David

« Va et que le Seigneur soit avec toi. » 1 Samuel 17,37

Jonathan intercède pour David

1 Samuel 19, 1-7

Saül dit à son fils Jonathan et à tous ses serviteurs son intention de faire mourir David. Mais Jonathan, le fils de Saül, aimait beaucoup David et il alla le prévenir : « Mon père Saül cherche à te faire mourir. Demain matin, sois sur tes gardes, mets-toi à l’abri, dissimule-toi. Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras. Je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il en est et je te le ferai savoir. »
Jonathan fit à son père Saül l’éloge de David ; il dit : « Que le roi ne commette pas de faute contre son serviteur David, car lui n’a commis aucune faute envers toi. Au contraire, ses exploits sont une très bonne chose pour toi.
Il a risqué sa vie, il a frappé à mort Goliath le Philistin, et le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël : tu l’as vu et tu en as été heureux. Pourquoi donc commettre une faute contre la vie d’un innocent, en faisant mourir David sans motif ? »
Saül écouta Jonathan et fit ce serment : « Par le Seigneur vivant, il ne sera pas mis à mort ! »
Alors Jonathan appela David et lui répéta tout ce que le roi avait dit. Puis il le conduisit à Saül, et David reprit sa place comme avant.

Méditation

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Chercher la paix

Tout devrait opposer Jonathan à David. Ils sont de la même génération. Tous deux sont des guerriers confirmés et ils se trouvent en compétition pour la royauté d’Israël. Mais Jonathan, contrairement à son père, n’est pas jaloux des succès de David. Il est toujours loyal avec lui et le protège régulièrement des pulsions de meurtre de son père. Car Saül est malade et violent. Il adopte parfois un comportement incohérent et il aurait, par exemple, volontiers tué son propre fils après avoir remporté une victoire sur les ennemis. Ici, l’intercession de Jonathan s’apparente à l’intercession du Christ et elle établit la paix.
Dans nos familles et nos communautés, nous vivons parfois des situations analogues, avec des crises violentes, souvent plus psychologiques que logiques. On a besoin alors de gens qui ont la tête sur les épaules et qui gardent leur sang-froid. Lucides comme Jonathan qui met David à l’abri, ils sont aussi capables de faire entendre la voix de la sagesse.
Au lieu d’attiser les jalousies, il convient de valoriser tout ce qui peut l’être, auprès des deux parties. Jonathan fait ainsi entendre à son père qu’il est dans son intérêt d’avoir à ses côtés un homme courageux comme David. Celui-ci a fait ses preuves, il peut l’aider encore. Le tuer sans motif serait une faute irréparable.
La paix peut être le fruit de l’intelligence et des situations bien comprises. La charité, ou même tout simplement la justice, contrairement à ce que l’on imagine parfois faussement, sont une voie de sagesse. Elles sont dans l’intérêt de tous, bien sûr, mais surtout dans l’intérêt immédiat de celui qui la met en pratique.

Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Bruxelles.

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67 commentaires

En union de prière pour la paix, pour les victimes en Espagne, mais aussi dans le monde, pour toute c'est famille dans la souffrance, seigneur entend notre prière qui vient de notre coeur.

Seigneur
Toi qui fais de la paix un don de Dieu pour les hommes
accorde à toutes les familles cette paix
Sans laquelle il n'y a ni justice, ni amour ni pardon
chasse loin de nous l'esprit de colère et de rancune
Apprend-nous à être a l'écoute les uns des autres
que notre maison soit un havre de paix
au milieu des tension de ce monde.

A l'image de ton Église
que le christ soit la source et le sens de notre vie
pour qu'il règne sur notre famille lui prince de la paix
Pour cela, apprend -nous Seigneur
a etre assez maître de nous - même pour
ne pas imposer aux autre la fatigues
et la mauvaise humeur qui viennent de l'extérieur
Accorde à chacun de nous un coeur qui comprenne
une oreille qui écoute, une main qui aide
qu'en dès amorçant les conflits
La paix ait toujours le dernier mot entre nous
Que tout ceux qui viennent dans nos familles
fassent l'expérience de la paix qui vient de toi

Rappelle -nous toujours l'importance de prier pour la paix
Sans laquelle il n'y a pas d'avenir
ni d'amitié possible entre les hommes

Offre à nos enfants
par l'exemple de notre unité et de notre pardon en famille
L'expérience de la PAIX qui fera d'eux
Des témoins confiant et unifiés. ..Amen

Par brig 17 août 2017 à 23 h 23 Répondre à ce commentaire

Titre : Ce que veut l'amitié.

Poète : Henri-Frédéric Amiel (1821-1881)

Recueil : Il penseroso (1858).

Ami, j'entends bien tes maximes,
Tes avis, tes conseils, tes vœux,
Et, dans nos entretiens intimes,
J'ai même entendu tes aveux ;
Et pour tout cela mon cœur t'aime
Mais tout cela n'est pas toi-même,
Et c'est toi-même que je veux.

Par Il penseroso 17 août 2017 à 17 h 58 Répondre à ce commentaire

Jonathan, médiateur pour apaiser son père envers David, réussit avec gentillesse et bon sens à éviter un drame de la jalousie.
Comme vous le dites très justement, chère sœur Marie:
"la paix peut être le fruit de l'intelligence et des situations bien comprises".
Nous pouvons, avec François d'Assise demander nous aussi:
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en donnant qu’on reçoit,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
et c’est en mourant qu’on ressuscite à la vie éternelle.

En union de prières avec chacun de vous.

Par MARIE 17 août 2017 à 15 h 40 Répondre à ce commentaire

Merci ma chère Marie, pour vos commentaires que j'apprécie beaucoup, humblement dans l'amour du christ, ainsi que pour vos prières pour chacun de nous, en union avec vous *

Par brig 18 août 2017 à 19 h 13

"Craignez seulement Yahvé et servez-le sincèrement de tout votre cœur, car voyez ce qu'il a fait de grand avec vous." (1S12,24) Ces paroles de Samuel à Saül, c'est Jonathan qui leur donne vie. Il sait ce que Dieu a fait de grand avec lui. Sa victoire sur les Philistins, c'est en marchant avec Dieu qu'il l'a bâtie : "car rien n'empêche Yahvé de donner la victoire, qu'on soit beaucoup ou peu" dit-il à son écuyer, avec qui il est parti seul les affronter (1S14,6). Si Jonathan n'est pas mort, comme son père l'avait décidé, c'est parce que le peuple a intercédé pour lui - ce peuple auquel Saül obéit. "Est-ce que Jonathan va mourir, lui qui a opéré cette grande victoire en Israël? Malheur à nous, par la vie de Yahvé, si tombe à terre un cheveu de sa tête, car il a agi avec Dieu aujourd'hui!" disent-ils à Saül (1S14,45). Ils ont vu ce que Dieu a fait de grand avec Jonathan, et par leurs mots écartent la mort promise. Ils donnent vie.
Ce que Dieu a fait de grand avec David, c'est bien, à son tour, ce que Jonathan essaie de faire entendre à son père. Par David, "le Seigneur a donné une grande victoire à tout Israël", lui rappelle-t-il, "ses exploits sont une très bonne chose pour toi". Tant il est vrai que "le grand" que fait Dieu en nos vies déborde, rejaillit. Ce bien n'est jamais pour soi seul. Il diffuse la vie. Ce grand que Saül, malgré ses beaux serments éphémères, refuse de voir en sa vie. Il dit pourtant la vérité, malgré lui: David vivra, grâce à ceux qui accueillent la vie.

