média


Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

(Il reste 1500 caractères)

65 commentaires

J'ai souvent déménagé et à chaque fois....il faut faire des choix...
Que dois je emporter ? qu'y a t-il de vraiment nécessaire pour ma vie... ?
Oui il faut se détacher des biens matériels ainsi que les psaumes nous le disent tu es venu sans rien...tu repartiras sans rien !
mais quel est le bagage spirituel dans tout cela ?
Seigneur fais que je mette dans mon sac d'exilé que tes paroles et mes prières du pauvre p^écheur que je suis...
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 25 septembre 2017 à 20 h 22 Répondre à ce commentaire

Merci Seigneur de m'avoir confié ton enfant, mon fils Jokin, avec son handicap mental associé à sa maladie rare non progressive de Pitt Hopkins, diagnostiqué par l'Institut Jérôme Lejeune. Grâce à sa sagesse, sa bonté et sa joie qui le caractérisent, Seigneur Tu t'es révélé depuis 14 ans dans ma vie afin que mon baluchon ne soit rempli que de Ton amour pour mon prochain. Qu'il m'est aisé à présent de Te louer, de Te bénir et de Te remercier!
Accueillir l'autre dans sa fragilité, accueillir le migrant déraciné, accueillir l'autre dans sa différence idéologique sociale, c'est se dépouiller de notre orgueil afin d'écouter son histoire. C'est reconnaître avant tout nos propres fragilités afin d'ouvrir nos cœurs pour laver leurs pieds et se mettre à leurs services en suivant les commandements de Jésus Christ.
Alléluia Seigneur de me donner la persévérance et la joie pour continuer à œuvrer pour Toi avec mon bagage remplit de Ton Amour!

Par Larrieu Nathalie 24 septembre 2017 à 7 h 47 Répondre à ce commentaire

Avec toi Seigneur, nous sommes des pèlerins toujours en marche, tu nous fais comprendre qu'il ne faudrait pas trop se rattacher aux choses de la terre qui nous encombre, et nous empêche d'être en relation avec toi, et à ton écoute ... Obtiens nous la sagesse Père qu'elle travaille à nos côté et nous apprend ce qu'il te plaît !!! Amen !!!

Par honoré marie-noëlle 22 septembre 2017 à 21 h 16 Répondre à ce commentaire

Que de fois, je l'ai pris ce baluchon, de déménagement en déménagement; d'errance en errance, d'exil en exil; et quand je croyais arriver à destination, il fallait me rendre à l'évidence, il était trop lourd, je ne pouvais plus avancer. Plein d'amertume, de rancoeur, de colère ravalée, les yeux brouillés de pleurs, ne voyant que la laideur de la vie, ne sachant plus que faire. Alors, quoi ? me laisser engloutir sous ce lourd fardeau, ou me redresser, le vider ce baluchon, me libérer enfin de ce poids, retrouver goût à la vie ? C'est Toi Seigneur qui peux me libérer, me rendre la vue, comme Tu l'as fait jadis à l'aveugle de Jéricho :
"Ta foi t'a sauvé"
Oui, je me suis levée, Tu étais là, Tu m'as tendu la main et tu m'as dit "suis moi".
Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté.
J'ai vidé mon sac, je l'ai bien secoué; je l'ai rempli de patience, de pardon, d'espérance; qu'il est léger, léger...
Faire le vide-grenier de temps en temps pour avoir plus d'air, plus d'espace, te faire une place, ta place dans mon coeur, bien-aimé Seigneur, toi qui allège tous nos fardeaux.
Chers frères et soeurs, cher frère Marie-Augustin, je prie pour vous tous et plus particulièrement pour notre petite Brig.
Bonne nuit, que le seigneur vous, nous bénisse !

Par Marie Jeanne 21 septembre 2017 à 22 h 48 Répondre à ce commentaire

Chère Marie Jeanne,
Si tu as vidé ton baluchon de tout ce qui l'encombrait inutilement, il se trouve actuellement bien rempli de sollicitude.
Merci pour tes pensées pleines de bienveillance, qu'elles nous inspirent toutes et tous !

Par Bernard (Bruxelles) 21 septembre 2017 à 23 h 28

Merci Marie Jeanne pour vos prières je vous embrasse

Par brig 23 septembre 2017 à 12 h 03

Aujourd'hui que je ne me pose plus la question de savoir si je suis proche ou loin de Dieu, si quelque chose m'attache encore à Dieu, je dirais, que...
ça fait déjà quelques temps que je sillonne les routes de la vie sans sac ni sandales, avec juste un peu de sel et quelques graines de moutarde. Le bâton qui m'a guidé et rassuré au point d'en arriver là étant celui de la Miséricorde pour tous.
Les cailloux de la route font parfois souffrir mes pieds nus, mais j'ai troqué mon sac contre un joug plus léger à porter, mais si difficile à accepter, à reconnaître, celui de la Miséricorde pour tous.
Je ne sais pas si ma lampe est allumée ou éteinte, si elle a suffisamment d'huile, mais qu'importe? La nuit je dors au fond de la barque et le jour le soleil éclaire ma route.
Que je sois serpent, chèvre, brebis, mouton, agneau ou petit chien, c'est cela mon baluchon d'exilé...

Par & 21 septembre 2017 à 21 h 45 Répondre à ce commentaire

ça sonne fort dans mon cœur. Je viens juste de passer un temps de prière avant de lire cette méditation, "le sac de l'exilé". A mon cœur j'entends cette parole: " tu t'inquiètes et t'agites pour beaucoup de choses alors qu'une seule est nécessaire.." (Luc 10,41-42). trêve d'encomùbrement!

