Pierre

« Avance au large. » Luc 5,4

L'apparition de Jésus
au lac de Tibériade

Jean 21, 1-14

Après sa résurrection, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

Méditation

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La Pentecôte selon saint Jean

L'évangéliste saint Jean situe cette pêche miraculeuse après la résurrection du Christ. L'épisode est lu et commenté dans les églises durant le temps liturgique des cinquante jours après Pâques, période culminant à la fête de la Pentecôte où se revit chaque année l'actualité de la fondation de l'Eglise par le don de l'Esprit saint aux disciples. Les Actes des Apôtres nous rapportent cette scène prodigieuse lorsque des flammes de feu se répandirent sur la première communauté chrétienne lui donnant d'annoncer le Christ en toutes langues aux nations rassemblées à Jérusalem pour la fête.
Or à bien y regarder, ce passage de saint Jean porte en filigrane la marque de la scène originaire des Actes des Apôtres, où des œuvres de l'Esprit saint naît et renaît sans cesse l'Eglise. Il y a bien sûr la fécondité inouïe de cette pêche, signe de l'Esprit créateur. Il y aurait encore la mention énigmatique des quelques 153 gros poissons ramenés au filet. Car pourquoi 153 ?
Aussi bon lecteur des Écritures que doué en arithmétique, saint Augustin relève que le récit des Actes des Apôtres nomme 17 peuples ou groupes humains, témoins à Jérusalem du don de l'Esprit. Leur énumération symbolise la totalité du monde connu alors. Or 153 correspond exactement à la somme des nombres entre 1 et 17 ! "153" exprimerait donc le rassemblement dans le Christ de gens de toutes nations, cultures et conditions, une communion fraternelle où la diversité humaine a sa place, sans exclusions, ni divisions. Le filet ne s'est pas déchiré, nous dit ainsi saint Jean. En Jésus, dans la foi, il tient bon.

Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Lyon

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35 commentaires

Merci frère Pascal Marin , pur cette belle méditation , de l' Esprit Saint ... Que l' Esprit Saint , nous donne le don , dont nous avons besoin dans nos vie et nous transforme ...Rita

Par Rita Giuliani 28 novembre 2016 à 19 h 24 Répondre à ce commentaire

Très belle méditation. Merci, frère Pascal.
Lorsque je lis ce passage, j'imagine que je suis là, autour de ce feu, et il fait beau. Je prends le pain, je mange le poisson, et je regarde cet homme que je ne reconnais pas, physiquement, mais je suis sûre, c'est Jésus. Je mange sans trop réfléchir car mon regard est fixe sur le Seigneur, sa mystérieuse présence. Quelle joie!

Par Lena 25 novembre 2016 à 12 h 47 Répondre à ce commentaire

splendide exposé....le calcul ...c'est bien tout de même
merci pour cette belle réflexion éclairée de l'esprit saint
Bernard

Par GRILLOT Bernard 19 novembre 2016 à 19 h 57 Répondre à ce commentaire

Merci Seigneur pour le don de la Foi augmente en moi la foi que je puisse continuer d'annoncer ton amour t'a miséricorde autour de moi. Béni mes proches mes amis (es) plongent nous tous dans l'océan infini de t'a divine miséricorde sauve toutes les âmes que tu acquises au prix de ton corps et de ton sang pour qu'aucun de tes petits ne soient perdus. Merci Seigneur pour ton Amour infini je t'adore je te loue et je te rends grâce.