Par Audrey 17 août 2017 à 7 h 30 Répondre à ce commentaire

Merci, vraiment merci,pour les méditations sur ces thèmes bibliques qui sont fondateurs!

Par Thibaux 3 août 2016 à 12 h 56 Répondre à ce commentaire

Merci soeur Marie Monnet , pour cette belle méditation , je me rend compte que depuis les temps anciens , les familles ont connus des problèmes et difficultés, J'ai connus des situations bien difficiles , depuis mon enfance, lorsque je me sentais très seule, Jésus a rempli le vide affectif que j'avais en moi, il connaît nos besoins, Jésus à toujours été ma seule espérance.. Rita

Par Rita Giuliani 2 août 2016 à 19 h 50 Répondre à ce commentaire

Avec pas mal de retard, dû à des problèmes de connexion, me voilà de nouveau avec vous tous. Merci chère soeur Marie, votre commentaire me touche beaucoup; dans la famille de mon époux, nous avons connu des année de discorde à cause de la jalousie d'un frère; j'en ai d'ailleurs parlé un jour dans un de mes commentaires. Mon mari a toujours essayé de mettre la paix en vain. Après la mort des deux aînés de la fratrie, les quatre survivants s'ignorent. C'est une grande tristesse de voir une famille déchirée à cause de la jalousie, le manque de patience, l'entêtement à rester sur ses positions.
Cher Bernard Bruxelles , je peux imaginer ce que vous ressentez, à cause de l'entêtement de votre fils.Ne perdez pas courage, espérez; un jour il vous reviendra; c'est votre enfant. Ne vous lassez pas de prier; le Seigneur nous l'a conseillé : " demandez, on vous donnera, car quiconque demande, reçoit.Frappez, on vous ouvrira"; voyez l'ami importun qui dérange
son ami en pleine nuit; par son insistance, il obtient gain de cause. Combien plus, notre Père céleste qui veut notre bonheur.
Cette Eglise que nous formons sur la toile, où nous partageons nos joies, nos peines, nos souffrances, nos doutes... où chacun s'exprime selon ses moyens, ses possibilités, sachant que des frères et soeurs vont lire ses messages avec respect, humanité, bienveillance,...Dans cette Eglise en marche, nous prions les uns pour les autres de tout coeur; notre prière est universelle.
La France, la Belgique, le Canada : Paul, Micheline, vous Bernard. Et tous les autres. Audrey avec ses beaux commentaires, Brig, Monette, Mahona...Et vous cher Fred. Que le Seigneur vous assiste, que sa douce Mère vous console. Courage; on se retrouvera chez Dieu.

Par Marjeanne 1 août 2016 à 22 h 23 Répondre à ce commentaire

comme quoi, gardons les oreilles sinon ouvertes, en tout cas pretes à s'ouvrir! = forme de disponibilité......ET PUIS, l'Esprit
Saint se débrouille, et lance son œuvre.

Gardons confiance!
francoise de paris

Par ronze 1 août 2016 à 17 h 09 Répondre à ce commentaire

grace a johnatan une âme qui intercède pour éviter qu'une personne innocente soit injustement traitée. il en va de même dans la vie de tous les jours. si j'aide mon prochain de cette façon par la parole, je rends service a Jesus.

Par delph 1 août 2016 à 7 h 03 Répondre à ce commentaire

Bonjour,

Je remercie Dieu car je reviens de Lourdes avec 2 collègues de travail, non croyantes. Nous connaissions la souffrances au travail. C'était un temps de repos dans le respect. Elles m'ont encouragée à passer plus de temps dans la prière.

Elles ont participé à une messe, une procession mariale et elles ont été à la grotte. Tout s'est déroulé dans le respect et la paix...Une est partie avec mon évangile, l'autre à déjà la foi mais reste dans l'aveuglement. Cette dernière a encouragé l'autre à remercier Dieu avant de partir. Alors que je remerciais Dieu à la grotte, elles ont rempli mes bouteilles en les transportant à l'hôtel. Elles ont aussi acheté des chapelets pour donner à un prête partant pour l'Afrique ainsi que des connaissances dans l'église.

Emma!

Par Emma! 31 juillet 2016 à 17 h 38 Répondre à ce commentaire

J'ai besoin d'un grand repos au milieu de champs de coquelicots
Sous le chant des oiseaux , de mon âme en prière , m'élever en lumière ,
pour suivre le Très - Haut .
Traverser les montagnes lumineuses au confin de l'absolu , au dela du visible
dans l'écho si doux des chants de mes frères et de mes soeurs plus aucun
pouvoir déstructeur dans l'église de mon coeur , dans la grâce de mon baptême
n'arrosez plus mon tombeau de vos pleurs .
Ne laissez que des fleurs , pour ce que fût ma vie , en hommage à l'Esprit Saint ;
qui fit de mon corps son sanctuaire , un parfum d'encens , et de roses , en offrande
au Père Divin . Dans l'évangile de La Parole Sacrée au psaume de David , joie et bonheur
m'accompagnent pour vivre des jours dans fin .

Par Auteur anonyme 30 juillet 2016 à 20 h 03 Répondre à ce commentaire

Moi aussi j’aurais aimé avoir un retour, à différentes occasions, de la part des auteurs de la méditation. Mais j’ai toujours pensé que ces dernières étaient enregistrées à l’avance et que les intervenants étaient occupés à préparer les autres démarches qui nous seront proposées, ou les autres engagements demandés par leur communauté. Je pense également qu’ils n’ont pas, nécessairement le temps de lire tous nos commentaires.

Cela dit : nous restons parfois sur notre soif. Demandons à l’Esprit de nous éclairer selon les besoins particuliers de chacun.

Fred, Paul (Bruxelles) et tous les autres, je demeure en communion de prières avec vous tous et cela non pas seulement pour les jours suivants, mais vous êtes tous et chacun dans mon petit panier de prières, au pied de la croix dans mon coin de prières. Ce sera le Seigneur qui vous sortira de ce petit panier, lorsque ma prière ne vous sera plus utile.
Merci pour tous vos partages.

Par Micheline (Canada) 30 juillet 2016 à 19 h 09 Répondre à ce commentaire

Chère Micheline du Canada,

Je peux comprendre les raisons que vous suggérez avec beaucoup de gentillesse, comme Monette, d'ailleurs.
J'ai envie d'ajouter que nous sommes tous, aussi, " très occupés ".
Mais ce n'est pas le plus important.
Il s'agit pour moi, seulement, de ne pas rater l'essentiel.
Et je redemande encore une fois à nos frères et sœurs initiateurs du projet d'y réfléchir.

Fraternellement,
nous restons tous en lien, grâce à la Présence réelle du Christ parmi nous.

Bonne nuit à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 30 juillet 2016 à 21 h 11

Merci, Paul, pour votre engagement, l'élan spirituel qui anime vos commentaires, la lucidité qui inspire votre présente démarche.
Que la paix de Dieu vous accompagne sur le chemin.
Qu'elle atténue toutes les souffrances relatées sur ce forum, notamment celles de Fred.
De tout cœur avec chaque membre de notre communauté d'internautes.