Par alphonse tshitenga 21 septembre 2017 à 21 h 36 Répondre à ce commentaire

C'est vrai que nous stockons beaucoup de choses inutiles chez nous " bibelots meubles et tant d'autres choses...."
Mais que stockons nous dans notre baluchon ? Ceci est une véritable question , nous oublions l'essentiel , ce qui nous tient debout et qui nous porte quand la chute arrive et elle arrive souvent ! Nous oublions " DIEU " et pourtant Il ne tient pas beaucoup de place par rapport à tout ce que nous gardons !
Alors faisons un grand ménage pour nous débarrasser de ce qui est futile et pas forcément nécessaire tout ce que soi-disant nous avons besoin et mettons
Dieu dans notre baluchon ! et j'écris cela surtout pour moi , cela m'a donné à beaucoup réfléchir .
Merci frère Marie-Augustin . Nicole .

Par PELISSIER 21 septembre 2017 à 20 h 41 Répondre à ce commentaire

Je suis contente de recevoir à nouveau retraite dans la ville
Cela me manquait
J attends avec foi de connaître les chemins du Seigneur et pour cela il faut méditer sa parole
Bonne lecture
En union de prière

Par Millon Sylvie 21 septembre 2017 à 17 h 59 Répondre à ce commentaire

Si je peux dire comme vous j'ai déménagé bien des fois et je n'ai gardé que l'essentiel, je m'aperçois qu'à 73 ans j'ai encore tellement de choses matérielles à abandonner, j'y suis attachée par un lien affectif mais si Mon Dieu est mon unique objectif et la vie terrestre qu'un court passage pourquoi suis-je encore si encombrée ?? c'est décidé je vais prendre le temps de me séparer de tout ce qui ne m'est pas indispensable mais si je pense au niveau spirituel alors c'est encore plus flagrant , si les liens d'amitiés et famillaux sont justes et bons en soi, combien de temps je passe chaque jour à me laisser distraire de mon unique nécessaire " viens, suis-moi est toujours d'actualité. la vie éternelle mon unique but... alors là j'ai beaucoup à faire pour me désencombrer de liens superficiels qui ne sont pas guidés par un vrai amour del'autre.

Par Joelle Sterlin 20 septembre 2017 à 22 h 11 Répondre à ce commentaire

Je ne sais pas quel baluchon je ferai,
chaque jour on abandonne un jour
,je ne peux dire plus mais etre dans cette réflexion
,décroitre pour que d'autre puissent croitre
Merci ,Frere Marie Augustin

Par jnc 20 septembre 2017 à 22 h 05 Répondre à ce commentaire

Whaou!!!

Par marie 21 septembre 2017 à 12 h 06

BOUTEILLE A LA MER
J’ai rencontré un type, il avait marché sur la mer.
Il avait même calmé une tempête après avoir nourri, sur la berge, de seulement trois poissons et deux pains les cinq mille qui lui faisaient alors cortège –« sans compter femmes et enfants » me fit-il comprendre avec ses doigts métaphoriques dont l’index était à lui seul parabole.
Car longtemps dans sa vie brève une foule sans cesse renouvelée mais exténuée de le suivre (il guérissait l’inguérissable) lui avait fait cortège dans le désert et ses environs. Jusqu’au jour où tous même certains des plus proches l’abandonnèrent. Sur un radeau céleste.
Tout ça dans l’indifférence des anciens cortèges : on sait les foules versatiles, mais leurs clercs ne valent pas mieux –qu’en penses-tu ?– Alors cette fois, me raconta-t-il en sa langue de doigts et de regards inconnus de moi, il fallut traverser le vrai désert : Le Désert Sans Dieu. Puis traverser la Mer : la grande vulve qui engloutit et rejette vague à vague, raconte les rares rescapés.
Ce type-là je l’ai pris en stop sur une route qui mène à Calais vers l’Angleterre. Pourtant il a refusé la flasque de whisky que je lui tendais et que je porte toujours dans la poche revolver de mon jean. Et au moment où je ne m’y attendais pas il s’est jeté par la portière et a roulé sur le talus –où il s’est immobilisé bras en croix.
Depuis je suis en garde à vue. Si quelqu’un connaît ce type qu’il me confie son nom, je ne dirai rien aux gendarmes : qu’il se prénomme Youssef, Jésus, Joseph ou même Machin.

Par ROLAND NADAUS 20 septembre 2017 à 20 h 15 Répondre à ce commentaire

Merci pour votre commentaire, pour moi cet homme (comme vous dites) est comme le dit JC Giannada dans un de ses chants
"En tout homme c'est Jésus qui se montre, venez tous vous l'avez les yeux..." Kat

Par Kat namur 21 septembre 2017 à 17 h 30

Mon Père,
Ce soir je voudrais me délester de ce que je traîne depuis trop longtemps sur mes épaules :
la fatigue, la frustration, la non-reconnaissance, l'inquiétude, les peurs...
pour repartir plus légère... cesser de regarder en arrière et faire la route avec Toi.
Aide-moi mon Père. Sonia

Par Sonia 20 septembre 2017 à 20 h 00 Répondre à ce commentaire

J'oubliais encore le fardeau des lancinantes questions sans sur le sens de ma vie.

Par Sonia 20 septembre 2017 à 22 h 32

Oui, Père, aide ma sœur Sonia. Avec elle je puise dans tes plaies sacrées tout le nécessaire pour dissoudre ce que son baluchon porte de trop lourd. Et remplace cela par Ta paix, Ta joie et Ta sérénité. En union de prière, chère Sonia.

Par micheline (Canada) 20 septembre 2017 à 23 h 36

Moi,je sais qu',un jour ,je déposerai mon baluchon devant une petite porte...vous vous rappelez...celle du chameau !!!

Par Penelope dijon 20 septembre 2017 à 19 h 51 Répondre à ce commentaire

Ce texte me fait bien réfléchir et me donne des conseils. je devrai déménager je ne sais pas encore quand. mais je dois faire des tris dans tout ce qu'on a, surtout les souvenirs auxquels on tient et ça me fait beaucoup de peines de jeter bien des choses. Ce message me dit que tout cela n' a pas de valeurs et qu'il faut garder seulement ce que j' apporterai de valable quand je paraîtrai devant Dieu, même si ce n' est pas très volumineux. C' est Dieu qui jugera !

