Pierre

« Avance au large. » Luc 5,4

Le reniement de Pierre

Marc 14, 54 ; 66-72

Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre. Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! » Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta. La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! » De nouveau, Pierre le niait.
Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. » Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. » Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.

Méditation

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Un pardon infini

À l’heure de l’e-réputation chère aux entreprises, toute institution sérieuse aurait tout fait pour gommer ces pages honteuses. L’Église, malgré toutes ces dérives triomphalistes, ne l’a jamais fait. Le cœur du message n’est pas l’Immaculée Conception, ni même la puissance de la Résurrection… mais la puissance du pardon. La réalité toujours renouvelée du pardon. Il est toujours possible, ce pardon. Dieu le propose sans cesse. Nous ne sommes pas des super hommes, des super femmes… Pour pouvoir témoigner de la fidélité de l’amour du Christ, c’est-à-dire de son pardon infini, peut-être faut-il l’avoir soi-même vécu un jour ? Ainsi, au lieu que cette page soit un aveu de faiblesse, elle me semble un gage irréfutable de vérité. Nul ne l’aurait inventée…
Luther écrivait : « Pêche fortement et crois plus encore. » Cela peut sembler une affirmation exagérée, car le pécheur repenti n’a qu’un seul désir : celui de se relever et de se conformer à l’amour qui l’a guéri. Mais il n’empêche qu’il faut témoigner de la liberté qui nous est donnée.
La bonne nouvelle est que l’on peut aimer par-delà la faute. Parfois, on peut aimer plus encore qu’avant d’avoir failli, comme Pierre l’a fait. Il n’y a pas de ligne rouge qu’il faudrait absolument éviter de transgresser. Nous sommes tous déjà passés au-delà de la ligne rouge. C’est ainsi que nous avons été justifiés, réconciliés. Les larmes de Pierre sont une nouvelle naissance à la gratuité de l’amour, au-delà de l’observance de la loi, infiniment au-delà de la bonne conscience des soi-disant innocents.
Il n’y a jamais de faute si grave qu’elle ne puisse être pardonnée… Si Dieu est Dieu, Il est toujours capable de pardonner, de donner à nouveau, de donner plus encore.

Méditation enregistrée dans les studios de Radio RCF Bruxelles.

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100 commentaires

Merci soeur Marie Monnet, pour cette belle méditation ... Pardonner pour rester unis , ne pas juger , pour vivre fraternellement ,, c'est ce que je fais , je reste calme, , mais tout le monde ne fonctionne pas de la même façon , dommage, alors je met ces personnes dans les mains du Seigneur, dans les situations difficiles . " C''est le combat de Dieu ," et pas le nôtre ...Le seigneur peut faire se que nous ne savons pas faire ...Rita

Par Rita Giuliani 23 novembre 2016 à 19 h 32 Répondre à ce commentaire

Merci à vous de nous redonner envie de croire en son prochain. Il est vrai que DIEU est non seulement miséricordieux mais aussi amour . L homme malgré toutes ses envies , il est et restera pêcheur. Et comme vous le dites ma soeur, DIEU nous pardonne toujours. Amen.

Par Florentin André 17 novembre 2016 à 18 h 18 Répondre à ce commentaire

Merci de me rappeler que Dieu est plein de miséricorde et qu'il peut nous pardonner même mes pires fautes...
Seigneur fais que mon coeur s'ouvre à ton pardon comme au pardon des hommes de cette terre
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 15 novembre 2016 à 20 h 53 Répondre à ce commentaire

Merci sœur Marie, en lisant votre méditation, mon cœur se réjouit d'avoir eu ce pardon, parce que j'avais franchi la ligne rouge, et chaque fois que je franchissais la porte de mon église, mes larmes coulées sur mes joues. Je puis dire qu'aujourd'hui grâce à votre méditation j'ai eu une nouvelle naissance de la gratuité de l'amour de Dieu. Aujourd'hui je m'occupe de l'aumônerie des 6ième, j'ai besoin d'évoquer l'Amour que Dieu m'a transmis. Bonne journée et mille merci pour vos méditations.

Par chantal 15 novembre 2016 à 8 h 15 Répondre à ce commentaire

Je relis ce soir tous vos commentaires et je remarque leur profondeur, leur gentillesse et cette joie qui transparaît malgré vos épreuves et vos souffrances.
Aussi je me permets de partager avec vous ce chemin caillouteux que nous empruntons main dans la main avec au cœur un sourire, un baume qui font de nous tous des femmes et hommes humbles mais debout.
Blandine

Par Blandine 14 novembre 2016 à 18 h 49 Répondre à ce commentaire

La puissance du pardon . la réalité toujours renouvelée du pardon .Il est toujours possible ce pardon . Dieu le propose sans cesse .... Nous ne sommes pas des super hommes, des super femmes , alors SEIGNEUR donne nous la FORCE de pardonner et notre vie au quotidien en sera que plus facile ......

Par Ninine 14 novembre 2016 à 9 h 06 Répondre à ce commentaire

Nul n'est disciple
hormis le serviteur .
Nul n'est lumière
Sans l'amour indicible
Qui dans le frère
Découvre le Seigneur .
Nul ne console
A moins d'avoir souffert .
Nul ne témoigne
S'il ne vit La Parole
où l'homme gagne
Sa joie quand il se perd .
Nul n'est tendresse
à moins d'être blessé .
Nul ne pardonne
S' il n'a vu sa faiblesse
qui l'abandonne
Aux mains du Transpercé.
Nul ne partage
S'il n'a donné son tout .
Nul ne peut dire
La folie du message ,
S'il ne se livre
Lui-même jusqu'au bout .
Nul n'est semence
A moins d'être semeur :
Point de récolte
Sans le temps du silence ,
Car tout apôtre
Devient un grain qui meurt .

Par Hymne du livre des heures ! 13 novembre 2016 à 19 h 33 Répondre à ce commentaire

A Blandine, A Micheline, à vous tous frères et soeurs;

Après avoir mis mes yeux quelque temps en "veilleuse" comme l'a dit mon cher frère Bernard (Bruxelles), je suis venue passer un petit moment en votre compagnie, 'pas très longtemps' l'intervention est récente.
En parcourant quelques messages, j'ai vu le nom de Blandine apparaître à plusieurs reprises avec des témoignages d'amitié, de consolation, de compassion. J'ai cherché son témoignage et j'ai pleuré. Pauvre petite soeur courageuse, vous avez eu raison d'avoir vidé "votre sac"; il le fallait; vous l'avez fait; merci de votre confiance. Témoignage boulervant qu'on se garde bien dans les familles d'en parler. Comme vous avez dû souffir de l'incompréhension, de l"indifférence de votre mère, de vos soeurs. Devant un tel drame, on ne sait que dire, sinon pleurer, prier pour que vous arriviez à vous reconstruire, et peut-être, un jour à pardonner à celui qui vous a salie, mutilée, et ceux qui ne vous ont pas soutenue.

Malgré que mes yeux n'en pouvaient plus, j'ai lu quelques autres témoignages et j'ai vu celui de Micheline (Canada). Ah mon Dieu, quelle horreur, quelle souffrance, mes pauvres petites soeurs, comment ne pas pleurer devant de tels drames; je suis bouleversée; je voudrai être près de vous, vous serrer dans mes bras et vous dire tout mon amour, vous bercer comme de tout petits enfants, vous couvrir de caresses, de baisers.
C'est une arrière-grand-mère qui a beaucoup souffert dès sa tendre enfance qui vous parle, vous comprends et prie pour vous.
Ceux qui vous ont fait subir ces sévices, c'est à Jésus qu'il l'ont fait : n'a-t-il pas dit : celui qui fait du mal à un des ces petits qui croient en moi, c'est à moi qui le font.
Que Dieu vous garde et vous bénisse

Marie Jeanne

Par Marjeanne 13 novembre 2016 à 17 h 30 Répondre à ce commentaire

Saint Luc cite ces femmes qui ont été présentes jusqu'au bout au pied de la Croix, lorsque le Christ, dans sa déréliction absolue, portait nos pires souffrances, ces mêmes femmes qui ont été les premiers témoins de la Résurrection :
"'(...) elles revinrent du tombeau et rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C'étaient Marie de Magdala et Jeanne et (...)"
Oui, Marie et Jeanne étaient là pour pleurer, pour soutenir, pour annoncer.
Aujourd'hui, Marie Jeanne porte les souffrances de celles et ceux qu'elle considère comme ses enfants.
Merci, chère Marie Jeanne !
Courage aux blessé(e)s de la vie qui s'expriment avec confiance dans ce forum, nous sommes comme Marie Jeanne à leurs côtés.