Par Fred99 16 novembre 2016 à 9 h 35 Répondre à ce commentaire

Cher Bernard,

J'ai lu tous vos messages, vous êtes vraiment trop bon pour moi. Vous me faites pleurer. Heureuses femmes que cite Luc qui ont suivi Jésus jusqu'au pied de la Croix et les premiers témoins de la Résurrection : Marie, Jeanne et Suzanne. Fidèles jusqu'au bout; la foi plus forte que la peur.Je suis bien petite auprès d'elles; je voudrai avoir leur foi (être fidèle comme elles).
J'ai aimé votre conclusion : courage aux blessé (e)s de la vie qui s'expriment avec confiance dans ce forum, nous sommes à leurs côtés.
13 Novembre 2016 à 18 h 14

J'ai beaucoup apprécié aussi votre message du 13; j'en cite un passage : Il n'est pas non plus nécessaire de s'exprimer par des mots écrits sur la Toile pour demeurer en quête de l'étoile qui nous guide vers un certain nouveau-né, prêt de tout temps à s'incarner en chacune et chacun de nous. Merci à toutes et tous.
Je vous reconnais bien là cher Bernard avec toutes vos facettes : profondément croyant, frondeur, taquin (la remarque gentille à soeur Marie sur les accents).

Je vous remercie pour tout, bien fraternellement

Marie Jeanne
..

Par Marjeanne 15 novembre 2016 à 18 h 00 Répondre à ce commentaire

où donc est ta demeure ,
Agneau de Dieu qui nous invites?
Est-il enfin la dixième heure
pour le disciple à ta recherche ?
Car nul ne sait ni le jour ni l'heure
où tu viendra nous dire :
Venez et voyez !
La joie de ta rencontre
est clarté qui transfigure ;
est-elle vive au coeur du monde
depuis ta Pâque de lumière ?
Révèle -toi plus fort que l'ombre ,
dont l'Esprit murmure :
Jésus est Seigneur !
Remplis de ta présence ,
Dieu qui habites nos aurores ,
nous annonçons ta joie brûlante
à tout vivant qui te recherche .
Toi seul peux dire où prend naissance
le cri de tes apôtres :
Heureux qui croient !
Seigneur comment te suivre
avec la foi des pécheurs d'hommes ?
Pendant la nuit des barques vides,
nous voulons croire à tes mains pleines .
Passe à nouveau sur notre rive
et clame-nous encore :
jetez les filets !
Au seuil de ta demeure ;
ta croix , Jésus , nous fera signe ,
car tout apôtre aura son heure
comme toi-même as eu la tienne .
Reste avec nous , Dieu Maître ,
pour dire en tes disciples :
Salut , Croix de vie !

Par Hymne du livre des heures ! 15 novembre 2016 à 8 h 04 Répondre à ce commentaire

Merveilleux cet hymne !!!
Grand merci !!!

" PENDANT LA NUIT ,DES BARQUES VIDES ,
NOUS VOULONS CROIRE A TES MAINS PLEINES .
PASSE 0 NOUVEAU SUR NOTRE RIVE
& CLAME NOUS ENCORE
JETTEZ LES FILETS !!!!
Merci encore à frère Pascal pour son bel éclairage !
Belle journée à nous tous !!!!

Par Najoi 15 novembre 2016 à 13 h 51

Beau texte qui nous offre la possibilité du partage, et belle méditation qui explique le pourquoi et le comment du nombre 153, si énigmatique à première vue! j'étudie en ce moment les évangiles synoptiques, et aujourd'hui nous parlions de Luc, auteur des Actes des apôtres, qui parle de l'Esprit Saint (lors du baptême de Jésus, au Jourdain.) Nous aussi sommes les témoins, et nous devons apporter la parole de Dieu aux autres, puisque nous avons la chance d'avoir la foi! Comme nous le disait aujourd'hui Mgr Pierre Debergé, Pierre a toujours cru en Jésus, même s'il l'a renié: le fait de revêtir un habit et de se jeter à l'eau pour rejoindre Jésus, dans l'évangile de Jean, en est la plus belle preuve.
Merci et bonne soirée.

Par Simone Marie 14 novembre 2016 à 23 h 58 Répondre à ce commentaire

Merci!