Par Bernard (Bruxelles) 30 juillet 2016 à 15 h 15 Répondre à ce commentaire

Chers amis,

Je vais prendre congé de nos méditations pendant un mois.
Je vais faire « retraite ».
Soyez, chacun et chacune, bénis pour la générosité de vos partages.
Ces derniers temps, ma participation à ce blog a pris trop de place dans mon esprit.
Je vais, pendant ce temps de pause, essayer d’être attentif à la Présence de Dieu, de Son Fils,
là où je suis, et avec qui je suis, dans le concret de ma vie.

Je l’ai souvent dit : je continue à regretter que le frère ou la sœur qui initie le partage du jour sur le blog
ne reprenne pas la parole, en fin de journée,
pour nous réunir tous et chacun dans l’essentiel, dans la Présence vivante du Christ.

J’ai eu, parfois, l’impression que le frère ou la sœur nous déposait,
dans la nuit, un plat sur la table
et quittait la pièce sans se préoccuper de savoir si nous avions les couverts nécessaires pour le manger,
ou si nous avions pu partager entre nous ce qui en est le plus nourrissant.

Ce que nous partageons sur le site, à propos de nos vies de vases d’argile,
- et il est bon que nous en parlions ensemble -, ne doit pas effacer l’essentiel.

L’essentiel se trouve dans la Paix que Dieu nous propose,
par la Présence, réelle, aimante et pardonnante de son Fils,
à chacun de nous, au cœur de nos vies humaines.

J’ai besoin de paix pour repenser à tout cela,
et sans doute mieux discerner ce que je vis aujourd'hui.

Fred, vous êtes dans ma prière.
Où que vous soyez, … nous ne sommes pas seuls.
Il est avec nous, et nous sommes avec vous.

Bonnes journées, à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 30 juillet 2016 à 15 h 06 Répondre à ce commentaire

Paul, je vous souhaite une bonne "retraite" . Nous en avons tous besoin à un moment ou un autre. Se recentrer sur l'essentiel, c'est important et je crois nécessaire, même vital pour moi.
Tout comme vous, je regrette le manque de réponse de la part des intervenants, ils doivent avoir déjà charge de travail, mais parfois je me demande si je suis complètement "à côté" et je n'ose pas laisser de commentaire dans ce cas.
Merci à vous Paul, en union malgré votre absence sur le site, que votre "silence" vous porte des fruits :-)

Par monette 30 juillet 2016 à 18 h 03

Bonjour paul,
Un grand bonheur pour vous,une retraite fait tellement du bien,ce posé, être dans le calme, entouré de ceux qu'on aime,lieu de méditation, de nouvelles rencontres spirituelle, lieu de paix,je regrette ce temps là, mais pèlerinage, et retraite, je me permets une petite note d'humour (pensé a me mettre dans vos bagages, je ne suis pas très lourde )moi qui suis bien souvent dans ma chambre, qui donne sur ma belle nature,et les collines aussi un lieu de silence, la nature est tellement belle, je vous souhaite une très bonne retraite, revenez nous vite,et que le souffle de l'esprit vous guide, pour le retour de vos commentaires, tellement vrai, a bientôt, fraternellement brig

Par brig 30 juillet 2016 à 19 h 22

Merci, Brig,
prenez bien soin de vous.
Chaque fois que j'allumerai une petite bougie, le matin,
vous, comme chaque personne qui a accès à ce blog,
serez parmi ceux auxquels je pense.
Fraternellement.
Paul

Par Paul (Belgique) 31 juillet 2016 à 11 h 08

UDP Paul, je lis votre message à retardement.
Que le Seigneur vous accorde PAIX et JOIE.

Par MARIE 31 juillet 2016 à 17 h 29

Bonjour Fred,
Vous serez toujours dans nos pensées et nos prières, bien amicalement,
monette

Par monette 30 juillet 2016 à 13 h 47 Répondre à ce commentaire

Bonjour fred,

je suis triste,il y a petit moments que nous marchons ensemble sur le chemin de foi, de la rencontres, du partage, de l'amour
Que vous portez pour notre sainte église, et que retrouve en vous ,dans vous commentaires de chaque jour,étant malade, je comprends, la difficulté de ce chemin et de nous relevé n'est pas toujours facile, mais vous avez une très grande force en vous,cher fred, tout c'ette amour du christ et qui vous aime,et cette totale confiance, c'est vous qui nous avez PORTER, par vos paroles de sagesse, merci pour tout cela,et j'espère vous retrouvez un jour de tout coeur,je ne vous oublie pas je pense bien a vous,dans ma prière, vous allez me manquer sur le site.....coeur uni de jésus et de marie. ...merci pour tout c'est bon moment. ..Fraternellement brig

Par brig 30 juillet 2016 à 8 h 49 Répondre à ce commentaire

A l'attention de Fred, (20 h 21)

Cher Fred,
Un des commentaires de "Carême dans la ville" faisait référence à une prière de St Jean de la Croix : "Un grand amour m'attend". Prière que l'on retrouve sur Internet et que je trouve sublime. Désormais, je la dirai en pensant à vous.
Très fraternellement.

Par Marie-Thérèse L. 30 juillet 2016 à 7 h 53 Répondre à ce commentaire

Chère Isabelle,
Comme vous êtes intervenue récemment pour m'apporter votre sympathie et vos encouragements, j'ai eu la curiosité de relire vos commentaires précédents (vivent les moteurs de recherche !). Toutes vos réflexions sont du miel, merci !

Par Bernard (Bruxelles) 30 juillet 2016 à 15 h 18

La parole de sagesse de Jonathan,

La parole de sagesse vient de l'esprit de sagesse, c'est une parole divine exprimé au bon moment,
Nous avons touse besoin d'une bonne parole,afin de prendre une bonne décision,
"Une réponse douce calme la fureur " et contribue a notre paix, fraternellement

Par brig 29 juillet 2016 à 22 h 53 Répondre à ce commentaire

faire la paix est un acte de miséricorde si nous voulons le bien d'autrui, qu'il se convertisse, et cette paix est dans l’intérêt de tous elle nous protège contre toutes agressivité, révolte,vengeance, jalousie.....Demandons aux Seigneur sa Paix pour que nous la partagions Amen !!! Merci pour cette méditation très riche..

Par Marie-Noëlle HONORE 29 juillet 2016 à 22 h 38 Répondre à ce commentaire

Chère Marie-Thérèse L (21h31),
Votre réponse me va droit au cœur. C'est la grâce de ce forum de vivre des partages, des connivences, mais aussi des confrontations, dans la recherche sincère du message évangélique.
Le bon grain et l'ivraie germent de pair dans les écrits de l'Ancien Testament avant que la tendresse de Dieu se manifeste en plénitude dans les paroles du Christ. Que l'eucharistie nous rassemble dans nos diversités pour devenir, toutes et tous, des artisans de paix !