Par Bernard (Bruxelles) 13 novembre 2016 à 18 h 14

Merci infiniment de vos mots, de vos prières.
Ce sont les gentils qui tiennent le monde, petites fourmis courageuses qui sentent, observent, entendent et savent.
Je vous donne une amitié sincère et pense à vous toutes et tous qui me réconciliez avec le beau.

Par Blandine 14 novembre 2016 à 18 h 31

Désolé pour les commentaires , j'essaie de publier

Par Bren 13 novembre 2016 à 13 h 19 Répondre à ce commentaire

Blandine, si je peux me permettre : laissez votre cœur dire à Dieu ce que vous ressentez ; paroles de colère, de révolte, d'incompréhension ou demandes d'être aidée. S'adresser à Lui est déjà prier ; c'est Le reconnaître. "Mon Père sans cesse est à l'œuvre et, moi aussi, je suis à l'œuvre". Sans doute le Père a-t-il été "à l'œuvre" dans votre démarche de reconstruction et de recherche de reconnaissance du mal subi. Si vous adressez à Dieu vous paraît inefficace, la prière du rosaire, la prière du chapelet en évoquant les mystères glorieux mais aussi douloureux peut apporter force et abandon dans les bras de Marie qui combat les forces du Mal. Les paroles d'apaisement sont faciles ; plus difficile est l'acceptation de la réalité. A toutes celles meurtries dans leur chair et dans leur dignité de personnes : que les consolations vous soient accordées pour apaiser les offenses subies et vous sentir pleinement "aimées de Dieu".

Par mahona 13 novembre 2016 à 12 h 34 Répondre à ce commentaire

Avec quatre femmes à Marseille, nous créons un dispensaire de soins ostéopathiques gratuits dédié à la prise en charge des violences faites aux femmes.Je prie avec Blandine. Avec mes petites soeurs d'Amour, de Colère et de Rage,nous annonçons le Corps intact et proclamons la guérison.L'empreinte traumatique est chassée et le souvenir basculant dans l'état émotionnel
de l'époque n'a plus cours...À oser le: "Vous êtes indemne",nous célébrons l'entrée au Pardon et ceci en plein inconcevable de la raison ordinaire.En son Nom!Au nom de tous ces hommes qui doivent savoir que des mains d'hommes et de femmes défont le désastre que leurs mains ont commis.
Daniel

Par moreno daniel 13 novembre 2016 à 11 h 42 Répondre à ce commentaire

Merci infiniment

Par Blandine 14 novembre 2016 à 18 h 33

Merci soeur Monette ,
le fil conducteur , celui de la foi
qui est d'être miséricordieux comme Notre Père !
Ailleurs un ânon est emmené vers Jésus , lentement
avec patience , pour proclamer le règne de Dieu
dans un destin Unique , le Verbe fait chair , convie
dans le Seigneur à revêtir sa Force puissante , l'armure
de Dieu ...La Parole , un Fils conducteur qui entre dans les
Pasteurs , pour guider doucement le peuple de Dieu .
L'Alliance renouvelée
Epée , réveille-toi contre mon Berger
contre mon compagnon valeureux
oracle du Seigneur Le Tout Puissant :
Frappe le berger , les brebis seront dispersées, et ma main
reviendra frapper même les petits .
Alors dans tout le pays
Oracle du Seigneur -
Les deux périront , retranchés ,
mais un tiers y survivra.
Je ferais passer ce tiers par le feu ,
je l'épurerai comme on épure l'argent ;
je l'éprouverai comme on éprouve l'or .
Lui , il invoquera mon Nom
et moi je l'exaucerai .
Je dirai: C'est mon peuple
et lui dira : Mon Dieu , c'est le Seigneur .
Chantez au Seigneur un chant nouveau ,
car il a fait des merveilles
chantez au Seigneur terre entière
Le soleil de justice finalement se lèvera , portant la guérison ...dans ces rayons .
Cette réconciliation Là sera totale ....toutes les oeuvres du Seigneur ; Bénissez le Seigneur :
A Lui , haute gloire , louange éternelle !

Par fred 13 novembre 2016 à 8 h 10 Répondre à ce commentaire

Merci de votre présence et le pardon de Dieu dans le sacrement de la réconciliation est primordial

Par Legrand 13 novembre 2016 à 6 h 05 Répondre à ce commentaire

@ Blandine, j’inclus également dans ma prière, votre mère, vos sœurs et toutes personnes qui les croient, afin que ce dénigrement cesse. Gardez confiance, le Seigneur vous aime et agit à travers tout cela. Certes d’une manière très souvent incompréhensible pour nous, mais il vous redonnera votre sérénité. Grosses bises de tendresses et de guérisons.

Par Micheline (Canada) 12 novembre 2016 à 19 h 17 Répondre à ce commentaire

Je voudrais ajouter une réflexion qui m'aide beaucoup dans les moments d'attentes difficiles avec ma petite fille Sélia, elle est du pasteur "Bonhoeffer" écrite peu de temps avant son exécution par les nazis, voilà " Seigneur laisse mes pensées se rassembler vers toi, près de toi est la lumière, tu ne m'oublie pas, près de toi est l'aide, près de toi est la patience, je ne comprends pas tes chemins mais toi tu sais le chemin pour moi " ( je l'ai traduit de l'allemand et mon français n'est pas toujours correct) Vous êtes vraiment dans mes prières, Kat

Par Kat namur 12 novembre 2016 à 22 h 48

Merci encore à vous tous et toutes d'avoir ecrit ces lignes consolatrices. Vous ne me connaissez pas et pourtant vous ressentez. C'est extrêmement touchant.
Pardon d'avoir répandu cette histoire mais sans doute connais je bien le reniement de pierre pour le pratiquer trop souvent moi aussi.
Je n'arrive pas à prier, c'est pourquoi vos prières me sont précieuses et je comprends un peu mieux pourquoi elles peuvent inclure les méchants, simplement pour les éclairer sur des conduites dont ils doivent se repentir.
Amitié à tous
Bl.

Par Blandine 13 novembre 2016 à 9 h 22

Bien à vous Blandine,
Quel beau prénom:Blandine.Ce prénom me fait penser à Sainte-Blandine
qui a souffert des atrocités sous le règne des Romains.Le corps est précieux,le corps n'oublie pas,tout s'inscrit dans le corps.L'inceste est une blessure,torture,cruauté de l'idéal de l'enfant.
Ce monstre vous occulte durant toute une vie.Il détourne vos pensées,vos émotions vers l'irréalité.De prendre conscience de cette dysfonction et de la ramener à la realité ,tel est le travail de chaque jour.

Par alarg. 12 novembre 2016 à 17 h 47 Répondre à ce commentaire

Merci beaucoup pour ces quelques lignes.
Bl.

Par Blandine 12 novembre 2016 à 18 h 48

@ Blandine,
comme je vous comprends, j’ai vécu une situation semblable. Mon agresseur était mon père ; ma mère était au courant, mais ce fut toujours le silence total tout au long des années. Pourquoi ? Dans le temps là les ressources étaient inexistantes pour aider soit les victimes, soit les épouses.
Les agressions ont duré de l’âge de deux ans jusqu’à mes treize ans, de façon sporadique. À 13 ans je suis devenue enceinte et on m’a fait avorter. Afin que j’oublie tout, on m’a hypnotisée Et de fait, j’ai tout oublié consciemment, mais mon subconscient lui se rappelait. À la mi-soixantaine la vérité a refait surface, après de longues années de suivi, psychologique et d’accompagnement dans la prière (ce qui fut un atout majeur dans la guérison). À ce moment, mes deux parents étaient décédés, mais je ne pense pas que je les aurais confrontés à cette vérité, car le déni aurait été aussi grand. Cela n’aurait qu’aggraver la situation pour eux et pour moi.
J’ai eu la grâce de leur pardonner, avec l’aide de Jésus. Pour tout pardon à accorder, il n’est pas nécessaire que les fautifs reconnaissent leur erreur et demandent pardon. Car pour vraiment être soi-même guéri et libérée, il faut que le pardon soit accordé sans conditions. Seul Jésus peut nous accorder cette grâce, mais il le fait si on le lui demande sincèrement. Le processus peut être long, mais il en vaut la peine.
Blandine, peut-être, vous faudra-t-il vous pardonner à vous-même toute cette rancœur, cette colère qui vous habite (et qui est tout à fait compréhensible), car cela ajoute à votre souffrance. Comme d’autres internautes l’ont mentionné, il est important de vous faire accompagner par des personnes ou des organismes, en qui vous avez confiance, et qui pourront vous aider dans votre démarche.
Et bien sur je vous garde dans ma prière, et cela depuis le jour où vous avez mis, sur ce site, toute votre souffrance. Peut-être demander à la Vierge Marie, notre mère toute pure, de vous bercer sur son cœur et de vous accompagner tout au long de votre démarche.
Je vous fais un gros calin de tendresse.