Par mic 14 novembre 2016 à 23 h 28 Répondre à ce commentaire

Père tu veux qu'aucun de tes petits ne se perde....Aide nous a garder foi en toi pour que nous soyons tous en tous pour ta plus grande gloire dans les temps et l'éternité !!! Amen !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 14 novembre 2016 à 22 h 20 Répondre à ce commentaire

Merci frère Pascal pour vos claires explications. Luc et Jean nous relatent cette pêche miraculeuse; mais Jean la place . après la Résurrection et il précise le nombre de poissons pour bien nous faire comprendre l'universalité de l'Eglise, que l'Evangile est à annoncer à tous les peuples. Dans ce passage, le Seigneur leur apparaît sur leur lieu de travail, au bord du lac de Tibériade où ils ont repris leurs activités.
Il se montre à eux et ils ne le reconnaissent pas, il leur demande s'ils ont quelque chose à manger, ils répondent : non; mais ils
s'exécutent quand il leur dit de jeter les filets du côté droit; c'est à ce moment, seulement que le disciple que Jésus aimait le reconnaît.
C'est le Seigneur ! Pourquoi ne le reconnaissent-ils pas ? C'est bien Lui pourtant. C'est lui et le Tout Autre. C'est Celui qui revient du séjour des morts et que Dieu a ressuscité : le premier et le dernier. Il est l'alpha et l'oméga. Il est le Dieu des morts et des vivants.
Marie Madeleine l'avait pris pour le jardinier, elle l'a reconnu quand il l'a appelée : Marie ! Ah cette voix elle l'aurait reconnue entre des milliers
Rabbouni !
Tout comme les disciples d'Emmaûs; il a fallu qu'il rompt le pain pour qu'il le reconnaissent : "notre coeur n'était-il pas brûlant au dedans de nous tandis qu'il nous expliquait les Ecritures ?
Comment reconnaître Jésus ? qui est Jésus pour nous ? nous avons de la peine nous aussi à le reconnaître. Et si c'était, cette vieille femme seule, ce pauvre qui dort sous les ponts, cet enfant maltraité, cette prostituée ?
Ce passage d'Evangile nous invite aussi à jeter un regard sur notre vie de chrétiens. N'avons-nous pas l'impression de revenir les mains vides lorsque nous allons pêcher dans notre vie à la recherche de ce qui peut nous rendre heureux ? Dans le travail que nous accomplissons
prenons-nous des forces dans l'Eucharistie, la prière pour nous nourrir spirituellement, intérieurement, humainement ? Le filet de ma vie rapporte bien de besoins. Besoin d'être écoutée, pardonnée, de pardonner; d'être à l'écoute du frère, de la soeur en souffrance.
Seigneur, il n'y a que toi qui peut me dire où il faut que je jette mon filet et que je le rapporte plein à craquer de toutes les souffrances, de toutes les demandes, de tout l'amour que je peux donner; je sais qu'il sera lourd, mais avec Toi, il ne craquera pas.
Seigneur, rends-moi toujours plus disponible; fais grandir en moi la foi.

Par Marjeanne 14 novembre 2016 à 20 h 54 Répondre à ce commentaire

Je me demande ce que faisaient les disciples au lac de Tibériade si loin de Jérusalem ?
peut-être déboussolés par la mort de leur maitre, ils sont partis et retournés chez eux, Pierre y habite à Caapharnaüm
et pourtant ils sont revenus à Jérusalem pour recevoir le Saint Esprit...
et à partir de cela ils furent des missionnaires et donnèrent leur vie pour le Christ (sauf Jean le seul à ne pas mourir en martyr)

Par Cl@udio 14 novembre 2016 à 20 h 46 Répondre à ce commentaire

L 'étincelle du Feu divin
Est en moi .
La semence de l ' Esprit Saint
grandira !
J'ai reçu
Ma lumière et mon salut ,
O ma joie !
Tu fais toute chose nouvelle ,
La terre et le ciel nouveaux .
Ici jaillissent les eaux
De la Jérusalem éternelle !
Tu es là !
Alléluia !
Je nourris ma force à Ton corps ,
A Ton sang.
Je triomphe , en toi de la mort ;
Dieu vivant !
Ta Parole gonfle mon coeur ,
jour et nuit .
Il exulte dans son Seigneur ;
Il te suit !
Chaque fois que vers l'un des tiens
Vont mes pas
C'est toi-même que je rejoins ,
Dans la foi !
J'ai cherché Seigneur , j 'ai trouvé .
Il t'a plu
De donner quand j'ai demandé .
J'ai reçu !