Par Bernard (Bruxelles) 29 juillet 2016 à 21 h 56 Répondre à ce commentaire

Aide-nous, Esprit-Saint, à valoriser les autres, à mettre en évidence leurs talents, à être juste ; nous deviendrons ainsi des artisans de paix pour notre humanité qui en a tant besoin. En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 29 juillet 2016 à 20 h 57 Répondre à ce commentaire

Merci soeur Marie pour cette belle réflexion...il n y a pas de doute que la chose la plus difficile au monde sont les relations humaines! Et il est vrai que plus on est proche par le sang plus c est difficile à gérer surtout si la famille n a pas su dès le plus jeune âge valoriser des comportements bienveillants et charitables entre frères et soeurs qui permettraient précisément d éviter "la jalousie et les rancunes" mentionnées dans un des commentaires ,tout en diminuant les tensions entre les personnes.

On devrait pouvoir vivre l amour fraternel d abord en famille avant de l étendre à nos frères ds le Christ, mais on ne sait pas toujours réagir ,enfant, adolescent ou même adulte , face à des comportements "incohérents"qui nous minent de l íntérieur...

Je prie l Esprit de m éclairer pour éviter la propagation de ces petites guerres qui peuvent devenir la source d autres plus grandes et encore plus néfastes.

Je vous remercie également de rappeler que ce genre d attitude "est dans l intérêt de tous mais surtout dans l intérêt immédiat de celui qui la met en pratique"; J aime beaucoup les conseils qui nous poussent à des changements qui vont nous faire du bien en même temps.

Par véronique 29 juillet 2016 à 18 h 46 Répondre à ce commentaire

Saül est peut-être malade et violent, adoptant parfois un comportement incohérent, mais il est quand même capable d'écouter au moins une personne, il écoute son fils!
Pas si malade et incohérent que cela comme comportement, et même plutôt sage comme comportement, avoir l'humilité d'écouter celui que l'on a élevé, à qui on a "tout" appris, et qui est bien placé pour vous succéder...
"Prendre une leçon" de son enfant n'est pas toujours très bien vécu par les "parents", de chair, ou "spirituels"... Certes, Jonathan y met les formes et les arguments qu'il faut. Il sait comment parler à son père.
Parfois on peut avoir un "regard très clair" sur les situations, mais si on n'a pas la bonne façon de les dire, et une oreille à l'écoute de l'autre côté, le résultat risque d'être très aléatoire...

Par & 29 juillet 2016 à 17 h 48 Répondre à ce commentaire

Chère Sœur Marie,

Souvent choqué par le choix et les tentatives de récupération des textes de l'Ancien Testament, empreints de violence, je n'ai pas hésité à vous égratigner quelque peu, vous et d'autres intervenants, dans de récents commentaires.
Mais je tiens à honorer votre profonde humanité et le désir manifeste qui vous habite de chercher des voies de paix et d'espérance.
Même si je n'apprécie guère le contexte guerrier de cette marche biblique qui nous rassemble, je confesse humblement qu'un Jonathan serait le bienvenu pour convaincre mon deuxième fils de reprendre le chemin du dialogue, après tant de prières, demandes de pardon pour les malentendus involontaires, mises à plat et autres propositions de réconciliation, laissées sans réponse depuis près de dix ans, tandis que grandit la petite-fille dont mon épouse et moi ne connaissons même pas le visage.
D'autres souffrances, bien plus vives, sans doute, affleurent régulièrement sur ce forum. Que celles et ceux qui désespèrent puissent recevoir compassion et réconfort !

Par Bernard (Bruxelles) 29 juillet 2016 à 15 h 01 Répondre à ce commentaire

Permettez-moi, Bernard, d'ajouter un mot au sujet de votre message à Sr Marie.

Votre intervention est émouvante dans sa simplicité. Puissent la compassion et le réconfort que vous souhaitez pour tous les souffrants (et qui ne l'est pas ?) retomber sur vous et votre épouse en une pluie bienfaisante qui redonne vie à la terre. Nous avons la chance de faire partie d'une communauté de soeurs et de frères reliés par le désir sincère de propager l'union et la paix parmi nous et personnellement j'y trouve un soutien.

Vos propos, quelque peu véhéments sur les textes imbuvables de la bible ne m'ont vraiment pas heurtée et si c'eut été le cas, le "choc" reçu se serait vite estompé, sachant la souffrance qui était à la source.

Ma prière vous rejoint ainsi que votre fils auquel je souhaite de trouver le soutien d'un guide (psy ou ami, peu importe) pour revoir sa position.

De tout coeur.

Par Marie-Thérèse L 29 juillet 2016 à 21 h 31

Chère Marie-Therese,
Je me permets de répondre à votre commentaire en réponse à Bernard, qui "m'égratigne" un peu.
Personnellement, j'ai trouvé quelqu'un (psy) avec qui je chemine depuis déjà un certain temps et le but de ce "travail accompli" n'est pas forcément de "changer les positions" de celui qui entre en thérapie mais plutot de comprendre pourquoi il en est arrivé à ces positions-là, et ceux qui se sentent "victimes" de ces positions et ne les comprennent pas ont parfois quelque chose à voir là-dedans, bien plus qu'ils ne le pensent et peuvent le comprendre s'ils n'entament pas eux-mêmes un chemin sur eux-mêmes. Il faut beaucoup, beaucoup, de recul pour pouvoir "revenir", mais on est peut-être différent de celui ou celle que nos proches "croient connaître" et c'est difficile de les rencontrer.

Pardon, cher Bernard, je parle à demi mots de ce qui me concerne et pas de votre situation que je ne connais pas.

Par Isabelle 29 juillet 2016 à 22 h 06

Chère Isabelle,
(En espérant que ma réponse suive votre commentaire, pour rester dans la logique de ces échanges – J'ai en effet déjà tenu à remercier Marie-Thérèse, mais à un autre endroit du forum, à 21h56)
Vous devez d'autant moins me demander pardon que je partage tout à fait le cheminement de lucidité que vous décrivez.
Je suis bien conscient que notre bonne volonté de parents toujours désireux d'agir au mieux ne nous exonère pas des erreurs que nous avons pu commettre à l'égard de notre fils, nourrissant ainsi son ressentiment.
Cette attitude d'autocritique, nous avons tenté de la faire passer en demandant humblement pardon à notre fils, proposant de faire table rase de tous les propos insultants qu'il nous a adressés, mais cette démarche entreprise dans un effort désespéré de réconciliation est ressentie au mieux comme importune ("Laissez-moi tranquille, je ne veux plus avoir affaire à vous"), au pire comme hypocrite ("Les dés sont pipés") et justifiant le maintien du rejet.
Et comment proposer une thérapie familiale à celui qui ne veut même plus envisager une rencontre ?
Après tous ces essais infructueux visant à renouer "de force" le dialogue, je ne puis qu'accepter de laisser mûrir le silence, quitte à me retrouver dans le désert ; mais n'est-ce pas là que Dieu agit le mieux, à notre insu ?
Merci en tout cas pour votre témoignage, il est si bon parfois de recevoir un simple mot de sympathie.