Par Micheline (Canada) 12 novembre 2016 à 15 h 37 Répondre à ce commentaire

Merci à vous.
J'ai fait une longue démarche analytique pour que tout refasse surface.
Je pourrais pardonner aux uns et aux autres, ma mere et mes sœurs, si elles ne continuaient pas leur campagne de dénigrement et de méchanceté, et si elles avaient répondu à mes appels... Rien... Je n'existe plus.
Priez pour moi que je retrouve cette sérénité.
Je pense à vous et à vos misères qui ne sont pas des moindres. Vous êtes super !
Blandine

Par Blandine 12 novembre 2016 à 18 h 47

C'est au coeur de nos faiblesses que Dieu nous rejoins
mais qu'il est difficile parfois de garder un souffle d'espoir
et d'espérance quand les ténèbres nous entourent.

Par Elisa 12 novembre 2016 à 14 h 37 Répondre à ce commentaire

Françoise récite le " Notre Père "

Par elan 12 novembre 2016 à 11 h 03 Répondre à ce commentaire

l'immensité du pardon de Dieu est la seule chose, la seule puissance qui m'empêche de sombrer et qui m'a retenu au bord du suicide. Mais pourquoi faut-il que, toujours nous retombions dans la faute, parfois plus grave encore..Priez pour moi qui suis incapable de pardonner au prêtre qui m'a fait douter de l'Amour de Dieu .

Par Grimonprez Françoise 12 novembre 2016 à 9 h 24 Répondre à ce commentaire

église de toujours;
Aux écoutes du monde ,
Entends-tu bouillonner
Les forces de l'histoire ?
La terre est travaillée
D'une sourde violence ,
Affamée d'unité.
En mal de délivrance.
église de toujours
Au service du monde ,
Enracine la foi
Au creux de nos détresses .
Dégage de ses liens
Cet espoir qui tressaille ,
Engage sur la voie
D'angoisse et de promesse .
église de toujours ;
évangile du monde ,
Affranchis de la peur
La terre qui enfante .
Baptise dans l' Esprit
L'éclosion de son germe ,
Coule en fleuve de paix ,
Emporte notre histoire .

Par Hymne du livre des heures ! 12 novembre 2016 à 6 h 25 Répondre à ce commentaire

Heureusement que Jésus nous pardonne,car si nous sommes pardonnés,nous apprenons à le faire à notre tour et nous retrouvons la paix.

Par Carmen 12 novembre 2016 à 1 h 46 Répondre à ce commentaire

Sans ton pardon, que deviendrions-nous oh mon Dieu . Une fois de plus je Te demande pardon. Une fois de plus relève moi oh Seigneur. L.D.

Par dourte léon 12 novembre 2016 à 1 h 05 Répondre à ce commentaire

AMOUR.........INCONDITIONNEL !

Merci!

Par mic 11 novembre 2016 à 23 h 01 Répondre à ce commentaire

Un grand merci pour cette méditation qui m'a remémoré cette phrase d'un chant mej : "Je ne tomberai jamais si bas ...
Jamais si bas que dans Tes bras "
C'est une bouffée d'espérance par ces temps si troublés et si pleins de grisaille Encore Merci !!
Anne-Elisabeth

Par Dedieu 11 novembre 2016 à 22 h 36 Répondre à ce commentaire

"Il n’y a jamais de faute si grave qu’elle ne puisse être pardonnée… Si Dieu est Dieu, Il est toujours capable de pardonner, de donner à nouveau, de donner plus encore" : VOILA LE COEUR DE NOTRE DIEU, IL N'EST QU'AMOUR, MISERICORDE ! comment de ne essayer de mettre mes pas dans les pas de Jésus qui m'a fait connaître son PERE et NOTRE PERE, même si je me sens si faible et si fragile. Merci pour cette belle méditation qui me remplit d'espérance !

Par miminette 11 novembre 2016 à 21 h 48 Répondre à ce commentaire

Méditation pleine d'espoir.A conserver

Par minervas 11 novembre 2016 à 21 h 23 Répondre à ce commentaire

merci à soeur Marie Monnet pour les méditations de la semaine , avec l'Evangile selon saint Marc , sur le comportement de Pierre son cheminement ,et l'Amour infini du Christ.

Par Drouilly 11 novembre 2016 à 19 h 21 Répondre à ce commentaire

Oui c'est en faisant l'expérience de l'amour gratuit de Jésus que nous comprenons ce qu'est pardonner...et nous comprenons que c'est une source de libération pour nous et l'offenseur ...seigneur merci pour cette grâce du repentir, qui nous redonne vie, et aimer par delà la faute ... Merci sœur pour cette belle Méditation !!!

Par Marie-Noëlle HONORE 11 novembre 2016 à 18 h 53 Répondre à ce commentaire

MERCI,

Ce simple mot,
et tout s'apaise.

MERCI

Par martine Bouquin 11 novembre 2016 à 18 h 19 Répondre à ce commentaire

Comment es-tu foyer de feu
Et fraîcheur de la fontaine,
Une brûlure, une douceur
Qui rend saines nos souillures ?

Comment fais-tu de l'homme un dieu,
de la nuit une lumière,
et des abîmes de la mort
tires-tu la vie nouvelle ?

Comment la nuit vient-elle au jour ?
Peux-tu vaincre les ténèbres,
porter ta flamme jusqu'au cœur
et changer le fond de l'être ?

Comment n'es-tu qu'un avec nous,
nous rends-tu fils de Dieu même ?
Comment nous brûles-tu d'amour
et nous blesses-tu sans glaive ?

Comment peux-tu nous supporter,
rester lent à la colère,
et de l'ailleurs où tu te tiens
voir ici nos moindres gestes ?

Comment si haut et de si loin
ton regard suit-ils nos actes ?
Ton serviteur attend la paix,
le courage dans les larmes !

Par Hymne du livre des heures ! 11 novembre 2016 à 18 h 14 Répondre à ce commentaire

Cet hymne est plein d'espoir .....
Oui , le regard de Dieu suit nos actes & Lui seul voit nos intentions .

TON SERVITEUR ATTEND LA PAIX ,
LE COURAGE DANS LES LARMES .

LA PAIX VA BIENTÔT REGNER SUR NOTRE MONDE ;
Attendons -la , avec bcp de courage & plein d'espoir .
merci !
& Belle soirée à nous tous !!

Par Najoi 11 novembre 2016 à 18 h 59

Ma Soeur ,
Merci pour ce commentaire si beau et réconfortant, c'est comme un baume dans mon âme.
Union de prière et Merci.
Thérèse

Par theresepelchatsss@gmail.com 11 novembre 2016 à 17 h 52 Répondre à ce commentaire

"Nous sommes tous au-delà de la ligne rouge ." Je rends grâce au Seigneur pour la gratuité de son amour, au-delà de la loi, infiniment au-delà de la bonne conscience.

Par Lise Boudreau 11 novembre 2016 à 17 h 15 Répondre à ce commentaire

Heureusement que l'amour de Dieu est gratuit, parce que se désolidariser du mal, que ce soit à titre d'acteur, de spectateur ou de victime, est presque toujours très coûteux. Je crois que j'ai connu le pire de moi-même, mais je ne peux l'assumer (comme Pierre) que si je crois au pardon de Dieu sans condition, autrement dit à la possibilité de repentir.

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 18 h 11

Seigneur, je prie, pour que mon cœur s'ouvre à Ton Amour , pour que je parvienne à pardonner, à reconnaître mes erreurs et à accepter d'être semeurs de paix

Par Ferri 11 novembre 2016 à 16 h 52 Répondre à ce commentaire

@ Blandine,

Bon....jour,

Que vous dire , les mots sont impuissants...par la prière je pense à vous
Fraternellement

Par annie 11 novembre 2016 à 16 h 38 Répondre à ce commentaire

Merci à celles et ceux qui ont lu, compris, consolé, partagé.
Je ne suis pas la plus malheureuse de tous, certainement pas.
Merci Mick.
Je voulais juste signifier à travers une histoire comme il y en a tant que le pardon est possible quand en face on regrette. Sinon la colère persiste même si elle peut s'estomper mais elle peut aussi se réactiver au moindre bobo.
On gomme mais il reste toujours la trace de la gomme.
Quoiqu'il en soit, vos messages font du bien.
Bl.