Par ECOFFEY Denise 20 septembre 2017 à 19 h 13 Répondre à ce commentaire

Merci, frère Marie-Augustin, de nous inciter à préparer notre bagage d'exilés, notre "petit baluchon".

Combien de fois sommes-nous encombrés par le superflu, que ce soit sur le plan matériel, comme sur le plan intellectuel: sachons aller à l'ESSENTIEL!!!

Seigneur, à maintes reprises, Tu nous enseignes l'esprit d'humilité, de pauvreté: guide-nous toujours plus loin pour que nous "retrouvions la force du lien qui nous unit à Toi!"

Par MARIE 20 septembre 2017 à 18 h 53 Répondre à ce commentaire

Frère Marie-Augustin, comme votre méditation est faite pour moi aujourd'hui !!!
Le baluchon de notre cœur, en titre, si je dois partir à l'instant....je suis sûre que dans mon cœur il y a une place énorme pour Dieu, tant je me sens vide.
Et ce vide, je le comble par l'accumulation de choses matérielles, j'engrange des piles de livres, des blocs-notes, je garde des objets complètement inutiles dans ma maison (extérieure).
Vous m'avez permis de m'en rendre compte par cette méditation, il est grand temps pour moi, de faire du vide,
mais aussi d'être attentive à ce qui déserte mon cœur, reprendre le temps d'accueillir Celui qui vient toujours, sans relâche, me rechercher, frapper à ma porte et qui attends que je lui ouvre, lorsque je suis prête à l'accueillir vraiment, en pleine conscience. Je suis si préoccupée par moi-même que mon écoute à mes proches est devenue inexistante (sauf pour veiller à ce que mon mari ne manque de rien, plongé dans cette maladie) Pensées pour Brig !!
Merci de m'avoir ouvert les yeux et le cœur. Prière pour tous !

Par monette 20 septembre 2017 à 15 h 51 Répondre à ce commentaire

Une pensée pour vous Monette merci pour vos prières affectueusement

Par brig 23 septembre 2017 à 12 h 07

Merci frère Marie-Augustin pour cette belle et juste méditation.
il est vrai que l'on fait souvent le grand ménage de printemps chez soi, chaque année, mais concernant notre foi, c'est difficile de se dégager de tout le superflu, le paraître, les petits calculs personnels, et ne conserver que la pureté de l'attachement à Dieu.

Par Gigi 20 septembre 2017 à 14 h 52 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette belle réflexion du profete Ezechiel.
Em reflechisant sur le text combien de chose à jetter...
Merci Frère pour nous aider à vider notre intérieur de ce qui est inútil...

Par Joanna de Oliveira Duboc 20 septembre 2017 à 14 h 08 Répondre à ce commentaire

Pour moi, je veux le bénir dans ce pays où je suis captif, parce qu'il a fait éclater sa gloire sur une nation criminelle.
Convertissez-vous donc, pécheurs, et pratiquez la justice devant Dieu, dans la confiance qu'il vous fera miséricorde!
Pour moi, je me réjouirai en lui de toute mon âme.
Bénissez le Seigneur, vous tous qui êtes le peuple choisi; célébrez des jours de joie et chantez ses louanges!
Jérusalem, cité de Dieu, le Seigneur t'a châtiée à cause des oeuvres de tes mains.
Glorifie le Seigneur par tes bonnes oeuvres, et bénis le Dieu des siècles, afin qu'il rebâtisse en toi son sanctuaire, qu'il rappelle à toi tous les captifs et que tu te réjouisses dans tous les siècles des siècles.
Tu brilleras d'une éclatante lumière, et tous les pays de la terre se prosterneront devant toi.
Les nations viendront à toi des contrées lointaines, apportant des présents, elles adoreront dans tes murs le Seigneur, et considéreront ta terre comme un sanctuaire;
car elles invoqueront le grand Nom au milieu de toi.
Seront maudits ceux qui te mépriseront, condamnés ceux qui te blasphémeront, bénis ceux qui t'édifieront.
Et toi, tu te réjouiras dans tes enfants, parce qu'ils seront tous bénis et se rassembleront auprès du Seigneur.
Heureux tous ceux qui t'aiment et qui se réjouissent de ta paix!
Mon âme, bénis le Seigneur, parce qu'il a délivré Jérusalem, sa ville, de toutes ses tribulations, lui, le Seigneur, notre Dieu!

Par Partage 20 septembre 2017 à 13 h 57 Répondre à ce commentaire

Après votre invitation, frère Marie-Augustin,
j’ai senti combien mon sac était lourd.
Je l’ai ouvert.

J’y ai trouvé une balance bien efficace
pour peser le pour et le contre et soigner mes doutes.

Une longue vue pour voir arriver de loin mon prochain,
et savoir quoi lui répondre quand il me sollicitera.

Un traité de psychologie
pour expliquer les comportements de mes proches.

Un traité de morale
pour renforcer mon avis à leur propos.

Un diaporama de mon expérience de la vie,
pour illustrer mes certitudes.

J’ai déposé mon sac devant Toi, Seigneur Jésus.

Tu n’as pas ri de son contenu.
Tu y as déposé l’Amour que Tu as pour moi,
comme Tu l’as pour chacun de nous.

La balance m’indique maintenant
comment aimer mon frère comme moi-même.

La longue vue me permet de scruter
avec patience et discrétion les peines de mes proches.

J’ai brûlé les deux traités
pour permettre à mon cœur de se réchauffer.

Quand je regarde les photos de ma vie
il me semble que les couleurs brillent d’une autre lumière.

Celle de Ta Présence.
Je ne l’avais pas encore aperçue.

Mon sac est plus léger …

Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 20 septembre 2017 à 12 h 49 Répondre à ce commentaire

Cela est fort bien dit.