Par Bernard (Bruxelles) 30 juillet 2016 à 1 h 14

"Laissez moi tranquille" cette phrase je la connais bien pour l'avoir pensé si souvent et fini par la dire quelquefois.
Mais mon histoire n'est pas la votre, et ce que j'y mets derrière n'est pas forcément la même chose que votre fils. En vouloir à mes parents ou frères et sœurs étaient la dernière chose que je voulais mais il m'a bien fallu reconnaître mes souffrances et le ressentiment que ca avait pu engendrer parfois, et l'agacement qui peut en rester dans certaines circonstances...
Mais le problème le plus profond est cette difficulté à créer du lien avec les autres, et sans parler de le maintenir, l'entretenir... Cette autre phrase "les dés sont pipés" me fait penser à cela.
Pour moi créer du lien, avoir du lien avec d'autres, n'est pas synonyme de soutien, de joie et de bonheur, d'amitié malgré les difficultés, mais d'un fardeau bien lourd à porter, comme un boulet que l'on traîne. Et les prémices d'une amorce de lien peuvent me faire fuir très très vite...
Mais petit à petit l'oiseau fait peut-être son nid. Par exemple sur ce site, un certain nombre parle de cette communauté de prière qu'ils trouvent que nous formons, au soutien que ca leur apporte, et moi je pense souvent, "c'est du pipeau". Mais le dernier message de Fred me fait comme un petit pincement au cœur.
Alors, cher Bernard, laisser mûrir le silence, ce n'est peut-être pas prendre le risque de se retrouver dans le désert mais plutôt de trouver une oasis pour vous et un bol d'oxygène pour votre fils. J'espère ne pas vous blesser davantage que vous l'êtes en disant cela. Vos propos résonnent avec une partie de mon histoire, bien que différente de celle de votre fils et de la votre... Je pourrais vous parler aussi d'une petite fille qui n'a guère connu ses grands parents paternels parce que son père n'allait plus voir sa famille ni personne, et pourtant il les aimait et les aime...

Par Isabelle 30 juillet 2016 à 5 h 02

Chère Isabelle,
Merci encore, Isabelle, et courage à vous. Non, vous ne me blessez pas, car cette forme d'ascèse, de renoncement à la quête effrénée du contact rompu, j'y ai consenti, d'abord par la contrainte imposée par mon fils, puis par réalisme (car chaque essai visant à renouer donnait lieu à de nouvelles invectives), puis par un certain abandon à la grâce de Dieu.
Je souhaite cette grâce pacifiante à Fred, que vous évoquez à juste titre, et qui souffre sans nul doute bien plus que moi.
Que la tendresse de Dieu surabonde sur cette personne si rayonnante de notre communauté d'internautes.
J'ai le bonheur de vivre une relation d'amour qui s'approfondit avec mon épouse, après bientôt 42 ans de mariage. J'ai la chance de pouvoir dialoguer en toute complicité avec mes deux autres fils et ma fille (seule celle-ci a encore des contacts quelque peu amicaux, mais très épisodiques, avec son frère "prodigue").
Merci de m'avoir rappelé que tout désert offre la présence réconfortante d'une oasis.
Soyez heureuse, chère Isabelle !

Par Bernard (Bruxelles) 30 juillet 2016 à 15 h 09

Merci, Nad, pour la publication du poème plein de douceur de Marie Noël. "Mon cœur faible et de pauvres limites" a besoin sans cesse d'être réaffirmé dans l'amour et la confiance de Dieu envers des enfants fragiles.

Par mahona 29 juillet 2016 à 15 h 01 Répondre à ce commentaire

Une phrase m'interpelle et que j'interprète sans doute mal.
Jonathan fait ainsi entendre à son père qu'il est dans son intérêt d'avoir à ses côtés un homme courageux comme David.
C'est bien : "dans son intérêt" qui me pose question.
Oui, bien sûr Jonathan a empêché son père de commettre l'irréparable, et ainsi il a rétabli la paix(pour combien de temps?)
mais je comprends aussi le profit d'avoir une personne telle que David avec eux, ce n'est pas en un sens "gratuit" ce geste de paix, même si David et Jonathan sont proches. C'est aussi faire preuve de sagesse, mais....
Je vais lire et relire, en espérant que l'Esprit Saint vienne me souffler ce que j'ai du mal à discerner :-)

Par monette 29 juillet 2016 à 14 h 48 Répondre à ce commentaire

Au contraire, c'est très intelligent de la part de Jonathan de parler de l'intérêt de Saul , car celui-ci a une attitude suicidaire, puisqu'il cherche à tuer l'homme qui a permis la victoire contre l'ennemi, donc qui l'a sauvé. Sa jalousie lui fait perdre la tête et Jonathan essaie de lui faire retrouver la raison. Il le rappelle d'ailleurs aussi à sa responsabilité de roi , être garant de la justice (ne pas faire périr un innocent). Seuls arguments auxquels Saul pourrait être sensible.
Mais Saul est un homme malade (on dirait aujourd'hui psychotique), il est tout le temps en train de guerroyer et arrive ce qui doit arriver : il finit pas être surpris et tué, et avec lui malheureusement tous ses fils, dont Jonathan. Pour faire le lien avec l'actualité, je pense que nous aussi nous sommes victimes de nos sociétés malades. Je rejoins plusieurs commentaires, notamment Serge et Marguerite : il est encore plus vital maintenant de témoigner de la parole de Dieu "à temps et à contre-temps" .

Par Antoinette G 29 juillet 2016 à 15 h 38

Comme vous, Monette, j'ai buté sur la phrase "dans l'intérêt immédiat de celui qui la met en pratique". De quel intérêt s'agit-il ? De s'assurer les bonnes grâces de l'Eternel ? la reconnaissance de David en pensant à l'avenir ? D'affirmer son pouvoir sur un père à la pensée instable ? Le développement du commentaire de Sœur Marie me serait nécessaire pour mieux la comprendre.

Par mahona 29 juillet 2016 à 15 h 42

Oui, chère petite Sœur Marie, dans nos familles nous vivons parfois des situations analogues "avec des crises violentes, souvent plus psychologiques que logiques".
Vous avez une belle âme, vos méditations sont très fines avec cette lucidité miséricordieuse sur notre humanité. Merci

Par anne-claire 29 juillet 2016 à 14 h 34 Répondre à ce commentaire

Je rêve du moment où nous cesseront de publiciser autant de détails sur tous ces très tristes évènements. Je vois cela comme une forme de « voyeurisme » qui ne fait qu’alimenter la satisfaction des auteurs ; ils trouvent ainsi la reconnaissance qu’ils cherchent, consciemment ou non, de leur valeur en tant qu’être humain.
On le sait, il en va de même pour tous ces gestes malheureux, que ce soit le suicide d’une personne publique, d’une stat pop, etc. comment cela peut amener une recrudescence de suicides dans nos sociétés. Il en va de même, je crois, pour tous ces évènements très malheureux.
Civilement et politiquement il faut prendre certaines mesures, pour contrecarrer ces situations, MAIS La prière, le pardon. L’Amour, sont les seules armes vraiment efficaces et doivent impérativement accompagner et même précéder (afin de les enrailler dès leur gestation.)

Paul (Bruxelles), merci de m’avoir rappelé de garder ma petite lampe allumée. Oui, c’est un rappel de demeurer solidaire avec les enfants d’un même Père. Parfois je l’oublie.

Que la Vierge Marie nous garde sous sa protection et sous le souffle de l’Esprit, son Divin Époux.