Par Blandine 11 novembre 2016 à 16 h 26 Répondre à ce commentaire

En me documentant, je trouve aussi ce site qui peut être utile:
http://www.laparoleliberee.fr/l-association-1/assistance-aux-victimes/

Bien sûr on comprend bien la difficulté si le ou les coupable(s) ne manifeste(nt) aucun regret.

Nous prions avec vous, que l'Amour du Seigneur, la tendresse de Marie vous soutiennent et que vous ayez autour de vous des gens qui vous aiment et vous comprennent.

Par MARIE 11 novembre 2016 à 18 h 10

Chère Blandine,
Je suis avec attention vos commentaires depuis "Carême dans la ville". C'est dire que je n'avais pas oublié votre histoire et que celle-ci m'a particulièrement "remuée". Je vous découvrais très sensibilisée aux souffrances endurées par certains êtres humains et je me disais que c'était une conséquence de votre souffrance personnelle. Et vous continuez courageusement votre chemin avec beaucoup d'interrogations, tentant comme beaucoup de souffrants, d'accepter l'inacceptable. Je souhaite que la VIE qui vous habite, vous y amène au jour le jour.
Très fraternellement. .

Par Marie-Thérèse L. 11 novembre 2016 à 18 h 26

Bonjour Blandine,
On peut pardonner lorsque la personne qui nous a offensé en fait la demande, enfin on peut essayer et ce n'est pas facile. Mais je ne sais pas comment pardonner à quelqu'un qui ne s'est pas repenti.
Cet oncle prêtre a du y penser maintes fois ou peut-être pas ?? et il a peut-être aussi fait d'autres victimes au cours de sa vie ? vous n'en saurez pas plus puisqu'il est décédé.
Quant à vos sœurs et votre mère qui vivent dans le déni depuis toutes ces années, elles ne peuvent pas vous oublier car la pédophilie dans l'église est bien un sujet d'actualité !
Blandine il vous faut avancer avec ce fardeau et trouver le moyen de l'alléger car vous ne méritez pas de souffrir des actes de personnes égoïstes.
Je vous souhaite beaucoup de courage. Vous êtes quelqu'un de bien et ce sont elles, vos sœurs, votre mère qui ont fait passé leur intérêt personnel avant tout, qui ne savent pas aimer.
S

Par S 12 novembre 2016 à 11 h 27

Blandine, je viens de lire votre longue histoire et les dialogues que vous avez suscités. Chacun sait la souffrance endurée et je compatis. Avec ma femme nous prierons pour vous pour que retrouviez la sérénité. Courage vous n'êtes pas seule...

Par Ricardo 13 novembre 2016 à 19 h 16

Aujourd'hui nous parlons de saint Pierre',il est ce même Pierre qui au soir de l'arrestation de jésus avait nié faire partie de l'entourage du Maître. Quelle faute! pour une telle faute il a fallu un pardon infiniment plus grand que la faiblesse de l'apôtre. Ce pardon va lui permettre d'assumer la charge de chef visible de l'Église. Ce PARDON INCONDITIONNEL est observable chez saint Augustin. Ses nombreuses fautes pardonnées vont le conduire à la sainteté qui en fera un Père de l'Église.

Par Marguerite CARIGNAN 11 novembre 2016 à 16 h 11 Répondre à ce commentaire

Ce que je retiens , c'est que seul Dieu est parfait ,
Quand aux sacrements , celui de la réconciliation, montre par bien des facettes , notre foi :
certaines personnes s'attendent à tout de suite être "guéris " , d'autres le fait seul d'aller trouver un prêtre , les
mettent mal à l'aise , du quand pensera t 'il après !
Or une foi authentique ne fait pas de calcul , elle se présente pour dire , qu'elle croit dans cette réconciliation ,
puis le travail , c'est aussi à nous même de le faire . Cela me rappelle un témoignage , d'un tel qui après 15 ans
va se confesser , le prêtre lui demande depuis combien de temps , l'autre réponds 15 ans , il lui dit de réciter un pater
et des Ave , celui-ci pas content du tout , va ailleurs (Assise) et refait 3jours après la même démarche...Le prêtre lui
demande à quand la dernière fois ? Trois jours ! Il entre dans une grande colère , car il n'a pas voulu croire , accepter
de porter la demande de L'autre prêtre , un peu comme cette histoire , du roi , qui ayant la lèpre , se voit inviter à se laver
dans le Jourdain , trouvant cela trop facile , presque une insulte ..Mais je pense aussi à ces pauvres prêtres faisant les frais
pour d'autres , ainsi quand dans une maison , on trouve des querelles , des meurtrissures , on finit par tout détruire ce que Dieu par l'Esprit Saint à voulu . Blandine tous ne sont pas comme ce prêtre là , nous tous sommes différents , et pourtant un Nom de famille , pour une bonne réputation , change les attitudes , à l'inverse on fait porter les fautes à des enfants innocents , Jésus nous demande de prier , pour ceux qui nous ont fait des torts , car on s'en fait bien plus quand on ne pardonne pas , on tombe malade vraiment , je sais c'est pas facile , le chemin est long , la porte étroite , mais au bout du compte Dieu nous invite , comme Saint François , à dire c'est en pardonnant que l'on reçoit le pardon ..Même si l'autre n'a pas pardonner ,comprenez l'indifférence tue , celui qui tue l'Esprit , mais celui qui souffre continue ce travail d'enfantement ...de transformation en transformation , de guérison en guérison , mes ennemis sont devenus une bénédiction ...Car leurs faiblesses , m'ont appris à m'ajuster au pas du Christ .Sa Parole demeure , si vous l'acceptez
celle qui se reçoit et se donne . Mon frère et ma soeur sont ceux qui écoutent La Parole et la mettent en pratique , puis il y a les prières universelles , de ceux qui font des béatitudes , une véritable bénédiction ..

Par fred 11 novembre 2016 à 16 h 01 Répondre à ce commentaire

J'irais bien plus loin en cette année de la Miséricorde. L'Amour divin n'est pas un amour humain seulement, c'est un amour divin. L'amour divin féconde. Tout-puissant Créateur, Il se perpétue dans nos faiblesses, par nos limites. C'est ainsi que Dieu est Miséricordieux. Dieu aime et chérit ce que nous rejetons de nous-mêmes. Dieu permet le Mal comme le jardinier permet le compost. Il tire de nos faiblesses ce qui nous déconcerte. Ce qui nous trouble. Ce qui nous sépare de nous-mêmes. Dieu pénètre nos entrailles lorsqu'elles crient vers Lui. Le Mal est pour Lui opportunité de re-Création. La faille en nous, le mal en nous: opportunité de transformer nos abîmes pour les rendre semblables à Lui. Pour faire de l'Amour notre espace commun.
Chérissons nos péchés comme le lieu de l'Incarnation de la Miséricorde. Vite, offrons-les Lui et souvenons-nous, comme le disait François, que demain, c'est Lui et personne d'autre que nous verrons face-à face. Aimer comme notre Dieu aime, tout-puissamment.

Par Suzanne Rouleau 11 novembre 2016 à 15 h 37 Répondre à ce commentaire

"La bonne nouvelle est que l’on peut aimer par-delà la faute. Parfois, on peut aimer plus encore qu’avant d’avoir failli, comme Pierre l’a fait".

Le Pardon de Jésus est infini...

Par jocelyne Céron 11 novembre 2016 à 15 h 34 Répondre à ce commentaire

Ta miséricorde c'est le plus beau cadeau que tu m'as donné tu m'as fait la grâce de découvrir combien tu m'aime au delà de tt ce que je pouvais imaginer tu m'as enlevé mes péchés tu m'as libéré de ce lourd fardeau que je portais. Je t'adore Seigneur je te loue et te rends grâce d'avoir posé ta main sur moi. Amen

Par Fred99 11 novembre 2016 à 15 h 27 Répondre à ce commentaire

A cause de nos faiblesses, Seigneur, malgré nos bonnes résolutions, tu nous donnes inlassablement ton Pardon pour nous permettre de nous réajuster à Toi, de nous conformer à ton Amour qui nous guérit. Merci Seigneur pour tant d'Amour et de miséricorde. En UDP avec toutes et tous.

Par Jean-Louis 11 novembre 2016 à 14 h 46 Répondre à ce commentaire

Comme toujours, très belle méditation de Sœur Marie. Je relève tout de même une coquille amusante, dans la citation de Luther. Il ne fallait pas écrire "Pêche fortement", mais "Pèche fortement" ! Il n'empêche que nous devons aller davantage à la pêche des gestes d'amour pour garder la pêche contre le péché...