Par Hymne du livre des heures ! 14 novembre 2016 à 20 h 32 Répondre à ce commentaire

Je crois que dans ce passage de l’Evangile de Luc, je m’attache d’avantage à la personnalité de Pierre. Il se présente dès son arrivée parmi le groupe des « 12 » sous un jour un peu rébarbatif, peu enclin à accepter et croire de but en blanc tout ce qu’il entend, sans avoir pesé son « ressenti » tout personnel. Dans les quatre Evangiles, au fur et à mesure des évènements de la vie de Jésus, Pierre est là ; on peut suivre son évolution intérieure : certes, au début, il n’est pas le premier à tout quitter (même son bateau... ) pour répondre à l’appel de cet inconnu......, mais il est le premier à découvrir en Jésus, par l’Esprit, qu’il est son Maître : LE MESSIE. Que de chemin parcouru pour en arriver là, que de doutes, mais aussi que d’élans d’amour, de confiance !
Seigneur Jésus, comme je voudrais être comme Pierre, avec ses hésitations, ses découragements, mais aussi ses élans d’amour simples et spontanés vers Toi. J’aimerais ne pas entendre le troisième chant du coq, j’aimerais ne pas dormir lorsque Tu souffres au Golgotha. Seigneur, je remets toutes mes faiblesses entre tes mains. Je sais que tu me les as déjà pardonnées par la Croix et en cette année de Miséricorde, mais envoie-nous ton Esprit afin qu’Il nous guide vers le chemin d’Amour, qui est celui qui mène à Toi, Inspire à chacun le sens de l’amour, de la Justice, du partage. Envoie TON ESPRIT pour nous guider nous ne pouvons rien faire sans Toi
Seigneur, nous te rendons grâce !

Par Marie-Madeleine 14 novembre 2016 à 17 h 00 Répondre à ce commentaire

Chez Luc (5, 4-11), la pêche miraculeuse a lieu en même temps que l'appel des disciples, l'envoi en mission pour "prendre" des hommes au lieu des poissons. J'aime cette page de Jean associant la pêche miraculeuse à un apparition du Ressuscité, où l'on voit Jésus préparant un feu et à manger pour réconforter ses amis après une nuit de labeur: c'est émouvant!
Les apôtres sont tristes, découragés: l'enthousiasmante aventure qu'ils vivaient avec Jésus, et pour laquelle ils avaient tout quitté, vient de s'achever sur la croix... Ils décident de reprendre leur métier de pêcheur, mais ils travaillent toute la nuit sans rien prendre. Rien ne va plus! Et voilà qu'il aperçoivent un homme qui les interpelle depuis le rivage: "Jetez le filet à droite de la barque..." Ils Lui obéissent sans le reconnaître, et miracle! la pêche est si abondante qu'ils ont du mal à retirer le filet. Le déclic se fait: Jean reconnaît Jésus, lui qui devant le tombeau vide avait "vu et cru". (Il est vrai qu'ils commençaient à avoir l'habitude de voir le Ressuscité, puisque l'évangéliste nous dit que c'était la 3ème fois qu'ils le rencontraient!) Et Pierre, lui qui, (dans Matthieu (14, 22-33) avait marché sur l'eau pour rejoindre Jésus, s'élance encore une fois vers Jésus qu'il a reconnu. Et un peu plus tard, après le repas pris ensemble, Jésus, après avoir demandé par 3 fois à Pierre s'il l'aimait lui confie la responsabilité de son "troupeau" de son Eglise. Pierre devient ainsi le 1er pape, dirigeant l'Eglise et prenant soin de ses membres. Quant à Jean, il mettra par écrit ce qu'il a vu, afin que "nous croyions que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu" (Jean 20, 31).
C'est bon de se rappeler, par les temps qui courent, qu'en Christ la diversité humaine a sa place, sans exclusions ni divisions, et que dans la foi en Jésus, le filet tient bon sans se rompre.