Par Florine. 20 septembre 2017 à 13 h 46

Cher Paul (Belgique), comme toujours j’apprécie énormément vos commentaires. Il y a toujours cette poésie de l’écriture qui enjolive le texte d’une douce crème qui le rend si facile à déguster et à avaler.
Celui-ci me confirme que tout n’est pas bon à être jeter pour délester mon baluchon. Il me faut surtout transformer mon regard sur ce qui l’alourdi. Je fais de la photo depuis près de 50 ans. Je me dis toujours qu’il me faut faire le ménage dans tout cela, c.-à-d., balancer la majeure partie à la poubelle. MAIS 1 nièce et un arrière-petit-neveu, me l’on interdit : « Ma tante, m’ont-ils, tu ne peux pas faire cela c’est notre histoire, notre héritage. Il y a des photos de familles, de mes voyagent dont ils ont entendu parler, etc. Alors j’ai compris que je n’étais que la dépositaire de quelque chose d’important pour eux. Délester mon baluchon, signifie de leur remettre ce qui leur revient afin de leur permettre de connaître davantage, soit leur père ou leur grand-père, et ainsi pour répondre à plusieurs questions et leur permettant de se délester leur propre baluchon.

Viendra le même regard sur les livres, la collections de minéraux, etc. Car l’espace de mon petit logis demande davantage d’air frais pour respirer plus librement
Finalement ce ne fut pas en vain que mon baluchon fut, enfermé dans moult boîtes en attente du moment venu. Chaque chose en son temps
.

Par micheline (Canada) 20 septembre 2017 à 17 h 25

Chère "Micheline du Canada",

merci pour votre message.
Je suis très heureux que mon partage ait pu constituer,
- de l'autre côté de l'Atlantique ! -
un encouragement à des conclusions pratiques,
dans notre vie de tous les jours.

C'est là qu'Il se trouve avec nous,
là où nous (en) sommes.

Bonne fin de journée.

Par Paul (Belgique) 20 septembre 2017 à 18 h 06

Cher Paul,
Peut-être que si vous aviez relu autrement le traité de psychologie et le traité de morale vous les auriez sans doute brûler car ils seraient devenus inutiles, et puis vous auriez aussi jeté la longue vue et la balance, elles aussi devenues inutiles à votre regard perçant et votre capacité d'accueil...
Quant aux photos couleurs "figées" (comme peut l'être une photo) de votre vie, vous ne penseriez pas à les regarder face aux couleurs sans cesse jaillissantes de l'instant présent...
Bref, votre sac même serait devenu inutile et vous sillonneriez les chemins de la vie sans rien emporter sur la route, ni sac ni sandales...

Par Ima 20 septembre 2017 à 22 h 09

Merci, Ima, c'est très gentil à vous de me proposer de déposer mon sac.

Mais je n'ai pas dit que les traités étaient inutiles.
J'essaye de pas me cantonner dans les références théoriques.
Même si je n'ai pas oublié leur contenu - à mon âge, j'essaye, du moins -,
je pense à notre cher Pape François qui nous a dit :
" Aimez avec votre intelligence,
et pensez avec votre cœur ".

Quant à tous ces outils
je pense au Fils qui a choisi ses disciples en leur disant :
" Vous connaissez la difficulté du métier de pêcheur.
Je ferai de vous, maintenant, des pêcheurs d'hommes ".

Et pour la couleur des diapositives... en fait, je suis daltonien. Vraiment.
Ce qui ne veut pas dire que je distingue pas les couleurs,
mais je ne sais pas toujours les nommer.
Il me semble qu'elles scintillent aujourd'hui par la grâce de l'Amour, et du Pardon.
Je ne les regarde plus avec nostalgie, ni comme un "ancien combattant".

Non je garderai encore mon sac.
Il est plus léger, je l'ai accroché au joug du Fils.
Je le déposerai à mon dernier jour,
au pas de la Porte.

Je crois que le Fils ne vient pas à nous
dans des endroits réservés à des privilégiés pour qui la vie ne pèse plus.
Il est Présent dans notre vie quotidienne,
celle où nous vivons et où nous travaillons.
L'Incarnation, pour moi, c'est aujourd'hui et maintenant.
Du moins, j'essaye de me rappeler.

Bonne journée, chère Ima.

Brig, je pense à vous.

Par Paul (Belgique) 21 septembre 2017 à 9 h 01

Un grand merci a vous Paul, vos prières, vos crie du coeur me touche, et me porte,bien fraternellement porté moi dans vos prières

Par brig 23 septembre 2017 à 12 h 14

C'est très beau comme commentaire, pour nous qui sommes envahis de tout... Dans le matériel ou dans la tête et le coeur...

Par Marie-Elisabeth Lafaille 20 septembre 2017 à 12 h 45 Répondre à ce commentaire

Merci frère Marie-Augustin de nous ramener à l'essentiel de nos vies .Plus nous avançons , plus nous avons à nous désencombrer de tout l'inutile qui colle à la peau , pour nous retourner vers Celui qui nous dit "n'emportez rien pour la route , viens et suis-moi ". C'est dans le détachement des choses matérielles qui nous semblent pourtant indispensables , que nous trouvons toute notre liberté dans la joie profonde que Lui seul peut donner.
En union avec vous tous .

Par mariethé 20 septembre 2017 à 12 h 33 Répondre à ce commentaire

En lisant votre commentaire, chère &, sur l'incompréhension supposée des disciples , cela me ramène à certains passages de l'évangile selon St Marc où l'on retrouve souvent cette parole de Jésus "Vous ne voyez pas ? vous ne comprenez pas encore ? " Ou bien "Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles" ou encore " "Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre". La compréhension des paraboles n'est pas chose facile.
Quant à la retranscription des faits, permettez-moi de vous faire partager ce que je viens de lire en prologue de l'évangile de St Luc et que vous connaissez certainement : " Plusieurs ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux, qui dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole. C'est pourquoi, j'ai décidé......d'écrire.... un exposé suivi" J'ai cru, en lisant ce texte la 1ère fois, que c'était une présentation de l'éditeur mais quand Luc s'adresse à Théophile, son correspondant, c'est bien ses propres mots (ou leur traduction). Jésus a aimé les disciples qu'Il avait choisis, malgré leur "tête dure" et leurs emportements. N'est-ce pas là la bonne nouvelle de ces récits ?