Par Bernard (Bruxelles) 11 novembre 2016 à 13 h 13 Répondre à ce commentaire

Beau message mais faudrait-il aussi rappeler que pour être pardonner, il faut savoir demander pardon.

Par Françoise Maurel-Noël 11 novembre 2016 à 12 h 48 Répondre à ce commentaire

Dieu n'attend pas notre demande de pardon, seulement un retour (l'enfant prodigue), une pensée (le larron à côté de Jésus en croix)
Il est AMOUR rien qu'AMOUR, rien d'autre.

Par Micheline 11 novembre 2016 à 15 h 39

Je rejoins tout à fait soeur Monnet pour "la ligne rouge".
Car je crois qu'il ne faut pas isoler et sortir du contexte cette expression; aussi je me permets de recopier ce que je considère comme un tout dans cette méditation :
"Il n'y a pas de ligne rouge qu'il faudrait absolument éviter de transgresser. Nous sommes tous déjà passés au-delà de la ligne rouge. C'est ainsi que nous avons été justifiés, réconciliés."
"Il n'y a pas de ligne rouge qu'il faudrait éviter de transgresser": il n'y a pas d'acte ou de parole que Dieu ne puisse pardonner. Dieu EST PARDON de toute éternité, c'est inscrit dans son patrimoine génétique, si nous voulions utiliser une image !
"Nous sommes tous déjà passés au-delà de la ligne rouge": oui, quelle belle affirmation en Dieu tout-Puissant d'Amour. Les morts, les vivants, les pas encore nés sont déjà tous rachetés , pour employer un terme biblique.
"C'est ainsi que nous avons été justifiés, réconciliés.": oui, c'est à dire rachetés par la mort-résurrection du Christ, qui est l'expression du don parfait pour chacun et chacune. ( et la liberté qui nous est donnée est celle de l'accueil du Christ en qui je peux pardonner à l'infini..., car je peux ne pas l'accueillir).
Aussi, quoique nous fassions, nous sommes déjà justifiés , c'est-à-dire sauvés, rendus justes par le Christ, réconciliés avec Dieu.
L' Amour tout-puissant nous précède de toute éternité. Il ne faut pas confondre la puissance de Dieu avec la puissance des hommes: violente et dominatrice.La "Douce-Puissance" de Dieu est son infinie capacité à se donner perpétuellement à tous ceux qui l'accueillent, ce dont témoigne la Passion du Christ pour tous les hommes.
Ce qui évidemment n'est pas une invitation à accumuler consciemment toutes sortes d'erreurs! Il n 'est pas interdit de se montrer digne d'une telle révélation, librement.
Merci infiniment soeur Monette pour l'expression de votre foi qui m' invite à réfléchir et permet la mise en mots de ce qui constitue le fondement du chrétien: celui qui est "revêtu du Christ", Christ lui qui libère paradoxalement même (et surtout!)par les larmes. Oui, la conversion est un choix personnel, Dieu ne s'impose pas, il se propose... et l'homme dispose.(je ne sais plus d'où je tiens cette phrase.) Oui, l'Amour, le vrai, est exigeant, mais c'est Lui qui nous fait grandir, mais seulement en profondeur. Nous sommes tous des Pierre et j'ai envie d'ajouter que c'est heureux: le reconnaître n'est pas une faiblesse , mais une force qui permet de repartir encore et toujours . A CAUSE de l'amour inconditionnel de Dieu envers ma personne.C'est Lui qui me relève."Les larmes de Pierre sont une nouvelle naissance à la gratuité de l'Amour" Merci Soeur Monette.

Par Béatrice S. 11 novembre 2016 à 12 h 17 Répondre à ce commentaire

Dieu n'est pas "toujours capable de pardonner" : Il ne peut "que" pardonner toujours et en permanence car Il est Créateur. Or, l'absence de pardon détruit la victime comme le fautif. C'est ce pouvoir de pardonner qu'Il nous a donné comme nous le proclamons dans le Pater enseigné par Jésus, pouvoir qui a tellement étonné ses contemporains : en Mt IX, 8, nous lisons en effet, "Les foules (...) rendirent gloire à Dieu qui a donné une telle autorité aux hommes". Non pas le pouvoir de guérir - en l'occurrence, un paralytique (d'autres l'avaient fait avant Jésus), mais bien celui de pardonner, pouvoir que l'on considérait jusqu'alors réservé à Dieu... et qui nous rend semblable à Lui (un peu seulement car nous sommes loin de pardonner comme Lui pardonne).

Par Romain 11 novembre 2016 à 12 h 07 Répondre à ce commentaire

Vous êtes pour beaucoup dans l'espérance du repentir.
J'ai une mere qui ne s'est pas repentie... J'attends désespérément sa demande de pardon, mais son déni est tel qu'elle tue une seconde fois sa fille, avec la complicité de toute une famille. C'est moi qui dois lui demander pardon pour avoir dit et pointer du doigt celui qui avait fait "ca" à sa petite fille d'à peine 6 ans. Et Dieu sait que j'ai essayé de l'atteindre avec humilité, douceur et colère quand elle etait de marbre. Elle ne veut plus me voir depuis 25 ans et je pense qu'aujourd'hui, vieille dame, elle ne sait même plus si j'existe !!! Elle est intouchable. Mes deux sœurs sont ses deux gardes du corps.
Je passe sur les avantages matériels qu'elles ont tirés de cette pauvre situation.
Un mal sur un mal...
Celui qui a fait du mal à sa fille, son frere, prêtre, que ma mere, sa sœur, a défendu, cautionné, avec qui elle est partie vivre à Martigues apres cette "révélation", celui qui a financé la moitié de son appartement,(aujourd'hui propriété de mes sœur), est mort sans un geste non plus, adulé par ses fidèles... Plaint par une famille, parce que victime de la mythomane que j'étais.
Ma mere est une fervente catholique, elle ne loupe pas une messe.
La demande de pardon pour la pedophilie des prêtres faite par les évêques récemment ne m'a strictement rien fait.

Aujourd'hui je paie pour ces bourreaux la, dans des douleurs physiques, psychologiques alors que le repentir serait un baume, un pansement, une joie.
C'est pour tout ca que je ne parviens à adhérer à cette bienséance de la pensee, parce que des victimes de sales types, il y en a plein et que la reconstruction ne peut se faire que dans la conscience du mal fait. Le seul hic et il est de taille, c'est que peu ont cette conscience et forts de leur orgueil, de leur indifférence, de leur arrogance, , ils continuent à vivre comme si de rien parce qu'aucun acte posé d'amour ne vient panser des plaies qui ne demandent qu'à s'ouvrir.
Si Dieu est, je pense sincèrement qu'il cherche à les atteindre... Mais bernique ! Et en attendant les victimes morflent.

Par Blandine 11 novembre 2016 à 11 h 52 Répondre à ce commentaire

C'est vrai, c'est important qu'une victime soit reconnue comme telle par la société, pour se libérer de la honte et de la culpabilité injustifiée. J'ai lu récemment le récit d'une jeune canadienne, victime d'inceste (par son père) et qui a dû mener un long combat judiciaire pour faire reconnaître les faits. Mais comme dans votre cas, sa famille (mère, frère, soeur) l'ont désavouée : évidemment, elle était celle qui amenait l'opprobre sur eux. Ces histoires font éclater au grand jour le dysfonctionnement familial : par exemple, dans ce cas précis, qu'elle avait été sacrifiée pour canaliser la perversité du père. C'est le phénomène du bouc émissaire, dont le rôle est de protéger la cohésion du groupe. Donc, de toutes façons, qu'il accepte le rôle en se taisant ou qu'il se révolte en dénonçant les faits, il n'a que bien peu de compréhension et de compassion à attendre de sa famille. Peut-être, malgré toute votre douleur, auriez-vous intérêt à entreprendre de vous reconstruire, d'aller de l'avant avec cette blessure, en renonçant à espérer une hypothétique demande de pardon...Vous, et sans doute ceux qui vous aiment, savent ce qu'il en est.

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 13 h 46

Renoncer, je m'efforce de le faire... Compliqué et douloureux car je reste naïve et confiante.
Je crois aux miracles comme une petite fille !
Merci d'avoir tout compris Antoinette et pardon de m'être répandue ainsi... Mais je trouve qu'il y a parfois un tel déni de la realite ! Comme si la realite etait dérangeante et qu'il fallait passer son chemin ! La souffrance des victimes est. On n'a pas le droit de pardonner pour les autres.
Pierre est un homme authentique, sincère et avec une conscience en béton.... Tout le monde n'est pas Pierre. Hélas !
Amitié
Bl.

Par Blandine 11 novembre 2016 à 13 h 53

Bonjour, Blandine,

je suis bien décidé à ne pas m'engager dans une discussion,
afin de respecter mon moment de "retraite".