Par Mamie Ed 14 novembre 2016 à 15 h 59 Répondre à ce commentaire

J'aime ce rapprochement que vous faites entre l'attitude de Pierre lors de la marche sur l'eau et la plongée dans l'eau de celui qui a renié et a été pardonné . Il me vient beaucoup d'images et sources de méditations, aller vers le Christ en essayant de faire comme et couler ou faire avec qui l'on est pour s'en rapprocher; renouveler sans cesse ce plongeon dans l'eau du baptême.

Par Alain Par 14 novembre 2016 à 16 h 55

La parole de DIEU est salvatrice ; au Nom de JESUS CHRIST, notre Seigneur, nous devons avoir confiance et tenir bon quelque soit la situation. DIEU n'abandonne aucun de ses enfants, pour cela il faut se libérer de tout, tout remettre au Seigneur... Ce qui est difficile car on ne sait pas faire confiance, se laisser aller, donc on reste englué dans ses difficultés...et les problèmes s'aggravent qui peut conduire à toute sorte de dérive. C'est tellement plus simple d'ouvrir son cœur à DIEU!!!

Par GAVARIN Josiane 14 novembre 2016 à 14 h 32 Répondre à ce commentaire

Le ton de Jésus est celui de l'injonction, l'impératif: "jetez", "venez"; les disciples exécutent très vite en toute confiance les ordres reçus, cette scène nous donne une impression de rapidité, comme si on agissait dans l'urgence.

Cette pèche à laquelle convie Jésus nous rappelle "vous serez pécheurs d'hommes" , d'ailleurs le symbole des chrétiens était longtemps un poisson.

"Jetez et vous trouverez".
N'ayons pas peur, osons ensemble avec le Christ!
UDP avec chacun de vous.

Par MARIE 14 novembre 2016 à 14 h 16 Répondre à ce commentaire

Un autre titre du passage pourrait être "Pierre se jette à l'eau" (au sens propre comme au figuré). Il ne doute plus, et même il est peiné de ce que Jésus semble douter de lui. Il veut se racheter de sa trahison et de fait il ira jusqu'au bout.
Les disciples ne reconnaissent pas Jésus à son apparence (il devait donc être autre), mais aux signes qu'il produit (la répétition de ce qu'ils lui ont vu faire quand ils étaient avec lui). Pour moi, est ce que je suis capable de voir et de reconnaître l'action du Christ dans ma vie quotidienne ? Est ce que je suis disposée à me jeter à l'eau pour me rapprocher de lui ?

Par Antoinette G 14 novembre 2016 à 13 h 22 Répondre à ce commentaire

Dans notre vie il n'y a que Jésus qui connait où se trouve notre bénédiction, c'est dans les eaux profondes. N'ayons pas peur de ce que Christ nous a commandé de faire car Il sait ce qu'il dit ne résistons à ce que Christ nous commande de faire.

Par NKEE 14 novembre 2016 à 12 h 58 Répondre à ce commentaire

Merci pour cet éclairage et pour vos commentaires.
le symbolisme élargit la portée de nos actes.

Par rolande 14 novembre 2016 à 11 h 16 Répondre à ce commentaire

Que de symboles ! Comment expliquer cela à des enfants ? La barque tient bon ; le filet ne se déchire pas et les disciples accourent vers Jésus après avoir rempli leur filet selon les conseils donnés. IL les attend. Comme IL attend ceux et celles qui vont vers lui avec l'espoir d'être accueillis et secourus. "Pêcheurs d'hommes" est le rôle distribué par Jésus aux disciples et leurs successeurs. Combien de poissons échapperont au filet ? Combien s'enfonceront dans des eaux profondes où le filet ne les atteindra pas ? Donne-nous la grâce Seigneur d'aller vers Toi en confiance dans les eaux tumultueuses de nos vies ; Tes paroles sont notre nourriture même si nous ne les comprenons pas toujours.