Par mahona 20 septembre 2017 à 11 h 59 Répondre à ce commentaire

Faire le ménage, dépoussiérer la maison était déjà un thème abordé lors de précédentes méditations. Mais il est toujours d'actualité car nous avons besoin, ponctuellement, de regarder ce qu'il y a autour de nous, en nous. Et parfois, le constat est bien contrasté entre les souhaits et la réalité. L'exil n'est pas toujours un choix définitif ; l'on part avec l'intention de revenir un jour. Dès l'enfance, Jésus a connu l'exil avec ses parents en Egypte. Ezechiel, en exil, privé du Temple et de Jérusalem a dû apprendre et réapprendre à vivre sa foi d'une autre manière. L'exil peut ne pas être seulement géographique ; je pense aux populations privées de l'exercice de leur foi et qui doivent la vivre dans le silence ou la clandestinité. Je pense aussi à ceux rejetés par les familles, la société et qui sont dans un désert de sentiments ou de liens sociaux. Aux personnes vraiment seules, pour qui l'exil est quotidien. Donne-nous, Seigneur, la grâce de garder, de renouer ce lien avec cette foi qui nous rattache à Toi.

Par mahona 20 septembre 2017 à 11 h 27 Répondre à ce commentaire

Merci Mahoma de penser à ceux qui sont seuls rejetés par leur famille la société et qui malades et obligés de rester des mois entiers dans une chambre avec pour compagne la souffrance physique et morale.
Mais exilés ils ont encore le contact avec Dieu, Jesus, le Saint esprit et quelques bénévoles de Saint Vincent de Paul. Merci à tous ceux qui prient.

Par Cahors Veronique 20 septembre 2017 à 13 h 15

Faire son ballot d'exilé ? J'ai fait cela à 12 ans, lors de l'évacuation...J'ai dû abandonner ma poupée préférée et brutalement mon enfance avec. Les gens sur la route étaient sympas. Quelqu'un nous a pris dans sa charrette pour quelques km... Un laitier en tournée nous a donné des verres de lait...Mais arrivés à destination, nous n'étions pas les bienvenus. obligés cependant de rester, car mon père, prisonnier évadé, décida de fuir en Afrique du Nord . O ! cette première année de réfugiés, combien elle fut douloureuse, avec à l'école des " camarades" qui parlaient un patois que je ne comprenait pas. Combien de moqueries subies. Ce n'est pas seulement cette histoire d'Ezékiel qui a fait resurgir ces souvenirs, ils reviennent en foule avec les réfugiés actuels qui eux vivent bien pire, ce n'est même pas comparable, et ma prière va vers eux.
Aujourd'hui je m'apprête à partir en maison de retraite. Il faut encore n'amener que le nécessaire. Je m'y prépare. Ces petits souvenirs et cadeaux que j'aimais, mes livres que j'aime consulter, il faut tout donner et c'et souvent avec un serment de cœur. Mais il y a aussi le plaisir que je peux faire. Ainsi des jeunes organisaient un pélé à Taizé. pour le financer ils préparaient un vide-grenier et demandaient de l'aide. Je leur ai donné tout ce que j'avais de disponible à ce moment là. Ils m'ont écrit de Taizé pour me remercier ! J'en ai eu les larmes aux yeux.
Cela n'est que du matériel, mais ne prépare-t-il pas à la pauvreté spiritu

Par ninon 20 septembre 2017 à 11 h 09 Répondre à ce commentaire

Vous soulevez un point important et sensible Ninon : le départ de son foyer pour une maison de retraite qui ne permettra plus la même vie familiale ; le départ de cette terre où nous avons tant d'attaches. C'est dur, très dur. C'est notre lot à tous mais cela ne veut pas dire que c'est plus facile.

Par mahona 20 septembre 2017 à 14 h 12

S'exiler, partir, emporter son baluchon pour aller... Dieu sait où !
Ces migrants qui partent de chez eux espérant le mieux ailleurs alors que...
Ces exils loin des familles mortifères, ces chemins empruntés parfois si caillouteux, impraticables !
Dieu veut il cela ? Ou nous encourage. T il plutôt à faire le vide dans nos cœurs, a faire fonctionner notre bon sens, notre esprit critique, à taire en nous les mauvaises choses, à se détacher du mal, à se protéger, pour mieux le rencontrer. Sans pour autant être d'un angélisme beat.
Regarder ce qui se passe au bout de notre nez, dans nos familles, chez les enfants qu'on côtoie... alors que.... c'est tellement plus confortable de regarder le bout du monde alors qu'à côté de nous... sous nos yeux... il peut se passer de terribles choses.
Aimer son confort... pourquoi pas ? Ca ne veut pas dire qu'on ne pourrait pas y renoncer si....
Je suis souvent perplexe devant ces personnes qui parlent de générosité, de dépouillement alors qu'elles aiment aussi la bonne chère et les belles choses...
Le Christ aimait bien manger, boire du bon vin, certes il cheminait pour porter la bonne nouvelle mais ses colères étaient aussi redoutables... je les aime moi les colères du Christ.

Par Blandine 20 septembre 2017 à 10 h 51 Répondre à ce commentaire

Qu emporterai- je d'essentiel dans mon départ ? Où est l'essentiel dans notre vie ? Ces questions doivent se poser chaque jour. Mesurer le temps, l'espace, que nous restera -t-il quand le Seigneur viendra nous chercher ? "Il nous dit de ne rien emporter que ses sandales et son bâton de pélerin".
Merci pour ce retour à l'essentiel.