Je voudrais malgré tout vous dire que votre partage m'a touché.
Même si les souffrances de chacun d'entre nous ne sont pas identiques,
je me permets de vous proposer la lecture d'un livre - pas trop gros - de Lytta Basset
à propos du pardon : "Au-delà du Pardon."
Elle y parle entre autres, à la fin de l'ouvrage,
de la difficulté et des questionnements à propos du pardon envers les personnes
qui n'ont jamais, vis-à-vis des personnes blessées, reconnu leur faute.
Vous trouverez aisément des références à propos de l'auteur et de son parcours sur Internet.
Fraternellement,

bon chemin à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 11 novembre 2016 à 14 h 46

Merci paul
Je connais l'auteure, je crois que j'ai un livre à elle et je vais le rechercher.
Je vais suivre votre conseil
Bl.

Par Blandine 11 novembre 2016 à 15 h 27

Petit message d'amitié à Blandine que vous pouvez publier , bien sûr! J'ai 73 ans aujourd'hui , ma mère en a 94, elle n'a plus voulu de moi quand j'avais 5 mois, 2 kilos 500, rachitique et sous alimentée. Je passe sur mon histoire perso, j'ai atterri chez des grands parents paternels aimants, j'ai un époux , des enfants, des petits enfants, nous avons eu de merveilleux engagements dans le scoutisme en famille, mais ma mère!!! Il y a trois ans j'ai essayé de lui pardonner, d'aller la voir en maison de retraite, ce que je continue à faire parfois, mais elle m'indiffère, car elle n'a jamais voulu demander pardon, elle est dans le déni , malgré tout ce qui est arrivé par la suite!C'est dur! aujourd'hui, je ne lui en veut plus, mais c'est l'indifférence, je ne peux aller plus loin!

Par Mick 68 11 novembre 2016 à 16 h 07

Blandine, chère sœur en Jésus Christ, votre témoignage très courageux suscité notre admiration. Comme vous avez dû souffrir du déni et de l'incompréhension de votre famille! Comment se construire après une telle épreuve?
Dieu, dans son Amour infini comprend.
Je viens de lire dans le Pélerin que vous pouvez vous exprimer en tant que victime :
paroledevictimescef.fr
Courage UDP

Par MARIE 11 novembre 2016 à 16 h 15

Ce serait juste pour le moment, pour cesser de suspendre votre vie à quelque chose sur laquelle vous n'avez pas de prise. Peut-être que vous obtiendrez une demande de pardon (rien n'est impossible à Dieu), mais si c'est dans 10 ou 20 ans, que sera devenue votre vie entre-temps ? Or, elle est précieuse, vous n'en avez qu'une ! Parfois, il n'y a pas d'autre solution que de couper les ponts, pour se protéger.

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 18 h 24

Chère Blandine, témoigner comme vous venez de le faire n'est pas rien. Cela dit toute la force, la vie qui vous habite. Si chaque histoire est personnelle - et c'est bien là que nous rejoint Dieu - pouvoir la dire à qui saura l'entendre peut, je crois, beaucoup vous aider. Je seconde en cela ce que dit Marie qui vous recommande de contacter le cef et/ou l'association "La parole libérée".
Pouvoir parler en confiance, être écouté, vraiment écouté, est un baume autant qu'une libération, quelle que soit la violence que l'on ait vécue. Je vous le dis d'expérience.
Je vous garde en ma prière et, si vous le permettez, je vous embrasse.

Par Audrey 11 novembre 2016 à 18 h 51

Chère Blandine,

Votre témoignage est courageux. J'ai entendu votre souffrance et perçu vos blessures. Je suis de tout coeur avec vous et vous porte dans mes prières. Puisse Dieu vous prendre dans ses bras, vous donner Paix et sérénité .
Je vous embrasse.

Par Lise 11 novembre 2016 à 20 h 49

Blandine,
Avec mes petites soeurs d'Amour, de Colère et de Rage, nous vous promettons de vous guérir!
Daniel

Par moreno daniel 13 novembre 2016 à 22 h 11

"Un pardon infini Il n’y a jamais de faute si grave qu’elle ne puisse être pardonnée… Si Dieu est Dieu, Il est toujours capable de pardonner, de donner à nouveau, de donner plus encore. "
Merci comme toujours pour la méditation "Ainsi il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, Venez tous qui êtes fatigués et peinez sous le poids du fardeau , Moi je vous procurerez le repos. Ailleurs, mon joug est doux et mon fardeau léger, prendre courage pour approcher nos prêtres et déverser nos pauvres misères dans l'océan de miséricorde de Dieu, passer par cette porte étroite et croire dans la grâce divine. Quelle paix, quelle joie j'ai sentie hier en y allant et à ma grande surprise de trouver à ma grande surprise mon frère sur la file d'attente de ceux qui attendaient le sacrement de pénitence, célébrer ensemble la messe , passer par la porte sainte alors qu'en respectant sa liberté, j'avais renoncé à lui parler de cette porte . Je porte encore d'autres dans mon cœur, de même très proches que je vous confie afin qu'ils revennent aux sacrements

chères frères et sœurs qui suivons cette retraite, les portes saintes seront fermées ce dimanche dans le monde entier, rendons grâce avec notre pape pour tant de miséricorde Divine face à toutes nos misères. Il y a encore deux jours pour. recevoir l'indulgence . Union de prière avec tous et bon week-end

Par Béatrice 11 novembre 2016 à 11 h 17 Répondre à ce commentaire

Je crois que la fermeture des portes saintes sera le 20 Novembre.
en union de prières.

Par Lyonyx 12 novembre 2016 à 0 h 41

"Le pardon est l'essence de l'amour qui sait comprendre l'erreur et y porter remède" nous dit le pape dans son tweet du 5 novembre.

Après s'être adressé aux détenus, il écrit le 6 novembre:
"Aucune cellule n'est assez isolée pour exclure le Seigneur. Son amour arrive partout. Je prie pour que chacun ouvre son cœur à cet amour."

Seigneur, nous Te prions, pour que chacun de nous ouvre son cœur à Ton Amour infini, pour que nous parvenions à pardonner, à reconnaître nos erreurs et à accepter d'être semeurs de paix. Amen.
UDP avec chacun de vous.

Par MARIE 11 novembre 2016 à 10 h 59 Répondre à ce commentaire

Comme on se sent proche de Pierre! Lui qui avait juré que jamais il n'abandonnerait Jésus, qu'il le suivrait partout!... Voilà que non seulement il l'abandonne mais en plus il le trahit... Nous, nous disons souvent: "Seigneur, Seigneur!..." mais on fait comme si il n'existait pas, on ne l'écoute pas.
Mais heureusement pour nous, la miséricorde de Dieu est infinie et son pardon toujours offert, encore faut-il que nous ne lui demandons. Il n'y a jamais de faute si grave qu'elle ne puisse être pardonnée, dites-vous Sœur Marie: même les crimes contre l'humanité? même un Hitler, un despote ayant les mains rougies du sang de ses victimes, auraient droit au pardon?...Sans doute oui, s'ils le demandent sincèrement. N'empêche que je ne voudrais pas être à la place de Dieu le jour du jugement dernier!!! Voilà que je raconte n'importe quoi: me prendre pour Toi, Seigneur? Pardonne-moi ce péché d'orgueil.
Plus sérieusement, j'ai découvert une chose dans la méditation de ce matin: c'est que le cœur du message est la puissance du pardon. Une pépite que je vais méditer et prier. Merci sœur Marie.

Par Mamie Ed 11 novembre 2016 à 10 h 50 Répondre à ce commentaire

"Il n'y a jamais de faute si grave qu'elle ne puisse être pardonnée ?"
Et quand le bourreau ne regrette rien ? Quand il est incapable de se repentir, par déni, par orgueil, par pur sadisme ? Quand il a pris plaisir à faire mal ? Quand il n'y a aucune conscience du mal fait ? On fait comment ? Dieu fait comment ?
Pierre s'est repenti, mais combien ne regrettent pas ?
Je pense à Maurice Papon, par exemple, fort de son bon droit d' homme qui n'avait fait que son "devoir " disait il, les enfants de Bordeaux envoyés à la mort, les algériens précipités dans la seine !!!! Malgré le procès, les témoignages, il a voulu être enterré avec la légion d'honneur. Des Papon, il y en a plein... Je veux bien pardonner à qui le demande sincèrement, la seule chose que je puisse faire autrement, c'est juste de ne pas haïr et de ne pas crier vengeance. Mais crier justice, bien sûr que oui.