Par mahona 14 novembre 2016 à 10 h 59 Répondre à ce commentaire

Je suis souvent étonnée et heureuse de recevoir des explications sur les symboles fort
des evangiles ,par exemple aujourd'hui pour le chiffre 153 .Merci Frere Pascal
Merci á Catherine pour son commentaire.
Mais j'aimerai savoir si Jesus ressusité á pu partager avec les apôtres le pain et le poisson
Puisqu'il avait une autre apparence...?
Si quelqu'un peut m'éclairer .........merci

Par Janou 14 novembre 2016 à 10 h 21 Répondre à ce commentaire

Bonjour. Ce qui est interpellant dans ce texte est le fait que les disciples ne reconnaissent pas Jésus et n'osent pas lui demander qui il est. Que faut-il en déduire?

Par minervas 14 novembre 2016 à 10 h 01 Répondre à ce commentaire

Que l'Esprit-Saint soit à l'oeuvre aujourd'hui pour rassembler dans la foi au nom de Jésus-Christ toutes nations, langues et peuples sans exclusions, ni divisions mais animés seulement par l'amour de Dieu et de chacun de nos frères et soeurs en humanité. En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 14 novembre 2016 à 9 h 47 Répondre à ce commentaire

Cher frère,
merci de cet "éclairage" augustinien, voilà une interrogation qui a trouvé pour moi une réponse.
Permettez-moi de vous partager ce que j'avais compris, compréhension peut-être un peu libre( ?) des interrogations que me posait ce texte:
°Pourquoi Pierre "revêt-il son vêtement" pour se jeter à l'eau ?
Le vêtement symbolise la "mission d'Apôtre" (mission qu'il avait abandonnée par découragement après la mort du Maître).
°Pourquoi Jésus lui dit-il de jeter ses filets "à droite" ?
La droite dans la tradition rabbinique symbolise "la main de la miséricorde" -donc "à droite", j'y ai vu le "Sacrement de la Miséricorde" sacrement du pardon qui permet à toute cette foule de "revenir" dans la pleine amitié avec Son Seigneur.
Catherine

Par Lauber Catherine 14 novembre 2016 à 9 h 40 Répondre à ce commentaire

Par l'action de l'Esprit saint que le Seigneur me donne la grâce de la parole .... En cette période ou l'informatique prend plus de place que le partage et ou on se sent seul très souvent sans y être vraiment ..... Le flet ne s'est pas déchiré, nous dit
St Jean....En Jésus , dans la foi , il tient bon .... Que le Seigneur nous donne la force de tenir bon ......

Par Ninine 14 novembre 2016 à 9 h 18 Répondre à ce commentaire

Merci pour ces 153...Je m'étais toijours demandé pourquoi les disciples s'étaient mis à compter les poissons au lieu d'aller manger comme Jésus les y invitait ! Il fallait bien que ce soit un symbole !

Par ninon 14 novembre 2016 à 9 h 17 Répondre à ce commentaire

Les deux autres apparitions se retrouvent peu ou prou dans les autres Evangiles (apparition à Marie-Madeleine, puis aux apôtres réunis, préfiguration de la Pentecôte). Cette 3ème (et dernière) apparition est propre à Jean : il s'agit de l'intronisation de Pierre comme fondateur de l'Eglise; d'où la triple interrogation ("Pierre, m'aimes-tu ?"). Les disciples sont amenés à croire de plus en plus à la continuité des manifestations du Seigneur, par la fécondité et le partage de nourriture, comme dans le miracle de la multiplication des pains. Après avoir reçu l'Esprit Saint, ils seront capables de prendre le relais, ayant la vie du Christ en eux.