Par DF 20 septembre 2017 à 10 h 31 Répondre à ce commentaire

aider son prochain; accueillir l'exilé est le propre du chrétien que l'on apprend dés la plus jeune enfance; cependant il est difficile de comprendre le raisonnement de beaucoup sur ceux qui arrivent en grand nombre chez nous, avec peu de (bagages),mais pas toujours démuni du modernisme; il ne vient à l'idée à personne que se battre pour son pays et sa liberté doit être aussi le propre de l'homme, ne pas fuir devant le danger;Jésus en a donné l'exemple, il aurait pu fuir, se cacher, et comme lui même à dit; son père aurait pu envoyer une horde d'anges pour le défendre; mais il a fait face à son destin, seul contre tous ceux qui voulaient sa mort.

Par penelope 20 septembre 2017 à 10 h 24 Répondre à ce commentaire

Très intéressant!
Comme la chambre dont vous parlez, combien de troubles, d'envies, de motivations dérisoires encombrent notre esprit et pèsent sur notre marche vers Dieu?

Par JM 20 septembre 2017 à 10 h 07 Répondre à ce commentaire

Merci Frère Marie-Augustin pour cette réflexion bien actuelle que je diffuse largement! Quel commentaire rajouter? Aucun car tout est dit!

Par kiefer angèle 20 septembre 2017 à 9 h 14 Répondre à ce commentaire

Nous naissons avec la Grâce et la Foi, mais elle n'apparaît pas à tous. Pourquoi, je ne sais pas !
Malgré nos dons innés, le chemin de la Foi, peut ressembler à un parcours d'exilé, ou il faut marcher
sans compagnie, avec seulement la conviction que Dieu est là, présent mais invisible.
Concrètement, pour nourrir notre Foi, notre croyance, nous avons la lecture de l'Evangile, les paroles de Jésus Christ et ses actions, la prière pour nous conforter.
Ainsi qu'Ezéchiel, notre baluchon transporte nos vies.

Prière de ce jour, bonne journée.

Par Florine. 20 septembre 2017 à 9 h 10 Répondre à ce commentaire

Bon...jour,

Je naît sans rien et je pars sans rien , ah mon confort j'y tiens mais faire le ménage intérieurement et extérieurement est "nécessaire" pour nettoyer mon corps et pouvoir m'alléger
Belle journée

Par annie 20 septembre 2017 à 8 h 41 Répondre à ce commentaire

Oui, faire le ménage à l'intérieur, c'est l’exercice auquel je m'exerce depuis un certain temps pour vivre dans la plénitude de mon Seigneur, lui faire une demeure afin qu'Il puisse demeurer en moi. J'avoue que l'exercice n'est pas facile! Les mauvaises habitudes accumulées sont à l'images des mauvaises herbes, a peine je les ai arraché et elles repoussent, j'ai compris que c'est un combat perpétuel.
Je demande au Seigneur, la grâce de faire le ménage tous les jours de ma vie et à chaque instant afin que les objets encombrants (jugement, critique, colère, orgueil, vanité, etc) ne viennent plus y faire leur demeure car dit le Seigneur: "Ma maison sera appelée une maison de prière" (Matthieu, 21, 13) et non une caverne de voleur.

Merci Fr. Marie-Augustin et bonne journée à tous

Par Gilles 20 septembre 2017 à 8 h 14 Répondre à ce commentaire

"Et ils sauront que je suis Yahvé lorsque je les disséminerai parmi les nations" (v15). Resteront des témoins parmi les nations "afin qu'elles sachent que je suis Yahvé" (v16), et encore: "le pays deviendra une désolation et vous saurez que je suis Yahvé" (v20). Est-ce là châtiment? Dieu qui fait sentir son pouvoir à ces humains qui ne sont que poussière entre ses mains? Mais peut-être est-ce bien de cette conception-là de Dieu qu'il faut se défaire, laisser en chemin.
"Heureux les pauvres"... C'est les mains vides que se reçoit la vie venue de Dieu. Quand ne reste que sa chair et son sang, et la douleur qui se tend. Les mains vides, en exil dans ce monde violent, apprendre pas à pas qu'il n'est plus grande richesse que cette vie reçue. "Le prince qui est parmi eux chargera son bagage sur ses épaules, dans l'obscurité," dit Dieu à Ezéchiel, et ce bagage même il lui faudra le perdre, cette vie qu'il pensait sienne. C'est la peau nue que s'entre le seul Royaume qui rende véritablement heureux.
Mon petit baluchon est lourd, et c'est avec Dieu que mon dos en perçoit enfin le poids. Je le traîne depuis si longtemps que je ployais et je ne le voyais pas. "Dans l'obscurité", comme le prophète, comme le prince et les siens. La grâce véritable est d'ouvrir ce baluchon et se défaire peu à peu, avec Dieu, entre ses mains, de ce qu'il contient. Pour vivre enfin, et, par lui, avec lui, donner sa vie autour de soi.
Châtiment annoncé que ces mots du prophète? Non. Ils sont paroles d'amour

Par Audrey 20 septembre 2017 à 7 h 48 Répondre à ce commentaire

aujourd'hui : jour du OUI, je dépose ce baluchon trop lourd... merci Audrey et Frère Augustin de m'aider à l'ouvrir ! et si cette opération du dos prévue bientôt allégeait ce qu'il contient ce baluchon de violences refoulées ?? Oui, j'ai confiance en ce Dieu d'Amour qui m'attend les bras ouverts au bout de ce chemin où je marche avec Jésus depuis tant d'années .. Allez je vais "faire le ménage" , en chantant pour tous ceux qui ont un baluchon trop lourd .