Par Blandine 11 novembre 2016 à 10 h 35 Répondre à ce commentaire

sœur Claire Marie,
merci d'avoir osé écrire : "Le cœur du message n’est pas l’Immaculée Conception, ni même la puissance de la Résurrection… mais la puissance du pardon."
... et citer une parole de Luther est un enrichissement...

Par jean-pierre M. 11 novembre 2016 à 10 h 23 Répondre à ce commentaire

Quand j'étais jeune, j'avais lu cette phrase : "A quoi peut nous servir que Dieu nous pardonne, si nous ne nous pardonnons pas à nous même ?" Maintenant, je trouve que c'est bien orgueilleux . C'est vrai, c'est nous qui nous condamnons nous-même, mais nous pouvons croire que "Dieu est plus grand que notre coeur" (St Jean).Je suis d'accord que le coeur du message est la puissance du pardon, car c'est une réalité vraie, je veux dire à expérimenter.

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 10 h 58

Le royaume des cieux est comparables à une épingle dans une botte de foin.
Il paraît que certains sont bêtes à manger du foin.
peut-être bien que j'ai trouvé le royaume, le jour où je me suis étranglée avec l'épingle...

Par & 11 novembre 2016 à 10 h 21 Répondre à ce commentaire

Le Pardon est une oeuvre de miséricorde spirituelle pour la vie harmonieuse et paisible en communauté conjugale, familiale, religieuse....Le pardon, une vertu nécessaire mais difficile à vivre. Chacun de nous connaît la réalité de la souffrance qui fait mal au coeur. Nous portons tous des blessures profondes au fond de nos coeurs. Elles sont nombreuses : violences, mensonges, trahisons, injustices, méchanceté.......... :. C'est à ce niveau que la foi chrétienne nous oriente vers Dieu. C'est lui seul qui peut nous aider à connaître et à vire le pardon. La pardon est une grâce de Dieu qu'il accorde aux fidèles par et dans le don de l'Esprit Saint à travers les sacrements de la Réconciliation. Par le pardon, ion confie son propre coeur ou le coeur de l'autre à Dieu. Le pardon apporte la paix. Merci pour cette méditation sur le pardon.

Par cécile 11 novembre 2016 à 10 h 02 Répondre à ce commentaire

PS : il faut quand même parfois un très grand courage pour se repentir, je veux dire pour préférer le salut de son âme à sa vie. Le prix à payer peut être très lourd : je pense aux repentis de la mafia, aux lanceurs d'alerte, bref à tous ceux qui choisissent de se désolidariser du mal. Certes, le pardon de Dieu leur est acquis, mais avant le Paradis, c'est le chemin de croix qui s'ouvre devant eux ! La réhabilitation demande une forte motivation, c'est pour ça qu'elle ne peut être appuyée que sur l'amour.

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 9 h 49 Répondre à ce commentaire

Oui, merci à vous Soeur Marie pour ce commentaire sur le pardon demandé et donné. Merci aussi à Audrey dont le commentaire est toujours une suite de la méditation appliquée à l'aujourd'hui de notre vie. Cette méditation tombe à pic avec ce 11 novembre et le 13 qui nous rappelle des jours si douloureux. Encore merci. Jeanne

Par de Laubier Jeanne 11 novembre 2016 à 9 h 37 Répondre à ce commentaire

Bonjour Sœur Anne.
N'aurait-il pas mieux valu utiliser l'expression "ligne jaune" dans certains cas et "ligne rouge" pour d'autres.
Si l'une exprimes le dépassement de la loi, l'autre signifie la frôler, sans nuire.
Merci de vous lire.
Que Dieu nous

Par SYLVESTRE14 11 novembre 2016 à 9 h 37 Répondre à ce commentaire

Suite : Nous avons jusqu'à la dernière minute la liberté de nous convertir, comme le bon larron, afin de sauver notre âme. Cependant, moi, je cherche moins à sauver mon âme qu'à m'en sortir à meilleur compte ! Or ce n'est pas possible, Jésus lui-même l'a dit : "Tu ne t'en sortiras pas avant d'avoir tout payé ce que tu devais". Le pardon nous sauve de la condamnation qui m'emprisonne, pas de la pénitence à accomplir ! Il faut bien que j'assume les conséquences de ma conduite passée, mais si je me remets en question, si je regrette sincèrement, je ne ferai plus la fuite en avant. Cela, même si les autres ne me pardonnent pas : ce ne peut être mon but, puisque je n'ai pas de pouvoir sur les autres. Mon but est de me retrouver en paix avec moi-même, confiante dans la miséricorde de Dieu qui me connaît et m'accepte avec mon passé. Le repentir (reconnaissance, regret et réparation de mes fautes) m'apprend l'humilité et le courage.
Pour en revenir à Pierre, je trouve bien compréhensible son attitude. Il y a loin de la coupe aux lèvres (autre proverbe) : loin du danger, on peut s'illusionner facilement. Mais quand il faut faire face, c'est bien autre chose, l'instinct de conservation joue à fond. Jésus s'était préparé depuis longtemps à ce moment, alors que Pierre ne pouvait encore y croire. Il aimait quand même sincèrement Jésus, puisqu'il a pris le risque de le suivre jusque dans la maison du grand prêtre, et puis il fond en larmes en se rappelant les paroles de Jésus. De fait, ensuite, il sera fidèle jusqu'à la mort. C'est la différence entre la motivation par l'image de soi et la motivation par l'amour. Le péché rompt mon lien avec Dieu, mais le repentir le renoue par un noeud qui me rapproche encore plus de lui (image lue quelque part). Le Christ l'a dit aussi : "Celui qui aimera le plus, c'est celui à qui on aura le plus remis (de dettes)". De fait, dans l'Evangile, les publicains, conscients de leur péché, se convertissent bien plus facilement que les Pharisiens dans leur bonne conscience affichée. Ce n'est pas à moi de me justifier !

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 9 h 24 Répondre à ce commentaire

Non , mais vous dramatisez trop ,
Allez un peu retrouver de l'humour , car Catholique signifie : universel .
Je pense à cet extrait de Louis de Funés dans une église , où le prêtre
dit : que son église , s'appelle Notre Dame des courants d'air ..........
Puis non sans sourire , ce même acteur , dansant Rabbi Jacob , vous
savez quand il dit à son serviteur : Je suis pas raciste ...On tire bien des leçons
en s'amusant , ailleurs Don Camillo , se dispute encore avec Peppone . C'est une
histoire sans fin . C'est cela aussi être libre , savoir aussi sourire de soi , de ces moments
où la toute puissance nous semble acquise , pour ensuite faire bien des expériences ....
Mais comme disait le curé d'Ars , posséder le Seigneur , c'est le bonheur des bonheurs ....
Puis le rire est très libérateur .

Par fred 11 novembre 2016 à 9 h 21 Répondre à ce commentaire

"Il n'y a pas de ligne rouge qu'il faudrait absolument éviter de transgresser". Je ne sais pas comment vous l'entendez Sœur Monnet mais si l'on prend votre phrase à la lettre.......... c'est assez terrifiant.
"Nous sommes tous déjà passés au-delà de la ligne rouge" ; où placez-vous cette ligne, chère sœur Monnet ?

Par mahona 11 novembre 2016 à 9 h 06 Répondre à ce commentaire

dommage que vous preniez l'exemple de Luther, comme s'il n'y avait pas assez dans l'Eglise (l'Eglise Sainte, catholique, apostolique)
je n'ai plus le temps de m'éparpiller,
je me désinscris donc,
Corine

Par Page 11 novembre 2016 à 9 h 00 Répondre à ce commentaire

"Pèche fortement et crois plus fort".
Cette citation de Luther, sortie de son contexte paraît outrancière. Qu'a-t-il voulu exprimer sinon que la grandeur du pardon dépassait infiniment celle du péché ? Mais dans nos milieux catholiques d'avant le concile, on a tellement fustigé Luther comme s'il nous incitait au péché. Encore une "dérive triomphaliste" de l'Eglise comme le signale sœur Marie.
J'ai travaillé comme membre du personnel administratif, dans une bibliothèque de théologie et de sciences religieuses. La "pause café" réunissait les administratifs aussi bien que les académiques. Je me souviens de ces professeurs, pour la plupart très ouverts, qui évoquant Luther, étaient unanimes à reconnaître que si celui-ci avait vécu à l'époque de Vatican II - merci à Jean XXIII qui a donné un essor à l'œcuménisme - il aurait été écouté davantage...
Vous nous quittez, Corine et permettez-moi de vous dire que je le regrette. Très fraternellement je vous souhaite bon vent. "Unique est la montagne de Dieu, différents sont les versants".