Par Antoinette G 14 novembre 2016 à 9 h 16 Répondre à ce commentaire

"En Jésus, dans la foi, il tient bon."
Ce sont les mots que je choisis de retenir et de méditer aujourd'hui.
Merci, frère Pascal et bonne journée à tous...

Par Béa 14 novembre 2016 à 8 h 28 Répondre à ce commentaire

la tête embuer par un bon rhume m’empêche de réfléchir et donc de comprendre ,!J'acceuille ce qui m'es donner. Merci pour vos expliquations. Bonne journée.

Par sabrina 14 novembre 2016 à 8 h 23 Répondre à ce commentaire

Autrement dit :
Ils seront tous enseignés par Dieu .
Jésus rappelle qu'il y a plusieurs demeure , ailleurs Jean dans l'apocalypse :
qui signifie révélations ! nous convie dans ce qui s'y passe dans ces sept églises ?
On y retrouve que ce qui Est qui était , et demeure .
Tenir bon ? Oui , mais alors faire pour les autres ceux que l'on voudrait que l'on
fasse pour soi-même .Le soutien , la charité , colis bien endommagé par bien des
mercenaires , dire cette vérité ! Qui est de voir des gens rendre service , mais pas
à Dieu , mais qui se prenne pour Dieu , endommageant l'édifice des autres dans leurs
chairs. Par ce qu'il n'ont pas l'amour de La Maison de Dieu , et créent des divisions .
Des ruptures , des abandons , sous -couvert d'image angélique , n'ayant que le calcul
dans leurs service destructeur , celui de la gloriole , du gain , d'être admiré en éliminant ce
qui est vrai , voir même des tels ayant été ailleurs , mais ne trouvant pas de place par voracité
de ces semblable , revenir dans sa première église , malgré un re- baptême , mais avec un esprit
sept fois plus "mauvais " , s'assoir et se frotter les mains de l'aubaine de ce que dans le manque de "mains d'oeuvre
on devient aveugle , et l'on prends , "des pauvres " nous rendant encore plus pauvres . A la fin
on craque , et l'on entends , des mauvais propos , oui sans raison , ceux -ci sont infidèles ...
Alors qu'ils prient , dans la faim , la détresse , se faisant déjà un avant goût , de ce qu'il ne restera plus rien , pierre
sur pierre . Se tenir tranquille , dans la Parole , dans la prière , dans ce que Dieu est avec nous Tous , là où d'autres
pensent avoir tout reçu uniquement pour eux ; c'est chers frères et soeurs , un discernement simple pourtant .
Le Pape François , lui n'a pas hésiter à aller chercher le Papa Benoît , ainsi faisant voir ce qu'est l'amour , le respect
de ce qui unit vraiment ....Oui vraiment , heureux l'homme qui ne prends pas parti des méchants ; ne s'arrête par sur le chemin des pécheurs et ne s'assied pas sur le banc des moqueurs , mais qui se plaît à la loi du Seigneur ...Psaume 1
Prions pour tout ceux , qui sont dans la dispersion , un soutien qui peut donner la vue aux aveugles et surtout rendre à
Dieu ce qui est à Dieu . Pour toutes les communautés dans le monde ...petites et grandes . Car là où il y a des divisions ,
il n y a pas d'amour du tout . Prions pour avoir du discernement , car la conversion , c'est aussi tomber et se relever Par
La Parole .