Par coco 20 septembre 2017 à 9 h 05

Dans ma paroisse on voit bien les exilés arrivés, sans rien, mais alors rien. Que leur espoir, et le coeur meurtri. Il reste la parole de Dieu, à ce moment. On voit leur lien avec le Seigneur, ils prient, o combien. Et c'est même jalousement que je regarde leur attitude soumise et accablée. Ce qui reste, parler au Seigneur. Notre dernier ballot. Aides nous tous, notre Seigneur et notre Dieu. Odile

Par Odile 20 septembre 2017 à 7 h 37 Répondre à ce commentaire

Bonjour Odile, votre texte m'interpelle, hier, j'ai échangé quelques paroles, avec une jeune personne originaire de la côte d'Ivoire, à ma grande stupéfaction, je l'ai trouvé agréable. Bien, que je n'ai jamais eu de problème avec des personnes
étrangères.

Le temps fait son œuvre, nous nous adaptons et il s'intègrent.
La seule difficulté, me paraît la multitude.
Car, malgré tout, nous devons conservez et transmettre nos territoires à notre descendance.
Telle est ma conviction.

Par Florine. 20 septembre 2017 à 9 h 26

Merci de lire bien plus doucement pour pouvoir méditer ce grand texte.Lecture beaucoup trop rapide

Par Ceem 20 septembre 2017 à 6 h 43 Répondre à ce commentaire

HYMNE : DIEU QUE NUL ŒIL DE CRÉATURE
La Tour du Pin — CNPL

Dieu que nul oeil de créature
N'a jamais vu,
Nulle pensée jamais conçu,
Nulle parole ne peut dire,
C'est notre nuit qui t'a reçu :
Fais que son voile se déchire.

Fais que tressaille son silence
Sous ton Esprit ;
Dieu, fais en nous ce que tu dis,
Et les aveugles de naissance
Verront enfin le jour promis
Depuis la mort de ta semence.

Tu n'as pas dit que l'homme croisse
Vers son néant,
Mais tu as fait, en descendant,
Qu'il ne se heurte à son impasse :
Tu as frayé le beau tournant,
Où tout au monde n'est que grâce.

Dans le secret, tu nous prépares,
Ce qui pourra
Tenir ton jour quand tu viendras ;
C'est là, dans l'ombre de ta gloire.
Que ta clarté filtre déjà,
Et nous entrons dans ton histoire.

Sème les mots qui donnent vie,
Nous te dirons ;
Regarde-nous. et nous verrons ;
Entends Jésus qui te supplie.
Au dernier pas de création,
Viens faire l'homme eucharistie!

Par Hymne 20 septembre 2017 à 6 h 00 Répondre à ce commentaire

Commenter ce texte.Dieu

Par rakotomalala 3 mars 2017 à 16 h 16 Répondre à ce commentaire

Vous avez raison Antoinette.
On trouve de tout dans la Bible, comme à notre époque, et comme à toutes les épiques. C'est probablement pour cela que ce Livre traverse les temps...
Mais quand je le lis, ce livre qu'on dit parole de Dieu, je ne peux m'empêcher de penser que c'est un livre écrit par des hommes, tous pécheurs. Et ne dit-on pas que la racine de tous les péchés c'est l'orgueil? Alors n'ont-ils pas pu, tous, un jour ou l'autre prendre pour parole de Dieu, ce qui était leur propre "pensée". Mais Dieu peut écrire droit avec des lignes courbes dit-on aussi...
Alors le décryptage de la parole, l'écoute de Dieu qui parle dans la prière, comme le dit la méditation d'hier, tout ceci demande beaucoup, beaucoip, d'humilité, et j'ai envie de dire, à chacun son décryptage selon sa façon de vivre sa religion...

Quand aux Evangiles, on apprend en les lisant que même les disciples comprennent souvent un certain temps apres les événements concernant Jesus ce qu'ils veulent dire. Alors comment ne pas penser que Matthieu, Marc, Luc et Jean, ceux que l'Eglise a retenus, n'ont peut-être pas tout compris de la façon dont Jésus les a aimés?
J'aime bien Jean parce qu'il semble qu'il a compris quelque chose de très "profond" qui dépasse les miracles, les discours, les choses que Jesus a faites.. Mais comme il le dit lui-même, ces choses ont été écrites pour que l'on puisse croire, croire sans avoir vu, croire sans voir... Mais croire quoi? En quoi? En qui?

pas besoin de faire son baluchon et un trou dans le mur pour être un exilé... Nul besoin d'être déporté ou forcé de partir de chez soi... Pour avoir parfois le cœur en exil, des états d'âme d'exilés...

Par & 1 septembre 2016 à 21 h 38 Répondre à ce commentaire

Je me suis longtemps demandé ce que c'était que la bonne nouvelle de l'Evangile. Je comprends maintenant que c'est que Dieu nous aime, il est le dieu des vivants et il veut notre bonheur. Aussi, il nous pardonne toujours nos manquements, il sait que nous sommes des créatures faibles. J'ai besoin de croire que les préceptes spirituels ne sont pas faits pout m'enquiquiner, mais pour m'éviter le pire et me faire grandir, bref, c'est bien la valeur et le sens de la vie qui sont en jeu. C'est un besoin qui est le propre de l'homme.

Par antoinette 2 septembre 2016 à 7 h 50

Chère §, je crains d'avoir manqué d'empathie, aussi je tiens à vous dire que je comprends vos interrogations. Quand quelqu'un a manqué de bons exemples dans son jeune âge, c'est plus difficile pour lui de trouver un chemin de foi. Je crois que c'est quelque chose à la fois de personnel et qui se partage, et cette démarche se retrouve dans toutes les religions.

Par antoinette 2 septembre 2016 à 9 h 55

Merci, & votre réflexion est très intéressante et juste.

Quant à être exilé sans porter de baluchon, c'est une image qui peut parler à chacun de nous, nous pouvons avoir la sensation d'être étrangers lorsque nous évoluons dans un environnement dans lequel nous n'avons pas d'affinités, dans lequel nous sommes incompris voire même rejetés.