Par Marie-Thérèse L. 11 novembre 2016 à 17 h 52

Et St Augustin propose : "aime et fais ce que tu voudras". Encore faut-il comprendre le propos.
Vous proposez chère Corine une réponse d'humeur... On fait ce qu'on peut... Peut-être à vouloir trop s'en demander c'est comme de tendre une corde jusqu'à ce qu'elle casse.
Il y a peu, ici même, on parlait de suicide et de responsabilité et d'un dernier pardon dans les ultimes secondes entre l'acte et la mort. Mais Dieu qui voit tout, qui sait tout sait bien que la corde était trop tendue.
quant à moi, je pense que quand la corde est trop tendue, c'est de bonne sagesse d'arrêter de tirer dessus.

Par Michel (occitanie) 11 novembre 2016 à 18 h 14

Très difficile oui de se confesser........pourtant le prêtre nous donne l'absolution et nous pardonne:il représente Dieu ,même si lui même est imparfait !
Savoir pardonner ....et savoir suivre la Loi de Dieu !
Merci pour cette nouvelle méditation .

Par Marguerite 11 novembre 2016 à 8 h 55 Répondre à ce commentaire

juste un mot, Dieu nous aime et quand on aime de cette force la on pardonne
et pourtant il est si compliqué l'aller confesser à un prêtre, qui st homme aussi, ses fautes
faut-il s'adresser plus à Dieu qu'à ses saints ?
Dieu pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

Par dominique 11 novembre 2016 à 8 h 50 Répondre à ce commentaire

Je suis contente d'apprendre que le coeur du message est la puissance du pardon. Parce que ce n'est pas symbolique, c'est la réalité vraie. Comme dit le proverbe : "Tant qu'il y a de la vie..."Nous avons jusqu'à lb

Par Antoinette G 11 novembre 2016 à 8 h 43 Répondre à ce commentaire

Merci sœur Marie pour ces mots réconfortants.
Dieu nous est encore plus proche dans le pardon .
C'est vrai que nous avons besoin de l'entendre souvent.
Ils me feront vivre aujourd'hui.

Par vdh 11 novembre 2016 à 8 h 42 Répondre à ce commentaire

La puissance du pardon ou l''impuissance du pardon... l'infini pardon...
c'est drôle, on veut bien reconnaître qu'on n'est pas des super-hommes, des super-femmes, mais on recherche toujours de la puissance: il "faut" toujours un DIEU tout puissant... Ne serait-ce pas là le "triomphalisme" de toute religion?...
Vous parliez précédemment du besoin d'être rassuré(e), quoi de plus rassurant qu'un DIEU qui pardonne tout et vous assure la vie éternelle dans son "Royaume/paradis"?!...
sauf qu'il faut le trouver ce royaume... le plus difficile n'est peut-être pas tant de passer par la porte étroite pour y entrer mais plutot de le trouver... on cherche parfois un endroit immense, peut-être un château fort ou un immense jardin avec une grande muraille autour où il y aurait une porte étroite, alors que ça ressemble peut-être plus souvent à une aiguille dans une botte de foin...
Le reniement de Pierre: c'est un mensonge avant d'être la trahison d'un ami...

Par & 11 novembre 2016 à 8 h 29 Répondre à ce commentaire

Sans la "puissance de la Résurrection", y aurait-il une "puissance du pardon"?

Par Daleau Christian 11 novembre 2016 à 8 h 02 Répondre à ce commentaire

Merci de nous rappeler ce matin que le coeur du message est la Puissance du pardon ....

Par Penelope 11 novembre 2016 à 7 h 47 Répondre à ce commentaire

Il me semble que le coq qui annonce la naissance du jour, la longue nuit qui prend fin, plus que révélateur de la faute de Pierre, annonce déjà son pardon. C'est en cela qu’il symbolise parfois le Christ, lui, la lumière du monde, l'aube nouvelle. Si Pierre renie, Dieu ne l'abandonne pas. Au 2ème chant du coq, Pierre a compris. Sa faiblesse, son impuissance, dont il prend seulement alors pleinement conscience, Jésus les connaissait. Son reniement à venir, il se savait, et toujours Jésus l’a aimé. Jésus qui vient de répondre "C'est moi, je le suis" à qui le cherchait pour l'arrêter, enjoignant aux gardes de laisser partir les disciples qui l'accompagnaient.

"Jésus lui-même n'a pas reculé devant la menace et devant la mort. En ces temps difficiles, mettons notre force dans le Christ pour dire nous aussi face au Mal : "Oui, je Le suis et Le suivrai toujours", écrivait magnifiquement l'équipe de Retraite dans la Ville hier sur sa page Fb. Si Pierre n'a pas eu la force de se dire disciple de Jésus face au danger, il l'a quand même suivi jusqu'en son cœur. Ses forces seules n'ont pas suffi, les nôtres, seules, ne suffisent pas. Notre force est en Dieu, et elle vient de Lui. C'est Lui, qui toujours est avec nous, qui nous donne de dire "je suis". Et c'est de l'entendre, et c'est de le suivre, qui nous permet de nous remettre tout entiers entre ses mains, de nous confier à son cœur même - sa miséricorde. Avec nos mains vides, nos mains qui seules ne peuvent pas. Avec nos cœurs à vif, qui crient l'amour et la faiblesse, notre vouloir impuissant. Comme les sanglots de Pierre.
"[Peut-être faut-il l'avoir vécu un jour." Oui, je le crois. La force du pardon se vit dans cet abandon.

Par Audrey 11 novembre 2016 à 7 h 34 Répondre à ce commentaire

Merci
BR

Par Bertrand RICARD 11 novembre 2016 à 6 h 26 Répondre à ce commentaire

De toi , je ne sais rien ;
De toi qui connais Dieu;
Je te dis seulement :
Tu es le Maître
Et toi , tu me réponds:
En vérité , il faut renaître .
Renaître mais comment ?
Renaître de l'Esprit ;
L' Esprit qui connaît Dieu .
Je te dis simplement :
D'où vient le souffle ?
Et toi , tu me réponds:
Le vent te dit quelle est sa route
écoute seulement .
Il vient je ne sais où,
Il souffle comme il veut ,
Il s'en va loin devant
jusqu'au Royaume .
Qui peut s'ouvrir à lui
Quand le murmure : Il faut croire .
Te croire mais comment ?
Te croire fou de Dieu
Sur l'arbre de la croix ;
Ta sagesse défie
La mort de l'être .
Plus fort que nos comment,
Ton amour seul nous fait renaître
Et vivre simplement .

Par Hymne du livre des heures ! 11 novembre 2016 à 6 h 23 Répondre à ce commentaire

Super cet hymne !!!!
grand merci
&
belle journée à nous tous !!

Par Najoi 11 novembre 2016 à 8 h 54

Bravo soeur Marie Monnet ,
c'est sans doute pour cela qu'il y a sur certains clochers des Coqs ?
Pour nous rappeler que nous sommes pécheurs , puisqu'il n' y a que Dieu qui est parfait .
De nos jours avec les facilités , la rapidité des moyens , il y a comme un éloignement de la "Sainte doctrine .
Une liberté certes de choix , accompagnée de notre époque , où d'autres disent , c'est ridicule , c'est ceci .
Là aussi il faut tenir ferme de cette liberté donnée , pour La Dame élue , qui tient dans ces bras La Parole :
c'est quand je suis faible que Le Seigneur travaille encore mieux en moi , c'est quand je souffre qu'Il me rappelle
Ma grâce te suffit , que ce soit dans la maladie , et tout ce qui est épreuve , mes défauts , faiblesse , me montre
du doigt Le Christ sur la croix , et il m'arrive comme Pierre de fuir et de pleurer sur mes propres misères , péchés ,
le pardon parfois difficile demande un travail en Dieu , dans Jésus , par ce que Lui sur la croix l'a fait . Et mon coeur
me dit de la part du Seigneur . Pierre m'aimes - tu ? Et le sacrement de réconciliation avec moi -même me semble
un moyen de dire à Dieu , me voici pour faire Ta Volonté et non la mienne . La mienne étant sans pitié , celle de Dieu
étant des bras , un visage , un habit , une absolution totale , c'est l'armistice ....Mais le chant du coq veille dés l'aube
dans le silence , me rappelant que le miracle , c'est l'amour qui se donne , Merci Seigneur : Ta Parole est vérité et je m'aligne à tes commandements ..Aimez -vous les uns les autres ......Luc 12; 32.Le Seigneur est le rempart de ma vie
devant qui tremblerais -je ? psaume 27, 1.

Par fred 11 novembre 2016 à 6 h 07 Répondre à ce commentaire
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