Par fred 14 novembre 2016 à 8 h 16 Répondre à ce commentaire

Encore une fois , cette méditation arrive à un moment particulièrement éloquent dans les événements vécus de ces jours, merci Frère Pascal . Hier , à Paray le Monial s'est vécu la fermeture de la porte de la miséricorde, avec notre Évêque : La Chapelle de la Visitation était aussi pleine que ce filet rempli de poissons , et il régnait une joie paisible où chacun était attentif à l'autre , la cérémonie très simple et très priante où les chants jaillissaient des cœurs , étaient belle de cette unité fraternelle. Oui le filet ne s'est pas déchiré : " En JESUS,dans la foi il tient bon ".
En effet , c'est tous ensemble que nous pouvons vivre et témoigner de cette merveille de de la Foi , qui peut chanceler mais qui reste vivante grâce à cette dimension d'Eglise dont vous parlez : qu'il est bon dans le coeur de nos épreuves de se savoir membre d'un peuple en marche , où la prière de tous , se révèle dans nos cœurs dans cette force surprenante :
Oui dans cette communion vivante , c'est le CHRIST dans la vitalité de sa résurrection qui nous remet debout .
MERCI à tous Infiniment.

Par Nicole.B 14 novembre 2016 à 8 h 11 Répondre à ce commentaire

Bonne journée, un peu frisquette ce matin ! Permettez que j'ajoute mon brin d' humour à ce texte. Comment ont-ils eu le temps, même s'ils étaient six disciples au moins au bord du lac, de compter 153 poissons ? Déjà Pierre s'est jeté à l'eau pour rencontrer le Seigneur et Jean qui Le reconnaît, devait être tout émerveillé ! Quant aux autres ils "bossaient" dur pour ramener les filets... Un poisson vivant, cela vous glisse des mains ! Et Jésus qui a tout préparé, le feu de braise...le feu de l'Esprit pour en revenir à la Pentecôte. Non, le filet ne se rompt pas...mais certains poissons glissent entre les mailles... Comme le disait Reinhold SCHNEIDER, dans un temps douloureux avant sa mort : Il me semble glisser entre les mailles de Celui que j'aimais tant. Mais lui, le poète, est mort le dimanche de Pâques 1958, son visage merveilleusement pacifié nous dit que le divin Pêcheur l'a gardé dans son filet.

Par Gabrielle Metzinger 14 novembre 2016 à 8 h 01 Répondre à ce commentaire

Impression de déjà-vu que cette pêche miraculeuse et pourtant, ce qui semblerait un retour en arrière pour Pierre, lui donnant de revivre ses premiers instants avec Jésus, n'en est pas tout à fait un. Pierre part à la pêche, comme il le faisait autrefois. Il jette le filet, à l'injonction d'un étranger, comme autrefois, mais c'est lui-même qu'il jette à l'eau lorsque Jésus est reconnu à ce signe. Il se jette à l'eau dans son impatience, comme il avait couru, au matin de Pâques, le cœur débordant d'espérance. Le "disciple que Jésus aimait", l'avait alors distancé à la course, de même qu'il reconnaît ici le Seigneur avant lui, mais c'est bien Pierre qui le premier rejoint Jésus sur la berge, comme il fut le premier à entrer dans le tombeau. Pierre qui se jette à l'eau ne semble-t-il pas alors un vibrant écho du "il vit, et il crut" du disciple au tombeau?

Finalement, peut-être est-ce cela rencontrer Jésus: la vie semble suivre son cours, dans le quotidien, dans le plus banal de nos vies, et pourtant plus rien n'est pareil. Il est cette joie qui soudain gonfle le cœur, cette espérance qui pousse en avant, qui parfois même fait se jeter à l'eau. Cette joie, cette espérance, n'ont-elles pas pour nom Esprit? Dieu, habitant mon cœur, qui alors sait? Cet Esprit qui nous assemble dans le filet du Christ, confié aux mains de Pierre.

"(…) une communion fraternelle où la diversité humaine a sa place, sans exclusions, ni divisions." Comme il est bon d'entendre cela, fr. Pascal, en ces temps où l'accueil de tout ce qui fait la diversité de la vie semble attaqué et mis à mal! Ce filet qui tient bon dans la foi n'est-il pas alors aussi force donnée pour que nous fassions de même?

Par Audrey 14 novembre 2016 à 6 h 57 Répondre à ce commentaire
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