Par Micheline (Canada) 29 juillet 2016 à 13 h 46 Répondre à ce commentaire

Bien d'accord avec vous Micheline !
Merci à sr Marie et à vous tous qui apportez votre pierre à l'édifice :-)

Aujourd'hui est un jour fédérateur par la prière et l'intercession, au-delà des querelles de clochers, de sensibilités religieuses... Mon voeu le plus cher est qu'il soit comme un tremplin qui me pousse à persévérer dans cette fraternité qui ne coule pas de source... D'où un travail quotidien sur soi et un pas vers l'autre sous le regard du Christ qui nous rend capable du meilleur...

"Mon Dieu,

Source sans fond de la douceur humaine,
Je laisse en m'endormant couler mon cœur en Vous
Comme un vase tombé dans l'eau de la fontaine
Et que Vous remplissez de Vous-même sans nous.

En Vous demain matin je reviendrai le prendre
Plein de l'amour qu'il faut pour la journée. O Dieu,
Il n'en tient guère, hélas ! Vous avez beau répandre
Vos flots en lui, jamais il n'en garde qu'un peu.

Mais renouvelez-moi sans fin ce peu d'eau vive,
Donnez-le-moi dès l'aube, au pied du jour ardu
Et redonnez-le-moi lorsque le soir arrive,
Avant le soir, Seigneur, car je l'aurai perdu.

O Vous de qui le jour reçoit le jour sans trêve,
Par qui l'herbe qui pousse est poussée en la nuit,
qui sans cesse ajoutez à l'arbre qui s'élève
L' invisible hauteur qui dans l'air le conduit.

Donnez à mon cœur faible et de pauvres limites,
Mon cœur à si grand'peine aimant et fraternel,
Dieu patient des œuvres lentes et petites,
donnez à chaque instant mon amour éternel."


Marie Noël

" Les chants de la merci" III ; prière.

Par Nad 29 juillet 2016 à 14 h 42

« La charité, ou même tout simplement la justice, contrairement à ce que l’on imagine parfois faussement, sont une voie de sagesse. Elles sont dans l’intérêt de tous, bien sûr, mais surtout dans l’intérêt immédiat de celui qui la met en pratique… ».

Chère Sœur Marie, chers amis, la justice et la charité ne sont pas les mêmes outils sociaux.
Et « même tout simplement la justice », avez-vous dit, ma Sœur : utilisée isolément, c’est un outil dangereux.

Dans notre Etat « de droit », lorsque l’esprit – au minimum la charité - n’a pas le droit de s’exprimer,
les lois sont si souvent biaisées, interprétées, estompées !
On parle même pudiquement « d’estompement de la norme » pour justifier l’injustifiable …
Jean-Baptiste, devant Hérode, l’a déjà payé de sa tête il y a deux mille ans…
Regardez comme nos puissants se trouvent aujourd'hui si facilement « au-dessus des lois ».
Et autour de nous, comme le disait la Fontaine,
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Il est vital – vital ! - que la justice soit éclairée par l’Esprit, l’amour, la charité.
Seigneur Jésus, Tu n’es pas venu abolir la loi, mais l’accomplir.
Tu es venu accomplir cette loi dans l’amour.
Cette loi que Dieu déposa dans les mains des hommes au Sinaï,
comme un jardinier amoureux qui ordonnerait son jardin
pour que tout y grandisse harmonieusement.

Jésus, un juif parmi les juifs, dont la sagesse était admirée dans les synagogues,
fut mis à mort par ceux qui croyaient être devenus les maitres de la Loi.
Il a été crucifié parce qu’Il a voulu remettre la loi dans les mains de l’Amour.

Mais en même temps que je parle des erreurs des autres,
je dépose devant Toi, mon Dieu, le souvenir de mes propres moments d’estompement.

Je sais que Tu nous pardonnes, sept fois septante sept fois… au moins.

Je Te remercie, mon Dieu d’éclairer ma fragilité, dans la lumière de Ton Amour,
elle ne me pèse plus autant lorsque je me tourne vers Toi.
Il n'y a qu'avec la force de Ton Amour que je puis supporter,
sincèrement, jusque dans mon cœur, les apparentes rigueurs de Ta loi.

Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 29 juillet 2016 à 10 h 58 Répondre à ce commentaire

Paul,je dis à ta belle prière:Ainsi soit-il!

Par Anne-Marie Abiteboul 29 juillet 2016 à 11 h 48

C'est vrai que souvent le mal vient de ceux qui attisent la jalousie au lieu de valoriser ce qui est bon dans les deux parties et qui amènerait la paix.
Quelquefois c'est nous mêmes qui pouvons avoir cette attitude faussée.C'est bien dangereux; en peu de mots ou de regards, ça devient poudrière.
Alors que tous , on a besoin du regard juste , bienveillant , reconnaissant. D'être aimé , reconnu justement.

Par marie 29 juillet 2016 à 10 h 51 Répondre à ce commentaire

Jonathan se fait médiateur entre David et Saül.
Allant de l'un à l'autre il œuvre avec sagesse et bon sens en faveur de la paix.
Comme vous l'exprimez si bien, sœur Marie, son intercession s'apparente à celle du Christ, rassurant et aidant celui qu'il sait en danger de mort, il raisonne celui qui est tenté par la violence.

Puissions-nous nous inspirer de cette attitude pacificatrice: puissions-nous avoir le courage d'avertir ceux que nous savons en danger (en étant vigilants et en analysant les situations avec discernement) et de tempérer ceux qui sont tentés par la violence (en gardant notre sang-froid et notre calme en toute circonstance).
Unissons-nous pour demander humblement, Seigneur, fais de nous des artisans de PAIX.

Par MARIE 29 juillet 2016 à 10 h 42 Répondre à ce commentaire

"Paix et justice s'embrassent, la vérité sortira de la terre, du ciel se penchera l'amour" (je cite de mémoire ces paroles d'un psaume). Ce qui est sûr et certain, c'est que les méthodes actuelles sont tout à fait à côté de la plaque. Les attentats suicide sont comme une épidémie ou un incendie de forêt : les causes profondes étaient endémiques et la survenue du fait n'attendait qu'une opportunité.
C'est d'ailleurs bien illustré dans ce passage : Jonathan s'interpose pour éviter le pire, mais Saul est un homme malade et il essaiera à maintes reprises de supprimer David, et celui-ci devra fuir et se cacher jusqu'à la mort de Saul.
Quand peut-on distinguer que la nuit cède au jour ? Quand en voyant quelqu'un s'approcher, on reconnait le visage d'un frère (je crois que c'est un conte boudhiste ?)

Par Antoinette G 29 juillet 2016 à 10 h 40 Répondre à ce commentaire

"L'homme est une grande énigme et un profond abysse que seul le Christ éclaire et sauve" (St Augustin). Se reconnaître frères, enfants de Dieu, c'est aussi rencontrer le Père, Dieu et par Lui le Christ. Prions pour que les persécuteurs rencontrent Dieu, Celui qui s'est incarné en Jésus venu parler de paix. Et qu'ils soient disposés à l'entendre.

Par mahona 29 juillet 2016 à 10 h 20 Répondre à ce commentaire

oui "nous avons besoin de gens qui ont la tête sur les épaules et qui gardent leur sang-froid" . La Paix ne peut se trouver qu'en parlant les uns avec les autres sans animosité. Que Dieu nous aide à y parvenir. Merci pour cette belle méditation.