Lorsque nous changeons de travail, de quartier...

Nous pouvons dire:
Seigneur, lorsque nous nous sentons exilés nous savons qu'avec Toi nous ne sommes pas seuls et que Tu mets sur notre chemin des frères et sœurs à rencontrer.

Lorsque des gens nous paraissent seuls ou incompris Tu nous appelles à aller vers eux et à les rencontrer, car Tu nous rassembles au delà des pays, des langues...

UDP et merci pour vos interventions un peu révoltées qui nous "secouent" et nous font réfléchir!

Par MARIE 2 septembre 2016 à 21 h 06

Moi aussi je trouvais l'Ancien Testament "barbant", avec tous ces récits de guerre, de meurtres, ces anathèmes et lamentations, ces descriptions minutieuses de rituels à observer...Mais finalement, si on y regarde de plus près, il y a beaucoup de richesses, seulement, il faut les décrypter. Par exemple, je vois que l'Alliance de Yavhé avec Israël a été souvent très orageuse, pas du tout un mariage paisible ! Il y a aussi carrément des traits d'humour (l'ânesse parlante de Balaam, les hémorroïdes en or des Philistins...), et des textes très poétiques ("Comme la pluie et la neige descendent du ciel pour féconder la terre...). Et puis les gens sont tellement comme nous, dans leurs réactions instinctives ! Pour ce qui est de la violence, d'abord elle n'épargne pas les Hébreux eux-même (est ce que notre époque diffère tant que ça ?). Et surtout, Yavhé se démarque tout à fait des divinités d'à côté, en refusant les sacrifices humains (pratiqués pour Baal par les Philistins), et au contraire, en se souciant du bonheur de l'homme ("Vois, je mets la vie et la mort devant toi, choisis la vie"). Bref, s'il est effectivement le dieu des armées, il n'est pas que ça, et l'évolution est en marche vers le dieu désarmé.

Par Antoinette G 1 septembre 2016 à 20 h 27 Répondre à ce commentaire

C'est vrai, faire confiance signifie prendre le risque d'agir en abandonnant toute attente sur le résultat. J'ai souvent fui l'angoisse de l'inconnu en me réfugiant dans l'ailleurs, hors de la réalité de ma vie. Je ne peux pas savoir ce que l'avenir me réserve, et ça vaut mieux. Il faut donc que j'avance sans garantie que tout se passera comme je le souhaite. Ce qui compte est la réponse adaptée à l'ici et maintenant, et non pas m'en tenir à mes idées préconçues, ou alors faire n'importe quoi en me disant "on verra bien". C'est là qu'intervient la confiance (même racine que foi et fidélité), c'est à dire, agir même si l'action à faire me demande de sortir de mes cadres de pensée habituels.
Le critère est : faire ce qui est nécessaire , et non ce qui m'arrange. C'est la différence entre suivre son mental, et suivre sa conscience (expliquée dans un sketch de Bigard "Mon psy va mieux"). J'étais tombée dessus par hasard à la télé, et ça m'a fait vraiment tilt. Il prend l'exemple de quelqu'un qui reçoit une contravention pour stationnement interdit. Il y a deux façons de réagir, soit on se dit "bon, pour quelques minutes de stationnement, c'est dur, mais tant pis, j'étais en tort, je paie et je passe à autre chose". Soit on commence à vitupérer contre les contractuels, et par bravade, on déchire le PV. Comme il n'y a pas de conséquences immédiates, on continue de même, jusqu'au jour où...(se référer au texte).
Je me suis souvent égarée par refus d'écouter ma conscience (parce ce que ça m'aurait obligée à sortir de ma zone de confort). Mais un beau jour, forcément, la réalité m'a rattrapée, et ça fait très mal..

Par Antoinette G 1 septembre 2016 à 15 h 29 Répondre à ce commentaire

C'est vrai, faire confiance signifie prendre le risque de ne pas en faire à ma(m^me racine

Par Antoinette G 1 septembre 2016 à 14 h 42 Répondre à ce commentaire

Merci infiniment cher frère pour cette très belle méditation et "leçon" !!!
Je ctois que je vais m'en servir très souvent !

Par Roseline 1 septembre 2016 à 11 h 31 Répondre à ce commentaire

Ezéchiel fait bien plus que répéter la parole de Dieu. Il fait bien plus que montrer l'exemple. C'est son corps tout entier qui délivre le message de Dieu, qui le met en images. Son corps devient parole, il l'incarne.

A l'ordre de Dieu, Ezéchiel obéit, il ne pose pas de questions. Ce n'est qu'au matin que vient l'explication. Cette parole à laquelle il donne vie, c'est consciemment qu'il l'accepte, comme il accepte de ne pas tout comprendre de ce qu'on lui demande. Il avance, pas à pas, attendant de Dieu qu'il lui montre quelle sera la prochaine étape du chemin.

Ne pas savoir où mènent ses pas est angoissant parfois, mais avancer sans savoir est le lieu où s'apprend la confiance. La compréhension vient après. C'est en regardant en arrière que se dessinent les courbes du chemin. Tortueux, improbable souvent, difficile, mais chaque étape a marqué ma chair, l'a façonnée. J'avance et les questions tombent, une à une. Confiée à Dieu l'angoisse au matin devient force, plomb changé en or.
Avec toi, Seigneur, j'avance. Et chaque jour un peu plus j'apprends la confiance.

Par Audrey 1 septembre 2016 à 6 h 46 Répondre à ce commentaire

Je reprends vos paroles, Audrey, merci encore.

Avec Toi, Seigneur, nous avançons. Et chaque jour un peu plus nous apprenons la confiance.

Trouver dans ma vie Ta présence, tenir une lampe allumée, choisir avec Toi la CONFIANCE, aimer et se savoir aimé.
UDP avec chacun de vous

Par MARIE 1 septembre 2016 à 10 h 51
voir tous les commentaires