Par Marguerite 29 juillet 2016 à 9 h 46 Répondre à ce commentaire

Il faut oser la sagesse. Je n’en peux plus d’entendre « nous ne sommes pas meilleurs que les autres » prétexte à fuir nos responsabilités. Effectivement nous ne sommes pas meilleurs, mais la parole qui nous fait vivre SI ! Nous ne sommes que le messager d’une parole « qui elle, est meilleure ». Ceux qui nous connaissent ne sont pas dupes, ils ne confondent pas le message et le messager. Pourtant ils attendent notre parole, « une autre parole », cette parole dont nous vivons et qu’ils veulent entendre.
Pour cela il faut oser la sagesse qui nous vient de Dieu, de la fréquentation de sa parole et parler à contre-courant parfois (souvent ?).

Par Serge 29 juillet 2016 à 9 h 41 Répondre à ce commentaire

Nous avons TOUS intérêt à nous aimer, nous supporter, nous encourager, nous faire du bien :-)
Merci Jésus de nous avoir montré le chemin
La vie est belle ... avec Toi à nos côtés <3

Par EVA 29 juillet 2016 à 9 h 21 Répondre à ce commentaire

Un prêtre ami qui connaissait le Père Hamel écrit ceci :
Ils ont tué mon copain.

Jacques avait intégré le Grand Séminaire de Rouen la même année que moi.Il avait été ordonné prêtre deux années avant moi. La vie étant ce qu'elle est, je l'avais perdu de vue pendant près de cinquante années : ministères différents dans des endroits éloignés, nous nous étions quelquefois rencontrés lors de grandes réunions, mais comme ça... pas plus que ça. Et puis nous nous étions retrouvés en 2007, lorsque je participais à des réunions qui avaient lieu à SAINT ETIENNE DU ROUVRAY. Il n'avait pas changé.

La vie est vraiment bizarre.

Jacques était un petit bonhomme, tout simple, tout humble, pas militant pour deux sous, pas politique, pas intellectuel.
Simplement un homme simple. Simplement un prêtre. Proche des gens. Proche des petits. Qui priait avec eux. Qui parlait avec eux, mais qui ne parlait jamais de lui. Et ce matin, mardi 26 juillet 2016, ils l'ont égorgé dans son église, alors qu'il célébrait la messe.

Et toutes les radios, toutes les télés, tous les journaux, tout le monde parle de lui.

Ce n'est pas sa mort qui a fait de lui un grand homme. Il le fut toute sa vie. Ceux qui l'ont connu le savent bien. Mais lui ne voulait pas le savoir !

Par Grannie 29 juillet 2016 à 9 h 10 Répondre à ce commentaire

« Ce n'est pas sa mort qui a fait de lui un grand homme. Il le fut toute sa vie. Ceux qui l'ont connu le savent bien. Mais lui ne voulait pas le savoir »
Un témoignage fort !... Merci ! Grannie :-)
En union de prières.

Par Nad 29 juillet 2016 à 13 h 42

Sœur Marie Monnet nous donne de bonnes directives pour chercher la paix. Nous aimerions les trouver bien vite pour notre pays si bouleversé par tous ces derniers attentats ! Il conviendrait d'abord de faire la paix dans nos familles et nos communautés et pour cela "au lieu d'attiser les jalousies de valoiser tout ce qui peut l'être auprès des deux parties", d'accord ce n'est pas toujours facile surtout quand on a envie de riposter ...mais ces conseils de sagesse étayés par la prière me semblent très judicieux.

Par Elisabeth 29 juillet 2016 à 8 h 53 Répondre à ce commentaire

No comment! Que Dieu dans sa Miséricorde fasse de nous des apôtres de la paix en ces temps ou certaines personnes veulent instaurer la haine, la violence comme mode de vie... La violence ou la haine ne disparaitront pas de notre monde mais l'inscrire pratiquement dans notre quotidien par les disciples de la barbarie nous invite a plus de prières. Prier pour vaincre nos démons intérieurs qui crient parfois vengeance non pas sans raison, et qu'il nous faut vaincre pour que l'Amour dont Jésus nous a montré l'exemple puisse prendre le pas sur la haine afin que la charité et la fraternité puissent être le crédo de tout homme qui croit en Dieu, Père, Amour et Miséricorde.

Par Gilles 29 juillet 2016 à 8 h 52 Répondre à ce commentaire

Paix et Justice sont les valeurs à sanctuariser pour vivre dans un monde meilleur, elles sont les voies de la sagesse.
Je n'associerai pas charité et justice, car entre se mettre au service des autres et être juste ne vont pas l'un sans l'autre, mais l'association des 3 valeurs serait à l'image de Dieu.

Par SYLVESTRE14 29 juillet 2016 à 8 h 39 Répondre à ce commentaire

Chercher la paix,écouter la voix de la sagesse .... C'est bien ce que nous demandons aujourd’hui....AMEN

Par Ninine 29 juillet 2016 à 8 h 29 Répondre à ce commentaire

En ces jours où la colère, la haine, la suspicion se fraient un chemin, aide-nous, Seigneur à aller vers l'autre. Nous sommes tous enfants d'un même Père:Chrétiens, Musulmans, Juifs.Les évêques invitent aujourd'hui les Catholiques au Jeûne et à la Prière. Osons un geste de Fraternité.
Merci soeur Marie pour cette belle méditation qui nous montre bien la voie de la sagesse: elle n'est pas dans les divisions , les surenchères ,mais dans la rencontre vraie, signe de la présence du Dieu d'Amour.

Par Marie-Thé 29 juillet 2016 à 8 h 28 Répondre à ce commentaire

Luc 10 , 41.
Marthe et Marie ...
Tu t'inquiète et tu t'agites pour bien des choses .
Une seule est nécessaire ....

Par lait maternel 29 juillet 2016 à 8 h 19 Répondre à ce commentaire

Ce matin, je suis mal à l'aise en lisant : "des âmes abandonnées, oubliées qui vont en enfer..." ce n'est pas parce que les gens sont abandonnés, oubliés qu'ils sont perdus pour Dieu ! " Si une mère pouvait abandonner son enfant, moi, dit le Seigneur, je ne t'abandonnerai pas " Je cite de mémoire. Et encore : "m'aimes-tu plus que ceux-ci ? " Les consacrées... ? Nous ne sommes pas une race supérieure ! Aimons-nous le Seigneur plus que les autres ? Je n'oserais point l'affirmer pour moi ! Et d'abord, qui sont les "autres" ? Nous sommes tous dans le même navire...même ceux qui ne sont pas dans la barque de Pierre ! Ceci dit, très bonne journée à tous et toutes, dans la confiance en la Providence Gaby

Par Gabrielle 29 juillet 2016 à 8 h 18 Répondre à ce commentaire

Je me sens moins seule.
merci pour cette belle méditation et prions pour TOUS les humains :Dieu aime tous hommes du même amour

Par Micheline 29 juillet 2016 à 8 h 39

Gabrielle ,
quand je cite l'enfer , enfin ce que La vierge de Fatima à confié .Qui selon
moi exprime l'abandon qui est multiples , tous nous avons Dieu avec nous ,
mais Il compte sur nous , pour ce qui est de faire , famille ,communauté , et
de même pour ce qui est du reste , qu'est la vie .Bien des gens vivent l'enfer
du rejet familial , communautaire , ou au travail , par ce que comme David , ils
sont meurtris , et selon les degrés , cela peut amener de vivre l'enfer , en ne
trouvant pas de dialogue . Ils en viennent au suicide ..Pour ce qui est de la consécration
tous nous sommes par l'onction du baptême , des possible "Messie " , mais encore il faut un'ancre
pour cela , L'église est donc cet appel , qui sans le sacerdoce , nous serions je dirais un peu dans
par ci et par là , seuls , sans cette discipline , qui donne cette approche des Sacrements .
Mais aussi ces partages , ces échanges , ces découvertes , qui font naître des vocations , qui
ouvre des horizons , dans cette sagesse bien souvent ignorées , et incomprise , et priez les uns
pour les autres , prends bien le ton , qui est pour toutes être humains ayant soif et faim . La barque ?
C'est la foi et cela ne se compte pas , ne se pèse pas , ne se juge pas , elle se donne , se partage là
où le besoin s'en fait sentir . M'aimes-tu plus que ceux -ci ,est selon moi , un appel à nous aimer les uns les autres
comme Jésus nous à aimés , désolée Gabrielle , voyez comme la méditation devient ce qu'elle exprime , sans se connaître ,
sans se voir , cela crée bien des barrières , l'église a cet avantage , de nous instruire , et de nous donner cette bénédiction dans la paix du Christ .Saint Paul continue de dire que sans amour on est rien , c'est l'enfer auquel je pense , l'indifférence ,
voir le bouquet qui fait que de part le monde , bien des conflits familial , communautaires , au travail , et allez savoir , auraient pu être sauvés de la désolation , de la tristesse , mais oui Gabriel , le chemin est long , les carrefours , les choix , les moyens de s'exprimer , ne sont pas compris comme ces réalités , ces vies , qui sont toutes diverses , mais bien en Dieu
L'église est Une Apostolique ....
Je cueille l'occasion pour vous saluer tous , étant très malade , je vais sans doute ...Partir , vous pouvez seulement deviner le bonheur que vous m'avez apporté ...pour ces moments petits et grands , de m'avoir supporter , de m'avoir fait exister le temps d'un soupir .

Par fred 29 juillet 2016 à 20 h 21

Nous sommes avec vous, Fred, par le cœur et la prière. Prenez bien soin de vous.

Oui, nous sommes tous dans le même navire, comme dit si bien Gabrielle. Navire étrange, où plus l'on se sait nombreux, plus la barque paraît large. Barque étrange, où plus l'on donne, plus on est riche. Riche de cœur, riche de vie. Barque aux dimensions du cœur de Dieu.

Prières pour vous, Fred, et pour tous ceux qui ont confié leurs souffrances à cette page. Prières pour tous, et avec tous.

Par Audrey 30 juillet 2016 à 7 h 34

Que la Paix abite nos coeur dans l’accueil de l'aujourd'hui.
Esprit Saint viens éclairer les décisions importantes que doivent prendre nos dirigeant, pour que la Paix ,le respect , l'union ,puissent vaincre sur la barbarie , la peur.
Donnent à ton peuple Seigneur , d'avoir un regard clair pour ne pas faire un amalgame dans toutes cette violence.
Merci Seigneur, j'ai foi en toi pour nous guider sur le chemin de la vie .

Par sabrina 29 juillet 2016 à 8 h 11 Répondre à ce commentaire

On revient donc à l'unité ,
ce qui est le fruit de la communion .
On sert alors vraiment le Christ en
ne se servant pas soi-même , mais
en offrant la possibilités d'apporter
toutes sortes de fruits , oui soeur
Marie , il faut de la patience et du
discernement , celui du coeur , de
l'âme ..Prions pour ceux qui n'ont
pas trouver cette patience , et qui
sans ce soutien sombrent dans ce
qui est loin de Dieu , mais surtout
pour ceux qui ont pris , rejetés et
qui n'ont pas donner ni à boire , ni
à manger .Notre Dame de Fatima
exprime bien cela , par des prières
à faire , pour ces âmes abandonnées
oubliées , qui vont en enfer ...
On dit qui se ressemble , s'assemble
facile , trop facile , ainsi Marie est la
première en chemin , pour aller vers
sa cousine Elisabeth ! Elle qui si jeune
traverse tout les dangers de l'époque
juste pour assister sa cousine sans
calculer les dangers .Ainsi les consigne
d'écouter le petit comme le grand sont
pas forcément ,orale , dans une image
qui fait de tout un chacun , un jugement
mais bien dans celui des coeurs ayant
connu le Christ (conversion)qui donne
alors ce que l'on offre .Son amour , son
discernement , son intelligence , pour
joindre les coeurs à l'unisson .
Oui Seigneur , grandes et merveilleuses
sont Tes oeuvres ,
Seigneur , Dieu Maître -de - Tout .
Merci soeur Marie ,que tout les consacrés
puissent au centuple être béni , de cet amour
qui ouvre Le Chemin , du signe de la croix et
comprendre ceci vraiment : M'aimes - tu plus
que ceux - ci .Ainsi pour tous , le choix du Royaume
de Dieu , où de son propre Royaume , choisir le bien
le mal , s'approprier , donner , accueillir , rejeter , bannir
celui , celle , qui vient au Nom du Seigneur .Cherchant
son Pain et son vin .Jésus Christ , ne laisse pas mes ténèbres
me parler , donne-moi seulement de t'aimer .

Par fred 29 juillet 2016 à 6 h 53 Répondre à ce commentaire

David et Jonathan, une histoire d'amitié, une histoire de fraternité. De fraternité choisie. Une histoire qui donne au mot "frère" ses lettres de noblesse. Noblesse car il s'agit bien ici de royauté selon le cœur de Dieu. Jonathan, qui ne règne pas, est plus roi que son père. Un roi qui se donne, qui offre ce qu'il est. Un roi qui s'oublie pour faire la volonté du Père.

La fratrie de sang peut être un lieu dangereux. La Bible, depuis la Genèse, en a montré toute l'âpreté, entre jalousies et rancunes mises à nu. Depuis Caïn et Abel, frères et mort trop souvent se conjuguent. Les frères de sang de David se passent fort bien de lui. Oublié aux champs, rabaissé quand il vient à eux, face à l'ennemi. Gamin ennuyeux, à remettre à sa place. En dessous d'eux. Sa vraie place, sa place de roi, c'est Jonathan qui la voit. David, son égal. Ils sont du même sang, le sang des fils de Dieu. Et ils se sont reconnus, tous deux.

"Qui est ma mère et qui sont mes frères?" demandera le Christ. "[...] quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère." (Mt 12, 48)
En ces temps si durs, en ce jour de prière, il est urgent, il me semble, de retrouver le véritable sens du mot "frère". Loin du discours convenu sur la fraternité, ronron gentillet et creux, "frère", un mot habité par la présence de Dieu. Trouver en autre un frère passe par une rencontre vraie. Une reconnaissance entre enfants d'un même Père qui - consciemment ou non - participent pleinement à son œuvre de Vie.

Par Audrey 29 juillet 2016 à 6 h 39 Répondre à ce commentaire
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